La toute fin du XIXème et le début du XXème virent s'affronter, dans une saine émulation, bon nombre de pionniers, du plus lourd que l'air, qui rivalisaient d'adresse, d'inventivité et de hardiesse pour s'élancer à la conquête du ciel. Ce fut le cas à Ouistreham du comte Gustave de Puiseux qui avait conçu avec le constructeur Vinet une bicyclette volante.
Gustave de Puiseux dont l'imagination n'avait d'égale...que la force de ses mollets
et la villa les Tamaris à Hermanville sur Mer
La famille de Puiseux avait établi ses quartiers d'été à Hermanville sur Mer avec l'achat en 1892 de la villa Les Tamaris. C'est sans doute cette proximité géographique qui avait poussé Gustave à choisir Ouistreham comme terrain d'expérimentation de son surprenant véhicule. L'anecdote serait sans doute aujourd'hui bien oubliée sans le sens de la publicité dont avait fait preuve l'aéronaute en prenant soin d'éditer, ou de faire éditer, deux séries de cartes postales immortalisant l'exploit et décrivant la machine. La présence de la signature du comte sur certains exemplaires parvenus jusqu'à nous peut même laisser penser qu'il ne dédaignait pas les séances d'autographe.
Le comte de Puiseux en plein effort
Le "terrain d'aviation" semble être l'espace herbu s'étendant alors au bout de la rue de la grève en direction du port, aujourd'hui occupé par un lotissement de pavillons modernes
Un "cycloplane"
La tentative pour faire décoller l'étrange engin baptisé "cycloplane" eut lieu en 1909. La base est une bicyclette sur laquelle sont fixés 4 tubes qui soutiennent un "fuselage" en bambou de 5 mètres de long. A l'avant une hélice d'1,10 mètre actionnée par le pédalier via une transmission par chaîne et une poulie fixée à la roue arrière. La sustentation est assurée par deux ailes de 3,50 m² de surface, en bambou et toile caoutchoutée Continental, fixées au fuselage par des câbles d'acier.A l'arrière un plan stabilise l'ensemble. Le tout pèse 33 kilos auxquels il faut ajouter le poids de Gustave. On ignore combien de temps a duré le vol de cette espèce de cerf-volant ni même s'il a réussi à décoller. Il fallait assurément un bon coup de mollet, un vent arrière favorable et sans doute l'aide des deux personnages figurant sur la photo pour soulever l'engin et permettre à son intrépide pilote d'évoluer sur quelques mètres. Quant à se maintenir en l'air ou à se diriger...
Réclame pour la société Vinet en 1909, le probable constructeur de la bicyclette volante
On abandonne la pédale
Il y eut paraît-il une version motorisée du "cycloplane" baptisée "La Mouche". De plus grandes dimensions puisque l'envergure était de sept mètres et le poids à vide de 44 kilos. Un dispositif permettait en outre de replier les ailes pour circuler sur route. On ignore si des essais eurent lieu à Ouistreham mais l'engin ne fit pas école en tout cas.
Le cycloplane "La Mouche" source site j2mc planeurs
Lors du prochain conseil municipal du 22/02/2016, sera présenté le compte administratif de la commune de Ouistreham pour l'année 2015. Ce compte administratif doit être présenté par le maire-adjoint aux finances, en l’occurrence l'inénarrable Bobby, le roi des cabines de plage.
Le vote du budget est un acte essentiel dans une commune. Cet article n'a pas pour ambition de rentrer dans les détails mais de donner les grandes lignes de la préparation, du vote et de l'exécution du budget. Ces bases vous permettront d’assister au Conseil Municipal (CM) à venir et d’en comprendre les enjeux.
Les étapes du budget communal
- Le débat d'orientation budgétaire (DOB)
Il a pour but d'engager la discussion au sein du CM sur les grandes orientations de la politique municipale pour l'année à venir et donc du budget y afférant. Ce DOB est obligatoire. Pour l'opposition, c'est l'occasion de faire la critique de la politique municipale et de présenter éventuellement un contre-projet. Par conséquent c'est la séance la plus intéressante pour les citoyens.
- Le vote du budget.
Le vote du budget "primitif" (BP) a lieu après le DOB quand on connaît les ressources de la commune pour l'année à venir. Il est voté au plus tard avant fin mars de l’année en cours. En cours d'année, on peut modifier le budget par des "décisions modificatives" (D.M.). Cela se produit généralement en cas de dépenses imprévues ou de dépenses reportées, etc....
- Le compte administratif (CA)
Il fait le point sur l'exécution du budget de l’année précédente. Le compte administratif de l'année 2015 doit être voté avant le 31 juillet de l'année 2016. C'est l'occasion d'un nouveau débat, cette fois-ci sur la réalisation du budget voté antérieurement. L'opposition ne doit jamais voter pour le CA car elle serait démunie si des contrôles ultérieurs faisaient apparaître des problèmes.
Les principes
Chaque budget est divisé en fonctionnement et investissement. Il existe des règles précises pour savoir ce qui relève de ces deux parties. Tous les budgets doivent être en équilibre : les recettes doivent être égales aux dépenses au centime près et que ce soit en fonctionnement ou en investissement. Le budget doit être sincère, c'est à dire qu'il ne doit pas user d'artifices comptables pour masquer un déficit. La commune reste maîtresse de ses choix dans la mesure où le budget respecte les règles. C'est le principe de la souveraineté budgétaire. Il est contrôlé sur le plan formel par la préfecture. Tous les documents budgétaires - sans exception - sont consultables par les citoyens qui peuvent les rendre publics. Y compris le détail des dépenses ou des recettes.
Qu’on se le dise !
Budget 2015, deuxième année de vérité
Après un exercice 2014 où le bilan catastrophique de Romain Bail et de son "ministre des finances" avait mis en évidence un budget de fonctionnement en déficit de 230.282 €, le remboursement du capital des emprunts non financé, et des dépenses de personnels qui avaient augmenté de 474 000€ (Relire notre article du 21/01/2015: Lien), la publication du compte administratif pour l'exercice 2015 va nous révéler la réalité de la gestion de cette majorité municipale.
Ce 22/02/2015 sera un nouveau grand moment de vérité
Jeudi 11 février une réunion concernant les stationnements payantsa eu lieu à la Grange aux Dîmes. Elle ne concernait que "les riverains des zones payantes, commerçants, entrepreneurs, profession libérale d'une part ou résident d'autre part" mais bizarre, (vous avez dit bizarre ? ... comme c'est bizarre ?) les commerçants n'étaient pas prévenus (UCIA en tête) et nombre de riverains également. Malgré ce cafouillage d'une réunion mal programmée, de surcroît pendant la période des vacances scolaires, un peu moins d'une centaine de Ouistrehamais s'étaient déplacés. Notons aussi que pour la première fois, les représentants d'Indigo (avant Vinci Park) étaient présents pour exposer le projet d'implantation des zones payantes.
Après avoir exposé rapidement les tarifs de stationnements allant de 0,80€ pour 30 minutes à 6 € pour 10 h, un des représentants de Indigo expliqua les détails de la tarification et de son application :
avril, mai juin et septembre constitueront la moyenne saison,
juillet et août, ou haute saison, seront les mois où les estivants mais aussi les Ouistrehamais devront payer pour aller à la plage, faire leurs courses, venir travailler ou se garer devant chez eux ne bénéficiant que d'une heure gratuite par jour entre 9h à 19h.
Au préalable les riverains devront être enregistrés soit sur internet ou en mairie à partir du 15 mars pour pouvoir bénéficier d'une place gratuite.
Les questions de l'assemblée... qui fâchent
Le recours de l'Association des "Amis du Petit Bédouin" et d'une vingtaine de Ouistrehamais.
Le ton fut vite donné par le premier intervenant qui demanda calmement aux représentants d'Indigo s'ils étaient au courant du recours déposé au Tribunal Administratif par, d'une part l'association "le Amis du Petit Bédouin" (ALPB) et d'autre part une vingtaine de Ouistrehamais en colère.
Question d'un ouistrehamais
Réponse du représentant de la société INDIGO
Apparemment la surprise fut de taille à voir les visages déconfits des représentants de Indigo. Ne sachant que répondre ils esquivèrent très vite la question pour revenir à la gratuité des stationnements payants à laquelle personne dans la salle ne crut et qui valut à Romain Bail d'être copieusement sifflé.
Une seule place par riverain
Beaucoup de personnes, de manière très véhémente, reprochèrent à Romain Bail l'unique place gratuite par famille de riverains alors que bon nombre d'entre eux ont deux, voire trois véhicules qu'ils garent dans la rue de leur domicile n'ayant ni garage, ni jardin adéquat. Romain Bail balbutia que le problème n'avait pas été étudié, le but étant de "faire un roulement" pour que les touristes puissent trouver de la place mais que le sujet allait être évoqué pour qu'une deuxième place soit envisagée par Indigo en moyenne saison uniquement. Les riverains inquiets allèrent même jusqu'à demander à se garer sur leur bateau pour faire quelques économies.
Payer pour venir travailler
Une dame demeurant à l'année boulevard Aristide Briand, en front de mer, demanda si son aide ménagère venant deux fois par semaine devrait payer pour venir chez elle ? Réponse laconique de R. Bail "est-elle employée de la collectivité ? Non ! Alors cette dame du "privé" paiera ou devra trouver une place gratuite dans d'autres rues...". Une autre jeune femme travaillant en front de mer dans le commerce s'enquit de savoir s'il elle devrait payer tous les jours pour venir à son travail. "Mais oui que voulez vous, ou vous chercherez une place dans les rues adjacentes".
Mais qu'ils sont bêtes et ennuyeux tous ces travailleurs qui indisposent notre Maire avec leurs questions bassement matérielles ! Lui il se garera toujours gratuitement place de la mairie et devant chez lui. Actuellement il a l’habitude de se garer là où il veut sans prendre de « prunes », les zones bleues sont pour tous actuellement, sauf pour lui !
Un commerçant s'est inquiété du sort des véhicules au nom de l’entreprise mais aussi des voitures de ses employés. Le coût de ces stationnements payants équivaut, selon lui, à une hausse d’impôts déguisée alors même que l’implantation de ces parkings était soit disant rendue nécessaire pour ne pas augmenter la pression fiscale locale des habitants ! Pour Indigo la réponse fut très claire, les véhicules des commerçants ou des entreprises ne bénéficieront pas de gratuité complémentaire. La réponse du Maire atteignit des sommets dans le flou artistique : il devra faire une étude complémentaire avec Indigo parce que rien n’avait été effectivement prévu sur le sujet !
Payer pour venir se soigner
Des représentants du corps médical ont manifesté leur mécontentement de voir leurs malades lourdement verbalisés s'ils ne sont pas garés sur les places matérialisées lorsqu'ils viennent dans les cabinets médicaux. C'est d'autant plus choquant que ce sont souvent des personnes qui se déplacent difficilement en particulier pour le cabinet de radiologie de la rue Boivin Champeaux. L'installation de parkings payants le long du littoral ne va faire qu'aggraver les choses. Ces professionnels de la santé ont déjà accusé le coup avec le passage des parkings de la gare maritime en zone payante. En effet les clients de la gare stationnent désormais dans les rues adjacentes et bloquent les places dévolues aux malades. Leçon aurait pu en être tirée par nos édiles ! Mais non...
Des places réservées
Dans un article publié dans le journal Ouest France, Romain Bail avait annoncé la gratuité pour les meilleurs clients du Casino, soit une cinquantaine de places situées entre le Casino et le Centre de Thalasso. La question lui a donc été posée et la réponse fut balbutiante, évasive. Difficile en effet de justifier la privatisation du domaine public au profit d’une entreprise et sans en avoir au préalable averti Indigo d’une part et avoir obtenu une délibération du conseil municipal sur ce thème ! Idem pour la matérialisation de 4 places réservées pour le musée n° 4.
Quel amateurisme ! Gageons qu’Indigo réclamera des places en échange de ces places privatisées si le Conseil municipal vote favorablement ces petits arrangements entre amis ! Nous ne croyons pas à la philanthropie de ce groupe. Donc riverains attendez-vous à voir de nouvelles places, de nouvelles rues devenir payantes !
Question d'éthique
L'exposé de Indigo a permis aux personnes présentes de prendre conscience du rôle important que va jouer le délégataire. C'est lui qui enregistrera les habitants de Ouistreham qui demanderont une heure de stationnement et non la mairie. Un jeune homme a contesté ce rôle et dénoncé le fait qu'une société privée enregistre des données individuelles et personnelles. Une nouvelle démission du service public au profit du privé ! La logique, la doctrine, l'idéologie affirmée de Romain Bail !
Les réponses de Romain Bail
Le Maire était un homme dépassé par le dossier, hésitant, ne connaissant pas son sujet. Il a voulu garder le premier rôle dans cette réunion, collé à son pupitre. C’est un homme qui n’a pas compris que la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassée dans cette commune. Que ce clivage est remplacé par une opposition à des projets ubuesques. Que c’est un mouvement citoyen de fond qui s’amplifie face à la manière dont la commune est dirigée. Aujourd’hui la cacophonie qui caractérise la communication du Maire crée une dissonance telle que nous avons l’impression d’avoir à faire à municipalité transformée en une armée mexicaine.
C'est un homme qui a fait des promesses irréalistes aux uns et aux autres pour faire aboutir son dossier coûte que coûte. Il va devoir détricoter ce qu'il a maladroitement fait ou promis, ou aller de l'avant en essayant de faire avaler des couleuvres à la population ! Un exemple ? Il a offert 50 places au Casino. Deux solutions : il fait marche arrière ou il revient sur le périmètre de la zone payante. Tout est à l'avenant !
Les réponses de Romain Bail n'ont convaincu personne. Elles ont déclenché la colère, les sifflements, les huées des présents appartenant à toutes les catégories sociales.
Le climat de cette réunion ? houleux !
La Grange aux Dimes n'avait pas vu un tel rassemblement de personnes en colère depuis longtemps ! Romain Bail nous le connaissons bien, il n'admet pasêtre pris en faute ou contredit. Debout devant son pupitre, il a monopolisé la parole, comme d’habitude, laissant un peu pantois l’intervenant de Indigo.
Pour parler un peu familièrement, " ça pédalait dur dans la semoule …". Aucune réponse précise, on se serait cru aux balbutiements du projet…
Il y eu des mouvements d’humeur dans la salle quand Indigo a évoqué les tarifs et tenté d’expliquer que 6 € ce n’était pas cher comparé à, par exemple, Deauville ! Le nom à ne pas citer à Ouistreham ! Des « on n'est pas à Deauville » ont été scandés à différentes reprises dans la salle. Pour se défendre le Maire a répété que la convocation était pour les riverains et uniquement les riverains et que les questions portaient sur l’explication de la mise en place et rien d’autre ! Il a menacé également d'écourter la réunion (on s'est laissé dire que la police municipale était positionnée tout à côté... mais chut !). Vive la démocratie ! Il a aussi répondu plusieurs fois que "la question posée était hors sujet"…. Tellement plus simple !
A la fin de la réunion, Romain Bail a perdu tout sang froid et s’est emporté envers une dame qui lui signalait qu’il répondait d’une manière méprisante et qu’il méprisait les Ouistrehamais … Qui pourrait contester cela ? C'est en effet le cas à chaque Conseil Municipal où on assiste à des scènes de mépris caractérisées à l'égard de l'opposition en particulier.
Romain
Bail a offert lors de cette réunion une telle image de mépris pour
l'assemblée présente, d'amateurisme et de mensonges vis à vis des
représentants de Indigo, qu'ils ont dû se demander ce qu'ils étaient
venus faire dans ce "souk" et ils se souviendront sans doute longtemps de
leur soirée ! Mais ce jeudi 11 février ce qui a marqué tous les
Ouistrehamais présents, c'est que le pouvoir était dans la salle,
notre édile n'en menait pas large et il vira souvent au rouge de honte
devant les délégataires d'indigo. Prochain rendez-vous en mars (normalement !) pour une
réunion publique sur les stationnements payants comme l'a promis Romain
Bail !
Romain Bail rêve d'être député, national ou européen, il rêve d'un grand destin... Il voudrait quitter la mairie, ses ennuis quotidiens, son équipe, pour aller briller ailleurs, pour exister, pour...
Romain Bail essaie de se construire un réseau auprès des élus du parlement européen. On ne sait jamais ! Les prochaines élections européennes auront lieu en 2019, un an avant les élections municipales de 2020. Avec un mandat spécial permanent, voté par un Conseil municipal aux ordres qui ne mesure pas les conséquences de ses votes (conseil municipal du 14 décembre 2015), pour lui permettre d'aller autant de fois qu'il le veut à Braine L'alleud, la commune belge jumelée avec Ouistreham et qui se situe à 23 km du centre ville de Bruxelles... c'est pratique et pas cher...!
Extrait de la délibération du CM du 14 décembre 2015
Romain B., un candidat maladroit
En 2017, auront lieu les élections législatives en France. Alors Romain Bail, qui comme la grenouille dans la fable de Jean de la Fontaine voulait se faire aussi grosse que le bœuf, se verrait bien député du Calvados. Pour cela, il faut gravir les échelons dans son parti politique. Samedi 30 janvier se tenaient les élections internes chez Les Républicains. A cette occasion, les militants, à jour de leurs cotisations, pouvaient voter pour élire le délégué de la circonscription, les membres du comité de circonscription, les délégués de la fédération 14 au conseil national et enfin le Président de la fédération du Calvados.
Candidat au poste de délégué de circonscription
L'ambitieux Romain a d'abord envisagé de candidater pour être Président de la fédération en remplacement de Joël Bruneau. Mais, constatant le manque d'enthousiasme de l'aréopage d'élus de son parti, il s'est finalement décidé à candidater pour être délégué de sa circonscription (Honfleur - Deauville - Ouistreham).
Extrait des statuts des Républicains
On comprend l'importance d'être délégué de la circonscription. Mais il ne fut pas le seul à comprendre l’intérêt d'une telle candidature. Sophie Gaugain, 1ère Vice-Présidente du Conseil régional, Maire de Dozulé et Présidente de la communauté de commune... était aussi candidate soutenue par la députée Nicole Ameline. Mais Romain, lui, il fonce, il réfléchit après...
Le résultat fut sans appel:
Exprimés: 147 voix
Romain Bail: 24 voix.
Sophie Gaugain: 123 voix.
Seulement 15,6% des militants de la circonscription (Honfleur - Deauville - Ouistreham) ont voté pour Romain Bail...
Candidat au conseil national
Sans doute rempli de la certitude d'être élu chef de sa circonscription, il a aussi posé sa candidature au Conseil national du parti à Paris. D'après les statuts de 2015, il y a 7 représentants élus par les militants, au conseil national pour l'ensemble du département du Calvados. Il y avait 29 candidats pour 7 postes. Mais à Ouistreham, les places dans l'appareil sont très disputées aussi Romain Bail était-il en concurrence avec plusieurs membres de l'équipe municipale, et notamment Michel Fricout.
(Article du journal Ouest France du 25 janvier 2016)
Sur les 29 candidats, le seul, a avoir eu les honneurs d'un article dans Ouest France, c'est Michel Fricout. La campagne entre les deux rivaux de la Mairie était lancée. Romain a dû trembler à l'idée de se faire humilier par son adjoint ! Alors il y a eu du rififi dans la Mairie !Les murs se souviennent encore de la dispute entre les deux candidats au lendemain des désignations quand Michel Fricout fut largement battu, et Romain élu par les militants...
Romain en campagne pour BLM...
Faire oublier ces derniers soubresauts, voilà, la nouvelle obsession de Romain Bail. Alors maintenant il consacre du temps et son restant d'énergie pour organiser la campagne des primaires de Bruno Le Maire dans le Calvados... ! Tout sauf Ouistreham !
Juste un mot : souvenez-vous des promesses lors de la campagne de 2014: "Je serai Maire à plein temps" (sic)!
La colère gronde dans toute ta ville, Monsieur Bail, l'heure n'est pas à la dispersion. Il faut arrêter de rêver à un autre destin inaccessible... Il faut se concentrer sur la tâche de Maire, et laisser les ambitions aux autres... N'est ce pas Monsieur Fricout...?
Inventaire 2015, une année selon le calendrier ... romain
Voici un florilège glané au travers de 147 articles de votre blog préféré. On ne pourra pas dire qu'on ne vous avait pas prévenus ! L'année avait bien mal commencé pour Romain Bail avec le rejet des comptes de campagne des municipales 2014 et l'épée de Damoclès d'une possible inéligibilité. Il s'en est finalement tiré à bon compte (comptes rejetés) ...
A meilleur compte que les Ouistrehamais contraints de financer le fiasco Bourgnon pour 50 000 euros sans compter les faux frais. On en attend toujours les retombées mirifiques promises ! Bon, on a échappé (provisoirement?) au saccage du parc de l'hôtel de ville par un projet immobilier irréaliste et mal étudié. Première victoire d'une jeune association de défense des intérêts des Ouistrehamais.
Heureusement, nous eûmes droit pour nous détendre à l'organisation d'un carnaval mémorable: un unique char mettant en scène un Bobby triomphant suivi de Sa Majesté Romain Ier dans une voiture de pompiers et d'une vingtaine de participants...
On ne s'en lasse pas!
Et ça continue encore et encore...
On évitera par pudeur et respect pour ceux qui ont risqué leur vie, sacrifié leur jeunesse il y a plus de soixante dix ans d'évoquer plus avant une cérémonie début juin mal préparée, mal anticipée, mal gérée. N'est pas Mitterrand ou Kohl qui veut, en terme de réconciliation...! Mais quand même, après les fastes du 70ème dont notre maire avait bien profité en tirant une couverture, tissée par d'autres, à lui, rater le 71ème "malgré lui" aurait-il dit...ça ne mérite pas une médaille!
A propos de cérémonie, c'est la fanfare Michel Cabieu qui a jeté l'éponge vaincue par le dénigrement systématique et la volonté d'externalisation de certains... Sans doute préfèrent-ils "Super Mamie" et Patrick Juvet invités à grand frais pour un gros flop. 22 000 euros tout de même, sans les à-côtés, quand on pleure misère, ça fait désordre ! Flop aussi devant tout ce que l'agglo compte de promeneurs nocturnes comme spectateurs, les quelques pétards mouillés du pseudo feu d'artifice du 14 juillet. Du jamais vu dans la médiocrité.
Et ça continue, toujours, toujours
Et puis il y eut cette avalanche de dépôts de plaintes au pénal et au civil contre "Le Petit Bédouin" himself, (pour des sommes faramineuses ponctionnées dans les finances de la ville) pour commencer... mais aussi contre tout contradicteur qui osait la ramener un peu fort, contre d'ex "amis" politiques aussi ; c'est vrai qu'il est parfois imprudent de partager sur facebook des posts pas assez contrôlés. Des plaintes pour "menace de mort" (rien de moins !) contre des manifestants bruyants mais pacifiques en septembre dernier!
N'oublions pas non plus cette grotesque interdiction de fréquenter la plage par grande marée ; et puisqu'on en parle "the plage to be" et son carré VIP, ses bambous fanés et ses chiliennes vides, ça a bien égayé notre été malgré le coût prohibitif de ce "marketing territorial" (comme on dit au château) stupidement pensé et dépensé.
Ce qui est moins drôle, c'est cette explosion de la masse salariale avec la prise en charge en année pleine des emplois de cadres municipaux recrutés pour satisfaire, ego du maire, petits arrangements entre amis et promesses électorales... alors qu'on nous sert sur tous les tons la menace de faillite. Bon, si des gens embauchés au prix fort pouvaient dispenser de recourir à des cabinets extérieurs, on comprendrait presque, mais ce n'est pas le cas, puisqu'on signe à tour de bras des contrats avec des officines privées pour étudier, définir tout et n'importe quoi, aménagement de la plage, hôtel cinq étoiles, musée, j'en passe, et pas des meilleurs, comme le stationnement payant...
Et si vous n'êtes pas lassés on continue!!!
Ouistreham était connue pour sa plage, son port, son histoire..., la ville est désormais célèbre dans la France entière pour son carrefour des 4 stops qui depuis a fait trois petits, superbe initiative de notre municipalité largement relayée par la presse nationale qui en a fait plusieurs échos savoureux.
On ne vous parle pas des "mandats spéciaux" généreusement octroyés au maire pour visiter autant qu'il lui plaira ses féaux partenaires du 70ème anniversaire comme la Belgique, aujourd'hui la Grande Bretagne...! Et le "fameux "Kribi gate" ... ça on y a échappé, grâce à qui ? Allez on reste modeste, mais devinez... C'est l'arbre qui cache le Bois du Caprice, vous me direz. Tiens à propos d'arbres, il ne fait pas bon être résineux à Ouistreham, gare à la tronçonneuse. Il paraît que Lego* comme Idéfix pleure quand on abat un arbre, gageons que les fougueux bûcherons vont se calmer...
Nous en tout cas, promis (et ce n'est pas électoral) on continue...
Et la bissextile année 2016 est prometteuse, un jour en plus de "bailleries" supplémentaires, c'est bien parti ! Le mois de janvier est un bon cru avec les jeunes, les personnes âgées, sacrifiés pour de mirifiques projets ! Et février va faire grincer des dents avec le budget ! La tempête nous souffle que les associations vont beaucoup souffrir de privations !
Rejoignez le seul contrepouvoir sur la commune, "les amis du petit bédouin", pour nous aider à lutter contre ce démantèlement programmé de la vie ouistrehamaise.
* la nouvelle coqueluche...à poils de Romain et de la première Dame...
Le mercredi 27 janvier dernier une réunion publique avait lieu dans la salle du conseil municipal, avec pour thème principal « la réorganisation des plans de circulation et de stationnement du quartier ». Tout un programme quand on connaît le talent de l'équipe en place pour ce qui touche à la voirie ! Rappelons-nous le carrefour à 4 stops qui a fait des petits puisqu'on en compte désormais 4 dans la ville ! C’est ainsi que les riverains (attention prenez votre souffle) des avenues Boieldieu, Chateaubriand, Malherbe ; des rues Casimir Delavigne, Fontenelle, Segrais, Planquette mais aussi des boulevards Joffre, Briand et de France, se sont vus conviés, par Monsieur Hitier, maire adjoint chargé de l’urbanisme et de l’aménagement à cette réunion. Il s'agissait donc de présenter les projets de circulation de la partie ouest de Riva Bella.
La mise en conformité du plan d'accessibilité ...
En préambule à cette réunion, Monsieur Hitier a expliqué aux habitants présents, en insistant très fortement, que la mairie avait l’obligation d’appliquer la mise en conformité du «plan d’accessibilité». Pour cela un marquage au sol verrait donc le jour pour que les voitures laissent un libre accès aux trottoirs... Jusque-là pas de problème, tous conviennent qu’ilest normal que les piétons et les personnes à mobilité réduite puissent circuler facilement sur les trottoirs.
Rue Malherbe
Puis assez rapidement Monsieur Hitier annonça à son auditoire médusé qu'il allait complètement revoir le sens de circulation du quartier. Quasiment toutes les rues passeront en sens unique, de la route de Lion jusqu’à la plage (donc les avenues Malherbe, Chateaubriand, Boieldieu, Casimir Delavigne). Ce fût un tollé dans la salle. Lespersonnes présentes (une cinquantaine) ont cherché à avoir des explications sur un projet déjà semble-t-il, très abouti. Bon nombre d'entre eux ont pris la parole en expliquant que ce quartier était tranquille, que la paix sociale y régnait, que les rares voitures qui empruntaient les rues étaient bien souvent celles des riverains. De plus les habitants avaient le sentiment d’être les "laissés pour compte" de la commune, pour preuve, durant les deux mois d’été de l'an passé, cette partie ouest de la plage n’était que rarement nettoyée malgré les nombreuses demandes des riverains à la mairie. Les engins assurant le nettoyage de la plage s’arrêtaient à la cale à bateau située rue Casimir Delavigne.
Les personnes présentes ont rappelé également que la majorité des trottoirs de ce quartier ne sont pas goudronnés et sont donc pour beaucoup constitués de sable voire de graviers. Dès qu’il pleut les trottoirs sont transformés en ornières, donc quasiment impraticables tant par des fauteuils roulants, que par des piétons avec ou sans poussette. Et lorsqu’il fait beau direz-vous ? Et bien le sable sec reste tout autant impraticable tant par les piétons que par les personnes à mobilité réduite.
Une situation ubuesque digne d’un film de Jacques Tati
Cette réalité, si bien décrite par les habitants n'a semble-t-il pas outre mesure interpelé le discret Monsieur Hitier. Pourtant nombreux étaient les habitants à prendre la parole pour expliquer la situation... mais l’élu n'écoutait déjà plus. La raison ? Il semble que les décisions étaient déjà prises ! Des décisions ubuesques ! Vous voulez des exemples ? En voilà un : La rue Casimir Delavigne, qui est celle d'un centre de vacances appelé « les Marines », se trouvera au 2/3 en sens unique et pour un 1/3 en double sens ! Sacré problème de sécurité lorsque les bus seront maintenant dans l'obligation de déposer les enfants (parfois en bas âge) non plus devant le centre, mais de l’autre côté du trottoir ! Quel est l'intérêt ?
Les habitants devront donc zigzaguer et faire des détours, des boucles dans chaque rue à sens unique. Cela aura pour effet d’augmenter considérablement le trafic routier puisqu''ils n'auront plus d’autre choix que d’emprunter les rues à sens unique et parallèles à la leur pour partir ou rentrer chez eux !
La double peine
Les parkings payants qui verront le jour à proximité du quartier, le long du front de mer, vont générer d’autres nuisances. Il est fort à parier que les touristes préféreront trouver, et on ne pourra le leur reprocher, une place de parking gratuite, plutôt que de payer pour étendre leur serviette sur une plage sale car jamais nettoyée.The plage to bedeviendranot to be…!
Cette réunion n’avait finalement qu’un seul objectif : informer des décisions déjà prises. Le sieur Hitier fut bien en peine d’expliquer la cohérence du projet. Puis jetant l’éponge face aux très nombreuses questions et à la bronca ambiante, il a finalement lâché, fort énervé, que « la mairie voulait changer Ouistreham » ! Oui mais Ouistreham ne veut pas changer ce qui marche bien, juste ce qui ne marche pas. Les habitants réclament juste une plage propre et des trottoirs faits !
Roulez tambours ! La voici la vérité ! Un faux prétexte que cette volonté annoncée de « libérer les trottoirs ». C’est bien l’aspect de la ville de Ouistreham que le maire veut modifier. Faisons table rase du passé en somme… ! Monsieur Hitier a prévenu que la police municipale pourrait verbaliser tous les véhicules stationnant entièrement ou partiellement sur le trottoir, pour la modique somme de 135 €. Puis se voulant rassurant (sic !), l'adjoint du maire a indiqué que la ville n’avait aucun intérêt financier à prôner une politique de verbalisation, puisque selon lui « une grande part des amendes finissaient dans les poches de l’État et non pas dans celle de la commune ». Sic... et re sic!
Des propos diffamatoires pour terminer
La salle s’est agitée de plus belle. Très clairement en difficulté devant son auditoire, Monsieur Hitier s’est laissé aller, et a eu ces mots malheureux car particulièrement ambigus : «ici les contraventions n’arrivent pas sur le bureau du maire, comme ça pouvait se passer avant…». Choquées des personnes ont réagi vivement, demandant à l’adjoint au maire de s’expliquer sur ses propos diffamatoires et à peine voilés à l’attention de Monsieur André Ledran. Monsieur Hitier a eu bien de la peine à récupérer sa bourde indigne et fallacieuse.
Quelle honte Monsieur Hitier de colporter des mensonges. Quelle méconnaissance du droit ! Savez-vous que si cette pratique avait existé (tri des PV en fonction de la tête du client) comme vous l'avez laissé entendre, le maire aurait été mis en examen avec pour chefs d'inculpation, "la soustraction, le détournement ou la destruction de fonds ou d'effets publics par personne dépositaire de l'autorité publique, ainsi qu'immixtion dans une fonction publique, mesures destinées à faire échec à la loi". Sachez aussi que si cette pratique avait existé elle n'aurait pu se faire qu'avec la complicité de policiers municipaux encore en activité sous votre mandature. Gageons que ces derniers apprécieront les soupçons que vous avez portés ! Si l'on peut adresser, selon sa sensibilité politique des reproches à l'ancien maire de Ouistreham, tous les habitants s'accordent sur son honnêteté !
Ce mercredi 27 janvier 2016, le public composé de Ouistrehamais de Riva Bella a vu un maire-adjoint un peu perdu et ne maîtrisant pas grand-chose d’un projet qu’il ne porte manifestement pas et qui n’a qu’un seul sens, un sens unique : réaliser les projets d’un jeune édile, celui qui lui a permis d'arborer son écharpe tricolore, jeune édile épris d’une volonté farouche de réécrire sa carte et son territoire… engendrant incohérence et mécontentement des habitants !
En 1958, il faut encore au moins trois heures pour relier la Cité de Guillaume à la Porte océane à condition d'emprunter le bac du Hode pour traverser la Seine. Le pont de Tancarville n'est encore qu'en construction. La Société générale des transports départementaux avec ses filiales les "Courriers normands" et la "Compagnie normande d'autobus" se lancent dans un pari risqué mais néanmoins très médiatique, une liaison par hélicoptère de 50 kilomètres entre Caen et Le Havre avec quatre escales Ouistreham, Cabourg, Trouville-Deauville et Honfleur. C'est incontestablement une première en France, c'est également une première au monde avec des escales aussi rapprochées. l'expérience a lieu pendant la saison d'été 1958, du 25 juillet au 31 août.
Le joli prospectus promotionnel édité par la société Transcar, filiale commune des deux sociétés organisatrices. Il contient les horaires, les tarifs et les conditions générales de ce service original.
Escale à Ouistreham
Trois aller et retours quotidiens sont prévus avec départ de Caen, escale à Ouistreham, vers Le Havre à 8h55, 13h40 et 17h40. Il faut seulement quarante minutes pour relier Caen au Havre et même une demi-heure au départ de notre cité. Les tarifs sont élevés, du moins si l'on compare par exemple avec le SMIG horaire 149 francs (encore anciens...) à l'époque, jugez-en plutôt : l'aller et retour Caen-Le Havre est facturé 9 000 francs, le Caen-Ouistreham, aller simple, est à 2 000 francs pour un Bédouin qui voulait s'envoyer en l'air soit deux beaux billets bien craquants à l'effigie de Richelieu ou près de 14 heures de SMIG... Pas de tarifs réduits, bon, les enfants de moins de quatre ans ne payent pas s'ils sont assis sur les genoux de leurs parents. Mais ils comptent pour la capacité de l'appareil car on considère le poids total embarqué et tout est mesuré, passagers, équipage, marchandises et bagages d'ailleurs limités à 10 kg par passager. En cas de surcharge l'excédent suit par autocar... Il arrive donc qu'en fonction du poids total admissible, certains sièges restent libres. De toute manière la capacité de l'appareil est limitée à dix huit personnes, équipage (deux pilotes et une hôtesse) compris. Transcar compte en fait sur une clientèle d'hommes d'affaires pressés et de touristes aisés.
L'appareil utilisé, un Vertol 44 de construction américaine,
surnommé "la banane", propulsé par un moteur Curtiss-Wright de 1 425 chevaux,
décoré aux couleurs de Transcar. (photo collection personnelle)
Une expérience de cinq semaines
Inaugurée en grande pompe par les officiels le 24 janvier 1958, encensée par la presse qui salue cette volonté de dynamisme à la pointe de la technologie, la nouvelle liaison a même droit à l'hommage du paquebot "Ile de France", un des fleurons de la Transat, qui se détourne au départ du Havre vers New-York, pour venir saluer la "banane" au large de Trouville. Malgré les tarifs le service connaît un succès certain puisque 3 392 passagers emprunteront la ligne entre le 25 juillet et le 31 août. Ce qui, pour six voyages/jour pendant 39 jours, montre un taux de remplissage quasi maximum! Le succès, peut-être... mais pas la rentabilité puisque, pour que la ligne soit viable économiquement, il aurait fallu pouvoir emmener quarante passagers par voyage et l'appareil ne peut en contenir que quinze! L'expérience ne sera pas renouvelée l'année suivante, le pont de Tancarville étant d'ailleurs ouvert à la circulation début juillet 1959.
L'hélistation de Caen située dans la prairie près de l'hippodrome. Les hôtesses à l'uniforme très "fifties" posent devant le léger bâtiment.[photo Ouest-France]
Un petit film d'actualités a été tourné en 1958 et a été conservé par l'I.N.A. Il ne montre malheureusement pas l'escale de Ouistreham mais permet de découvrir cette expérience originale
Tonton Bédouin est naturellement preneur, en vue de les reproduire, de toute photographie ou document à propos de l'escale et de l'hélistation de Ouistreham. Il en remercie par avance les éventuels prêteurs...