25 février 2016

Le « Riva Bella Festival »

S’il fallait une preuve de plus de la folie des grandeurs de notre maire, en voici une qui pèse lourdement son poids en décibels et en gabegie : la création, en juin, prochain, du « Riva Bella Festival ».

La genèse du projet


Probablement jaloux de son homologue Rodolphe Thomas et du succès phénoménal du festival de Beauregard, organisé à Hérouville depuis 2009, Romain Bail a décidé, lui aussi, d’avoir son événement musical à lui. Après le fiasco de Super Mamie et la prestation pathétique et – surtout – hors de prix de Patrick Juvet, notre maire a décidé de prendre le taureau par les cornes et de mettre en place un festival digne de ce nom, baptisé « Riva Bella Festival ».  En fait, il s’agit tout simplement  d’une version « XXL » de la soirée « Afterbac » que notre élu tente,  depuis son arrivée à la tête de la mairie de pérenniser vers la fin du mois de juin.

Riva Bella Festival : kézaco ?


Si l’on en croit le site Internet du futur festival (www.rivabellafestival.com), l’événement devrait se tenir aux alentours du 23 juin prochain, sur une durée de 2 jours (si l’on en croit le dossier de partenariat: Lien) ou sur une durée de 3 jours, selon la page d’accueil du site. La clarté n’étant apparemment pas la qualité première des futurs organisateurs, laissons le doute planer et intéressons nous à l’événement lui-même. Apparemment, celui-ci sera divisé en deux parties : une soirée calquée sur celles des années précédentes, à savoir DJ, musiques électroniques et tutti quanti, et une autre partie «  avec des artistes nationaux du moment, pour un public plus familial », dixit le site web du futur festival. Et le même site d’annoncer, dès à présent, des noms d’artistes aussi ronflants que Louane, Kendji Girac ou encore Gad Elmaleh, sans qu’il soit clairement indiqué s’il s’agit là d’une confirmation ou d’un vœu pieu des organisateurs... parmi lesquels, ô surprise et ô coïncidence, on retrouve un certain… Corentin BAIL, le frère de qui vous savez, dans le rôle de « coordinateur de projet et responsable communication », rien que ça !

Qui va payer ?

Non, ne tremblez pas pour votre porte-monnaie, chers lecteurs : dans leur immense bonté, les organisateurs de ce grand raout ont choisi de s’associer à une célèbre station de radio, très prisée des jeunes, et dont le nom et le logo figurent en bonne place sur le site Internet de l’événement : nul doute que ce généreux sponsor prendra intégralement à sa charge le coût (très) élevé d’un tél événement. Pourtant, il est néanmoins fait mention, toujours sur ce même site www.rivabellafestival.com, de « l’appui de la ville de Ouistreham ». Un libellé pour le moins flou, mais qui englobe forcément toute la partie logistique qu’entraîne une telle débauche de festivités : moyens techniques, moyens humains, signalétique, sécurité…. Autant de contraintes qui demeureront, quoiqu’il en soit, à la charge de notre bonne ville… et donc de vos impôts, chers lecteurs ! Sans compter les nuisances, sonores, alcoolisées et autres, qui ne manqueront pas découler d’un tel évènement, organisé sur le territoire communal.

Conclusion



Quatre mois nous séparent aujourd’hui de ce festival, dont nous pouvons légitiment nous interroger sur son bien-fondé et sur son intérêt véritable pour la ville, en terme de retombées et autres joyeusetés. Les jeunes d’aujourd’hui seront les électeurs de demain, doit certainement se dire Romain Bail, en tentant de caresser dans le sens du poil un public qu’il s’imagine déjà acquis à sa cause. Mais peut-être, tels l’hôtel 5***** imaginé à la Pointe du Siège, le Musée Franco-Britannique à 14 millions d’euros ou encore la Promenade de la Paix sponsorisée par Poutine et Obama, ne s’agit t’il là que d’une nouvelle lubie de notre édile ? Un nouveau jouet destiné à se faire mousser, avant de se couvrir de ridicule, comme à chaque nouveau projet pharaonique né dans son esprit ? L’avenir nous le dira…


Copie écran page FACEBOOK
Communauté Riva-Bella Festival