15 octobre 2014

Les enfants ne partiront plus en classe de neige...

« Ma fille a pleuré hier soir, quand elle m’a donné le mot annonçant que le projet de classe de neige était abandonné à cause de la Mairie»  déclare une maman, très triste, à une de nos journalistes. Puis, elle ajoute : « nous, on ne peut pas partir au ski, alors, c’était vraiment bien que l’école organise ces sorties. »

Doctor Romain et le soutien aux écoles


Revenons-en aux faits. Depuis des dizaines d’années des enfants de l’école Jean Charcot partaient en classe de découverte : classe de neige, classe d’eau (sur le site de la Mazure), classe d’escalade… Pour financer ces projets, les élèves vendaient des objets, l’association de parents d’élèves contribuait, et la mairie apportait une subvention. Le CCAS de la ville aidait enfin, en toute discrétion, les familles en plus grande difficulté.

Les enseignants ont travaillé sur un projet éducatif avec les élèves, confiant dans les propos rassurant de l’élue déléguée aux affaires scolaires lors d’un conseil d’école en juin… Mais, à 2 mois du départ, c’est la douche froide ! Un courrier informe que l’aide municipale ne sera plus jamais accordée. Les enseignants ont alors informé les élèves et les parents :



Mister Bail et les dépenses


Le Petit Bédouin a cherché à comprendre la logique de Romain Bail, premier maire de Riva…

Nous avons d’abord relu attentivement le programme électoral de la liste « l’Avenir au présent », et notamment la page 10 :



LPB ne comprend pas ce revirement car depuis la rentrée, il s’intéresse à l’école Charcot, notre maire ! Pour preuve, souvenez-vous, il a même obtenu le renforcement de l’équipe pédagogique de cette école en imposant sa compagne, au mépris des règles administratives, en la faisant nommer devant 38 enseignants écœurés !

Que s’est-il passé ? Peut-être les caisses de la ville sont-elles vides ? Eh bien oui... si le Maire ne peut plus attribuer 2 000€ aux écoles pour permettre aux enfants de partir, il a, depuis 6 mois, dépensé sans compter pour son prestige. Vous voulez des preuves ? Alors reprenons :     

  •      Création de 6 postes (dont deux au cabinet du Maire, et deux chargées de mission Europe, qui n’apportent rien à la ville) : 272 064€ par an
  •      Changement des panneaux de la ville : 25 000 € (déclaration du Maire dans le journal)
  •      Attribution d’une aide au navigateur Yvan Bourgnon : 25 000€
  •      Rénovation et changement du mobilier du bureau du Maire : 5 à 10 000€ ?
  •      Opération « Romain fait la foire de Caen » : environ 15 000€ (1400 entrées et un cocktail pour 500 convives) 
  •      Etc…

 Le Maire de Ouistreham dépense sans compter. Sa devise : briller pour exister. Alors il dépense dans des futilités mais ne veut plus financer l’essentiel : l'éducation . Donc plus de budget aux bibliothèques des écoles, plus de classe de découverte pour les élèves… 
LPB ne trouve plus les qualificatifs et vous laisse méditer ses articles….

 Ouistreham, la ville où il faisait bon vivre...avant.

13 octobre 2014

Ouistreham...fini les PV ou les inconséquences d'un maire


Les faits


Chères "ouistrehamrivabellaises", chers "ouistrehamrivabellais", vous n'êtes pas sans savoir que depuis le lundi 4 octobre 2014, Romain BAIL, en sa qualité de Maire, a pris la décision administrative de changer les panneaux d'entrée de ville. Si vous n'êtes pas au courant, c'est que vous revenez d'un voyage inter-galactique et nous vous incitons à lire nos différents articles qui ont révélés, en avant-première, cet acte illégal.

 

De cet acte illégal découle une conséquence juridique immédiate. Depuis le 4 octobre, tous les procès-verbaux notifiés sur le territoire de notre commune par les "forces de l'ordre" (gendarmerie, police municipale ou tout autre officier de police judiciaire) sont viciés dans la forme. Wahou ! La bombe, le scoop ! 

Le Petit Bédouin vous livre donc cette information tout en en regrettant que cela puisse permettre à certains chauffards irresponsables d'échapper aux sanctions auxquelles ils auraient dû être justement condamnés. 

Cependant LPB souhaite que les habitants de notre chère ville, citoyens et conducteurs exemplaires soient informés de cette disposition, conséquence d'un acte totalement irréfléchi et irresponsable comme bien souvent (hélas !) de notre "cher" maire.



Le droit et les textes


Alors comme ça, les PV mis sur nos pare-brise sont illicites ? Mais comment est-ce possible ? Eh bien voilà...

Dans la loi française pour qu’il y ait infraction il faut 3 éléments constitutifs:
  • 1°- l’élément légal : Un texte décrivant un comportement, un acte et prévoit une peine
  • 2°- l’élément matériel : Un acte interdit par la loi (vol, meurtre etc .. )
  • 3°- l’élément moral : Une responsabilité pénale ( auteur de l’infraction).

Ce qui nous intéresse dans le cas précis est l'élément légal. Que nous dit donc la loi que méconnaît Romain BAIL qui pourtant, en tant que maire, est l’autorité de police administrative au nom de la commune ? Il possède en effet des pouvoirs de police générale lui permettant de mener des missions de sécurité publique, tranquillité publique et salubrité publique. Il exerce ses pouvoirs au nom de la commune, sous le contrôle administratif du préfet en vertu  de l'article L  2122-24 Code général des collectivités locales.

Dès lors, toute réglementation, installation de panneaux du code la route au sein d’une commune doivent être dûment enregistrées en sous-préfecture ou en préfecture territorialement compétente, par les services de la mairie. Evidemment ceci n'a pas été fait par le maire de Ouistreham pour le changement de nom de la commune. Dans ce cas la loi est claire, en l'absence d'enregistrement auprès de la préfecture de cette modification, si vous êtes verbalisé sur la commune et peu importe l’infraction (stationnement, non respect d’un stop, place handicapés....  si peu honorable que ce soit) le procès-verbal est nul.

Il faut en effet savoir que l'article 429 du code des procédures pénales stipule que tout procès-verbal ou rapport n'a de valeur probante que s'il est régulier en la forme. Ainsi selon la loi, pour faire foi, le procès-verbal doit comporter certaines mentions obligatoires (art. 429 alinéa 1er du Code de procédure pénale) sous peine de nullité. Ces mentions obligatoires comprennent : la signature du ou des agents verbalisateurs, leur nom ou leur matricule, leur service, le lieu précis et la date de l’infraction, l’infraction reprochée ou la mention des textes mis en œuvre. 


Comme indiqué parmi les conditions de forme, la jurisprudence exige notamment que le procès-verbal indique le lieu précis de l'infraction. La jurisprudence est stricte sur le respect de ces conditions de forme. Ainsi dès lors que le lieu de l’infraction n’est pas précisément indiqué sur le procès verbal, ce dernier doit être déclaré irrégulier. C’est ce qui ressort en particulier de deux arrêts de la Cour de cassation du 4 avril 2007 et du 12 avril 2007. La Cour a retenu dans ces deux affaires qu’en l’absence de mentions précises sur le procès verbal du lieu de l’infraction, un doute subsiste sur la preuve de l’excès de vitesse. 


Le droit appliqué aux faits

Eh oui le droit appliqué aux faits et non les faits appliqués au droit comme se le permet Romain BAIL !!!

Ainsi:
  1. Si le lieu qui figure sur votre procès-verbal est Ouistreham Riva-Bella, ce nom de commune n'ayant pas fait l'objet d'un enregistrement auprès de la Préfecture étant donné que que la procédure de changement de nom n'a pas été engagée (et donc respectée) par le maire de Ouistreham, ce nom n'existe pas au sens de la loi. Conséquence immédiate, votre procès-verbal est entaché d'un vice de forme et donc irrégulier au sens de la loi.
  2. Si le lieu qui figure sur votre procès-verbal est Ouistreham, ce nom n'est pas celui qui figure sur les panneaux d'entrée de ville. Dès lors la localisation géographique exacte de l'infraction étant erronée, ce vice de forme entraîne la nullité de votre PV.
Dernière précision dans tous les cas, sachez que le document qui vous est remis est un «avis de contravention» et que le «procès-verbal», qui fait foi devant les tribunaux, est quant à lui conservé par l’agent verbalisateur. Bien souvent, en matière d’amende forfaitaire, ces documents sont complétés avec un carbone et devraient a priori comporter les mêmes erreurs.


Conclusion 

Voilà les conséquences juridiques d'une décision unilatérale d'un maire égocentrique et faisant fi  sciemment de la loi qui s'impose à tous ! AFFLIGEANT !

Que ceci ne vous incite pas à déroger aux règles élémentaires du code de la route pour votre sécurité mais également pour celles des autres et plus particulièrement celles de nos petits bédouins !


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12 octobre 2014

Le Minsitre de l'Intérieur rend hommage aux anciens élus.

La rédaction de LPB n'a pas été invitée à la remise des médailles par le Ministre de l'Intérieur. Cependant, nous avons reçu beucoup de photos ou de videos. Merci à nos lecteurs qui alimentent de plus en plus notre rédaction.

La décoration d 'André Ledran:



10 octobre 2014

Des élus décorés : portraits


"Le Petit Bédouin" vous a informé de la venue du Ministre de l’Intérieur, très prochainement, pour décorer André Ledran et d'anciens élus de la commune de Ouistreham. LPB est un petit groupe de pensées et de réflexions autonome, hors des partis politiques, des listes électorales passées, présentes et à venir malgré ce qu'en pensent certains. C'est pourquoi la rédaction a décidé d'honorer les récipiendaires que nous aimons. En effet, il serait dommage que la défaite électorale qu'ils ont subie masque et efface des dizaines d'années au service de la commune. Nous rendons hommage à leur travail.     


Osons faire le portrait de André Ledran, cet homme, vivant anachronisme, représentant d'une époque passée, monument historique en quelque sorte de Ouistreham... dirons-nous avec affection et reproche... celui du mandat de trop !   

André Ledran



Il est né le 16 janvier 1933 à Carentan dans la Manche, dans une famille de huit enfants.
Son père, maçon, engagé politiquement, parlait souvent de la guerre de 14-18 qu’il avait faite. André Ledran fait partie de cette génération qui a connu, enfant, la guerre, l’arrivée des allemands, l’occupation et la bataille de Normandie. C’est à Carentan qu’il vécut l’arrivée des parachutistes américains de la 101ème Airborne après de durs combats. C’est toujours avec l’émotion d’un témoin qu’il évoque la guerre.

En 1949, ayant choisi le métier d’instituteur, il entre à l’Ecole normale de Trouville. En 1953, il est nommé instituteur à Dozulé où il enseigne jusqu’à son départ au service militaire en 1955. En Algérie où il sert dans l’infanterie, il connaît la rude vie du bled dans une région de montagne particulièrement agitée.




C’est en Algérie qu’il rencontre une jeune institutrice qui deviendra son épouse. Démobilisé, il repart en Algérie comme enseignant. Il y restera onze ans de 1958 à 1969 et connaîtra les pires moments de la fin de la présence française en Algérie.

Enseignant, il reprend ses études en 1963 à l’Université d’Alger qui prépare encore les diplômes français : licence de Géographie et d’Histoire puis diplôme d’études supérieures de géographie, spécialité géomorphologie. En 1969, il rentre en France où il nommé professeur des collèges à Douvres-la-Délivrande. Il prépare le CAPES qu’il obtient en 1971 puis l’Agrégation en 1972. Il est alors nommé professeur agrégé au Lycée Maupas de Vire. Il y reste 10 ans (1972 – 1982) avant d’enseigner au Lycée Allende à Hérouville.
En 1972, il a adhéré au parti socialiste dont il sera responsable fédéral, et commence une activité politique intense.
- 1973 – 1978 – 1981 : Candidat aux législatives à Vire
- 1986 : Élu député du Calvados
- 1988 – 1993 : Élections législatives
- 1982 : Élu Conseiller général du nouveau canton de Ouistreham. Constamment réélu.
- 1983 : Elu Maire de Ouistreham, réélu jusqu'en 2014.
Sa défaite en 2014 fut un choc pour lui, même s'il la doit surtout à son âge ! Beaucoup se sont gaussés de l'âge du capitaine ! - - 2013 : Vice-Président de Caen-la-Mer.

Ses décorations sont à envier :
- Chevalier de la Légion d’Honneur
- Chevalier de l’Ordre National du Mérite
- Officier des Palmes Académiques
- Membre de l’Ordre de l’Empire britannique


Son mandat c'est :
- une croissance démographique faisant passer la population de 6.300 habitants en 1983 à 9.458 habitants en 2011,
- des équipements importants décidés ou encouragés par la municipalité : extension de la mairie, réhabilitation de la Grange aux Dimes, une crèche, deux maisons de retraite, un centre socioculturel, le développement des écoles, des logements sociaux ...
- un vrai engagement dans la liaison transmanche...

...C'est aussi une équipe 


Cette équipe de "fantassins" a beaucoup travaillé, même s'ils n'ont pas toujours fait l’unanimité :  

- dans le domaine social, avec un soutien sans faille aux associations, au CCAS (centre communal d'action sociale). Merci à Madame Guivarch, notamment pour les jardins ouvriers, 

- dans le développement du patrimoine monumental, architectural mais aussi mémoriel,


- dans le domaine culturel. Merci à Madame Girot qui a investi son énergie dans la création du centre socio-culturel qui fonctionne remarquablement depuis quelques années et qui regroupe arts plastiques, école de musique, chant, danse, théâtre, arts du cirque, petite enfance, espace numérique,

- c'est aussi la sécurité que Monsieur Ledran a partagée avec Monsieur Meleux, la mise en place de la police municipale, pour l’alerte et l’information des populations, l’appui aux services d’urgence, l’information des autorités...Ces sont des heures de travail, de jour et de nuit en cas de problèmes (accidents, inondations, intempéries, incendies, travaux...),

- dans le domaine sportif si riche à Ouistreham avec de grandes réalisations comme le gymnase Legoupil, et les tennis couverts par exemple...(Merci encore à Madame Girot),

- dans l'animation de la ville portée par  Madame Flambard...

....et bien d'autres équipements ...

Bravo à vous tous pour le travail accompli !

09 octobre 2014

La Grange aux dîmes de Ouistreham


Inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 11/10/1971, au cœur du bourg ancien de Ouistreham, la Grange aux dîmes fait partie d’un bel ensemble de bâtiments ruraux d’origine monastique, restaurés au XX ème siècle.


Une grange monastique


Jusqu’à la Révolution, Ouistreham fut une dépendance ecclésiastique, juridique et fiscale de l’Abbaye aux Dames de Caen dont l’abbesse recevait la dîme (impôt en nature représentant environ le dixième des récoltes, pêches et troupeaux) entreposée dans la grange prévue à cet effet.

Cette grange, dont il est fait mention pour la première fois en 1257 dans un censier commandé par l’abbesse de Caen (« Y avait une grange à dîmes. La dixmes d’Oystreham, Saint-Aubin, du Port et de Colleville appartenaient à l’abbaye »), fut laissée à l’abandon durant la période de la Guerre de Cent ans et probablement reconstruite aux XVe et XVIe à l’aide d’éléments d’origine, pour reprendre sa fonction.


Elle faisait autrefois partie de la Ferme de l’Abbaye ou baronnie, propriété de l’abbesse patronne de Ouistreham. La Grange aux dîmes du XIIIe est probablement venue remplacer un bâtiment existant mais de construction plus modeste. Localisée à environ une vingtaine de mètres au nord de l’église Saint-Samson, la Grange aux dîmes voyait, à cette époque, ses fondations battues par la mer et dominait l’ancienne plage de Ouistreham.

Le bâtiment construit à cette époque n’est qu’une partie de l’ensemble actuel dénommé «Grange aux dîmes". Celui-ci est en effet constitué de deux corps de bâtiments : le premier est la Grange aux dîmes du XIII ème siècle, orientée nord-sud et, le second  bâtiment, pratiquement en équerre, venu compléter la Grange, a été édifié au XVIIe.

Son architecture



- L'architecture de cette Grange aux dîmes est similaire à celles construites en Angleterre durant la même période montrant ainsi l'importance et l'influence des échanges anglo-normands à cette époque. En effet l’emplacement des portes charretières sur les murs gouttereaux, et non sur les murs pignons, révèle un modèle de grange monastique de type anglo-normand. Les granges françaises avaient leurs portes sur les murs pignons (ex : grange de l’abbaye d’Ardennes).

Formée d’une seule nef de 260 m2 au sol et maçonnée en moellons de petits calibres hourdés à la terre, elle est munie de contreforts. Les éléments architecturaux permettent d’en situer la construction au XIII ème siècle. Le côté EST comporte neuf contreforts. Six d’entre eux présentent un ressaut en saillie reposant sur des socles moulurés. Ces contreforts ont été construits après coup, très certainement à l’emplacement d’anciens contreforts défaillants. Ces six contreforts remontent très probablement au XIVème ou au XVème siècle. Par contre, les troisième et septième contreforts en partant du Nord ne présentent pas la même forme que les autres. Ils sont beaucoup plus plats et typiques des contreforts romans avec un ressaut. Il s’agit de contreforts du XIII ème, nombreux dans les églises de cette époque. Ils font corps avec la maçonnerie du mur contrairement aux autres.

- Le bâtiment en équerre fut construit au XVI ème ou début XVII ème. D’une superficie au sol de 350 m2, il comportait un grenier à grain sur toute sa longueur où la dîme était entreposée. Les deux bâtiments étaient séparés, à l’origine, pour éviter tout risque de propagation d’un incendie.


Son histoire






La Grange aux dîmes resta une grange monastique jusqu’à la Révolution française après quoi elle conserva ses fonctions de grange mais pour un particulier. Lors de la Révolution française, les religieuses de l’Abbaye-aux-Dames furent expulsées et la Grange aux dîmes changea de propriétaire. Elle fut vendue en 1791 avec les terres des alentours et devint une exploitation agricole jusqu’à son rachat par la ville. Donc pendant deux siècles la Grange aux dîmes conserva ses fonctions agricoles. Le bâtiment du XIII ème devint une grange à foin et le second abrita poulailler, étable, grange. Au XIX ème un grand porche en avancée fut construit au niveau de la porte charretière ouest et des travaux furent effectués pour consolider la grange, notamment une partie du pignon fut maçonnée.


L'après guerre 1939-1945 fut propice à une réflexion sur l’organisation urbaine. Dés 1945, le conseil municipal de Ouistreham souhaita développer et réaménager le bourg avec l’objectif d'acquérir la Grange. Plusieurs raisons motivaient ce projet :
- supprimer le danger que peut présenter, pour la sécurité et la salubrité publique, la présence d’une ferme au centre de l’agglomération,
- permettre l’aménagement des abords de l’église et de l’Hôtel de Ville,
- mettre en valeur l'ensemble église et grange. 

En 1971, la ville acquiert la ferme de l’abbaye (superficie d’environ 65 hectares). En 1984-1985, les premiers travaux sont entrepris. Ils concernent l’aménagement des abords de la grange et débutent par la démolition des dépendances accolées.Le terrain est aménagé en espace public avec espaces verts et une cour pavée. Au sud-est un petit jardin clos de murs communique avec le chevet de l’église Saint-Samson.



Les travaux d’aménagement des intérieurs, confiés à M. Louis HUGUES, architecte, suivent dans un second temps. Matériaux de qualité, travaillés à l’ancienne sont choisis à l'exemple du carrelage, façonné à la main et cuit au feu de bois par l’entreprise Fauvel de Moon-sur-Elle qui a fourni le carrelage de l’abbatiale et du réfectoire du Mont-saint-Michel ainsi que la salle du Grand Echiquier de Caen. En 1989, la Grange aux dîmes peut accueillir différentes activités socioculturelles. La grande salle, dans la partie classée, est destinée aux réceptions, spectacles et expositions. La partie non classée, composée de deux étages, comporte plusieurs salles pour des activités culturelles. La partie charnière comprend les différents services : cuisine, chaufferie, sanitaires, vestiaires.





La Grange aux dîmes, au cœur de la vie communale...et LPB à votre service pour la découverte de la ville.

07 octobre 2014

Quand Romain fait la foire....

Comme chaque année fin septembre, la ville de Ouistreham a installé ses quartiers à la foire de Caen. Ce stand représente une dépense importante pour la ville malgré la participation des sociétés présentes sur le carré Ouistreham, centre de Thalasso, Britany-Ferries, Casino... Les entreprises présentes (comme la Thalasso) y réalisent des ventes. Pour information en 2012, le coût du stand sur la foire internationale de Caen était de 14 000  (in source compte administratif de la ville 2013). 

1 400 entrées de la foire payées par la ville ...


Chaque année, une animation avec le « Ouistreham Jazz Big Band » permet de recevoir quelques dizaines de Ouistrehamais invités sur le stand de la ville à l'occasion d’un cocktail sympathique. C’est aussi une façon de promouvoir la station devant les visiteurs, lors d’une des nocturnes de la foire .

Mais cette année, la ville a vu les choses en grand et notre maire adoré, Romain Bail, a décidé de changer de style ! Il veut briller ! « je veux qu’on parle de moi et de Ouistreham à la foire » s’était-il confié récemment à un élu.




Il pensait que ce serait le show de la foire ! Alors, il ne recule devant rien :

- 1400 invitations ont été envoyées ! Un carton sur papier glacé pour prévenir les heureux invités. Et ce n’est pas le conseil municipal qui invite mais Romain Bail, himself, avec tous ses titres de noblesse !

- 1400 entrées de foire achetées par la ville à Caen Expo congrès accompagnent les invitations au show (7€ l'entrée, tarif public).

...ainsi qu'un cocktail pour 500 personnes !


Après avoir prononcé un discours devant une bonne soixantaine de personnes dont les conseillers municipaux présents, Romain Bail a invité tout le monde à un cocktail… Où ? sur le stand, avec les musiciens du big-band ? Non…. Trop simple pour Romain.

« je vous invite sur la mezzanine du grand hall 1 pour le cocktail de la ville de Ouistreham Riva-Belll..llla ! » déclare alors mister Bail à la fin de son discours !!

Sur la mezzanine un cocktail commandé pour 500 personnes….  «oui, c'est vrai, le Maire a voulu un cocktail pour 500 personnes» confirme une personne salariée de la ville qui souhaite garder l’anonymat… Et cette fois-ci ce sera le traiteur de Colombelles : Traiteur Ménard ! Très bon, très chic ! Foi de petit bédouin !
Combien étaient présents ? 400 personnes ?

Flop ! Sur la grande mezzanine, Il y avait la cinquantaine de convives ayant suivi le cortège puis rapidement accompagnés par des badauds recrutés sur le parcours. Evidemment, les 107 élus de Caen la mer étaient invités ! il faut bien épater la galerie ! Résultat: deux ou trois élus communautaires présents. On peut alors constater, sans aucune ironie, l’influence de Monsieur Bail dans l’instance intercommunale…

Le petit bédouin pose quand même deux questions :
Quel est le coût de cette opération ?
- Que sont devenues les 450 parts du cocktail facturées à la ville et non consommées ?
LPB espère que les associations caritatives de Ouistreham en auront profité.



05 octobre 2014

Le Maire de Ouistreham dans l’illégalité

Dans l'édition du jeudi 2/10/2014, un article de LIBERTE, mettant en lumière le maire de Ouistreham, a mis en émoi de nombreux lecteurs de LPB.



Romain BAIL a annoncé que lundi 6/10/2014, les services techniques de la commune ont reçu ordre de remplacer les panneaux OUISTREHAM par des panneaux, déjà acquis depuis mai, OUISTREHAM RIVA BELLA alors que la procédure administrative n'est pas encore lancée. En résumé, Romain BAIL va commettre un acte illégal ! Attitude pour le moins choquante pour le premier magistrat de la commune censé être le garant de la loi.   

Pour rappel, la procédure et les règles administratives pour changer le nom d'une commune de la République sont strictes [Voir notre article du 15/08/2014].

Mais Romain BAIL n'en a cure ! La réglementation n'est pas pour lui ! Comment faire confiance à un maire qui fait fi des lois de la République qui régissent notre société ? Qu'il se permette des actes illégaux et nous pouvons craindre le pire, dans l'avenir.

LPB n'est, ni pour, ni contre le changement de nom : c'est à l'ensemble des Ouistrehamais de choisir démocratiquement. Mais il faut respecter la loi!  

Engager 20 à 25 000€ alors, nous dit-on tous les jours, que les caisses sont vides ...là c'est extrêmement choquant et cela d'autant plus que le Conseil d'Etat n'a pas rendu un avis et encore moins le Conseil Municipal.

Allons nous accepter cet acte illégal ? 





03 octobre 2014

Romain Bail le bâtisseur ?

La rédaction de LPB a dû changer la programmation de ses articles après la parution de celui de Romain Bail dans le journal Ouest France du 1er octobre ! Cet interview est devenu culte…. Nous ne pourrons pas traiter tous les sujets abordés. L’opposition municipale a d’ailleurs répondu dans un article le lendemain et le leader de l’opposition a publié sa réaction sur son blog (www.raphaelchauvois.fr).


Doctor Romain le bâtisseur ... ?





Le Cosec est le seul équipement sportif de Ouistreham homologué pour accueillir des compétitions régionales de Hand-ball et de Basket-ball. Et Mister Bail veut le détruire ! Mais Doctor Romain vous rénovez le Cosec en ce moment ! Lors du conseil municipal du 22 septembre vous avez fait adopter à l’unanimité deux délibérations sur ce sujet: 









...Mister Bail le destructeur ?


Quant à la Halle au poisson vous voulez en construire une autre ? Vraiment ? Mais souvenez-vous, réveillez-vous, reprenez contact avec la réalité, redescendez de votre trip ...  lors de ce même dernier conseil municipal vous avez fait adopter une délibération pour l’améliorer…! 


02 octobre 2014

Un nouveau pont de Normandie à l'initiative de Romain Bail

Notre Maire "adoré" a eu une nouvelle révélation : il va faire construire le nouveau pont passerelle de Normandie qui reliera Ouistreham à ... je vous le donne en mille ... Ranville! Pourquoi Ranville me direz-vous ? Eh bien là, LPB sèche ! Impossible de comprendre. Nous avons regardé la carte et on n'a pas trouvé ! C'est sans doute un nouveau synapse qui a craqué dans le cerveau de notre maire "chéri" et qui commence à nous alarmer sérieusement. Déjà pendant la campagne électorale, il voulait construire un pont bascule au même endroit pour envoyer les camions vers Merville Franceville.


Un pont entre Ouistreham et Ranville ....


Reprenons les choses calmement. Dans l'édition Ouest France de ce jour (2/10/2014) il fait un point complet sur la situation et les projets de la commune et en fin d’interview, il part en vrille en parlant d'une passerelle qui va relier Ouistreham à Ranville.





LPB s'est interrogé sur les communes limitrophes de Ouistreham. On trouve Sallenelles, Amfreville, Saint Aubin d'Arquenay, Colleville-Montgomery ...mais pas Ranville. Alors pourquoi enjamber tout ce territoire et vouloir relier Ouistreham à Ranville, même si ce n'est que par une passerelle pour cyclistes ou randonneurs ? Vous multipliez les kilomètres Monsieur Bail ! 7.2 Km  d'après Mappy ! Avez-vous pris des actions chez les cimentiers ? Avez-vous perdu le nord, et tous les points cardinaux ? Votre boussole interne est devenue folle ! Pour votre culture personnelle nous osons vous dire, Maire chéri, que Ouistreham ne se trouve pas en plein cœur du "Triangle des Bermudes" !




....la sanctuarisation de la Pointe du siège.


Profitant de cette nouvelle fenêtre médiatique proposée par Ouest-France, «Le Maire parle également de sanctuariser la pointe du siège en y interdisant toutes constructions » précise t-il dans l'article. La pointe du siège appartient au conservatoire du littoral ! Toutes les constructions y sont donc interdites et cela depuis bien longtemps.

Extrait du Plan d’Occupation des Sols :
  





Notre cher Romain a perdu le nord. Il affirme des bobards en pensant qu’il suffit de communiquer pour se faire adorer ! Ce maire dérive sans projet, sans idée ! Il faut prendre des cours de géographie locale Monsieur le professeur d'histoire ! Demandez à votre compagne que vous avez fait venir au mépris des règles de l'administration pour enseigner en CE2 à Ouistreham... elle vous donnera des cours du soir…..



      

Épave du Dragon


LPB vous fait découvrir monuments, lieux ou entreprises de notre commune que vous connaissez en partie certainement. Cette fois-ci LPB va vous faire découvrir des sites insolites que vous ne pouvez pas voir en flânant ou en allant chercher vos enfants à l'école. Heulà ! LPB disjoncte ! Mais non rassurez-vous, LPB va vous faire découvrir des monuments historiques qui se trouvent au large de Riva-Bella. Plongez avec nous !


Des épaves, encore des épaves... 

Au vu de la carte présentée ci-dessous, vous pouvez constater qu'il y a 9 épaves recensées au larges de Riva-Bella : HMS CATO, Cargo, LCG, HMS DURBAN, SS DURYCUNIHY, COURBET, FURET et le DRAGON.

La cote normande, tout particulièrement le long des plages du débarquement, compte de nombreuses épaves datant pour l'essentiel de la seconde guerre mondiale. Tout plongeur pourra trouver l'épave qui lui convient à 5 ou 30 m de profondeur. Mais il y a une contrepartie à cette richesse sous-marine, la visibilité souvent défaillante.

Au large de Ouistreham repose le DRAGON. Pourquoi avoir choisit de parler de cette épave? Parce que... ! Oui parce que pour les amateurs de plongée sous-marine y admirent une épave très bien conservée.






L'histoire du Dragon

Construit en 1920, ce croiseur léger de 4.850 tonneaux  transformé en croiseur anti-aérien en 1943 est versé dans la marine polonaise et participe activement le 6 juin 1944 à la défense des plages de SWORD BEACH (Ouistreham). 





Il quitte Clyde le 2 juin 1944, unité de force B avec la WARSPITE et un destroyer d'escorte. Ils arrivent à SWORD BEACH le 6 juin 1944 à 2H00 du matin pour assurer la défense côtière. Les deux jours suivants ils attaquent les batteries de Calleville-sur-Orne, Trouville et Caen ainsi que les concentrations de tanks allemands. Le DRAGON rentre à Portsmouth le 7 juin pour refaire le plein de carburant, de munitions et de vivres pour son équipages de 450 hommes. Le 8 juin 1944, il retourne sur la zone de SWORD BEACH et attaque les batteries de Houlgate et continue d'assurer la surveillance des navires ravitailleurs. Ce même jour, il est torpillé à 4h30 par un sous-marin de poche allemand de type "Marder". 


Sous-marin de poche allemand de type "Marer"


Le jour suivant, il est remorqué mais est trop endommagé pour être à nouveau réparé.Trois jours plus tard, le navire est remorqué à sa positon actuelle (S/W 49 25 074/066 N 000 19 040/052 W) et coulé pour faire partie du brise-lames "Gooseberry n°5" devant Ouistreham.

Aujourd'hui, ce croiseur de 472 pieds de long se trouve approximativement à 12 miles au nord de Ouistreham, par 18 mètres de fond. L'épave du DRAGON fait environ 6 mètres de haut. Il reste les chaudières et une tourelle se trouvant sur le sable vers le milieu du bateau.

Vidéo de la plongée sur l'épave du Dragon (François Sichel - Caen Plongée - 29/08/2009): Vue sur la proue, canons, ...



Pas belle la fraiche et sportive ballade historique ? Bobby vous connaissiez ? Une idée pour la prochaine journée du patrimoine, Madame l'adjointe chargée de la culture : une visite sur site ? Heulà ...mais LPB plaisante !!!