28 avril 2016

Pas futé, Romain !


Comme chaque année depuis maintenant 40 ans (la première édition date de 1976), le célèbre guide de voyage « Le Petit Futé » vient de publier sa collection 2016, forte de plus de 400 titres. Parmi eux figure en bonne place l’édition « Caen – Calvados », tirée à 25.000 exemplaires et couvrant l’ensemble du département, y compris bien entendu notre bonne ville de Ouistreham. Si la vocation première du guide est d’informer ses lecteurs des meilleures adresses et autres bons plans en matière de restaurants, hôtels, sites touristiques ou autres loisirs, le « Petit Futé » n’a pas sa langue dans la poche quand il s’agit de dénoncer les cancres de la classe et distribuer les mauvais points. Et, à ce jeu là, le moins que l'on puisse dire est que notre maire et son équipe municipale n’ont pas été épargnés par la critique. Jugez-en plutôt.


Les parkings payants, encore et toujours


N’en déplaise à certains, le « Petit Bédouin » est loin d’être le seul à dénoncer, sans relâche, la stupidité, la nuisance et la catastrophe économique que représente l’instauration de parkings payants sur le littoral ouistrehamais. Les réseaux sociaux et les médias ont, eux aussi, décrié (souvent avec véhémence) cette erreur incommensurable, sans compter la réaction au quotidien des usagers face à cette absurdité. Et le fait de voir un guide de voyage de renommée nationale monter à son tour au créneau pour fustiger les parkings qui font la risée de Ouistreham vaut son pesant de parcmètres ! Car, que peut-on lire en page 78 du « Petit Futé Caen-Calvados 2016 » ? Le texte ci-dessous est édifiant :


Vous remarquez avec délectation, chers lecteurs, que le pompeux slogan inventé l’an dernier par Romain BAIL (« The plage to be ») est ici tourné en dérision par les rédacteurs du guide, qui vont également jusqu’à comparer avec humour « nos » parcmètres aux machines à sous du casino de notre ville.

Des conséquences catastrophiques 

 

Mettons-nous un instant à la place de lecteur de ce guide, qui prépare son séjour sur la Côte de Nacre.  Qu’y voit-il ? Une incitation explicite à fuir notre station balnéaire pour se rendre sur les autres stations balnéaires limitrophes, là où le parking est gratuit, mais la mer tout aussi bleue… Qu’en pensent les commerçants ouistrehamais qui, grâce à leur savoir-faire, la qualité de leurs produits et de leur accueil, ont mérité de figurer en bonne place dans ce guide (et ils sont nombreux), et qui voient leur travail saccagé par la décision irresponsable d’un maire et de son équipe municipale ? Pour rappel, dans le programme électoral de Romain BAIL et son équipe figurait la promesse de « faire de Ouistreham la capitale normande du tourisme ». Non, ne riez pas cher, lecteur, ce vœu pieux était clairement imprimé en page 12 dudit programme :



Nous sommes également curieux de voir, à présent que le mal est fait, comment le service « communication » de notre édile va réagir à cette nouvelle épine dans son pied, par ailleurs déjà bien abimé ! A moins qu’il ne soit trop occupé à préparer la soirée « After Bac » ou à trier les photos du dernier carnaval ou de ses nombreux voyages "touristico-touristique" ? Au palmarès des « Pas futés », comme le dit si bien ce guide, nous en connaissons quelques uns qui méritent sans aucun doute la médaille d’or.