07 décembre 2016

Ouistreham et le déversoir de sédiments

Le Grand Port Maritime de Rouen envisage de déverser des millions de m3 de sédiments au large de la Côte Fleurie pour accueillir, dans le chenal de la Seine, des navires toujours plus imposants. C'est une importante sédimentation naturelle de ce chenal de la Seine, liée pour l’essentiel aux apports d’origine marine, qui oblige le port de Rouen à effectuer régulièrement des dragages d'entretien. Ces sédiments sont ensuite déversés dans la Manche.


Au large de la Côte Fleurie un déversoir de sédiments



Depuis 1977, la Manche, entre le Havre et Ouistreham, sert de déversoir aux sédiments du port de Rouen dans une zone appelée Kannick. (cf. carte ci-dessous). Mais au milieu des années 2000 la Commission européenne a présenté des effets désastreux de ce déversement sur le fonctionnement écologique de l’estuaire de la Seine. Le Grand Port Maritime de Rouen a été sommé de trouver un autre site sachant que celui du Kannick arrive à saturation. 

Après étude, en 2013 une expérimentation d'épandage de sédiments a été faite sur le site du Machu proche de notre littoral. Aujourd’hui, c’est ce site qui a été retenu par le port de Rouen, malgré les réticences de l’Autorité Environnementale du ministère de l’Écologie et du Développement durable, notamment en raison de l’impact négatif sur les plans chimique et microbiologique (rapport du 22 juin 2016). Ce site du Machu devrait donc accueillir, chaque année, 4,5 millions de m3 de sédiments pour au moins 10 ans.

Pour valider ce projet normand, une enquête publique a été ouverte du 14 octobre 2016 au jeudi 17 novembre 2016. Elle concerne 68 communes (40 du Calvados, 18 de Seine-Maritime, 10 de l’Eure). De nombreux élus, des citoyens et des associations se sont positionnés contre l’immersion de ces sédiments notamment les conseils municipaux de Cabourg, Villers-sur-Mer, Blonville-sur-Mer, Merville-Franceville, Dives-sur-Mer, Gonneville-sur-Mer...

La mairie de Blonville-sur-Mer a émis un avis défavorable, lors de son conseil municipal, mardi 15 novembre 2016. Catherine Vincent, maire-adjointe en charge de l’environnement à Villers-sur-Mer, a rappelé dans la presse que d’autres solutions sont possibles : "On est très proche de nos côtes (6 km plus éloignés que le site actuel du Kannik) et d’une zone Natura 2000. Pourquoi est-ce qu’on prend toujours les solutions de facilité, à savoir déverser les poubelles dans la mer » a affirmé l’élue sur France Bleue.

A Trouville on dénonce aussi ce rejet dans la mer comme le montre un article bien documenté de lundi 5 décembre publié dans Ouest France (article de Renaud Toussaint) 



Seul Olivier Colin, conseiller départemental, n’est pas contre ce projet.


 Site actuel du Kannick. 
En bas, le futur site du Machu

Rappelons aussi sur ce sujet que lors de l'examen en première lecture de la proposition de loi pour l'économie bleue, les sénateurs ont interdit le 24 mars 2016 le rejet en mer de boues de dragage polluées à partir du 1er janvier 2020. Ils ont adopté un amendement, défendu par les sénateurs écologistes, qui entend bannir "ces opérations néfastes pour l'environnement" qui conduisent à disperser "des substances polluées, accumulées durant des années, et à rejeter des blocs vaseux qui étouffent des habitats et espèces sous-marines".


Quelle est la position de Ouistreham?


Si nous ne sommes pas des spécialistes de l'environnement nous nous interrogeons comme tout citoyen. Nous pensons qu'une information précise et une prise de position doivent être clairement exprimées par nos édiles. C'est un minimum !

Qu’en est-il donc à Ouistreham ? Pas de conseil municipal prenant position ! Silence impressionnant d’un maire pourtant prompt à s’imposer sur les plateaux télévisés et dans la presse ! Et notre champion des travaux Monsieur Hitier ? Trop occupé par les places de parkings ? 

Aucune information n’a été faite par la mairie sur l’enquête publique qui vient d'être réalisée (sauf peut-être par affichage discret dans la mairie ?). Quelle publicité a été faite au rendez-vous avec un ou plusieurs membres de la commission d'enquête qui recevaient en personne les observations du public pour Ouistreham le mercredi 9 novembre 2016 de 9 h à 12 h à la mairie ? Rien, nada, nothing, nichts... 
(http://www.seine-maritime.gouv.fr/content/download/22657/165460/file/AVIS%20ENQU%C3%8ATE%20PUBLIQUE%20%20MACHU%20.pdf)

Nous voulons, nous, citoyens de la commune, savoir si les élus ont pris position ? Et laquelle ? Rendre compte est un devoir du maire mais nous savons déjà que les risques sont loin d'être une préoccupation pour lui. Et vous Madame Borner de EELV (Europe Écologie-Les verts), quel est votre avis ? Pour ? Contre ? ... Silence ! Et vous Monsieur Bouillet qui vous occupez des pêcheurs, avez-vous discuté avec eux des pollutions possibles sur le poisson et la coquille saint-jacques, des conséquences sur la biodiversité plus généralement? Avez-vous pris connaissance des études sur le sujet ? Connaissez-vous les risques de pollution apportée par ces boues épandues ? On imagine que "ce projet risque d'avoir de fortes incidences sur la santé, l'environnement et plus spécifiquement la biodiversité" disent certains élus (article ci-dessus) mais à Ouistreham on est au-dessus de ces problèmes ! Messieurs les élus recentrez-vous sur la commune, abandonnez vos stratégies invasives sur Lion sur mer par exemple... 



Les risques de pollution de la ressource alimentaire (poissons et coquillages) et le risque majeur de souillure des plages du littoral ne sont utopiques. En effet, les dépôts en mer laissent une forte proportion de matières en suspension brassées par les courants marins qui sont redoutables à marée descendante sur notre côte.


Une étude, en partie financée par l'agence de l'eau Seine-Normandie, a déjà révélé l'exposition «alarmante» des dauphins, qui évoluent dans la mer de la Manche, à des substances toxiques. Les concentrations en polychlorobiphényles (PCB) et en mercure seraient très importantes. A l'heure de l’ouverture du gisement de la coquille st Jacques de la Baie de Seine on va finir par se poser la question de leur qualité ! 


Nous les citoyens de Ouistreham nous exigeons une information de nos élus ! Nos voulons savoir quelle a été la position de nos élus dans cette enquête publique.

« Le droit des habitants de la commune à être informés des affaires de celle-ci et à être consultés sur les décisions qui les concernent, indissociable de la libre administration des collectivités territoriales, est un principe essentiel de la démocratie locale...» (article L.2141-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT))


Pour en savoir plus  








05 décembre 2016

Fonctionnairophobie ambiante !

Mercredi 30 novembre, nombreux sont les Ouistrehamais partant au travail qui ont été surpris de voir un déploiement sans précédent de services publics en tous genres. Motards, véhicules de la Gendarmerie Nationale, équipes mobiles du SAMUR, pompiers et … et autres fonctionnaires appartenant à des corps d’élite dont « Le Petit Bédouin » taira le service d’origine ! Non non n’insistez pas, nous sommes pour le maintien de l’anonymat de ces fonctionnaires !

Certains esprits perturbés ont rêvé que l’on venait exfiltrer leur édile ! Tout comme 70 ans plus tôt des incrédules ont vu à l’horizon une magnifique armada et se sont mis à imaginer que ces loyaux fonctionnaires venaient les délivrer du joug du maire et de ses acolytes ! Ouistreham martyrisé, Ouistreham terrorisé, mais Ouistreham libéré ! Et bien non doux rêveur (retourne au lit Gérard !) ce déploiement n’était pas pour déloger le maire car il ne serait pas nécessaire d’engager autant de moyens ! Juste une volonté collective et courageuse de quelques élus comme à Lion sur mer !




En réalité ce déploiement était simplement un exercice sous commandement direct de la Préfecture dans le cadre d’une simulation d’attaque terroriste sur un ferry. Pour ceux qui ont lu trop vite ce message, nous rappelons que cet exercice était sous le commandement direct de la Préfecture ! Nous le répétons, car notre édile en manque de reconnaissance, est capable de revendiquer le rôle majeur de  « Maréchal en chef local » pilotant l'exercice.


Ouistreham théâtre d’un exercice anti-terroriste ! Bravo à vous Mesdames et Messieurs d'avoir participé à cette opération, même si nous espérons tous fermement que cela ne serve à rien. Pour ceux qui ne le sauraient pas... l'exercice a été fait par des fonctionnaires ! Eh oui... ils servent à cela aussi... nous protéger ! Réfléchissez bien avant de les décrier, de les trouver trop nombreux, trop ..., trop ... comme on vient de l'entendre si fréquemment dans des discours démagogiques !

03 décembre 2016

Une politique pro-familiale encore écornée

Tout Ouistrehamais qui se respecte est bien conscient que la « famille » constitue l'une des préoccupations majeures de l'équipe municipale actuelle. Monsieur le Maire de Ouistreham-Riva-Bellllllla et ses conseillers en ont fait une priorité et n'ont de cesse d'œuvrer au quotidien pour rendre notre ville attractive et la vie des familles meilleure. L'intention est louable, l'avenir s'obscurcissant au niveau démographique : les familles avec jeunes enfants commencent à faire défaut dans la cité bédouine... (cf motre article du 29/11/2016 : Lien)



Ouest-France, 31 août 2016


Pourtant, à bien y regarder, on est en droit de se demander si la politique familiale menée par la majorité concourt vraiment à rendre la ville attirante pour un couple avec enfant(s) désirant s'y installer… Penchons-nous sur un élément du quotidien révélateur et important pour une famille : la garderie péri-scolaire.

L'honnêteté oblige à préciser d'emblée que la gestion de la garderie scolaire n'incombe pas à la municipalité mais à l'association « Anim' Jeunes ». L'honnêteté oblige aussi à rappeler que l'association en question a vu la subvention municipale qui lui est accordée chaque année amputée de 40 000 € pour l'exercice 2016. L'information est d'importance, elle explique en partie le pourquoi de ce qui va suivre.

Les prix flambent à la garderie


Car pour l'année scolaire 2016-2017, les règles ont fondamentalement changé pour ce qui est du fonctionnement ET surtout des tarifs de la garderie péri-scolaire. Passons sur le fonctionnement – les horaires demeurent inchangés, mais un système d'inscription préalable, pour gérer l'organisation au plus près et éviter les abus, a été mis en place, ce qui est tout à fait compréhensible – car le problème est ailleurs. Et il est double : ont changé le mode de facturation – à présent moins souple et moins juste – ainsi que les tarifs – ils ont subi une augmentation conséquente.

Pour bien comprendre la mutation opérée, rien de tel qu'un exemple, tableaux à l'appui.
 

  • Le règlement de la garderie péri-scolaire pour l'année scolaire 2015-2016 



Auparavant (jusqu'à l'année scolaire 2015-2016), la facturation se faisait à la demi-heure près – hormis la première heure indivisible de la garderie du soir et les tarifs étaient les mêmes pour les temps du matin et du soir. Si donc, avec un quotient familial compris entre 641 et 1100, on laissait ses deux enfants à la garderie à 8h15 (soit 30 min jusqu'à 8h45) et le soir de 16h30 à 18h (soit 1h30), on payait 2 x 0,75 € + 2 x 2,25 €, soit 6 € en tout.
  • Le règlement de la garderie péri-scolaire pour l'année scolaire 2016-2017 


Depuis cette année, pour un même quotient familial et un même laps de temps passé à la garderie, il nous en coûtera 2 x 2 € le matin et 2 x 3,50 € le soir, soit 11 € en tout. La différence d'une année à l'autre est donc de taille, 5 € par jour, tout de même, et s'explique par la mise en place lors de la dernière rentrée scolaire, d'un mode de facturation imposant un tarif forfaitaire ne prenant pas en compte le temps réel que chaque enfant passe au sein de la structure. Ainsi, qu'il ou elle reste un quart d'heure ou une heure le matin (ou bien un quart d'heure ou deux heures le soir) à la garderie ne change plus rien au montant de la facture reçue par les parents. Et encore, la différence n'est de 5 € qu'à la condition d'avoir pré-inscrit nos enfants, sans quoi la facture s'élèvera à 2 x 3,50 € + 2 x 4,50 €, soit la modique somme de… 16 € ! Force est toutefois d'admettre que pour les parents qui laissent leurs enfants sur la totalité du temps d'ouverture de la garderie, l'augmentation est minime : ce sont les familles qui bénéficient le moins longtemps de la structure qui sont les plus impactées. Pas étonnant, dès lors, que certaines familles aient opté pour le bus ou le pédibus… qui, eux, restent pour le moment gratuits – pour combien de temps encore ?

Des tarifs peu attractifs

 

Par ailleurs, à titre de comparaison et toujours pas souci d'honnêteté, nous nous sommes livrés à une « étude » comparative avec le coût des garderies péri-scolaires de quelques communes des alentours. On s'aperçoit que les tarifs proposés par « Anim' Jeunes » ne sont pas « excessifs » mais demeurent cependant plutôt loin d'être « attrayants »…



Les chiffres présents dans ce tableau sont ceux trouvés sur les sites officiels des communes citées

Vous l'aurez compris, cet article ne se veut pas incriminant à l'égard d'« Anim' Jeunes » – même si les choix qu'elle a effectués ont mené à une augmentation souvent drastique des tarifs de la garderie péri-scolaire. Ceci dit, il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'une association et qu'elle doit composer avec les coupes sombres opérées dans son budget par l'équipe municipale. On se souvient que cet été, l'association avait même dû envisager de fermer son Centre de Loisirs en août pour faire réagir notre Maire et ses ouailles… qui ont, encore une fois, pu se poser en « sauveurs » en accordant une rallonge budgétaire in extremis. Non, encore une fois, il s'agit bien de mettre en exergue les choix calamiteux d'une équipe municipale qui, alors qu'elle prétend œuvrer en faveur des familles, alourdit potentiellement, au fil de sa mandature, l'addition que doit régler chaque famille dont les enfants sont scolarisés à l'école publique.


« La famille (…) est une valeur
que nous défendons, (…) elle nous tient à coeur. 
»


Romain Bail – Conseil Municipal du 1er juin 2015

01 décembre 2016

Triste sire !



Il existe dans notre société des personnes intrusives qui n’ont, en général, pas conscience de leur comportement. Elles sont convaincues d’avoir du cœur et de veiller au mieux sur leurs amis, leur famille, leur groupe… Les rejeter brutalement d’un «de quoi je me mêle?» ne peut que renforcer leur comportement disent les psy.... Je vous entends réclamer un exemple ? En voici un de taille ! Pour cela, une fois n'est pas coutume, allons voir un blog remarquable et voisin du nôtre ne serait-ce que géographiquement " La Vigie de Lion sur Mer " ( http://lavigielionsurmer.over-blog.com/ ). Nous pouvons y lire un texte du  1er décembre que nous soutenons totalement.  



"Dans un communiqué, Romain Bail, maire de Ouistreham, à qui personne ne demande rien, apporte son soutien à Patrice Crétel dans le cadre des élections municipales de Lion-sur-Mer, qui saura poursuivre le travail de la maire sortante que R. Bail félicite par ailleurs pour le travail réalisé.
Deux remarques.
Il n'y a rien d'étonnant à ce soutien, Romain Bail ayant participé à la constitution de la liste.
Plus surprenant, indiquer qu'il y aura une continuité avec le travail de la maire sortante, c'est ne rien connaître à la réalité lionnaise qui a vu s'opposer P. Crétel avec la maire sortante, au point qu'il a démissionné.
M. Bail ferait mieux de se concentrer sur la gestion de sa ville, à moins qu'il ne conseille à la liste qu'il soutient, de proposer des parcmètres payants sur la commune de Lion, ou de supprimer les abattements qui existent en matière de Taxe d'Habitation, autant de mesures qui font le bonheur des Ouistrehamais...
Triste sire..."



Chers amis de Lion-sur-mer on ne saurait mieux dire ! Nous partageons entièrement votre point de vue. La ville de Ouistreham n'a pas, par l'intermédiaire de son maire, à vous donner des leçons ! Les élus de notre ville devraient au contraire prendre conscience de votre courage, vous, les maires adjoints ou conseillers, qui avez démissionné pour manifester votre désaccord. A Ouistreham les élus râlent, ragent, se sentent parfois méprisés, disent en catimini du maire qu'il est ingérable ... mais ils restent au chaud, entre eux se sentant devenus ... des petits petits notables ! Tristes sires !    

29 novembre 2016

La population de Ouistreham en chiffres

LPB, soucieux de vous apporter des informations sur la commune, a décidé de vous donner des chiffres fondamentaux. Voici donc quelques données officielles caractérisant modestement la population de Ouistreham. Vous les connaissez sans doute ... mais peut-être pas toutes. On plonge dans les chiffres ? On y va ? 

Quelle est la population de Ouistreham ?



La population légale de notre ville atteint 9329 habitants en 2013, dernier chiffre officiel de l'Insee (même s'il y a eu un recensement en 2015 à Ouistreham, commune de moins de 10 000 habitants*).


1968 1975   1982  1990  1999  2008  2013
Population5 223 6 140   6 310   6 709   8 679   9 322   9 329
Densité moyenne (hab/km²)524,9   617,1   634,2   674,3   872,3   936,9   937,6

La population a beaucoup augmenté entre 1982 et 2013 avec un gain de 3000 habitants sur cette période.



La variation de la population, mesurée par le taux annuel moyen entre deux dernières périodes d'observation (2008 et 2013) en %, est nulle à Ouistreham car les deux composantes de ce taux sont contradictoires et s’annulent. En effet le taux annuel moyen dû au solde naturel est de -0,3% par an (différence entre naissance et décès). A l’inverse la différence entre les entrées et les sorties de la population sur le territoire de la commune, hors solde naturel, est positive et atteint +0,3 % par an. Ces deux aspects de la variation de population s'annulent et provoquent une stagnation du nombre de Ouistrehamais. Comparativement et comme toutes les unités situées en périphérie des grandes villes ou en bordure côtière notre ville avait connu un essor pendant la première décennie des années 2000 (= ou - 1% par an).

Quelques comparaisons :
  • Le taux annuel moyen de Ouistreham entre 2008 et 2013  est : 0
  • Le taux annuel moyen du Calvados entre 2008 et 2013 est : +0,3%
  • Le taux annuel moyen de la Normandie entre 2008 et 2013 est : +0,2%

 37% de la population a plus de 60 ans  


3469 personnes, sur les 9329 habitants, ont plus de 60 ans soit 37 % de la population légale en 2013. Pour l'ensemble du département la strate des "plus de 60 ans" ne représentent que le quart de la population. La commune compte donc une forte proportion de retraités.

La comparaison des données de 2008 et de 2013 montre une stagnation de la population totale mais avec deux évolutions importantes et complémentaires : 
  • une baisse de la population des moins de 60 ans 
  • une forte augmentation de la population des plus de 60 ans (près de 500 personnes de plus).   
La population de Ouistreham vieillit. Une ville de retraités ? On se souvient de la fin des abattements pour les familles .... Réfléchissez Romain Bail !


Les femmes sont les plus nombreuses



Ouistreham compte 4331 hommes et 4998 femmes soit 7% de femmes de plus  essentiellement parmi les plus de 60 ans.




 Mobilité de la population



1067 personnes recensées en 2013 avaient changé de logement au cours de 2012 soit 11% de la population. 7,3 % d'entre eux provenaient d’une autre commune.

 

Pas trop mal à la tête ? OK on vous laisse digérer ces chiffres ! Plus tard on vous parlera des ménages, des catégories socio-professionnelles, des logements et de plein d'autres choses palpitantes ! 

* La loi fait obligation de calculer chaque année et avec la même date de référence la population légale de toutes les communes, quel que soit leur mode de collecte ; il a été choisi de se caler sur le 1er janvier de l’année médiane des cinq collectes nécessaires pour ce calcul dans les communes de 10 000 habitants ou plus. C'est 2013 actuellement.

26 novembre 2016

1936 - Il y a 80 ans ... le Front Populaire







En cette fin 2016, nous ne pouvions oublier l'anniversaire d'une année qui allait bouleverser à jamais la vie de millions de français, 1936 le Front Populaire, c'était il y a 80 ans ...

Le Front populaire



Le gouvernement du Front populaire fut le premier de la III ème république dirigé par une coalition de gauche réunissant la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière ), le parti radical socialiste et le parti communiste qui gouverna la France de mai 1936 à avril 1938.


Depuis le début des années 30, la France était confrontée à une grave crise économique, une poussée du chômage et une chute des revenus. Les électeurs avaient perdu confiance en la démocratie parlementaire des gouvernements de droite et de gauche impuissants à redresser la situation du pays.

     Hommes et femmes manifestent pour de meilleures conditions de vie



C'est pour faire face à cette crise que naît le Front populaire, alliance conclue en 1935 entre les partis politiques et les organisations de gauche pour résoudre la crise économique, vaincre le chômage et faire échec au fascisme montant. La victoire électorale du Front populaire entraîna la formation d'un gouvernement dirigé par le socialiste Léon Blum, Président du Conseil des Ministres qui dès lors appliqua une politique de progrès social.





Les grandes mesures sociales 


Suite aux puissantes grèves ouvrières, les accords de Matignon de juin 1936, signés par la CGT et le patronat, aboutirent à une augmentation des salaires, la reconnaissance de la liberté syndicale à la création des délégués d'entreprise et des conventions collectives. Les grèves ne faiblissant pas, les réformes seront complétées en juin par des avancées historiques.




  • La semaine de 40 heures de travail


En France, depuis 1906 la semaine de travail était de 6 jours (généralement le dimanche était chômé et par conséquent non payé car la plus grande partie des salariés étaient rémunérés à l'heure réellement faite). Depuis 1919, la journée de travail était de 8 heures, donc la semaine légale de travail était de 48 heures (6x8).

En 1935 il y avait en France près de 428 000 chômeurs qui recevaient des secours financiers mais des centaines d'autres ne recevant rien devaient s'en remettre à la charité publique comme les soupes populaires. Dans les villes et les banlieues industrielles la misère sociale était importante ce qui poussa les syndicats à réclamer une meilleure distribution du travail existant en réduisant les horaires de ceux qui avaient encore la chance d'avoir un travail. Cela permettrait d'embaucher des chômeurs pour faire le travail.


La semaine de 40 heures au lieu de 48 est donc votée sous le gouvernement du Front populaire en 1936 sous le gouvernement de Léon Blum. Cette loi s'inscrit dans une série de lois et d'accords visant à améliorer les conditions de travail et l'augmentation significatives des salaires. Elle va s'appliquer rapidement dans les entreprises : Fin décembre 1936, un tiers des salariés sont à ce régime et en juin 1937 tous le sont à raison de 5 jours travaillées 8h/jour.


Mais malgré toutes ces mesures, le chômage recula peu et la stagnation de la production souffrira d'un manque d'investissements. Dès 1938, Paul Reynaud (ministre des finances du gouvernement de droite d'Édouard Daladier) succédant à Léon Blum réhabilitera les 48 heures de travail. Puis dans les années d'après guerre, la durée légale revint à 40 heures.


  • Deux semaines de congés payés



Cette loi instaurant les 40 heures par semaine s'inscrit dans une série d'accords comme la mise en place des congés payés. Les premiers congés payés furent institués en France par décret de l'Empereur Napoléon III mais uniquement en faveur des fonctionnaires de ses ministères. Dès les années 20, l'idée de congés payés fut à l'initiative du journal "l'information" et de son directeur M. Durand, syndiqué de longue date. Léon Blum qui écrivait des articles dans ce journal apprécia vivement l'initiative et la retint.


Ce fut l'ère du tourisme de masse dans des auberges de jeunesse en autre, des premiers campings pour des salariés qui découvraient les vacances jusque là réservés aux plus riches. La SNCF fut créée et proposa des billets réduits pour prendre la route des vacances dans une grande liesse générale. Dès l'été 1936, ils seront 600 000 salariés français à prendre la route en direction des plages pour la plupart afin de voir la mer pour la première fois car 80% n'avait jamais vu la mer ou la campagne. Ils seront 1,7 million l'année suivante.




         La SNCF emporte les vacanciers découvrir la mer


                                                                                   Les premiers bain de mer sur la côte normande

                                                           
Vive le camping 


Fixés à quinze jours à l'origine, les congés payés minimum se sont allongés au XX ème siècle. Ils passent à trois semaines en 1956, puis à quatre en 1969 et enfin à cinq semaines en 1982.



Que reste t-il du Front Populaire aujourd'hui  ?


Malgré des réformes historiques, le Front populaire fut de courte durée. Dès 1937 Léon Blum démissionna victime de violentes attaques antisémites, et pris entre l'impatience des masses populaires et l'opposition des milieux conservateurs.

Ses réformes auront représenté de grandes avancées sociales et Léon Blum est toujours considéré encore aujourd'hui comme l'une des grandes figures du socialisme français. Ses réformes furent un tremplin pour une amélioration de la vie de millions de français qui en profitent toujours...  80 ans plus tard.







Qui d'entre nous n’a pas écouté les récits heureux des premières vacances de grands parents qui découvrirent la mer en 1936 et qui sait ... peut être à Ouistreham !



25 novembre 2016

Petits calculs entre amis

Le Petit Bédouin vous propose de petits exercices pour prendre conscience du coût de la gabegie municipale sur les finances des habitants au travers de leurs impôts.


La place de parking payant : une heure d'occupation par jour!


Globalement le produit des stationnements payants a été officiellement de 252 771 € pour les 6 premiers mois d'activité. Sachant que ces 6 mois représentent 180 jours et que le nombre de places rackettées est de 1050, on peut en déduire que chaque place a rapporté la mirifique somme de 1,3 € par jour et par place ( chiffres encaissés par Indigo)! Quelle rentabilité ! Sachant que le tarif est d'environ 1,2 € de l'heure chaque place a donc été occupée en moyenne un peu plus d'une heure par jour! (Merci Alain C. pour le calcul)


 

Ce calcul est à revoir pour les caisses de la ville car nous savons que l'opération a été déficitaire. Pour rappel, si Indigo a reversé à la ville la somme de 17 000€ sur les recettes totales du stationnement payant, cette dernière a dû engager des ASVP (Agent de surveillance de la voie publiqueau sein de la police municipale pour la modique somme de 45 000€ en frais de personnel (16 salaires mensuels) ! Le résultat c'est 28 000€ envolés des caisses de la commune (soit +17 000 € de recettes de parkings reversés par Indigo et - 45 000 € de charges de personnel) ! La place de parking a donc couté 0,15 € par jour à la ville ! Le prix d'un pain au chocolat dixit Copé ! Plus de 1000 pains au chocolat à la mode Copé par jour ! Avec cette somme on aurait pu offrir des goûters sur la plage tous les jours ! Quelle image positive alors pour la ville ! On aurait attiré du monde et les commerçants auraient été enchantés !

Si maintenant on raisonne en charge par foyer fiscal on obtient plus de 6 € pour la saison  par famille pour éponger cette perte!(28000 €/ 4579 =  6,1 € )

8500 mécontents en raison des PV


Quant aux procès verbaux pour stationnement gênant, s'ils ont rapporté 145 000 € c'est 8530 personnes qui ont été impactées (si on envisage des PV à 17€ ! ) et qui vont relater leur infortune au sein de l'agglomération caennaise ! Gageons que la publicité de leur déconvenue a dû freiner les ardeurs des éventuels visiteurs de notre station ! Elle est pas belle l'image de Ouistreham ! (Merci Alain C.)

Notons que les élus ont tellement conscience du déficit d'image qu'ils ont créé, qu'ils doivent faire de la publicité dans les médias pour redorer le blason de la ville ! 

  30 € par foyer fiscal pour un PPP débouté par la justice !


Le partenariat public privé (PPP), refoulé par le tribunal administratif, combien a-t-il coûté à la commune ? 

Tout d'abord un rappel : Romain Bail avait fait voter le 9 mars 2016, un projet de partenariat public privé pour les travaux de voiries (réfection de trottoirs, éclairage, mobiliers urbains, aménagement de l'avenue de la mer) pour la période 2017-2019 et pour un montant global estimé de 10 millions d'euros avant d'être arrêté par le tribunal administratif. (Voir article de LPB du 12 janvier 2016 intitulé "Bail, une bombe à retardement...")



Avant de signer ce PPP des études ont été réalisées par des cabinets privés et financées par la commune pour définir les contours des travaux à réaliser. A fond perdu évidemment ! Le montant de ces études est de 110 000 € d'études ! Il nous faut y ajouter les frais d'avocat pour défendre le dossier au tribunal administratif et ceux qui seront dépensés en appel si Bail persévère dans son intention !   

Un rapide calcul montre que cela a coûté près de 30 € par foyer fiscal pour .... du vent !  

La suite vous revient ...


Chers lecteurs nous vous invitons à faire des calculs de ce type pour prendre conscience de la gabegie de nos responsables municipaux ! Des pistes d'analyse ?
- coût des chargés de mission Europe sur chaque foyer fiscal ? (Nous espérons vivement que Monsieur Fillon, soutenu par Romain Bail, s'il est élu, commencera par supprimer ces postes de fonctionnaires territoriaux inutiles !!!)
- coût du futur centre d'interprétation franco-britannique (études préalables, chargé d'études, voyages...)  ? 
- coût des voyages de Monsieur Bail ?
- coût des études en tous genres (hôtels, immeubles, parkings souterrains...) ?
- ....
A vos calculatrices ! N'hésitez pas à nous envoyer vos suggestions et vos résultats. Pour vous aider sachez qu'il y avait 4579 foyers fiscaux sur la commune en 2013. 


22 novembre 2016

Un enchainement d'idées chaotique


LPB vous avait proposé le 11 novembre un article relatif à cette journée du souvenir de la fin de la première guerre mondiale. Classiquement, en qualité de maire, Romain Bail a participé aux célébrations et à une remise de médaille dans la matinée. Mais comme notre édile ne fait rien comme tout le monde sa page "facebook" révèle un enchainement d'idées confus, illogique, disparate...

Le 11 novembre : enchainement d'idées chaotique 


Sur "facebook", le 11 novembre, Romain Bail commence ses posts par un lien sur... le casino ! Curieux non ? 


Le premier message de Bail le 11 novembre...

Puis il enchaîne avec une information sur le rejet du recours contre les abattements déposé par Denis Josquin et Sophie Börner. 


Vient ensuite un petit message sur la cérémonie du 11 novembre (6 lignes sans photographies)

Six lignes sur les commémorations, 9 minutes de rédaction...


Un clin d’œil à la "La fin de la Maison éphémère des Projets" puis un remerciement aux nouveaux admirateurs idolâtres inconditionnels et téléguidés de l'Avenir ensemble s'étalent ensuite sur la page de Bail. 

Il finit sa journée par du Bruno Le Maire, prémices d'une déferlante les jours suivants avec des photos dignes d'une groupie hystérique. Enfin parlant de lui à la troisième personne il publia un nouveau long message sur le rejet du recours qui évidement donna lieu à quelques joutes verbales très élégantes en cette journée du souvenir...


Elle est pas belle la page du maire ? Éclectique, chaotique, syncrétique, narcissique, anachronique, typique, clanique, cynique,   ... 

Recentrez-vous sur votre rôle Romain bail !


Notre professeur d'histoire, futur grand bâtisseur du centre d'interprétation franco britannique, artisan de la promenade de la paix, chantre du devoir de mémoire se livre à une série de posts dont on se demande ce qu'ils peuvent faire sur la page d'un maire d'une ville chargée d'histoire militaire un 11 novembre et année du centenaire de la bataille de Verdun .... ! Rappelons à ce propos que cette journée n'est pas propre à la France mais qu'elle existe en Europe, dans les pays du Commonwealth (remembrance Day ou parfois Poppy Day) et aux États-Unis où elle est appelé "veterans day(lien). Quelle classe ! Mais où est le savoir vivre qu'il prône dans le dernier bulletin municipal où il sermonne ses ouailles, la perte des repères, la perte des valeurs... Excusez-nous mais c'est un peu au ras des coquelicots et des bleuets, les deux fleurs symbole des commémorations (lien). Bref une perle de plus à rajouter à son C.V. 


Pour rappel:
« Le 28 février 2012, le Parlement a fait du 11 novembre une journée d'hommage à tous les Morts pour la France (loi n° 2012-273). Sans abandonner l'héritage historique de la Première Guerre mondiale et les autres journées nationales commémoratives, cette loi confère à cette célébration du 11 novembre une solennité encore plus grande ».Source ministère de la défense.(lien)

Tout le condensé du personnage en quelques messages... Trois des sept péchés capitaux en quelques publications : avarice, orgueil et la colère. Pris de remords sans doute, le lendemain et en guise de pénitence il publie un article avec Monseigneur Jean-Claude Boulanger, évêque du diocèse de Bayeux-Lisieux  qui déclare:
"Alors plus que jamais, nous avons le devoir moral dans nos communautés de nous ouvrir à la différence plutôt qu'au repli." 

Bien sûr tout le monde se rappelle l'attitude et les propos de Bail envers les réfugiés...



Enfin on ne peut s'empêcher de relever le "Black out" total et inédit dans l'histoire de notre volubile édile entre le samedi 19 novembre à 20h30 et le mardi 22 novembre à 18h, serait-ce suite aux scores de Bruno Le Maire (2,5%) à la primaire des Républicains ou bien un 11 novembre à retardement ?

20 novembre 2016

L'exploit d' Eugène Girard

Tonton Bédouin raconte



Une coupure de presse, pas récente (!), est tombée récemment sous les yeux toujours curieux de Tonton Bédouin. Extraite d'une gazette britannique, elle date de 1849 ou 1850, la date n'y figure pas et relate un exploit bien oublié d'un de nos lointains concitoyens...

Naufrage en Manche



En avril 1849, un brick anglais, le "Thistle", longe en pleine tempête les côtes normandes. En face de Villers sur mer, le navire fait eau de toutes parts et est drossé à la côte. A "young french gentleman" ainsi que le qualifie le chroniqueur sauve d'une mort certaine l'équipage du brick désemparé. L'exploit du courageux jeune homme, un Ouistrehamais nommé Eugène Girard ne passe pas inaperçu.


Naufrage en Manche gravure de G. Baxter



La communauté britannique est importante dans le Calvados en ce milieu de XIXème siècle. On connait bien entendu l'exil célèbre du dandy déchu Georges Brummel, ses séjours à Luc sur mer chez le comte de Chazot et sa mort à Caen en 1840. Mais il n'est pas le seul puisque le recensement de 1836 dénombre environ 70 familles britanniques résidentes à Caen. Les sujets de Sa gracieuse majesté y sont d'ailleurs représentés par un vice-consul, poste un temps occupé par Brummel. C'est son successeur qui, du fond de son bureau situé au 47 de la rue des Carmes près de l'actuel quai Vendeuvre, proposa à la Royal Humane Society of London de distinguer l'exploit du valeureux Ouistrehamais. 


Une médaille d'argent et quatre guinées

 

La Royal Humane Society a été fondée à Londres en 1774 par deux médecins William Hawes et Thomas Cogan. Son but initial est d'encourager certaines techniques médicales de "résuscitation" afin d'éviter les inhumations de sujets en état de mort apparente. Son activité s'est rapidement étendue à la récompense de personnes en ayant sauvé d'autres de la noyade. Et pas seulement en Angleterre puisque les efforts de rapprochement de la "perfide Albion" avec la France en ces temps où on songe à ce qu'on n'appelle pas encore l'Entente cordiale poussent des institutions comme la Royal Humane Society à faire connaître à l'étranger la grandeur d'âme de l'Old England.

C'est ainsi que notre Eugène Girard se voit attribuer la silver medallion, la médaille d'argent, et une gratification de quatre guinées, environ trois cents livres sterling actuelles. C'est le vice-consul qui est chargé de remettre la distinction au récipiendaire. La cérémonie aura lieu à Ouistreham, Auistreham comme l'écrivaient à l'époque les anglais.


La fameuse médaille. La Royal Humane Society of London est aujourd'hui encore très active est est placée sous la présidence d'honneur de Sa Majesté la reine

  En grande pompe



Le village s'est à peine remis d'une nouvelle épidémie de choléra. On a sans doute nettoyé la boue des ruelles, un sujet qui revient régulièrement dans les délibérations du conseil municipal de l'époque. On remarque en tout cas drapeaux et oriflammes; les tambours de la Garde nationale battent pour rassembler les volontaires qui ont revêtu leur uniforme bleu marine, auquel le vent, le soleil et les intempéries ont donné quelques reflets rougeâtres. Le corps municipal est là emmené par le maire Victorien Debled, le curé aussi sans doute, un certain Tanquin. Le héros du jour, Eugène Girard, est décoré devant les douaniers de l'ensemble des postes côtiers en armes et en grand uniforme. La cérémonie est ponctuée par des roulements de tambours accompagnés d'une salve à blanc tirée par les douaniers et les gardes nationaux et un lancer de bouquets.




Douanier en uniforme vers 1850. On peut imaginer que le courageux Eugène était douanier puisque l'ensemble des garnisons côtières avait été rassemblé pour l'occasion.

 

Avis de recherche

 

Aujourd'hui ce n'est plus un brick anglais qui fait naufrage... mais la ville de Ouistreham ! LPB offrira bien volontiers une médaille d'argent et quatre guinées aux courageux émules d'Eugène qui se porteront à son secours!