18 mai 2016

Le Petit Bédouin est Grand !

Profitant du temps merveilleux que nous a offert le week-end de l'Ascension, un des fondateurs du "Petit Bédouin" accompagné d'amis (de toutes tendances politiques, eh oui cela existe !)  ont l'outrecuidance  de prendre un verre tranquillement à la terrasse d'un café de la rue de la mer ! En cette matinée printanière touristes et Ouistrehamais flânent dans la rue fermée à la circulation. C'est la journée des rencontres improbables : un opposant convaincu du "Petit Bédouin", à savoir le "Grand bédouin", s'invite à la table des amis.

La conversation s'engage agréable, ouverte, respectueuse,  entre un "Petit bédouin" qui est grand (en audience) et un "Grand bédouin" encore petit (toujours en audience). Un point commun les unit, l'amour de leur ville qu'ils veulent voir gérée de façon exemplaire au service de la collectivité. Mais cette rencontre va devenir un fait divers susceptible d'avoir des suites. En effet deux maires adjoints Robert Pujol et Michel Fricout maires-adjoint et conseiller départemental surgissent et se plantent en plein milieu de la rue en tenant à pleine main leurs petits appareils pour mitrailler de photos la table rassemblant ces convives. Outrés par ce comportement indigne, la bande de copains s'insurgent prenant à témoin les passants outrés par l'attitude minable de ces élus à l'encontre de certains de leurs administrés. Face à la fronde, Messieurs Fricout et Pujol accompagnés de Madame Muller de Shongor battent en retraite.

Quelques jours plus tard Monsieur Stevenot, alias le "Grand bédouin",  profitait d'une tribune offerte par le journal LIBERTE pour déclarer sa flamme au "Petit Bédouin" tout en discréditant l'action et la gestion de Romain Bail à Ouistreham. Le même journal donnait un droit réponse à notre édile sur cet épisode de "paparazzi d'opérette". Dans cet article la rédactrice profitait de l'occasion, une nouvelle fois, pour citer les noms des deux fondateurs du "Petit Bédouin" tout en indiquant des éléments erronés indigne d'un journal sérieux.


(Article LIBERTE du 12/05/2016)


En effet cet article du journal LIBERTE attire de notre part un certain nombre de remarques sur le fond et sur la forme. Nous ne polémiquerons pas sur l'interprétation des faits, car elle appartient au rédacteur de l'article. Cependant en citant les noms des responsables du "Petit Bédouin" sans leur permettre de réagir et sans leur accord, LIBERTE considère sans doute que seules les paroles du Maire de Ouistreham sont «paroles d’Évangile» ! Mais surtout le journal nous attribue un blog créé en avril 2014, immédiatement après les élections municipales accréditant en cela la thèse de nos détracteurs qui nous considèrent comme des revanchards n’ayant pas admis leur échec à ces élections municipales, ce qui est totalement faux !

Pour permettre à la rédaction de LIBERTE de mettre  à jour ces fiches nous lui rappelons que «Le Petit Bédouin» a débuté le 4 août 2014 après plus de 4 mois de mandat de Romain Bail et de son équipe. Notre décision de créer ce blog fait suite à différentes actions répréhensibles du maire dont nous avons eu connaissance et que nous avons évoquées dans nos pages : primaires UMP contestées, élus non éligibles, appropriation du fichier d’une association pour écrire une lettre sectaire aux membres de cette association, népotisme avéré, envoi de courriers moralisateurs aux Ouistrehamais, associations malmenées, changement de nom de la commune sans avoir fait les démarches réglementaires ce qui, venant du premier magistrat de la commune est inacceptable, attitude méprisante et hautaine du maire à l'égard de son opposition comme en témoignent les vidéos des conseils municipaux, non respect des employés communaux ... Les exemples sont nombreux dès ces premiers mois de mandat. Nous rappelons également que nous sommes des démocrates favorables à l'alternance politique si c'est le choix des électeurs dans une démocratie apaisée surtout sur le plan local.

La croissance de l’association de défense ("Les Amis du Petit Bédouin", ALPB) qui a été créée pour nous soutenir et qui fédère d'ores et déjà des centaines de Ouistrehamais de tout horizon, témoigne comme le dit Le "Grand Bédouin", du malaise et du mal-être de la population de notre ville. Vous noterez que cette association rassemble des personnes de toutes tendances politiques, culturelles et même religieuses.

Voilà la vérité. Le "Petit Bédouin" bouscule les codes de la vie politique locale en permettant à de plus en plus de personnes de se fédérer autour d'un projet simple : "Un avenir différent du présent à Ouistreham" où faits divers et mensonges ne constitueront plus le quotidien de la ville.



 


16 mai 2016

La Vérité Si Je Mens !

Romain Bail est allé à Chypre du 19 au 22 avril. "ça n'a rien coûté à la ville !" a t il déclaré.
Pourtant Ouistrehamais vous avez payé 648 € de vacances à Romain.

Le mensonge


Souvenez-vous de notre article du 25/04/2016 "Romain Bail... la fuite en avant... en Europe!" (lien) sur les multiples déplacements de Romain Bail en Europe ces derniers mois.


Martial Dan, conseiller municipal discret mais courageux, avait critiqué ces voyages et avait demandé des comptes dans le journal Ouest France. Bail avait alors répondu en niant l'évidence et en déclarant: "Chypre ? Je faisais partie d'une délégation de 20 maires français invités pour un séminaire européen consacré aux questions environnementales et à l'égalité entre les hommes et les femmes. Les frais étaient pris en charge pour l'organisation, ça n'a rien coûté à Ouistreham !!!"



Vous nous connaissez ! On a enquêté et nous avons découvert que ce voyage avait coûté 648 € à la commune et nous avons les preuves ! Romain Bail, vous avez l'habitude de mentir à vos colistiers pour les manipuler, mais il ne faut pas mentir au Petit Bédouin ... ce n'est pas raisonnable ...

Nicosie, une destination de rêve...


Il est à savoir que chaque citoyen a le droit d'aller consulter les mandats et factures dans sa ville ... Vous en doutez mais pourtant c'est vrai ! L'administration fiscale a bien payé une facture de 648€ pour le déplacement de Romain Bail à Chypre, plus précisément à Nicosie. C'est une facture payée par la mairie de Ouistreham à l'agence "Les Balladins" de Caen. Mandat de paiement N°968-2016.

Vous ne nous croyez pas ? En dehors des heures de sieste, allez taper ... à la porte de la cabane de plage de Robert PUJOL, dit Bobby le paparazzo, maire adjoint en charge des finances, et demandez lui le mandat N°968-2016 ? Il ne pourra pas vous le refuser car tout citoyen a le droit de consulter les comptes de la commune comme le prévoient les articles L. 2121-26, L. 3121-17, L. 4132-16, L. 5211-46, L. 5421-5, L. 5621-9 et L. 5721-6 du Code général des collectivités territoriales

Mais que faisait Romain Bail à Nicosie ? Le document administratif en notre possession indique qu'il était soi-disant en mission pour l'AFCCRE du 19 au 22 avril 2016 !!!

Rappelez-vous, les "22 bras levés" de l'équipe de Bail lui avaient renouvelé un mandat spécial permanent (encore un!), pour pouvoir assister à toutes les réunions de l'association! l'AFCCRE!




Extrait du point 3 de la délibération du 14/12/2015 (Lien)


Lors du conseil municipal du 14 décembre 2015, les élus de la majorité municipale ont voté comme un seul homme, au bénéfice de Romain Bail, le droit de se promener en Europe. Mais une nouvelle fois avaient-ils réellement compris le sens de ce mandat spécial permanent et des conséquences de leur vote ? (Relire notre article du 10/01/2016 : Lien)


L'AFCCRE  ?


Mais revenons à l'AFCCRE ! Si vous croisez un conseiller municipal ou un maire adjoint, demandez lui ce qu'est l'AFCCRE. Ils doivent tous connaître cet acronyme et l'organisation qui est derrière puisqu'ils ont voté pour permettre au maire d'aller à tous les séminaires de cette association pendant une année. Nous ne doutons pas que conseillers et maires adjoints préparent sérieusement leurs dossiers pour chaque conseil et ils savent donc ce qu'est l'AFCCRE. Le premier voyage a coûté 648€ à la commune.  Ces élus que vous interrogerez sauront, à n'en pas douter, vous dire ce que ces déplacements vont apporter à la commune...

Lien vers le site de l'AFFCRE : cliquez ICI

L'Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe (AFFCRE) organisait donc un séminaire à Nicosie, ville sympathique ou il fait bon vivre et ou les parkings sont gratuits pour accéder au port et aux plages.


Le programme du soi-disant Congrès était lui aussi sympathique ! (Lien: http://www.cemr2016.eu/fr/



Comme vous pouvez le constater le programme est alléchant, mais bien éloigné des préoccupations des Ouistrehamais pour assurer un avenir meilleur à la commune.



Pour résumer, Bail est allé à Chypre pour 648€, somme payée par les deniers publics de la commune de Ouistreham et en conséquence par les Ouistrehamais alors que ce soi-disant Congrès n'avait aucun rapport avec la ville de Ouistreham.
De plus une nouvelle fois suite aux investigations de Petit Bédouin, Romain Bail est pris en flagrant délit de mensonges ayant déclaré dans la presse que les frais étaient pris en charge par l'organisation AFCCRE !


Sachez chères et chers Ouistrehamais qu'un prochain épisode intitulé "La Vérité Si Je Mens 2" vous dévoilera un nouveau mensonge de Romain Bail. Pardon Baillenochio !

14 mai 2016

Caen-Ouistreham par le train

Tonton Bédouin raconte...

L'aventure du Decauville


"Et à cette heure là,le petit train qui longe le canal, de Caen à Ouistreham, pareil à un jouet d'enfant, avec ses wagons du même modèle qu'en 1850, s'annonça dans le lointain, stoppa devant le port dans un vacarme de vapeur sifflante et de freins serrés." Ainsi Georges Simenon évoque t-il le fameux Decauville, en vieillissant tout de même d'une quarantaine d'années le matériel roulant lorsqu'il écrit Le port des brumes dans une maison près du phare en octobre 1931. Le fameux petit train avait conservé pour les contemporains le nom de son constructeur et premier exploitant, En effet, Paul Decauville, ingénieur et homme d'affaires, à l'origine du chemin de fer à voie étroite (60 cm), avait montré son savoir-faire en assurant  magistralement la desserte interne de l'exposition universelle de 1889 (oui, celle de la Tour Eiffel).


La gare de Ouistreham-port au début du XXème siècle, au fond les hôtels de la Marine et de l'Univers

Caen-Ouistreham-Luc sur Mer par Bénouville


Le Conseil général du Calvados qui a voté le 26 août 1864 le principe de la réalisation d'un réseau ferroviaire d'intérêt local a commencé par concéder à partir de 1870 les axes principaux équipés en voies d'écartement normal puis s'est penché sur les axes secondaires comme la desserte du littoral. La voie étroite, certes moins rapide mais beaucoup plus économique, avait séduit les conseillers généraux visitant l'exposition universelle qui concédèrent la construction et l'exploitation à la société Decauville. La première section fut inaugurée le 1er juillet 1892. Voyageurs et marchandises pouvaient ainsi emprunter les 9 km de la liaison Ouistreham-Luc. Quinze jours après, la section Sallenelles-Dives sur Mer (10 km) est ouverte à la circulation suivie par le raccordement Sallenelles-Bénouville-Ouistreham (9 autres kilomètres) nécessitant le renforcement du superbe pont tournant de type Eiffel sur l'Orne, le cours d'eau étant à l'époque navigable et emprunté entre autres par le fameux "bateau du Havre". Pour finir le raccordement avec Caen fut ouvert en juillet 1893. Mais cette année-là, la société Decauville fait faillite. Le réseau est repris par Edmond Caze et Edouard Empain (l'ancêtre du baron au doigt coupé) sous l'appellation de Société anonyme des Chemins de fer du Calvados, les C.F.C.



Deux tickets, le premier est de la fin du XIXème siècle, le second des années 20 ou 30.
 
A ce tarif l'actuel maire de Ouistreham n'aurait pas besoin de mandat spécial pour voyager gratis aux frais des contribuables!

A toute vapeur mais à petite vitesse...

 

Il faudra attendre 1898 pour la gare de Caen-Saint-Pierre, l'arrêt provisoire se situant avant cette date près du pont de la Fonderie, et 1900 pour la liaison avec la gare des Chemins de fer de l'Ouest (l'actuelle gare SNCF) ainsi que pour raccorder le chemin de fer à voie étroite avec celui à écartement normal entre Luc et Courseulles par l'adjonction d'un troisième rail.


Les voyageurs pour Ouistreham, en voiture! 
La gare des Chemins de fer du Calvados place Courtonne à Caen. 
Ce mignon petit édifice en style néo-normand n'a pas survécu à la tourmente de 1944.

Il faut cependant une bonne heure pour de Caen, rallier Ouistreham et entre une et demie et deux pour parvenir à Luc. Sans compter les incidents et retards éventuels comme le vent violent qui entre Lion et Luc renverse parfois les wagons, le sable qui bloque les aiguillages et les déraillements intempestifs du matériel roulant un peu trop léger. L'histoire n'a retenu pourtant que deux accidents graves, celui du dimanche 22 septembre 1912 qui, à la suite d'une collision sur l'embranchement de Merville-Franceville, fit 2 morts et 15 blessés et celui du 3 octobre 1923 relaté par Jean Provost lorsqu'un peuplier brisé par la tempête écrasa dans sa chute une voiture de voyageurs, causant la mort de 2 passagers.

Romantisme quand tu nous tiens...

 

Mais la lenteur du trajet n'a pas que des inconvénients, elle permet aussi de belles rencontres comme celle que conte Eugène Liot "ancien capitaine de mobiles et ancien juge de paix" auteur de la notice Ouistreham-les-Bains Riva-Bella et qu'il fit à la toute fin du XIXème siècle. "Dans l'intérieur du compartiment de 1ère classe(....) ma voisine, jolie et distinguée, jeune, trente ans,-veuve, je suppose car sa toilette est noire et crêpe lisse-les mains finement gantées. Toute gracieuse, il semblait qu'une lumière fut entrée avec elle dans notre compartiment; deux grands yeux veloutés, le front haut, bordé de cheveux châtains, le nez aux lignes bien arrêtées, indiquant une volonté très ferme, la bouche aux lèvres rouges se retroussant parfois d'un seul côté avec une singulière expression de malice...". Le léger flirt esquissé par l'auteur se poursuivra bien innocemment par une promenade en barque dans le chenal...On peut rêver mais il faudrait être plus rapide que le romantique Eugène aujourd'hui quand la ligne Twisto ne met qu'un quart d'heure pour faire la route !


Une fiche d'horaire du début du XXème siècle assez optimiste qui ne tient pas compte du vent qui obligeait parfois les voyageurs à descendre pour remettre les wagons sur les rails ou pour pousser le train en hiver lorsque le verglas bloquait la côte d'Amfréville.


Sic transit...

 

Le "tacot"comme l'appelaient familièrement les Ouistrehamais connait un fonctionnement réduit pendant le premier conflit mondial même s'il sera utilisé par les mobilisés pour rejoindre le 36ème RI de Caen ou pour les inscrits maritimes le train qui les fera gagner Cherbourg. Des trains spéciaux desserviront également les hôpitaux auxiliaires d'Hérouville (Petit-Lourdes) et de Ouistreham (Hôtel du Chalet) ou sa station de torpilleurs et de chalutiers armés. Le retour à la paix voit aussi l'essor automobile et dès 1920, le Conseil général présidé par Henri Chéron met en place un réseau de transport départemental  par autocar. C'est la fin programmée des chemins de fer départementaux à voie étroite même si la compagnie revendique la vente de 87 000 billets en 1927 et 163 000 en 1932. La concession accordée aux C.F.C. cesse en 1937. La seule ligne restant en exploitation est celle de Caen-Ouistreham-Luc concédée aux Courriers normands qui l'utiliseront concurremment avec des autocars jusqu'en 1939. Le déclenchement de la Seconde guerre mondiale et la réquisition des autocars, puis l'Occupation et ses rationnements de carburant réactivèrent un temps le trafic même si l'époque et l'interdiction des plages (et pas pour cause de grande marée!) avaient mis fin au tourisme balnéaire mais il fallait aussi assurer la desserte et le ravitaillement de la côte...et aussi le transport des matériaux nécessaires aux travaux de l'organisation Todt pour le Mur de l'Atlantique. Le dernier voyage partit de Caen le 5 juin 1944 à 18h10 pour arriver à Luc à 19h55. Les voyageurs munis du billet retour en furent pour leurs frais...

Horaire du chemin de fer reliant Caen à Ouistreham offert la boulangerie-pâtisserie Roch rue  de la mer en 1926. 
Le précieux petit mémento contenait aussi l'horaire des marées, ceux du train de Paris, du bateau du Havre et de la liaison avec Londres via Southampton.

Parlons un peu technique

 

Le matériel roulant est au départ celui utilisé pour l'exposition de 1889, locomotives Decauville de type 020 ou similaire. La loco n°3 portait le nom de "Ouistreham", la 5 "Bénouville"; d'autres locomotives un peu plus puissantes entrèrent en service plus tard comme les jolies Weidknecht 031 ou 230, ainsi que, plus tard, des autorails Crochat de type "pétroléo-électrique". Un de ces derniers, le seul subsistant et qui a roulé pendant un an sur notre fameux réseau est encore visible sur l'île d'Oléron, conservé par l'association "Le p'tit train de Saint Trojan". Les voitures voyageurs de 1ère, 2ème et 3ème classe étaient bien souvent des baladeuses ouvertes sur les côtés, certaines fermées; il y avait aussi des wagons de marchandises plats ou tombereaux. L'ensemble du matériel était remisé et entretenu à Caen au dépôt de la Demi-lune, boulevard Leroy; le dépôt de Riva-Bella (à l'emplacement de l'actuelle poste) n'ayant eu apparemment qu'une existence éphémère. La voie de 0,60m permettait une largeur du matériel roulant d'un maximum de 2,18 mètres. Les bâtiments ferroviaires étaient de facture soignée; bien souvent de style normand avec colombages et épis de faîtage, il n'en subsiste aucun entre Caen et Lion. Ceux de la ligne Caen-Dives par Bénouville ont eu plus de chance. On peut encore admirer la station du Home et la gare de Franceville.


La gare de Riva-Bella, le convoi est emmené par une loco Weidknecht 230

Le réseau ne survivra pas au Débarquement, la ligne entre Riva et Luc fut déposée par les alliés pour permettre l'acheminement plus rapide des convois. La voie ferrée subsistera longtemps sur le chemin de halage entre Caen et la mer, mais malgré une pétition de Caennais à la Libération, le trafic ne fut jamais repris. Les bâtiments qui avaient survécu aux combats ne résistèrent pas aux aménagements urbains et entre Caen et Luc (hormis la gare de cette commune), on ne peut que deviner grâce à quelques surlargeurs de voirie le tracé et le souvenir de la ligne, de l'amusant chemin de fer dont les stations et les haltes en poutrelle et en briques rappellent les vieilles maisons de Caen et de Bayeux avec leurs pignons sculptés, décrit par Ardouin-Dumazet en 1896 (Voyage en France). Ce joujou de voie ferrée convient bien à ce groupe de villas d'une architecture si plaisante, pittoresque et extravagante parfois.


Loco et voiture Decauville devant le château de Bénouville lors de la superbe exposition "Laissez- vous transporter" organisée par le Conseil général du Calvados et Kéolys pendant l'été 2010.



Et pour ceux qui voudraient voyager plus longtemps dans le passé, trois ouvrages indispensables
- Calvados pour les petits trains, Alain de Dieuleveult, La vie du rail, 1997
- Les "Decauville" du Calvados (1891-1944) J.P. Duval, Corlet, 2002
- Le journal de l'exposition "Laissez vous transporter", Conseil général 14, 2010

12 mai 2016

Compteur LINKY

Deux Ouistrehamais ont écrit à la mairie, et plus particulièrement à l'attention de notre édile, pour connaître la position de la municipalité sur l'implantation par ERDF de compteurs électriques LINKY assez souvent contestés pour des raisons de santé publique. (Lire l'article de ZDNet.fr sur ce sujet : Lien)



Dans la mesure où ces Ouistrehamais n'ont pas obtenu de réponse, nous prenons le relai publiquement, avec l'accord de leurs auteurs et soutenu par l'association "les Amis du Petit Bédouin",  en publiant  leur lettre adressée au Maire afin que les habitants de Ouistreham se fassent une opinion sur le sujet ceci dans l'attente d'une éventuelle réponse apportée par notre édile ou son maire-adjoint en charge de ce dossier !


Lettre à l'attention de Romain Bail - Maire de Ouistreham (A la demande ces deux personnes leurs noms ne sont pas publiés)


Monsieur le Maire

En l’absence de réponses de Monsieur Hitier aux questions posées par Monsieur XXXXX au sujet des compteurs communicants « LINKY » posés par ERDF en application de la loi de transition énergétique du 18/8/2015, nous nous adressons directement à vous.


De quoi s’agit-il ? Sans trop rentrer dans les détails techniques, il faut savoir qu’EDF, pour acheminer les informations de ses clients depuis les appareils électriques au compteur, puis du compteur au centre EDF, utilise la technique des CPL (courants porteurs en ligne). Cette technique induit des radiofréquences. Or, ces radiofréquences sont officiellement reconnues depuis le 31 mai 2011 « potentiellement cancérigènes » par le CIRC (Centre International de Recherche contre le Cancer) qui dépend de l’OMS.


Les personnes les plus vulnérables sont les personnes âgées et surtout les enfants qui, gros consommateurs de techniques numériques, sont littéralement « bombardés » par les ondes électromagnétiques (téléphone portable, antennes relais, Wifi, etc…). Par ailleurs, la justice française, c’est une première, a reconnu l’existence d’un handicap grave dû à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques (jugement de Toulouse). Sur la France, 3500 personnes sont diagnostiquées électrosensibles. Mais combien ignorent encore qu’elles souffrent de ce syndrome ? Voilà pour le volet santé publique.

Nous sommes aussi très préoccupés par les conséquences que peut engendrer le fonctionnement de ces compteurs au motif que toute la population est concernée aussi bien en termes de santé publique qu’en terme de démocratie.

Pour ce qui est de l’intrusion dans la vie privée, EDF est en mesure de savoir, précisément, en interrogeant « LINKY » à tout moment de la journée si vous êtes présents ou absents de votre domicile et ainsi de connaître vos habitudes et votre mode de vie. De là, on peut imaginer ce que pourraient faire des gens mal intentionnés, férus d’informatique…

D’autres problèmes se posent et sans développer, nous dirons quelques mots sur la sécurité. Déjà de nombreux incendies se sont déclarés en raison d’une surchauffe des appareils lorsque le circuit n’est pas blindé. EDF s’est empressée de faire savoir qu’elle déclinait sa responsabilité pour ce type d’incident. C’est au client de payer la facture ! Peut-être se retournera-t-il contre le maire puisque c’est la collectivité qui est propriétaire des réseaux et des compteurs ? C’est d’ailleurs à ce titre là que le maire doit donner son autorisation à ERDF d’installer les compteurs « LINKY » sur sa commune. Nous souhaiterions  donc, avant que vous  preniez cette décision, que vous organisiez un débat public sur cette question qui nous parait capitale face aux enjeux cités.

De plus, nous vous rappelons que vous avez signé une convention avec la ligue contre le cancer, c’est bien, mais étant donné que ces radiofréquences sont classées « potentiellement cancérigènes », en toute cohérence et tant que des études indépendantes n’ont pas démontré l’innocuité de ces phénomènes, vous devriez, comme de nombreuses communes l’on déjà fait, refuser l’installation de ces compteurs et vous prononcer en faveur d’un moratoire.  Nous n’ignorons pas qu’EDF et l’association des maires de France tentent de minimiser les effets indésirables en insistant auprès des maires sur tous les avantages que représentent ces compteurs pour les clients. Nous espérons que votre prise de décision se fera en dehors de toute pression.

A la lecture de cette lettre, surtout ne concluez pas que les gens qui luttent contre cette forme de pollution sont contre tout progrès technique et veulent revenir à l’éclairage à la bougie mais sachez :
1) qu’il existe des solutions alternatives, la fibre en particulier.
2) qu’il faut essayer d’éviter les fâcheux exemples du passé : amiante, nucléaire dans le pacifique,  laboratoires Servier…
Nous sommes prêts à vous rencontrer pour approfondir le sujet. Compte tenu du fait que la pose des compteurs est déjà commencée dans de nombreuses villes, notamment à Caen (voir le journal Liberté du 14/4/2016) nous souhaiterions connaître vos intentions aussi rapidement que possible.

Dans l’attente de votre réponse croyez, Monsieur le Maire, en l’assurance de nos sentiments  respectueux.

Ouistreham le 6 mai 2016

Monsieur XXXXXXX
Monsieur XXXXXXX



10 mai 2016

Léon Gautier, notre Héros


Nous connaissons tous Léon Gautier, il est devenu une icône, le symbole vivant de la paix et de la réconciliation, l’emblème de Ouistreham.

Un destin incroyable


Léon Gautier est né à Rennes le 27 octobre 1922. À l'âge de 17 ans, il s’engage dans la Marine nationale le 19 février 1940. Embarqué sur le Courbet,  il participe à la défense de Cherbourg puis de Carentan jusqu'au 29 juin 1940. Le Courbet rejoint l'Angleterre à Portsmouth, l'équipage est débarqué puis envoyé dans un camp à Haydock Park. C'est là que Léon Gautier apprend qu'un général nommé "de Gaulle" forme une armée de volontaires pour continuer le combat. Léon Gautier s’échappe alors du camp et rejoint la France libre à Londres le 13 juillet 1940 et il prend part à la revue des Français libres le 14 juillet de cette même année devant la future reine Élisabeth II.

Le 2 août 40 il embarque sur un nouveau bâtiment qui assure des convois en Atlantique, mais lors d'une escale à Middlesboraugh, il se casse le bras. Guéri il embarque de nouveau, cette fois ci dans un sous-marin, le Surcouf. Plus tard débarqué pour raisons de santé Léon décide alors de se porter volontaire pour le bataillon des fusiliers marins qui a pour mission la défense des côtes de l'Afrique occidentale et du Liban.

En avril 1943, il se porte volontaire pour rejoindre les fusiliers marins commandos et rejoint Londres où le commandant Kieffer fait un choix parmi tous les volontaires. Il est sélectionné à 20 ans. Après un entraînement à Eastbourne, il part pour le camp d'Achnacarry en Écosse. Les entraînements sont très sélectifs, parfois à balles réelles, les abandons sont nombreux mais Léon Gautier obtient le droit de porter le béret vert, Il devient fusilier marin commando. De retour dans le sud de l'Angleterre il continue les entraînements en effectuant des raids de sondage et de reconnaissance sur les plages européennes. Ces raids sont dangereux et Hitler ordonne que tout commando fait prisonnier soit exterminé. Le 25 mai 1944, il part pour un camp secret près de Southampton. Il est alors mis au courant du débarquement et étudie les plans. Ce camp est gardé par des militaires américains qui ont l'ordre de tirer sur les personnes qui essaieraient d’en sortir.

Ils sont donc 177 commandos sous les ordres de Philippe Kieffer à débarquer. Le 5 juin à 17h, il embarque sur la barge 523 en direction l'île de Whight, puis à 22h30 c'est la direction de Colleville. Le 6 juin à 7h23 les 177 Français ont le privilège et l'honneur de fouler le sol les premiers. Ils libèrent 2 km de plage par l’intérieur et le casino transformé en bunker. Dans la matinée, 10 commandos sont tués à Ouistreham, 34 blessés sont évacués. A 11h30 c'est le retour vers la plage ou les commandos avaient laissé leurs sacs. Après un petit ravitaillement et le remplissage des chargeurs ils prennent la route de Saint-Aubin d'Arquenay puis de Bénouville. Ils traversent le Pegasus bridge et se dirigent vers Amfreville. Ils resteront jusqu'au début août à Bavent, dans les bois, à tenir le front face aux attaques allemandes. Ils libèrent Pont-l'Evêque et achèveront la campagne de Normandie à Beuzeville après 78 jours de combat. Léon Gautier figure parmi les 24 commandos sur 177 qui termineront la bataille de Normandie sans être touchés. Il fut démobilisé en août 1945


Léon Gautier est Commandeur de la Légion d'Honneur et décoré de la médaille de l'ordre de l'Empire britannique.



Source : http://www.meretmarine.com/fr/content/rencontre-avec-leon-gautier-veteran-du-commando-kieffer


Un homme qui vit avec son temps




Vous connaissez l'application le Soldat Léon ? Non pas encore ? Alors venez vite sur le toit de l'office du tourisme, devant la plage, esplanade Lofi et, retrouvez-vous au cœur des événements du 6 juin 1944, à Ouistreham, aux côtés du Commando Kieffer. Léon vous y accompagne dans sa mission, la prise du Casino de Ouistreham ! Avec une tablette ou un smartphone, vous revivrez l'exploit !


Source: http://www.soldatleon.fr/

08 mai 2016

Stationnement payant : les premiers enseignements

Le "bédouin moyen", celui qui est comme vous et moi, tire les premiers enseignements de l'expérience des parkings payants dans la commune. Nous relayons son propos qui rejoint l'état d'esprit des rédacteurs de LPB  

Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de me fendre d'une petite précision qui a son importance, en ces temps où la notion d'honnêteté intellectuelle est régulièrement convoquée, et plus régulièrement encore galvaudée : non, jamais un opposant au projet de stationnement payant à Ouistreham n'a souhaité que notre ville soit désertée, fuie par les touristes ou boudée par les locaux. Cette précision, je tiens à la faire parce que sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui, en ce long week-end de l'Ascension, semblent s'enorgueillir de l'affluence de visiteurs à Riva-Bella, pensant à l'évidence « moucher » les détracteurs des « parkings payants ». Or, puisque je fais partie des détracteurs en question, permettez-moi de vous assurer que je suis bien heureux de cette affluence aux couleurs estivales. Car non, je n'ai jamais souhaité voir notre ville désertée. Non, je n'ai jamais cru non plus que le stationnement payant en ferait une ville morte.
Mais ne regardons pas le doigt de celui qui s'en sert pour montrer la lune. Que l'affluence soit maximale à Ouistreham un week-end d'Ascension, qui plus est quand la météo est au beau fixe comme c'est le cas cette année, cela n'a rien d'étonnant, cela a toujours été. Et les mêmes personnes qui postent béatement des photos de la plage bondée et des parkings pris d'assaut ont semblé curieusement moins promptes à dégainer leur appareil photo la semaine passée, week-end du 1er mai, à l'heure des Foulées du Muguet – 100 coureurs de moins (soit un tiers des participants) que l'année précédente. Il avait pourtant fait beau également. On arguera que la fréquentation a souffert de la concurrence de la très tendance « Audacieuse » à Hérouville. Argument recevable il est vrai. Toujours est-il que, si je me réjouis de l'impressionnante affluence de ce week-end, je regrette vivement l'affluence plus timorée du week-end précédent.
Ceci dit, laissons-là cette "guéguerre" stérile et tentons de tirer constructivement dix enseignements – parmi d'autres, sans doute ! – de ce premier mois avec stationnement payant en front de mer.


1 – Un parking Alfred-Thomas désert en semaine et soirée

 

Personne ne pourra dire le contraire tant il semble que cette vaste zone de stationnement a pris des airs de no man's land ces derniers temps. On peut alors s'interroger : pourquoi avoir choisi de faire de ce parking si pratique, bien situé et naguère fréquenté, un parking sous-utilisé ? Et quel intérêt y a-t-il à l'avoir mis payant 24h sur 24 alors que partout ailleurs, le stationnement est gratuit à partir de 19h ?


2 – Des rues adjacentes prises d'assaut

 

Cela était à craindre, les rues dans lesquelles le stationnement n'est pas payant sont bondées et s'y garer relève parfois de la gageure. Pas sûr, de plus, que tous les riverains apprécient... Le prétendu problème de la rotation des véhicules n'a-t-il pas tout simplement été déplacé plutôt que solutionné ?

3 – Des Ouistrehamais lésés


L'heure gratuite de stationnement par demi-journée pour un véhicule par foyer rend légèrement plus compliquées l'après-midi plage en famille et la sortie restaurant en amoureux... Sans compter que l'heure en question sera abolie en pleine saison et que les Ouistrehamais étaient censés ne pas être touchés par la mesure. 

4 – Des touristes « vache à lait » 


Par une belle journée comme celle-ci, repartir d'une virée à la plage avec un papillon vous signifiant qu'a été relevée à votre encontre une infraction à la réglementation du stationnement – souvent parce qu'on n'a pas payé soit par inadvertance, soit par manque d'information, plus rarement en connaissance de cause – on a connu souvenir plus impérissable. Et la création d'emplois saisonniers strictement dédiés à la verbalisation semble en dire long sur les objectifs financiers définis par la mairie.

 5 – Des aménagements nécessaires pour les cyclistes

 

Les rares partisans du stationnement payant ont fait leur une réplique imparable pour répondre aux grincheux de tout poil : « Les Ouistrehamais n'ont qu'à se déplacer à pied ou à vélo au lieu de se plaindre ». Je les ai pris au mot et nous nous sommes donc rendus en famille à la plage à bicyclette, aujourd'hui-même. Avouons-le, la contre-allée des boulevards de la Liberté et Churchill nous a permis d'arriver aisément à destination et sans doute en moins de temps qu'il en aurait fallu si nous avions tourné en rond en voiture pour trouver une place – gratuite ou payante, d'ailleurs ! En revanche, pour « garer » nos vélos, cela a été une toute autre histoire : aucun emplacement supplémentaire à cet effet n'a été prévu du côté du poste de secours N°2 depuis le 1er avril dernier... Il faudra vite y remédier si l'équipe en place veut que ses administrés appliquent à la lettre ses conseils. Parce que quatre bicyclettes accrochées à un lampadaire public, ça fait quelque peu désordre. Fort heureusement, les policiers municipaux en vadrouille ne nous ont par verbalisés... 

6 – D'autres aménagements nécessaires


Puisque les parkings sont payants, les « payeurs » ne sont-ils pas en droit dès lors de réclamer une voirie impeccable ? Or il s'avère que les zones de stationnement longeant les herbus, boulevard Aristide Briand, sont pour le moins cahoteuses et les emplacements sans marquage au sol – ce qui les optimiserait pourtant. Le service payant proposé est-il vraiment ici à la hauteur du prix à payer ?

 7 – Un manque d'information


Pour les automobilistes non autochtones, le fait – inattendu – d'avoir à rentrer son numéro d'immatriculation est souvent synonyme d'un aller-retour supplémentaire jusqu'au parcmètre, ce qui n'est pas très grave si l'on a pu se garer à proximité du parcmètre en question – il faut parfois marcher plus de 50 m pour en atteindre un. Par ailleurs, les informations concernant le stationnement payant ne sont pas directement visibles sur l'engin : il faut faire la démarche d'appuyer sur la touche « i » pour avoir les horaires et les tarifs. Force est d'admettre que de nombreux touristes auront tôt fait de penser que, comme dans beaucoup d'endroits, le stationnement est gratuit le week-end et les jours fériés. Il est néanmoins probable que ces soucis concernent tous les parcmètres « nouvelle génération », pas uniquement ceux de notre ville.

8 – L'instauration de nouvelles « zones bleues »


A priori, les difficultés de stationnement qui déjà découlent de la mise en place du stationnement payant obligent à repenser les conditions de stationnement … gratuit. Il semblerait qu'il faille s'attendre à une recrudescence de places en « zone bleue » qui, elles, pour le coup, seraient en pleine adéquation avec une politique de « meilleure rotation » des véhicules en matière de stationnement. Mais encore une fois, des places limitées dans le temps limitent aussi les possibilités pour les usagers : pas question d'aller chez le coiffeur se faire une couleur si l'on stationne en zone bleue !

 

9 – Une mesure à laquelle on ne comprend pas grand chose :


Acet égard, il suffit de lire cet article http://www.normandie-actu.fr/polemique-autour-du-stationnement-payant-a-ouistreham-le-maire-s-explique_195921/ pour constater que le maire, même en louvoyant, peine à justifier clairement la mise en place de ce stationnement payant. Entre revirements dans les objectifs, modifications dans le contenu et approximations dans les chiffres, il y a de quoi avoir de vrais doutes sur les motivations du projet et sur ses résultats. 

10 – Une image de la ville écornée


Que l'affluence soit au rendez-vous ou pas, notre ville est à présent localement réputée pour être la seule station balnéaire payante entre Isigny-sur-Mer et l'estuaire de l'Orne. Dans l'esprit de nombre de gens de l'extérieur, la mesure est même perçue comme une sorte de racket. On a déjà vu mieux comme publicité.


En conclusion, même s'il est évidemment trop tôt pour mesurer véritablement l'impact du stationnement payant sur la fréquentation de notre ville et les conséquences économiques qui en découleront, force est d'admettre que ce premier mois de « mise en service » laisse perplexe. Et quand bien même, au final, Ouistreham en sortirait gagnante d'un point de vue financier, resterait un bémol, dérisoire peut-être aux yeux de certains, mais d'importance aux miens : celui d'avoir transformé un lieu d'histoire en « machines à sous ». Et ce ne sont pas les neuf voitures que j'ai croisées cet après-midi, arborant un « papillon » informant leurs propriétaires qu'ils avaient fait l'objet d'une contravention pour infraction aux règles de stationnement, qui le démentiront.




06 mai 2016

Forfait du fanfaron sur la fanfare !

La fanfare Michel Cabieu était une institution, elle faisait parti du patrimoine de la commune, mais ça, c'était avant... Avant Romain Bail...

La fanfare devait fêter ses 50 ans cette année...


Avant la guerre, il y avait une fanfare qui animait les fêtes locales



La fanfare "Belle Rive" de Ouistreham en 1935

La fanfare qui portait le nom de Michel Cabieu a été créé en 1966, et son premier défilé a eu lieu en 1967 sous la direction de Monsieur Levaillant. Il la dirigea pendant 20 ans et passa la main en 1986.



Elle a animé toutes les fêtes et les cérémonies de la ville et bien évidemment chaque cérémonie patriotique. Elle ouvrait le cortège officiel, jouait les hymnes. On se souvient tous des retraites aux flambeaux du 13 juillet juste avant le feu d'artifice. La fanfare défilait de la place de la Mairie jusqu'à l'entrée de la plage... Bref, la fanfare Michel Cabieu faisait partie du patrimoine de la commune de Ouistreham. Une institution qui disparaît... Merci Romain Bail

Une fanfare trop ringarde pour Romain Bail...




L'assemblée générale de l'association de la fanfare Michel Cabieu s'est réunie le 23 avril dernier. La décision a alors été prise d'arrêter l'activité. Les instruments (propriété de la ville) ont été donnés au centre socio-culturel et enfin les clés du local de l'association situé rue Carnot, ont été remises à la Mairie...

Lors d'un conseil municipal en 2015, Lise Nicole avait essayé d'expliquer pourquoi la fanfare ne servait plus à rien: "Cette fanfare coûte trop cher!". S'ensuivit une énumération des dépenses de la ville en 2014 pour l'association ! C'est évidemment faire fi des journées de répétition, de cet enthousiasme de musiciens bénévoles de tout âge, de l'ambiance familiale de cet ensemble de cuivres accompagnés et de percussions.  

La ville de Ouistreham accordait une subvention de 7 000 € à l’association de la fanfare. En échange, les musiciens se produisaient à chaque cérémonie patriotique, 11 novembre, 8 mai, journée des déportés... Mais aussi lors de la célèbre retraite aux flambeaux du 13 juillet, et à chaque fête organisée par la Mairie.

Que va devenir ce défilé du 13 juillet de la Mairie jusqu'à la plage sans musique ? On se souvient du carnaval, le mois dernier, la ville avait payé 500 € la fanfare de Blainville sur Orne pour jouer dans les rues.





Nous nous sommes renseignés les fanfares locales, celle de Blainville sur Orne ou d'Amfreville et d'autres facturent leurs prestations au moins 500 € pour un défilé ou 300 € pour une prestation statique d'une heure.

Trop cher la fanfare Michel Cabieu, Monsieur Bail ? oui, vous préférez dépenser 50 000€ pour soutenir Yvan Bourgnon, pour voyager en Europe ou ailleurs !

Vous détruisez tout ce qui est utile pour dépenser dans le futile