31 mai 2018

SOS... école de musique intercommunale en détresse !

La ville de Ouistreham dispose d'une École de musique renommée hébergée par le Centre socio-culturel. Créée en 1987 avec André BELLIS la qualité des cours a toujours été reconnue. Longtemps cette École fut appelée "le petit conservatoire de la Côte de Nacre". Elle accueille environ 350 élèves de Ouistreham et des communes littorales voisines, enfants et adultes, qui peuvent s’initier ou se perfectionner dans de nombreuses disciplines vocales ou instrumentales et bénéficier d’un accompagnement dans leur pratique musicale amateur.


École de musique ton univers  impitoyable




Un point à l'ordre du jour du conseil municipal du 30 mai 2018 a alerté, à juste titre, des Ouistrehamais à savoir le point 6 intitulé «RESSOURCES HUMAINES – FILIERE CULTURELLE – MODIFICATION DES EFFECTIFS ET DE L'ORGANIGRAMME DE L’ÉCOLE DE MUSIQUE».

Dans un document préparatoire à ce conseil municipal on découvre en effet que le total d'heures d'enseignement va passer au Ier septembre 2018 de 197,75 à 177,75 heures hebdomadaires. C'est l'équivalent d'un poste d'assistant d'enseignement artistique à temps complet soumis à 20 heures par semaine. C'est aussi 35 000 € d'économie budgétaire pour un maire qui préfère mettre 16 800 € (et non 14 000€ comme annoncé antérieurement en raison de la TVA oubliée!) dans des photos d'Élisabeth II, réalisées par Match, et exposées sur la plage pendant deux mois ! Bling bling quand tu nous tiens ! On découvre également que cette diminution des heures d'enseignement entrainera un changement d'organigramme à l'initiative du directeur du centre socio-culturel ! ? Une deuxième version de ce document préparatoire au conseil municipal gomme cette allusion à l’initiative du directeur ... ce qui est évidemment plus conforme à la réalité !  Personne n'est dupe !

Que se passe t-il donc à l’École de musique ? Tout d'abord des demandes de mutation de deux enseignants vers d'autres Écoles comme Hérouville Saint-Clair. Deux enseignants se sont vus offrir des postes à plein temps, ce qui ne fut pas le cas à Ouistreham !  Chacun sait aussi que les coupes sombres de 2015 (déjà une diminution de 10 h d'enseignement) réalisées par la mairie et les difficultés relationnelles ont affecté les enseignants, fragilisé l'enseignement et entamé l’enthousiasme de professeurs reconnus et dynamiques. La baisse des subventions, l'augmentation des tarifs font le reste ! 


Les conséquences des arbitrages de BAIL et MIRALLES 

 


Les incidences concrètes de ce nouvel arbitrage de la mairie sont les suivantes :

  • disparition de l'enseignement d'instruments de spécialité : trombone, tuba, cor d'harmonie. Si l'enseignement de ces instruments disparaît cela aura évidemment des conséquences sur l'orchestre ! Rappelons aussi que la création de ces spécialités met beaucoup de temps à se concrétiser car il faut attirer des jeunes puis les former. Leur suppression est une vraie secousse pour les élèves ayant embrassé ces spécialités. Et reconstituer ces enseignements plus tard est presque mission impossible !    
  • disparition d'un cours de piano : ce sont 20 élèves que l'on met dehors alors qu'il y avait 11 élèves sur liste d'attente !  
  • disparition des percussions d'orchestre, enseignement de spécialité également qui va impacter une quinzaine d'élèves. 
  • disparition de l'opération "cuivres à l'école" qui existait depuis plus de 10 ans : en effet à l'école Charcot, en CM2, les enfants étaient initiés aux cuivres par un enseignant de l’École de musique. Chaque enfant pouvait pendant quelques semaines avoir un instrument chez lui pour un réel éveil musical ! Un petit concert clôturait l'année 
  • disparition de l'initiation à la batterie et aux percussions au sein de l'école primaire sur la pause méridienne...
Ensuite Madame MIRALLES fait de petits ajustements pour faire passer la pilule : quelques heures en moins et en plus par-ci par-là pour atténuer le choc, glissement d'un enseignant vers la coordination musicale de l’École ....

Mais la réalité est là avec le départ de deux enseignants non remplacés et le non renouvellement des contrats de deux autres (piano, trombone, tuba) soit moins 20 heures hebdomadaires entraînant ipso facto une baisse des effectifs d'élèves estimée à 40 alors qu'il y a des listes d'attente ! Pour le budget c'est une amputation de 10 % (35 000€ sur un budget de 350 000€). Pas brillant Mme MIRALLES ! Vous bricolez dans l'urgence !



Une mobilisation des usagers 


La situation de l’école de musique est grave : parents, enfants, musiciens, professeurs et associations tirent la sonnette d’alarme. Un exemple avec un courrier à l'attention de Mme MIRALLES (maire adjointe chargée de la culture, du patrimoine et de la démocratie participative) rédigé par des usagers de l'école de musique : ils lui font part de leurs inquiétudes quant au devenir de l'école. Ils ont également écrit à Mme Béatrice PINON, conseillère municipale déléguée à la jeunesse et à la petite enfance de la ville.


Bonjour Mme Sabine MIRALLES,


En votre qualité d'adjointe au Maire, chargée de la culture, du patrimoine et de la démocratie participative, nous nous permettons de venir vers vous afin de vous faire part de notre inquiétude concernant le futur de l'école de musique de notre commune. En effet la lecture de l'ordre du jour du conseil municipal du 29 mai 2018 nous apporte la plus vive inquiétude, concernant en particulier son point numéro 6 intitulé : « RESSOURCES HUMAINES – FILIÈRE CULTURELLE – MODIFICATION DES EFFECTIFS ET DE L'ORGANISATION DE L’ÉCOLE DE MUSIQUE ». Ce titre semble des plus annonciateurs quant à une décision politique municipale de coupe franche dans le budget alloué à notre école de musique laissant sous-entendre une diminution des effectifs au détriment de notre école communale.

Qu'en est-il vraiment ? Quel est le devenir de notre école de musique ? Est-ce à dire que nous allons perdre des professeurs de musique ? Des heures de cours ? En tant qu'adhérant(e)s, usager(e)s de l'école de musique et citoyen(ne)s de OUISTREHAM RIVA-BELLA, nous sommes inquiet(e)s quant aux choix politiques que la municipalité peut envisager pour notre école de musique.

A ce jour nous savons tous que la demande d'inscription en cours de musique est si importante auprès de notre école qu'elle n'est pas en mesure de répondre favorablement à l'ensemble des demandes allongeant d'années en années les listes sur bon nombre d'instruments... Devons-nous comprendre que les heures d'enseignement seront encore plus limitées ? Que certains d'entre nous pourrons même ne plus pouvoir bénéficier de cours à la rentrée par manque de professeur ou diminution du taux horaire ? Qu'au final l'accès à l'enseignement et à la culture dans notre ville se réduit comme peau de chagrin et se retrouve sacrifié ?

L'enseignement de la musique ne devrait pas être perçu comme un luxe que nous pouvons sacrifier en période de disette ! Nous avons la chance d'avoir sur notre commune une école de musique qui prodigue depuis plusieurs années un enseignement de qualité et des plus reconnus dans ce domaine, en particulier pour une commune de notre taille, et ce  quelle qu’en soit la matière. Bien plus, elle sait participer d'année en année au rayonnement de notre ville grâce à des échanges culturels que ce soit dans notre département, dans les départements voisins et même en Europe ! En ce sens elle répond parfaitement à ses missions et porte pleinement l'image positive de rayonnement de notre ville.

Ce rayonnement ne saurait exister sans l'implication de tous, élèves mais aussi et surtout professeurs. L'école de musique de OUISTREHAM RIVA-BELLA apporte à chacun de ses élèves un enseignement des plus enrichissant qui mériterait d'être renforcé plutôt que d'être diminué. Aller à l'école de musique c'est apprendre le vivre ensemble, c'est apprendre le respect et l'écoute de l'autre (quand on joue en orchestre ou en groupe), c'est apprendre aussi la communication et l'échange entre générations grâce à la mixité des âges où adultes (actifs et retraités) comme enfants et adolescents se retrouvent dans une même classe et travaillent ensemble.

En une phrase et comme vous avez su si bien citer Nelson MANDELA : « De toutes les armes la plus puissante sera toujours l'éducation ». Nous, élèves et parents d'élèves, nous  rejoignons cette pensée.

Notre école de musique répond entièrement à cette mission car l'éducation passe aussi par la musique et son apprentissage au sein de notre école que nous voulons garder de qualité. Être inscrit à l'école de musique de OUISTREHAM RIVA-BELLA ce n'est pas seulement suivre une activité extra-scolaire ou extra-professionnelle mais c'est avant tout suivre un enseignement qui nous élève et qui participe au bien vivre ensemble. Le vivre ensemble entre élèves mais aussi le vivre-ensemble avec l'ensemble des habitants de la commune par la production de notre travail sur scène lors des festivals, concerts ou toute autre performance organisée par l'école. Bien vivre ensemble, un argument que notre Maire Romain BAIL dit vouloir promouvoir dans notre commune.

Néanmoins tout cela ne se fait pas que par l'investissement et le travail des élèves, il se fait aussi et surtout par l'investissement et le travail pédagogique de qualité des professeurs de musique professionnels et des encadrants de notre école. C'est à ce stade que la commune se retrouve engagée, incarnée par son conseil municipal, qui montre par ses actes la crédibilité que nous pouvons lui accorder quant à son investissement et les perspectives qu'il dit avoir en matière culturelle et éducative.

Car nous le savons tous, les choix budgétaires d'une commune restent avant tout des choix politiques, quelles qu’en soient les difficultés économiques, dans lesquelles les élus s'engagent.

Vous avez ce pouvoir d'engagement Madame en tant qu'élue et c'est la raison pour laquelle nous venons à vous. De part votre engagement, votre formation professionnelle et vos convictions dans le domaine de la culture et de l'enseignement, nous osons espérer que vous saurez défendre notre école communale de musique.

Nous entendons pouvoir garder  le niveau, la qualité mais aussi l'offre pluridisciplinaire que propose notre école de musique à défaut de ne pouvoir en cette période l'améliorer et l’élargir.

Nous serons par conséquent des plus vigilants en tant qu'adhérent(e)s, élèves, parents d'élèves de l'école de musique et citoyen(ne)s de OUISTREHAM RIVA-BELLA  quant aux choix faits par vous-même et les membres du conseil sur ce sujet.

Dans l'attente de connaître votre positionnement sur ces différentes questions, veuillez agréer Madame, l'expression de notre considération."


Le Petit Bédouin apporte clairement son soutien aux personnes inquiètes du devenir de l’École de musique et à leurs justes revendications. "L'effort" demandé à l’École comme aux autres services de la municipalité (affirmation du maire en Conseil municipal mais totalement fausse) est inique et disproportionné car il compromet le cursus musical de nombreux enfants et adultes, il casse un outil de référence en matière d'enseignement de la musique, il fragilise des enseignants compétents, diplômés mais à la carrière souvent précaire (il n'y a pas eu de concours de titularisation depuis 2011 dans l'enseignement musical !). Ce coup bas, en outre, écorne l'image de l’École devenue "incertaine" !
 
Mme MIRALLES, elle, est sur une autre planète ! Elle a fait une piètre prestation au conseil municipal. Elle s'insurge contre une lettre anonyme envoyée tard le soir (en référence à la lettre ci-dessus émanant d'un collectif de parents inquiets) ! Elle n'y répond pas ! Belle échappatoire indigne n'est-ce pas ? Le maire fait des émules ! Quant à Mme PINON, conseillère municipale déléguée à la jeunesse et à la petite enfance, interrogée sur le même thème elle répond sur la page Facebook de SOS - Ecole de Musique de Ouistreham, en des termes qui nous font osciller du rire aux larmes ! Allez lire ! Belle équipe !

Quant à Bail, dans une envolée lyrique dont il a le secret, il s'est insurgé toujours au dernier conseil municipal contre le manichéisme d'une gauche qui soutiendrait la culture et d'une droite qui ne le ferait pas ! Erreur manifeste et nous lui rappelons qu'un maire, quelque soit sa couleur politique, doit faciliter l'accès à l'art facteur d'émancipation, d'ouverture au monde, à son histoire, à sa diversité et à ses enjeux ! On est hélas loin du compte à Ouistreham.

Pour en savoir plus


On lira les excellents articles de Liberté de ce jeudi 31 mai et celui de Ouest France sur le même sujet.

(Article de Liberté)

(Article Ouest-France)


Un site Facebook intitulé est à soutenir. "SOS - Ecole de Musique de Ouistreham "


Une association de sauvegarde de la culture à Ouistreham a été créée : ASCORB (association de sauvegarde de la culture à ORB). Soutenez les !

Pour cuivres à l'école, un exemple sur
http://www.etab.ac-caen.fr/apiedu/ecole-charcot/docs/Administrateur-jazz_escales_2011_cuivres.pdf


27 mai 2018

Partie civile

La partie civile dans une action pénale désigne une personne, physique ou morale, victime d'une infraction, ayant subit un préjudice. La plainte avec constitution de partie civile permet à la victime de saisir le tribunal compétent afin d'obtenir réparation.

Ce qui s'appelle botter en touche...


Lors de l'audience du Tribunal correctionnel du 15 février dernier où comparut Romain Bail, le Président interrogea le prévenu pour savoir si la commune de Ouistreham s'était portée partie civile. Il lui précisa qu'il ne pouvait le faire en tant que maire puisqu'il était lui-même partie au procès. Le Romain avança alors, bredouilla plutôt, qu'il aurait appartenu au premier maire adjoint par délégation de le faire. L'intéressé, présent dans le prétoire, s'intéressa subitement à l'extrémité de ses chaussures et ne répondit rien. Le Président en conclut donc que la commune ne s'était pas portée partie civile...


Ce n'est pas si simple ! Lorsque le maire est partie à un procès le mettant en cause face à la commune,  il ne peut représenter la commune. Il ne peut pas non plus déléguer cette faculté à un autre élu. C'est  alors au conseil municipal de se prononcer sur l'opportunité d'ester en justice et de désigner un élu (premier adjoint ou pas premier adjoint) chargé de faire le nécessaire. Et bien entendu, notre maire s'était bien gardé de saisir l'assemblée de la question. Imaginez un peu : il aurait fallu chiffrer le préjudice subit, missionner un avocat pour représenter les intérêts de la commune...et se voir au final condamné à indemniser notre belle ville.


Kafkaïen dites vous ?


Eh oui, il a bien eu un préjudice ! La lecture, théâtrale s'il en fut, du faux mail lors de la séance de conseil du 4 septembre, a entraîné un certain nombres d'engagements, de dépenses, de factures. Il faudra bien les chiffrer un jour et ces sommes, irrécupérables aujourd'hui, constituent le préjudice subit par la commune et qu'il faudra récupérer auprès du coupable. Car il y a bien un coupable, le faux ne s'étant pas généré spontanément. Le coupable n'est que provisoire pour le moment, car celui qui a été condamné par la justice à un an d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende a fait appel. Il abordera donc le nouveau procès dans quelques mois avec la virginité bien précaire de la présomption d'innocence qu'il sied d'accorder à tout prévenu.

Oui on sait, ce n'est plus celui-là mais il est beau quand même!


Partie remise


Voilà une bonne idée de faire appel, ça va permettre au conseil municipal de réparer l'erreur ou l'omission commise lors de la première instance. On attend donc que soit inscrite lors d'une prochaine séance la délibération décidant que la ville se portera partie civile dans cette pénible affaire et désignera l'élu chargé d'instruire ce brûlant dossier. Pas de souci n'est-ce-pas ? Le maire se dit innocent, ses vingt et un comparses (?) dans un chœur touchant le soutiennent aveuglément, aucun risque ! Si vous doutez de la spontanéité d'une inscription à l'ordre du jour d'une séance, comptons sur l'opposition pour la demander. Et si malgré tout ça ne vient pas, ON A LA SOLUTION!


Fin de partie


En effet, dans son infinie sagesse (eh oui parfois!) le législateur a prévu le cas où une collectivité territoriale pourrait négliger la défense de ses intérêts. Le garde fou a été prévu, disons-le, lorsque la collectivité omet d'intenter une action par négligence coupable, à des fins partisanes, lorsque l'intérêt, les intérêts d'un élu sont en jeu. Vous me suivez, ça vous rappelle quelque chose ? Et la présomption d'innocence alors ? Bref, reportons nous à la loi n° 96-142 du 21 février 1996... Elle a créé un article L2132-5 dans le Code général des collectivités territoriales qui dispose : Tout contribuable inscrit au rôle de la commune a le droit d'exercer, tant en demande qu'en défense, à ses frais et risques, avec l'autorisation du tribunal administratif, les actions qu'il croit appartenir à la commune, et que celle-ci, préalablement appelée à en délibérer, a refusé ou négligé d'exercer.

Intéressant, non? A méditer en tout cas...

21 mai 2018

La foire du trône

Noblesse oblige !

Vous aurez noté que depuis le début de son mandat la municipalité affiche une certain attrait pour les têtes couronnéesSouvenez-vous, il n' y a pas si longtemps, entre l'école et la mairie trônait encore le portrait de notre maire en compagnie du prince Charles. La légende nous apprenait qu'au moment de ce cliché mémorable, le Sieur Bail était en train de discuter de son futur musée devenu centre des relations Franco-britanniques. A l'époque cela ne nous avait pas encore couté un million.


Notre "roitelet" avec le Prince Charles affiché devant l'école à partir de 2015.

Parallèlement un portrait géant de la reine Élisabeth en compagnie du prince Charles et du roi de Norvège était installé sur le belvédère en bord de mer.




Installation pour le moins un peu surprenante sur ce blockhaus quand on sait que c'est de ce belvédère où était installée une batterie antiaérienne allemande que partirent des tirs meurtriers qui touchèrent le commando n°4 au moment de l'attaque du casino en juin 1944. 

Bulletin municipal (lien)
N'oublions Stéphane Bern, le fameux parrain du projet, (enfin de l'ex-projet) dont la présence pour l'instant s'est faite plutôt discrète, lui aussi grand amateur de têtes couronnées... mais aussi de vérandas Akéna, de Gamm vert, de camping Yellow village, de pommes de terre "Princesse Amandine", de chocolats Lanvin....

Le poids des mots, le prix des photos

Pour rester dans l'ambiance nos élus (dont certains ne cachent pas leur penchant pour la monarchie) ont donc décidé de faire une exposition de photos "Paris Match" de sa majesté la reine. Une vingtaine d'images encadrant les planches.



Avec il faut bien le noter au milieu d'un ensemble kitsch à souhait un hilarant retour en grâce de François Hollande qui avait vu sa photo placardée sur le local de l'association caritative "entraide et solidarité" en 2015 (le président des pauvres ?) et qui aujourd'hui se retrouve sur les planches avec la reine sur "The plage to be"...

François Hollande dans la première expo photo en 2015...

Et trois ans plus tard...Notez la Rolls en arrière plan...
Tout cela pour "faire le beau" auprès de la couronne Britannique et récupérer quelques sous pour un projet aujourd'hui stoppé net par le préfet et entaché honteusement par une condamnation pour faux et usage de faux.
Le mot du maire affiché sur le premier panneau se termine par "Cette belle exposition s'offre comme une évidence..."


Bon il faut l'avouer le verbe "offert" on l'a trouvé un peu louche alors on a demandé la facture : comme pour la réception à l'ambassade de grande Bretagne cela a un prix... royal bien évidement, à savoir 14 000 euros ! Ce qui est sûr c'est que dans notre petite monarchie locale l'emblème n'est pas un aigle mais plutôt un pigeon, enfin des pigeons!

17 mai 2018

Une qualité de vie piétinée


Romain Bail rase les espaces verts pour densifier l’habitat et attirer de nouveaux contribuables. Les promoteurs sont heureux, les riverains, moins. On ne peut pas dire que les petits espaces verts, boisés ou non, pullulent à Ouistreham mais il suffit que l’espace soit vert, aussi petit soit-il, pour que Romain Bail voie rouge !

Des opérations urbanistiques évitées …


Rappelez-vous, entre autres, les jardins de la mairie qui devaient être amputés pour construire parking souterrain et immeuble ! Mais la mobilisation citoyenne avait empêché ce sinistre !

http://lepetitbedouin.blogspot.fr/2015/04/un-projet-immobilier-fumeux-au-coeur-du.html

Un autre exemple un petit triangle d’espace vert au croisement de la rue de la Victoire et celle du 11 novembre avait commencé à être massacré au profit d’un parking jusqu’à ce qu’une voisine rappelle à la mairie que cet espace avait été donné à la ville qui, en contrepartie, devait le laisser en espace vert ! Les trous avaient alors été rebouchés ! Merci J. L.

Angle de la rue du 11 Novembre et rue de la Victoire

Que dire du Centre des relations franco-britaniques sur un territoire soumis à la loi sur le littoral !

…mais des projets calamiteux


Le maire ouvre les vannes de l'urbanisation à tout va. Rappelez-vous les arbres du stade Kieffer ! Rasés totalement au profit d’un parking deux ans plus tard !

http://lepetitbedouin.blogspot.fr/2015/05/massacre-la-tronconneuse-ouistreham.html

Le déclassement d’un terrain de foot (25 455 m2) près de la caserne de pompiers est en cours pour y construire, logements, pôle médical, entrepôts pour les associations … pour 1 300 000 € net vendeur. Bouygue Immobilier en est l’acquéreur. 

http://ouistreham-rivabella.fr/wp-content/uploads/2017/11/delib.CM7_.2017-du-23oct.pdf  (delib 11)



Une aire de jeu dégradée dans le quartier de la Reine Mathilde va laisser la place à un immeuble ! Rien à faire des mômes ! 


délibération 6 


La cession d'un terrain derrière le presbytère va permettre de construire 5 logements sociaux ! (CM du 29 mai 2017 !)


(Délib N°7)

Quelle tristesse de voir également que le minuscule bosquet de 5 ou 6 pins de Riva ouest va tomber sous l’acharnement des tronçonneuses pour édifier une villa afin que 40 000 € tombent dans l’escarcelle de la mairie ! Cela ne compensera même pas la dépense de communication de l’opération Bourgnon, fiasco de la "com" par excellence, pour faire plaisir à l’ami d’un ami du maire ! Et on parle dans la ville de conflit d’intérêt ! C’est à pleurer !

Square de la rue Planquette 

13 mai 2018

Revue de presse : The must !



Romain Bail a eu l'honneur de la presse ou des réseaux sociaux ces derniers temps. Voici ce qui vous a peut-être échappé.  

Sur le site Politicswatch, outil conçu par des journalistes pour recenser les personnes condamnées et qui occupent un mandat électif, Bail a fait l'objet de la revue de presse du 6 mars 2018. 

 https://politicswatch.fr/revue-6-mars-2018/


 site Politics Watch


Le Figaro titrait lui " Normandie: un maire LR condamné à 1 an de prison avec sursis"
  

Challenges titrait également : "Le maire LR de Ouistreham condamné à un an avec sursis"

https://www.challenges.fr/politique/le-maire-lr-de-ouistreham-condamne-a-un-an-avec-sursis_580279

Dans Le parisien on pouvait lire : "Ouistreham : le maire condamné à un an de prison avec sursis pour un faux"

http://www.leparisien.fr/faits-divers/ouistreham-le-maire-condamne-a-un-an-de-prison-avec-sursis-pour-un-faux-12-04-2018-7660092.php

RTL, dans justice et faits divers, à son tour annonçait : "Calvados : le maire de Ouistreham condamné à un an avec sursis"

http://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/calvados-le-maire-de-ouistreham-condamne-a-un-an-avec-sursis-7792993288

L'observatoire des politiques qui a pour but de recenser l’ensemble des condamnations et des mises en examen des hommes et des femmes politiques français a enregistré Romain Bail dans sa rubrique "condamnations" !



La liste est longue, très longue ! Mais le palmarès à notre avis revient à des journaux locaux qui nous ont fait beaucoup rire ou nous ont interpellés. 



La page Facebook de Radio Racailles avec son humour habituel faisait paraître le 16 février dernier le post suivant :


Liberté nous informait de l'état d'âme de Romain Bail en proie à une cabale ! Le pôvre ! C'est pas moi c'est l'autre ! 
 

 https://actu.fr/normandie/ouistreham_14488/ouistreham-romain-bail-on-veut-interrompre-mandat-avant-terme_16569020.html


 Phot de Actu.fr (Liberté ) du 28 avril

La photo le montre : R. Bail a un poids trop lourd sur la tête ! 

Enfin un petit texte lu dans Tendance Ouest dans les indiscrétions d'Arsène nous a fait réagir vertement sur les réseaux sociaux. On pourrait résumer trivialement les propos des internautes par : "il est grave !"  



Et comme dirait Beaumarchais, " tout finit par des chansons " alors on ne résiste pas !





10 mai 2018

Les pieds sur terre

L'assemblée générale de l'association "Les amis du Petit Bédouin" a eu lieu le 21 avril à 18h30 dans la Grange aux dîmes. 








Les désormais traditionnels gâteaux d'anniversaire de ALPB avec les bougies

Le bilan de l'année écoulée, des échanges sans tabou sur les sujets qui préoccupent les Ouistrehamais étaient à l'ordre du jour de cette assemblée générale. Le feu Centre des relations franco-britanniques, les migrants, les affaires judiciaires en cours et à venir, tous ces sujets furent débattus avec le souci constant de lutter contre la désinformation à l'œuvre dans Ouistreham. 

Contrairement au conseil municipal l'association ALPB se range du côté de la justice et  elle a célébré, dans la Grange aux dîmes, la justice de notre République dans la joie et la bonne humeur. Drôle d'époque où des "élus" posent dans la salle du conseil municipal sous les emblèmes de la République pour contester la justice qui a condamné leur chef ! 

Chacun sait que le meilleur allié d'un élu condamné est l’ignorance des électeurs ou leur capacité à l’oubli. Nous serons donc présents pour remémorer les faits et rappeler aux élus que si leur mandat leur donne du pouvoir, il leur impose en retour des  responsabilités et, au premier rang d’entre elles, la probité.

05 mai 2018

La ville marraine du commando Kieffer des fusiliers marins de Lorient

Une délibération du Conseil municipal de Ouistreham, votée à l'unanimité le 5 mars 2018, est passée relativement inaperçue et pourtant elle prend un reflet tout à fait particulier au regard de la condamnation du premier magistrat de la ville à 12 mois de prison avec sursis et 5 000€ d'amende. Ouistreham est devenue ville marraine du "commando Kieffer" des Fusiliers marins, créé en 2008 et basé à Lorient.   

Les fusiliers marins commando des hommes d'honneur




Notre ville a vu le sacrifice des hommes du Commando n°4 débarqués à Colleville-Montgomery en 1944. Ils ont arpenté nos rues pour notre libération, donc, devenir la ville "MARRAINE" de la dernière née des unités de forces spéciales de la marine (2008) nommée "commando Kieffer" est un honneur pour les habitants. Ce commando se compose de spécialistes dans divers domaines qui viennent renforcer de leurs savoir faire techniques très particuliers d'autres unités comme le montre le reportage sur You Tube ci-dessus. 

Ville marraine oui mais mal représentée !


Dans le reportage présentant ce commando d'élite nous apprenons que "Les données de l'ordinateur et du téléphone trouvées à bord sont récupérées par des spécialistes des systèmes d'information et envoyées par satellite pour être traitées en base arrière..."

Pas possible de ne pas faire le parallèle avec les propos de Romain Bail qui, lui, n'hésita pas à mettre en doute les compétences de la gendarmerie au cours de son procès à propos de l'analyse du disque dur de son vieux Mac !



Dans un autre reportage il y est dit que: "L'esprit commando marine, il est fait d'un certain pragmatisme mais également d'un certain sang froid, de rigueur allié à un solide sens de l'humour..." ! Mince y aurait-il des petits bédouins chez les commandos à moins qu'il n'y ait des commandos chez les petits bédouins ?



Enfin dans un dernier reportage nous découvrons au début (lien) que "La finalité du combattant c'est d'utiliser son arme et pas son stylo Bic!".  Alors là nous les adeptes du stylo et des mots nous voilà déjà recalés ! 


Si vous n'avez pas le temps de regarder tout le reportage, allez voir directement la fin en cliquant sur le lien, il y a de très belles images de Ouistreham... (lien)

Ce commando qui affiche son sens de l'humour ne nous en voudra pas de ce texte ! En tout cas pour nous la mission continue...