29 août 2016

Libre parole : la bulle ouistrehamaise

Le mot français, BULLE, dans le sens de « bulle financière ou boursière " est une métaphore indiquant que les prix sur un marché spécifique augmentent rapidement et sans raison solide rendant ces marchés vulnérables et les exposant à une chute instantanée, à l'image d'une bulle qui s'élève et qui éclate. Qui n'a pas entendu parler de la bulle Internet ou de bulle immobilière américaine, espagnole... !



Dans l’histoire politique, il existe également des bulles spéculatives fondées sur de beaux discours et des promesses démagogiques. Rappelons-nous du « Nanard » des années 80 qui passa de spécialiste en rachat d’entreprise en faillite à ministre de la ville avant de tout perdre (enfin tout ???). Même chose pour un ex-directeur de FMI qui termina sa carrière politique menottes aux poignets à New York loin des ors élyséens...!

Le paysage politique local ouistrehamais n’a pas échappé, hélas, à ce phénomène de bulle politique spéculative. Le 30/03/2014, sorti d’une primaire contestée par les militants de son propre parti, le jeune Romain Bail est élu maire de Ouistreham. S'en suit, une période faste pour son égo et pour ses acolytes revanchards, avec les commémorations du 70ème anniversaire du débarquement où ils côtoient les plus grands de ce monde. Mais ... force est de constater que le même principe que celui de la bulle financière (lorsque le niveau affiché est excessif par rapport à la valeur réelle de l’élu) la bulle politique explose avec le même fracas.

Un comportement despotique et arrogant, une ambition personnelle égotique, une gestion financière de la commune dramatique pour l’avenir et le pouvoir d’achat des administrés ou le chiffre d'affaires des professionnels, des décisions unilatérales imposées avec la complaisance ou la passivité d'autres acteurs du même parti politique, ont brisé l’image d’une ville où il faisait bon vivre, laissant les Ouistrehamais incrédules et désappointés.

Les incidences de l’explosion de cette bulle « baillesque » sont incommensurables.


Incidences sur les administrés


Les révélations que vous pouvez lire dans nos colonnes depuis des mois font qu’il n’est plus nécessaire de démontrer les conséquences de la gestion de la commune sur le quotidien des Ouistrehamais. Romain Bail et sa clique ont brisé le Ouistreham que nous aimions. Baisse drastique des subventions aux associations, suppression des livraisons de repas à domicile pour les personnes âgées remplacées par des prestations de sociétés privées au coût prohibitif, suppression des subventions pour les classes de neige pour les enfants des écoles publiques, racket fiscal pour les familles et les personnes modestes, dépenses somptuaires en déplacements et festivités (voyages dans les capitales européennes, Yvan Bourgon, After Bac, élection Super Mamie, …), mise en place de parkings payants associée à une chasse drastique et revendiquée aux infractions entrainant des PV faciles à 135€, emprunts « déguisés » plombant les finances communales pour le 18 prochaines années (enfin c'est ce qu'a voté le conseil municipal avec le PPP (?) !)...

Incidences sur les professionnels


La mise en place des parkings payants depuis le 1er avril 2016 et de « zones bleues » associée à une course folle, parfois ciblée sur certains, aux PV de 135€ pour stationnements dits « gênants ou dangereux », ont eu pour conséquence immédiate une chute de la fréquentation touristique de notre commune sur la période. Les propos rassurants dans la presse de notre édile sur le sujet sont contredits par la chute démontrée du chiffre d’affaires de certains commerçants (près de 40% pour certains) et autres professionnels du tourisme avec pour conséquence collatérale la suppression d'emplois au sein de ces établissements.


De plus, l’image de notre ville au regard des agissements de notre édile révélées dans nos colonnes et parfois reprises par la presse locale, font réfléchir à deux fois les investisseurs potentiels susceptibles de s’installer sur le territoire de notre commune.




Incidences sur l’immobilier

L’explosion de la fiscalité locale avec la suppression des abattements facultatifs pour les foyers ayant des enfants à compter de l’année 2016, cumulée avec la mise en place des parkings payants et surtout avec l’image que donne notre édile de notre commune à l’extérieur impacte directement le marché immobilier de Ouistreham. Les transactions sont en baisse alors que l’offre est en augmentation. Démonstration que les gens veulent partir et que personne ne veut venir.


Incidence sur la démocratie locale


Des conseils municipaux convoqués le matin à 9H30 ou qui se déroulent à huis clos, un règlement intérieur de conseil municipal modifié réduisant le rôle et la voix des élus de l’opposition, des dépôts de plaintes multiples et infondés à l'égard de celles et ceux qui osent s’opposer publiquement, des manifestations de la population sur le parvis de la mairie, révèlent, entre autre, que la démocratie locale à Ouistreham est bafouée de façon cynique. 
A Caen la mer, le comportement et les agissements de Romain Bail font que la voix de Ouistreham n’est plus écoutée car non crédible auprès des élus des autres communes avec, en première ligne, son Président, le maire de Caen.



Plus de 50% des Ouistrehamais ont cru sincèrement en ce jeune loup pour donner un nouveau souffle à Ouistreham après le règne de trente ans du vieux lion de la Côte de Nacre. A l’aune de deux ans et demi de mandat de Romain Bail, nombreux sont ceux qui regrettent leur vote car ils ont été floués par des promesses pour un avenir différent claironnées par un démagogue beau parleur !

Cet enfumage de la part d’un homme briguant un mandat n’est pas le premier et ne sera pas le dernier. La tristesse de ces bulles dues à ces beaux parleurs, au-delà des conséquences de leur mandat sur l’avenir d’une commune, c’est la méfiance qu’ils provoquent chez de nombreuses personnes à l'égard de la politique.

La ville de Ouistreham et ses habitants vivent un véritable krak politique avec pour conséquence un maire désavoué, une ambiance délétère, un lien social rompu et des finances exsangues. Un seul espoir, un avenir différent du présent ! C’est le rôle des observateurs comme le "Petit Bédouin" qui ne veulent pas laisser les hommes politiques s’en tirer par des formules creuses, des actions irresponsables mais de les ramener aux faits, et à leurs conséquences.