14 janvier 2017

Bail au musée


"Un musée est un lieu dans lequel sont collectés, conservés et exposés des objets dans un souci d’enseignement et de culture" (Wikipédia)

Romain Bail, en 2017, va se jeter à corps perdu dans le développement d'une nouvelle lubie : le musée de Ouistreham ! Encore un énième projet qui a déjà coûté beaucoup d'argent à la commune et qui, même s'il n'a vraiment que peu de chance de voir le jour, va encore générer beaucoup de polémiques...

 Un projet déjà bien commenté

 

En décembre 2016, la presse locale se faisait déjà un peu ironiquement l'écho du projet de Romain Bail. Il est vrai que pour les journaux, les frasques du maire de Ouistreham, sont depuis deux ans l'assurance de faire de bons tirages ...

L’article du journal Ouest France du mardi 20 décembre


l'article du journal Liberté du jeudi 22 décembre


L'origine du projet ?


Le musée est devenu THE projet pour Romain. Il veut le construire. Il veut l'inaugurer. Il veut couper le ruban avec tout son monde, Bruno Le Maire, son conseil municipal, son maigre fan club... Lors du prochain conseil ne doutons pas que les 22 bras levés voteront le lancement d'un concours d'architectes pour cette nouvelle extravagance baillesque ! Que voulez-vous c'est la concrétisation d'une rencontre : Bail et l'histoire ! C'est pas beau cela ? On en pleure d'attendrissement !

Rappelons-nous qu'après l'euphorie du 70e anniversaire du débarquement, Romain Bail a eu l'idée de créer un musée sur le débarquement des commandos Kieffer. Mais voilà ... il existe déjà ce musée ! C'est celui de Léon Gautier ! Le musée N°4 commando. Une application numérique disponible au dessus de l'office du tourisme permet aussi, grâce à une vidéo immersive 360°, de revivre l'épopée de ces 177 héros du 20e siècle, ces français engagés qui ont libéré Ouistreham le 6 juin 1944 matin.

La direction du musée numéro 4 commando, ne souhaite pas confier sa collection prestigieuse à des aventuriers qui se lancent dans un projet hasardeux. Et on les comprend ! Monsieur Léon Gautier est catégorique, seule l'association du musée n°4 commando est propriétaire de cette collection unique. Et si malheureusement l'association devait être dissoute, c'est le musée de la force maritime des fusiliers marins de Lorient qui récupérerait cette collection amassée par Monsieur Gautier. C'est sa volonté et celle de tous les "amis du musée".

Alors forcément un musée sans collection, ce n'est plus un musée ! ... Mais il en faut plus pour décourager Romain Bail qui avait, dès avril 2014, demandé à son ami, Stéphane Simonnet d'écrire un livre sur les français du jour J puis de réfléchir à un musée sur les commandos.






 Le livre de Stéphane Simonnet préfacé par Romain Bail


L'avancement du projet

Romain Bail a donc recruté son ami Stéphane Simonnet en 2014 pour constituer un conseil scientifique. Ce dernier créait à son tour une société chargée de monter ce qui est devenu pompeusement un "Pôle muséal" ! Le conseil municipal a donc voté, dans le budget d'investissement, une ligne de crédit de 8 800 € pour les études préalables réalisées par la société Simonnet (compte 2031 du budget d'investissement).

Le maire a également recruté un chargé de mission, Junior Brichart,  pour trouver des financements, à  la  fois pour le musée et la promenade de la paix, et coordonner le projet. Les deux chargés de missions du pôle Europe sont en appui pour les recherches... Nous vous donnerons le coût de tous ces recrutements dans un des prochains articles consacrés au musée. 

Se déplacer en Angleterre pour mieux définir le dessein de Bail fut l'une des  premières actions du conseil scientifique ! Donc cap sur Portsmouth et Londres du 15 au 18 mars 2016 pour un coût minimum de 2253€ (dans Ouest France Romain Bail annonçait 300€ à 400€ de frais pour la ville !). Relisez notre article : La Vérité Si Je Mens 2 - L'assiette anglaise

Sans collection le musée est devenu un "pôle muséal" début 2016, avant de devenir un "centre d'interprétation franco-britannique"! Pour ce vide sidéral le maire a fait voter lors du conseil municipal du 29 août 2016, le principe d'une Assistance à Maîtrise d'Ouvrage (AMO)pour étudier la faisabilité du projet, réaliser un pré-programme et définir l'enveloppe financière. Coût de l'étude confiée à Viacultures : 73 530€ !


Extrait de la délibération du 29 août 2016


Si la société Viacultures possède de solides références dans le domaine des musiques actuelles, le domaine bien spécifique des musées historiques est peu référencé. (http://www.viaculture-etudes.fr/)

LPB, soucieux des finances locales a fait quelques calculs : sur la ligne 2031 du budget d'investissement voté en mars 2016, la somme de 102 780€ a été inscrite pour les études du musée, somme à laquelle le conseil municipal du 29 août 2016 a rajouté 15 000 € ! Total 117 780 € sans tenir compte des salaires, des voyages, des multiples courriers adressés à la terre entière pour obtenir des financements (par crowdfunding ou encore socio-financement, si cher à R. Bail)



Au total 117 780€ de dépenses en 2016 pour simplement étudier le beau et doux rêve de Romain Bail (plus du double avec salaires et autres dépenses). Qui arrêtera cette gabegie ? Réveillez-vous Ouistrehamais, vos impôts partent en projets fumeux ! Pour nombre d'entre nous un projet de musée, s'il n'est pas privé, doit être élaboré sur la base des vœux énoncés par la collectivité de laquelle dépend l’établissement muséographique donc Caen la mer. Alors responsables institutionnels et politiques arrêtez d'être passifs devant ce gâchis ! Aidez les Ouistrehamais ! Les musées locaux actuels et surtout le Mémorial de Caen ne sont-ils pas suffisants pour satisfaire le devoir collectif de mémoire auquel nous sommes attachés?



Pour en savoir plus

http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/fiches/fiche2.htm
https://communicationorganisation.revues.org/2039

12 janvier 2017

Romain Bail élu à Caen la mer mais ...

J'ai besoin qu'on m'aime 
Mais personne ne comprend 
Ce que j'espère et que j'attends 
Qui pourrait me dire qui je suis ? 
Et j'ai bien peur 
Toute ma vie d'être incompris 
Car aujourd'hui : je me sens mal aimé 

Refrain:
Je suis le mal aimé 
Les gens me connaissent 
Tel que je veux me montrer 
Mais ont-ils cherché à savoir 
D'où me viennent mes joies ? 
Et pourquoi ce désespoir 
Caché au fond de moi
       
Claude François


Caen la mer: un nouvel exécutif 

Caen-la-Mer est devenu un nouvel établissement public (EPCI), passant de communauté de communes à celui de communauté urbaine. 50 communes la composent depuis le 1er janvier 2017 (35 antérieurement). Ce changement de catégorie permet à Caen la mer de dépasser le stade symbolique des 250 000 habitants puisque c'est désormais 267 000 habitants qui dépendront de ce regroupement. 

Mardi 10 janvier 2017, le 1er Conseil communautaire de la Communauté urbaine  a convoqué 113 élus pour élire le président, les 15 vice-présidents et 3 rapporteurs généraux qui vont composer le nouvel exécutif de cette communauté urbaine... C'est sans surprise que Joël Bruneau a été élu président de la communauté urbaine. La liste des vice-présidents a été établie en fonction de la démographie de chacune des communes. Quelque soit l'orientation politique des maires, chacun obtient une délégation du Président sur un domaine précis. Seule ombre au tableau, le faible nombre des conseillères communautaires au sein de la CUC (Communauté Urbaine de Caen la mer) !

(Edition Ouest-France)

Dans cette jeune assemblée, pas de place pour la politique politicienne, puisque lors de cette séance le Président a refusé la création des groupes politiques!


Bail élu mais ...

Le règlement de la communauté urbaine obligeait les 113 élus communautaires à élire les vice-présidents au scrutin uninominalC'est sur ces bases que Romain Bail se retrouve ainsi 7e Vice-Président de la communauté urbaine en charge du tourisme et du littoral.

Donc tout va bien pour Romain Bail... même si son score est le plus faible des élus (82 voix donc élu par 72% des élus communautaires en grande partie membre de sa famille) ! Il n'a pas que des amis parmi ses pairs pourtant légitimistes ! 


Le plus faible score ... mais un pas en avant sur le reste des élus !
Il ne vous rappelle pas quelqu'un rejeté par les français ?


Gageons que l'absentéisme de Mister Bail, en pleine saison l'été dernier, alors qu'il était déjà responsable du tourisme et du littoral, a marqué d'autres personnes que les Ouistrehamais qui savent désormais à quoi s'en tenir ! Faut-il aussi rappeler la tentative de PPP engagé par la municipalité "baillesque" pour des travaux sur la voirie alors que ce domaine était transféré à Caen la mer! C était du plus mauvais goût !


Depuis 3 ans Romain Bail est vice président de Caen la mer. Quand il est sur la commune il explique qu'il rayonne à Caen la mer, qu'il défend les dossiers de Ouistreham, que "ses amis" l'écoutent... Vous comprenez que nous en doutions ?


Pour en savoir plus












09 janvier 2017

Ouistreham 1934, l'affiche de Willy Mucha

Tonton Bédouin raconte...

"A trois heures de Paris", se vantaient conjointement la Compagnie des Chemins de fer de l’État et le Syndicat d'Initiative de Ouistreham... Et le pouce sans doute, car à moins de prendre l'autorail rapide Bugatti Paris-Deauville à la gare Saint Lazare, d'attraper une correspondance pour Caen à Lisieux et de sauter dans un taxi à Caen pour arriver enfin à Ouistreham, il fallait sans doute beaucoup plus de temps, en 1934, au voyageur moyen pour relier la capitale à la "perle" de la Manche...!

Quand Willy Mucha croquait Ouistreham




L’œuvre est très représentative des affiches publicitaires des années 30. Les éléments emblématiques de la station touristique sont bien là. Le phare, les voiliers de plaisance, les cabines, le sable et la mer, le tout dans la lumière un peu voilée d'un soleil normand (rien à voir avec le soleil dessiné par un enfant de 3 ans pour "The plage to be" !). Ne manque même pas l'étrave conquérante d'une manière de transatlantique; plus proche cependant du paquebot Normandie bientôt lancé que de la silhouette pataude de l'ancien aviso Ardena qui assure pour quelques mois encore la moribonde liaison avec Londres via Southampton. 

La station balnéaire est alors en plein essor, sous la férule courtoise et dynamique du maire Alfred Thomas. Le syndicat d'initiative que préside l'hôtelier Gaston Malicorne fourmille d'idées et de réalisations attirant touristes et habitués. L'affiche placardée dans les agences parisiennes et dans la salle des pas perdus de la gare Saint-Lazare ne passe pas inaperçue. Même si les amateurs de bains de mer et de loisirs maritimes mettront plus de temps pour parvenir au but que l'optimisme du graphiste leur avait promis, les charmes du séjour leur feront oublier cette publicité un peu hardie.


Dépliant d'époque diffusé par le syndicat d'initiative de Ouistreham


Willy Mucha 1905-1995


L'artiste est né à Varsovie en 1905. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme tchèque, le très célèbre Alfons Mucha, fer-de-lance du style Art nouveau, né 45 ans plus tôt. Après une enfance passée en Pologne Willy Mucha voyagera en Europe et se fixera un temps à Caen où il s'inscrira à l'université. Naturalisé français, il sera mobilisé en 1939 comme officier de réserve dans un régiment de blindés. L'armistice le verra rejoindre Collioure où les rivages méditerranéens lui procureront sa véritable source d'inspiration. Il s'y fixera à la Libération après s'être illustré dans un maquis de l'Aveyron. Mucha est décédé à Paris le 7 mars 1995 et est inhumé au cimetière du Montparnasse.
Son séjour à Caen lui avait-il laissé le temps de découvrir Ouistreham ? L'artiste nous laisse en tout cas ainsi une belle interprétation des charmes de notre cité. La réalisation de l'affiche originale d'un format d'un mètre sur soixante centimètre avait été confiée à Henri Chachoin, un imprimeur-lithographe parisien réputé de la première partie du XX ème siècle. Elle est aujourd'hui devenue très rare et très convoitée lorsqu'un des derniers exemplaires passe en salle des ventes...

06 janvier 2017

Voie romaine : un bail pour l'avenir !

Le Petit Bédouin vous avait informés chers lecteurs, de la "perle" pour cycliste sur notre commune au mois d'octobre dernier (Lien)
La mairie de Ouistreham semblait enquiquinée par ce projet et le maire de Saint-Aubin d'Arquenay avait déclaré dans la presse que le projet était repoussé à 2019. Et bien il semble que miraculeusement notre désopilante piste cyclable nous menant dans un champ de betteraves revienne sur le devant de la scène! C'est étrange d'ailleurs quand on sait que Romain Bail s'était affranchi de sa responsabilité en impliquant le département pour expliquer le "non avancement des travaux". Nouvelle version maintenant, il semble que l'achat d'une bande de terre agricole était la raison de l'interruption de la voie cyclable ! Les méandres de l'administration aussi peut-être... ? (Ben voyons ...!!!)


Extrait de Liberté du 1er décembre

Notre rédacteur qui avait frôlé l'accident au cours du précédent reportage s'est donc remis en selle plein d'entrain ...


Cher Romain, "comptant sur votre soutien et une vision d'avenir, nous vous réitérons ici tout notre amour" ! Et vive le vélo!


05 janvier 2017

Ce qui ne change pas en 2017

Le 28/12/2016, sur sa page FACEBOOK, Romain Bail se faisait le relais d'un article paru dans "Tendance Ouest" (Lien) abordant "Ce qui allait changer au 1er janvier 2017 en France".


Sacré Romain, il informe ses administrés sur ce qui va changer au niveau national à quelques heures de la Saint Sylvestre :
  • l'obligation faite aux entreprises de dénoncer leurs employés ayant commis des infractions avec le véhicule de l'entreprise;
  • l'interdiction d'avoir des vitres teintés à l'avant des véhicules;
  • une nouvelle convention de divorce;
  • l'augmentation des tarifs d'assurance, du gaz et de l'eau;
  • la généralisation des paquets de cigarettes neutres;
  • et encore d'autres points dont on vous laisse prendre connaissance ... en lisant l'article de "Tendance Ouest"...
  • ...
Romain, notre communicant en devenir ! Merci à lui pour ses informations ! Evidemment il lui aurait été difficile de communiquer sur des changements dont il serait l'auteur en qualité de maire. Si certaines choses changent au plan national, il y en a d'autres qui sont reconduites à Ouistreham !
  • les parkings payants seront prorogés à compter du 1er avril 2017 jusqu'au 30 septembre;
  • la suppression des abattements facultatifs à la Taxe d'Habitation est toujours d'actualité pour 2017 pour les familles ayant des enfants à charge, les personnes de condition modeste, les infirmes ou invalides;
  • les PV injustes et zélés continueront à pleuvoir;
  • les voiries se dégraderont toujours plus car les travaux d'amélioration ne resteront que des promesses électorales;
  • les frais de représentation et d'études tous azimuts continueront à obérer le budget de la commune;
  • les écoliers ne partiront pas en classe de neige grâce à une aide de la mairie;
  • les portages de repas pour les personnes âgées resteront de l'histoire ancienne ;
  • Romain Bail fera encore son show hollywoodien devant sa cour restreinte lors de ses vœux;
  • et ... comme depuis trois ans, tous les jours, vingt-deux moutons rentreront à la bergerie tête baissée et en rasant les murs.
Seule chose positive en 2017 ! Une année de moins avant de se rendre aux urnes pour changer d'équipe municipale et pour que Ouistreham redevienne Ouistreham ! C'est déjà cela gagné !

03 janvier 2017

Eh bien dansez maintenant !

Passées inaperçues au milieu du compte rendu des décisions du maire donné en début de séance lors du dernier conseil municipal, deux conventions conclues avec l'association "La Mue" ont attiré la curiosité très saine de votre blog préféré...

Un abus de droit manifeste


Le maire a informé le conseil qu'il avait signé deux conventions en vertu des délégations reçues lors de la séance du 11 avril 2014. Alors bien sûr vous nous connaissez, nous sommes allés vérifier le compte rendu de la séance en question. Il y a bien eu une délibération accordant 24 délégations au maire, celles prévues à l'article L2122-22 du Code général des collectivités, mais aucune permettant au maire de mettre à disposition un terrain communal ni d'implanter un équipement culturel de prestige aux conséquences financières très coûteuse pour la commune. Romain Bail a donc agi, en l'espèce, sans droit ni titre!




 


Dans quel but?


On peut très légitimement s'interroger sur les mobiles de cette nouvelle turpitude. Car l'équipement a, à première vue, de quoi séduire. Longtemps implanté à Paris sur le parvis de la Bibliothèque François Mitterrand, le "dansoir" a connu de beaux succès et on peut imaginer qu'une présentation en conseil municipal aurait été plus valorisante que le bilan piteux du stationnement payant. Il se murmure cependant que plusieurs élus de la majorité ont renâclé devant l'initiative; l'addition sera en effet salée, très salée. Qu'on en juge, l'aménagement du square de la place du marché tout d'abord et il y a du boulot! Et puis la fourniture de l'eau, de l'électricité pour une durée d'un an ainsi que l'installation de toilettes aux normes, tout ça pour une salle dont la jauge est de...460 personnes. S'ajoutent à ces largesses, le transport de l'équipement et une somme de 20 000 euros pour l'association "La Mue" à inscrire au budget de 2017. Il paraît que Bobby n'aurait pas aimé... mais il a avalé d'autres couleuvres; l'écharpe et l'indemnité font office chez lui d'Alka Seltzer.
Alors il était sans doute plus simple pour le maire de prendre sous son bonnet la signature des deux conventions et de mettre ses co-listiers devant le fait accompli; ce qui permettait aussi de prendre tout le monde de vitesse et d'organiser devant la presse une petite manifestation. (cf Ouest France du 2 décembre)

Un très gros risque


Au demeurant, signer une convention engageant fortement la commune sans autorisation pour le faire engage aussi fortement la responsabilité du maire et celle, personnelle, cette fois de Romain Bail, en tant qu'individu. Et le risque est gros quand il s'agit de ce type d'équipement recevant du public. On espère qu'il a reçu du Père Noël une bonne assurance et le cas échéant un bon avocat... Aujourd'hui en effet, tout contribuable ouistrehamais peut agir en justice pour obtenir avec de grandes chances de succès l'annulation de ces conventions. Quant à l'association "La Mue" ainsi abusée et pour autant que ses dirigeants soient de bonne foi, elle aura beau jeu de demander au maire, et sur ses propres deniers, le remboursement des sommes engagées!


Le lieu prévu pour l'implantation où les travaux n'ont pas commencé. A notre avis les arbres ont du souci à se faire et les barrières poseront problème pour la sécurité des spectateurs...

Contretemps ou grand écart?


Au moment où s'estompent les dernières heures de 2016, les travaux préalables à l'installation du coûteux chapiteau n'ont pas commencé. Ce sera court pour honorer les engagements indûment pris pour début janvier d'autant plus que le festival "Jazz escales" qui devait inaugurer le "dansoir", comme le claironnait Bail, est finalement programmé au gymnase Legoupil.


Alors,  changement de pied ou pas chassé, notre petit rat se paiera-t-il une danseuse? 

Et vous Madame Miralles, adjointe en charge de la culture, que pensez-vous de la situation ? Un pas à droite, un pas à gauche... toujours à contretemps vous aussi. Pas glorieux et sans nos applaudissements .

01 janvier 2017

La récap de 2016 !



À vous tous amis précieux et fidèles,  Le Petit Bédouin vous souhaite une très belle année. 

Que 2017 vous garde en bonne santé, vous apporte le bonheur de savourer chaque instant de la vie. Nous formulons aussi des vœux de paix, tolérance et solidarité, qualités si chères aux bédouins.

Fidèles à nos valeurs et à notre combat LPB vous offre en guise d'étrennes une rétrospective de l'année 2016.
 
Avec tous nos vœux pour une année douce et sereine.

Bien à vous

L'équipe des rédacteurs du "Petit Bédouin".


En avant pour la récap de 2016 !!!


22 décembre 2016

Joyeux Noël



Chères lectrices, chers lecteurs,

L'équipe de rédaction du Petit Bédouin vous souhaite de bonnes et joyeuses fêtes de fin d'année.

Nous profitons de cette occasion pour vous remercier de votre intérêt grandissant et de votre fidélité pour notre blog. 

C'est avec plaisir que nous nous retrouverons en janvier 2017 avec de nouvelles révélations sur la gestion particulière de notre chère et adorée commune.

Avant que le Père Noël ne prenne sa hotte et débute son long périple en espérant qu'il garera correctement son traîneau dans les rues de Ouistreham, nous nous permettons de vous offrir une petite balade musicale !!! Joyeux Noël à toutes et à tous !!! 

L'équipe de rédaction du Petit Bédouin.



20 décembre 2016

4 - Parkings payants : le fiasco


L'explosion du nombre de PV (4)



Le succès des parkings payants repose sur un point très particulier à  Ouistreham : le nombre de PV induits ! Le bilan économique de ces aires payantes étant déficitaire le maire de notre station vise donc des rentrées substantielles avec les amendes infligées pour stationnement irrégulier ou gênant.

Vive les PV"e" !


Notre commune a équipé très vite la police municipale de boitiers permettant de dresser des procès-verbaux électroniques. Ces derniers sont des procès-verbaux (PV e pour les intimes!) réalisés sous forme numérique et traités par le Centre national de traitement de Rennes ; ils donnent lieu à l'expédition d'avis de contravention au domicile du contrevenant. On trouvera toutes les informations sur ce système sur liste "antai" à l'adresse suivante : https://www.antai.gouv.fr/fr/RubriquePage/259/leproces-verbalelectronique

Les Ouistrehamais n'ayant jamais eu de PV dans notre ville ne sont pas légion. Ce sont  uniquement ceux qui n'ont pas de voiture et le maire lui-même ! Quelques maires adjoints aussi, me dit mon collègue, mais c'est une langue de vipère !



Une explosion de PV à Ouistreham !


On serait passés à Ouistreham de 29 629 € d'amendes en 2015 (chiffre officiel reçu par la mairie sur le compte 1342) à 144 000 € en 2016, donc l'année de la mise en place des stationnements payants. Près de 5 fois plus d'amendes en un an !

Au niveau national le montant des amendes est passé à 17 € le 1er août 2011, alors qu'il était resté à 11 € depuis 1986. A ce tarif c'est donc 8 871 personnes qui ont été verbalisées sur l'année si le chiffre annoncé en conseil municipal, 144 000€, est confirmé (144 000€ / 17€ = 8 871) ! Cependant certains PV "pour stationnement gênant" ont atteint 135 €, ce qui diminue certes le nombre de mécontents mais ces "verbalisés massivement" n'ont certainement plus envie de venir à Ouistreham pour y faire leurs courses !

La commune, on le voit, est en recherche effrénée de nouvelles recettes. Ce qui explique que la main soit souvent lourde avec des amendes à 135 €. Une de nos amies a eu par exemple une amende de 17 € pour avoir stationné en face de chez elle sur une place non matérialisée et une autre fois 135 € pour la même raison ! Ce n'est quand même pas parce qu'elle est membre des Amis du Petit Bédouin ! Nous avons bien sûr les justificatifs de ce que nous avançons ! On ne peut pas croire, comme on le susurre en ville, que la police ait sa petite liste de personnes à verbaliser prioritairement. Non, impossible ... on est en démocratie aussi à Ouistreham ! Monsieur Jammet vous n'auriez jamais donné de telles consignes n'est-ce pas ?  

Rappelons la norme pour mieux se défendre : une infraction au stationnement payant entraine une amende à 17 € et pour un stationnement gênant, une amende de 35 à 135 € suivant les infractions. Par exemple occuper les places réservées aux handicapés ou au transport de fonds...


Où va l'argent des contraventions ?

Temps de stationnement dépassé parce que le médecin a pris du retard ou pénurie momentanée de pièces de monnaie et voilà ... un PV ! C'est le moment de se poser la question : où va mon argent ? Cette question est d'autant plus d'actualité qu'il y a contradiction entre les affirmations du maire en conseil municipal du 12 décembre et les écrits de son service de com sous les traits de Monsieur Pellerin dans sa feuille qui ambitionne de rétablir la vérité. Romain Bail prétend que la ville percevra l'ensemble de la recette des PV et M. Pellerin allègue, lui, que c'est le conseil départemental qui en recevra le montant car la ville a moins de 10 000 habitants (cf. dernier paragraphe du document ci-joint)



Le fruit des PV de stationnement va d'abord au Trésor public ce qui représente plus de 200 millions d'euros par an à l'échelle nationale. Le Code général des collectivités territoriales indique que « l'État, quel que soit le service verbalisateur (police municipale, police nationale, gendarmerie nationale), rétrocède aux communes de plus de 10 000 habitants le produit effectivement recouvré des amendes de police relative à la circulation routière dressées sur leur territoire ». La répartition est alors proportionnelle au nombre de contraventions dressées l'année précédente. 


Pour les communes et groupements de communes de moins de 10 000 habitants, c'est le conseil départemental qui se charge de partager l'argent sur la base de projets et de besoins routiers identifiésEn effet l'article L 2334 du CGCT distingue les communes et groupements de plus de 10 000 habitants de ceux de moins de 10 000 habitants (comme le dit M. Pellerin dans sa feuille "L'avenir ensemble" !).


Alors pourquoi Ouistreham a t-elle reçu 29 629 € correspondant au montant des amendes de 2015 comme l'a dit le maire en conseil municipal ? Eh bien chers lecteurs parce que la commune de Ouistreham a été classée avec les communes de plus de 10 000 habitants sous l'ère Ledran car c'est une commune touristique qui voit sa population beaucoup augmenter en été ! Eh oui M. Pellerin n'a pas assez travaillé ! Il n'a pas été jusqu'au bout ! Il avait pourtant plusieurs mois entre ses deux documents pour écrire quelques lignes ! La communication entre le maire et son fan club est insuffisante !

Un situation instable   



Le passage en communauté urbaine de Caen la mer au 1er janvier prochain pourrait certainement modifier ce schéma puisque les compétences transports, plan de circulation, voiries,  parc de stationnement ... ne seront plus dévolus à la commune de Ouistreham. Qui recevra donc les sommes obtenues par les PV, la commune au titre des pouvoirs de police du maire ou bien la communauté urbaine Caen la mer au titre des compétences transférées ? Eh, M. Pellerin qu'en pensez-vous ? Dur de s'improviser rédacteur !

Voici la réponse apportée par Caen la mer à cette question : 
"A partir de 2018 la CU (communauté urbaine) percevra directement les amendes de police relatives à la circulation routière dressées sur son territoire en lieu et place des communes membres. En 2017 les communes membres de la CU continueront à percevoir le produit". (Source : Séminaire des maires du 28 septembre 2016 au sein de Caen la mer) 

Il faut aussi rappeler que les sommes récupérées par les PV doivent être impérativement utilisées au financement des opérations d'amélioration des transports en commun et de la circulation routière (voir article R 2334-12 du CGCT). Les 29 629 € récupérés en 2016 (sur les PV 2015) doivent donc être utilisés à cet effet. Il faudra bien observer les comptes établis par Bobby ! C'est le moment de commencer le "Grand chantier de petits travaux" promis par le maire pendant sa campagne électorale !
Il faut également savoir qu'au 1er janvier 2018 la dépénalisation des amendes devrait intervenir assortie d'un tarif forfait post stationnement. Les amendes deviendront des recettes perçues et recouvrées par les collectivités territoriales. De nombreuses questions ne sont pas encore tranchées à notre connaissance. Ce domaine est en pleine mutation et il est difficile de connaître toutes les évolutions prochaines.
 


En tout état de cause Ouistreham percevra le montant des amendes en 2017. Il faut donc être très prudent pour éviter les PV dont l'augmentation sera sans doute encore plus drastique qu'en 2016 compte-tenu des finances de la ville liées aux dépenses inconsidérées de Romain Bail. Beaucoup d'habitants ont fait un choix ... faire leurs courses hors Ouistreham car le racket est devenu intolérable (parkings payants, PV, augmentation souvent massive de la taxe d'habitation! Le responsable en est le maire et ses conseillers de la majorité !  Ne vous laissez pas faire ! 

 

Pour en savoir plus

18 décembre 2016

3 - Parkings payants : le fiasco

Les parkings payants : la renégociation (3)



Romain Bail a signé un avenant au contrat de DSP (Délégation de Service Public) qui lie la ville à la société Indigo pour le stationnement payant. A la signature du contrat il avait été convenu qu’après la première année de fonctionnement des zones payantes mises en place par cette société du groupe Vinci, des ajustements seraient effectués au vu du premier bilan. Quel bilan ! Relisez nos articles précédents ! 

Les parties de la renégociation avec Indigo

  •  La place Alfred Thomas

Le périmètre du stationnement payant reste inchangé apparemment... mais "le parc à enclos fermé sera transformé en surface de voirie" (Cf. conseil municipal du 12 décembre 2016). En langage courant cela signifie que  la place Alfred Thomas devient un stationnement payant sans barrière et avec les mêmes horodateurs que sur tout le front de mer et au port. 

La raison officielle est la suivante :  "...il est constaté que le parc fermé, pourtant plus confortable que le système d’horodateurs car au paiement ajusté en fonction de la durée de parcage, fait l’objet d’un rejet qui se traduit par le débordement des véhicules dans les rues adjacentes, créant ainsi un problème de stationnement anarchique". "Fait l'objet d'un rejet" ! Hourra ! C'est écrit ! Indigo et la mairie reconnaissent chers Ouistrehamais que votre action de boycott porte ses fruits ! Votre mécontentement a été entendu, pas pris en considération... mais entendu ! 

Nous avons une autre interprétation de ce changement pour la place Alfred Thomas : Caen la mer récupère au 1er Janvier 2017 la gestion de tous les parkings fermés de l'agglomération. Celui de Ouistreham est un modèle dans son genre ! Sur 200 places le taux d'occupation a été de 26 transactions par jour en avril et en septembre, 31 en juin (on ignore la durée moyenne des transactions) ! Seuls les mois de juillet et août ont accueilli un peu plus de mondeLes barrières ont été plusieurs fois arrachées nous a-t-on signalé. On peut comprendre que le service de Caen la mer n'ait pas envie de s'occuper de ce désastre !

Chiffres fournis par Indigo
  
  • Désormais  deux zones  « FRONT DE MER » et « PORT »

Le périmètre de stationnement payant est désormais réparti en deux zones intitulées respectivement « FRONT DE MER » et « PORT ». Romain Bail pense ainsi faciliter  la gestion administrative, (et pour une fois c'est vrai) car le recours à l’adressage des riverains sur leur badge est ainsi éliminé. Nombreuses ont été les plaintes des riverains qui considéraient, à juste titre, que c'était une atteinte à leur vie privée de mettre, au vu et au su de tous, nom et adresse sur le parebrise de leur voiture ! L'action de ces riverains auprès de la CNIL a donc eu des effets positifs !

(http://www.ouest-france.fr/normandie/ouistreham-14150/stationnement-cest-une-atteinte-la-vie-privee-4138224 )
  •  Un stationnement pour les bus


Un endroit dédié au stationnement payant des bus, au plus près de la plage, du casino et des commerces attenants, a été décidé en l’occurrence sur la place Alfred THOMAS. La mairie a fini par admettre que la circulation anarchique des bus, qui n'avaient plus de places dédiées, était un vrai problème.    


  • OCEAN, association prise en considération 

Un périmètre payant va désormais être dédié gratuitement aux adhérents de OCEAN. Il s'agit de la contre-allée, située en front de mer entre la rue de Fontenelle et la limite territoriale de Colleville-Montgomery, pour y réserver le stationnement des clients des activités nautiques de l’association OCEAN.




Nous nous en réjouissons car l'association est intercommunale. Elle est née du regroupement de l’école de voile et de char à voile de Ouistreham (ancienne SRCO) et de l’école de voile de Colleville-Montgomery (WIND14) sous l’impulsion des deux municipalités en 2013 et des membres des deux associations. Certains sites d'activité de OCEAN étaient donc adossés à des parkings payants et d'autres sites s'appuyaient sur des zones  gratuites.  

 Zone réservée aux membres d'OCEAN

Néanmoins comment privatiser une partie de l'espace public au profit d'une association et pas de toutes les associations comme les boulistes et toutes les autres ?

 Les termes financiers de la renégociation


  • Coût de la transformation de la Place Alfred Thomas 

Indigo ne perd jamais la face et lorsque Romain Bail décide que "le parc à enclos fermé sera transformé en surface de voirie"  ce dernier doit passer à la caisse ! Indigo fait payer les bornes de paiement, les caméras, le boitier de commande, ... pour la modique somme de 88 589, 73 € !

  Article 4 du contrat renégocié 

Indigo, société philanthrope (!), a fait une proposition de reprise de ce matériel pour 62 700€. Proposition acceptée donc la transformation de la place Alfred Thomas coûtera 25 889€ à la ville, somme à ajouter, bien sûr, au déficit que nous avons signalé dans les articles précédents. 


  • Abaissement du seuil de partage des recettes   

Le nouveau contrat avec Indigo prévoit un abaissement du seuil de partage* des recettes. Il passerait de 222 000€ TTC à 175 740€ TTC. Il y a donc une révision à la baisse du "business plan" de Indigo. Le chiffre d'affaires du délégataire avait été estimé à 208 797€ en 2016 et à 222 771 € en 2017 avec un seuil de partage entre la ville et Indigo à 222 000€ comme le montre le tableau ci-après : 

    
Les résultats n'étant pas au rendez-vous ce "business plan" est revu à partir des chiffres réalisés en 2016.
Indigo attendait 208 797 € et n'a obtenu que 191 755 €. 

Pour 2017 les 222 771 € de chiffre d'affaires espérés par le délégataire sont revus à la baisse et désormais il affiche 179 429 € au compteur dans ses prévisions 2017 ! Dans le même esprit le seuil de partage passera de 222 000€ à 175 740 € TTC. Indigo ne veut pas désespérer le maire de Ouistreham peut-être ! 


Loin d'être un succès ces parkings payants font fuir les touristes sur les plages voisines restées gratuites ! Ouistrehamais continuez à résister aux parkings payants ! Vous avez déjà provoqué la baisse des ambitions des protagonistes de cette ineptie qui a germé dans les méninges de notre édile. Prenez exemple sur Granville où commerçants et usagers ont fait reculer la mairie sur un projet d'extension des zones payantes ! Et ce n'est pas le seul cas ! Ne restez pas immobiles, agissez. 


Le seuil de partage des recettes correspond au niveau de recettes  qui déclenche un partage entre le délégataire et la ville. Au delà de 222 000 € 55% des recettes reviennent à la ville et 45 % à Indigo