08 février 2016

Monsieur Hitier adepte de Jacques Tati !


Le mercredi 27 janvier dernier une réunion publique avait lieu dans la salle du conseil municipal, avec pour thème principal « la réorganisation des plans de circulation et de stationnement du quartier ». Tout un programme quand on connaît le talent de l'équipe en place pour ce qui touche à la voirie ! Rappelons-nous le carrefour à 4 stops qui a fait des petits puisqu'on en compte désormais 4 dans la ville ! C’est ainsi que les riverains (attention prenez votre souffle) des avenues Boieldieu, Chateaubriand, Malherbe ; des rues Casimir Delavigne, Fontenelle, Segrais, Planquette mais aussi des boulevards Joffre, Briand et de France, se sont vus conviés, par Monsieur Hitier, maire adjoint chargé de l’urbanisme et de l’aménagement à cette réunion. Il s'agissait donc de présenter les projets de circulation de la partie ouest de Riva Bella.




La mise en conformité du plan d'accessibilité ...


En préambule à cette réunion, Monsieur Hitier a expliqué aux habitants présents, en insistant très fortement, que la mairie avait l’obligation d’appliquer la mise en conformité du « plan d’accessibilité ». Pour cela un marquage au sol verrait donc le jour pour que les voitures laissent un libre accès aux trottoirs... Jusque-là pas de problème, tous conviennent qu’il est normal que les piétons et les personnes à mobilité réduite puissent circuler facilement sur les trottoirs.

 Rue Malherbe

Puis assez rapidement Monsieur Hitier annonça à son auditoire médusé qu'il allait complètement revoir le sens de circulation du quartier. Quasiment toutes les rues passeront en sens unique, de la route de Lion jusqu’à la plage (donc les avenues Malherbe, Chateaubriand, Boieldieu, Casimir Delavigne). Ce fût un tollé dans la salle. Les  personnes présentes (une cinquantaine) ont cherché à avoir des explications sur un projet déjà semble-t-il, très abouti. Bon nombre d'entre eux ont pris la parole en expliquant que ce quartier était tranquille, que la paix sociale y régnait, que les rares voitures qui empruntaient les rues étaient bien souvent celles des riverains. De plus les habitants avaient le sentiment d’être les "laissés pour compte" de la commune, pour preuve, durant les deux mois d’été de l'an passé, cette partie ouest de la plage n’était que rarement nettoyée malgré les nombreuses demandes des riverains à la mairie. Les engins assurant le nettoyage de la plage s’arrêtaient à la cale à bateau située rue Casimir Delavigne.

Les personnes présenteont rappelé également que la majorité des trottoirs de ce quartier ne sont pas goudronnés et sont donc pour beaucoup constitués de sable voire de graviers. Dès qu’il pleut les trottoirs sont transformés en ornières, donc quasiment impraticables tant par des fauteuils roulants, que par des piétons avec ou sans poussette. Et lorsqu’il fait beau direz-vous ? Et bien le sable sec reste tout autant impraticable tant par les piétons que par les personnes à mobilité réduite.


Une situation ubuesque digne d’un film de Jacques Tati

Cette réalité, si bien décrite par les habitants n'a semble-t-il pas outre mesure interpelé le discret Monsieur Hitier. Pourtant nombreux étaient les habitants à prendre la parole pour expliquer la situation... mais l’élu n'écoutait déjà plus. La raison ? Il semble que les décisions étaient déjà prises ! Des décisions ubuesques ! Vous voulez des exemples ? En voilà un : La rue Casimir Delavigne, qui est celle d'un centre de vacances appelé « les Marines », se trouvera au 2/3 en sens unique et pour un 1/3 en double sens ! Sacré problème de sécurité lorsque les bus seront maintenant dans l'obligation de déposer les enfants (parfois en bas âge) non plus devant le centre, mais de l’autre côté du trottoir ! Quel est l'intérêt ?

Les habitants devront donc zigzaguer et faire des détours, des boucles dans chaque rue à sens unique. Cela aura pour effet d’augmenter considérablement le trafic routier puisqu''ils n'auront plus d’autre choix que d’emprunter les rues à sens unique et parallèles à la leur pour partir ou rentrer chez eux !





La double peine

 

Les parkings payants qui verront le jour à proximité du quartier, le long du front de mer, vont générer d’autres nuisances. Il est fort à parier que les touristes préféreront trouver, et on ne pourra le leur reprocher, une place de parking gratuite, plutôt que de payer pour étendre leur serviette sur une plage sale car jamais nettoyée. The plage to be deviendra not to be…!

Cette réunion n’avait finalement qu’un seul objectif : informer des décisions déjà prises. Le sieur Hitier fut bien en peine d’expliquer la cohérence du projet. Puis jetant l’éponge face aux très nombreuses questions et à la bronca ambiante, il a finalement lâché, fort énervé, que « la mairie voulait changer Ouistreham » ! Oui mais Ouistreham ne veut pas changer ce qui marche bien, juste ce qui ne marche pas. Les habitants réclament juste une plage propre et des trottoirs faits !

Roulez tambours ! La voici la vérité ! Un faux prétexte que cette volonté annoncée de « libérer les trottoirs ». C’est bien l’aspect de la ville de Ouistreham que le maire veut modifier. Faisons table rase du passé en somme… !  Monsieur Hitier a prévenu que la police municipale pourrait verbaliser tous les véhicules stationnant entièrement ou partiellement sur le trottoir, pour la modique somme de 135 €. Puis se voulant rassurant (sic !), l'adjoint du maire a indiqué que la ville n’avait aucun intérêt financier à prôner une politique de verbalisation, puisque selon lui « une grande part des amendes finissaient dans les poches de l’État et non pas dans celle de la commune ». Sic... et re sic!

Des propos diffamatoires pour terminer


La salle s’est agitée de plus belle. Très clairement en difficulté devant son auditoire, Monsieur Hitier s’est laissé aller, et a eu ces mots malheureux car particulièrement ambigus : « ici les contraventions n’arrivent pas sur le bureau du maire, comme ça pouvait se passer avant… ». Choquées des personnes ont réagi vivement, demandant à l’adjoint au maire de s’expliquer sur ses propos diffamatoires et à peine voilés à l’attention de Monsieur André Ledran. Monsieur Hitier a eu bien de la peine à récupérer sa bourde indigne et fallacieuse.

Quelle honte Monsieur Hitier de colporter des mensonges. Quelle méconnaissance du droit ! Savez-vous que si cette pratique avait existé (tri des PV en fonction de la tête du client)  comme vous l'avez laissé entendre, le maire aurait été mis en examen avec pour chefs d'inculpation, "la soustraction, le détournement ou la destruction de fonds ou d'effets publics par personne dépositaire de l'autorité publique, ainsi qu'immixtion dans une fonction publique, mesures destinées à faire échec à la loi". Sachez aussi que si cette pratique avait existé elle n'aurait pu se faire qu'avec la complicité de policiers municipaux encore en activité sous votre mandature. Gageons que ces derniers apprécieront les soupçons que vous avez portés ! Si l'on peut adresser, selon sa sensibilité politique des reproches à l'ancien maire de Ouistreham, tous les habitants s'accordent sur son honnêteté !

Ce mercredi 27 janvier 2016, le public composé de Ouistrehamais de Riva Bella a vu un maire-adjoint un peu perdu et ne maîtrisant pas grand-chose d’un projet qu’il ne porte manifestement pas et qui n’a qu’un seul sens, un sens unique : réaliser les projets d’un jeune édile, celui qui lui a permis d'arborer son écharpe tricolore, jeune édile épris d’une volonté farouche de réécrire sa carte et son territoire… engendrant incohérence et mécontentement des habitants !