26 janvier 2018

Des nouvelles du Front

Un rapprochement éclairant

La volonté d'améliorer l'image de Ouistreham est l'argument constamment avancé par l'équipe municipale au pouvoir pour justifier ses dépenses somptuaires. L'image est tellement importante qu'elle en devient... extrême parfois. Ainsi avons-nous découvert sur la page Facebook d'une élue du Front National une nouvelle mise en scène répulsive et indigne de Romain Bail.


La page Facebook officielle du Front National le 22/01...
Un mariage à la mairie?



Sur cette page du "FHaine", des commentaires ignobles viennent enjoliver le tableau de notre maire en "charmante" compagnie. 



Aucune humanité à l'égard de ces migrants qui fuient la guerre ! L'équipe municipale en se maintenant au pouvoir coûte que coûte cautionne ces propos dégradants, innommables. Honte à elle de soutenir un maire qui mange à tous les râteliers !

Rappelons que Christelle Lechevalier, la nouvelle amie du maire, avait vu son élection annulée au conseil municipal de Giberville par le tribunal administratif de Caen en 2014 pour avoir inscrit sur sa liste des citoyens contre leur gré (lien).

Soyons francs nous ne sommes nullement surpris par cette image de R. Bail s'affichant avec le FN quand on connaît bien le personnage. Vous noterez aussi que la photo a été très bien mise en scène dans son bureau et qu'elle s'est retrouvée entre deux articles consacrés à Marine Lepen sur la page Facebook du Front National le 22/01.

Le fil d'actualité Facebook du FN le 22/01.

Poursuite de la Promenade de la "paix"


Et pendant ce temps là un appel d'offre de la promenade la paix a été lancé pour couvrir le littoral de planches en Iroko (lien). Le coût total de cette opération se monte à 800 000€.

D'où vient ce bois ? D'Afrique évidement comme les quelques migrants qui le foulent de leurs pieds fatigués. C'est une étrange image de voir ces hommes arpentant des planches qui ont été acheminées de si loin plus sûrement et confortablement qu'eux mêmes. Triste ironie non ?


Un vieux concept rebaptisé "promenade de la paix"
pour plaire à quelques rombières généreuses et nostalgiques 

Cette promenade de la paix qui avait soit disant vocation à perpétuer des messages de paix et d'unité prend une trajectoire ridicule, voire absurde, dans ce contexte où les paroles et les actes appellent à la haine. Nous qui écrivions il y a quelques jours les paroles de sagesse du prix Nobel de la paix, Martin Luther King, quel symbole ! A l'évidence la paix ce n'est jamais une promenade mais c'est plutôt une longue lutte.

24 janvier 2018

Pour le prix d'un magnum de Chablis...

Parrainez un enfant thaï ...

Ouest France 20-21 janvier 2018. 

Après s'être généreusement servi et en avoir fait profiter ses complices, Romain Bail, cynique, distribue quelques miettes. 

A Ouistreham, foin de monnaie locale ni de bitcoin, on compte désormais à l'exemple de Robert Pujol, en magnum de Chablis ; attention pas celui acquis chez quelque obscur détaillant ouistrehamais mais celui cérémonieusement servi chez Laurent, restaurant étoilé de l'avenue Gabriel et facturé 299 euros pièce. Celui dont nos "amis" ont profité généreusement...à nos frais. Alors on n'arrête pas la générosité comme ça, il faut que d'autres profitent des miettes.


Nous l'avons retrouvé dans sa version bouteille de 0,75 litre, le Chablis "Montée de Tonnerre 2014". 
A 24,90 le flacon et 10% de réduction par carton de 6, une affaire! 
Allez Bobby fais-toi plaisir mais avec tes indemnités cette fois. 
Contacte LPB on te filera l'adresse en échange de ta lettre de démission !

... pour le prix de 1,324 litre de Chablis !


C'est en effet la somme (264 €) que demande l'ACASEA* (Agir en Coopération Avec le Sud Est Asiatique) pour parrainer un enfant thaï et lui assurer pour un an l'accès à une nourriture suffisante et à l'éducation. Allons plus loin, pour le prix exorbitant de la soirée chez l'ambassadeur et des dérapages qui l'ont suivie (13 906 €), notre philanthrope local pouvait parrainer...53 enfants thaïlandais pour moins d'un euro par jour chacun, c'est à dire la totalité des enfants parrainés via l'ACASEA* en 2017! Curieuse coïncidence des chiffres qui montre s'il fallait encore la démontrer la vanité cynique des dépenses somptuaires de la clique au pouvoir à Ouistreham.
 
Une idée de reconversion lorsque la justice ou la vox populi auront eu raison du personnage...un stage là-bas de longue durée...et sans massages.

*Bravo en tout cas à l'ACASEA pour son action méritoire et qu'elle nous pardonne pour les allusions politiques locales qui ne la concernent évidemment pas. Et longue vie et vœux de réussite à Onsri Pupha, le désormais filleul de Ouistreham !

21 janvier 2018

I have a dream

Au hasard d'une promenade par la rue du pasteur Martin Luther King le 15 janvier, jour de sa naissance, deux citations de cet homme de lutte et de paix nous reviennent étrangement en mémoire.


Rue Martin Luther King à Ouistreham.



Martin Luther King (15/01/1929  4/04/1968) 
Prix Nobel de la paix 
Image Wikipédia.
Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui (Stride toward freedom)

Puissent ces quelques paroles pleines de sagesse faire leur chemin dans les esprits en ce début d'année agité.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots (Discours 31 mars 1968) 

Dédions la deuxième citation à ceux qui font vivre actuellement le rêve du pasteur King dans les rues de notre petite ville.

Aux États-Unis il existe un Martin Luther King day. Ce jour est dédié au service de la Communauté. La population est appelée à agir pour les personnes dans le besoin.

20 janvier 2018

Prendraient-ils les Ouistrehamais pour des cons ?

L'article de Liberté du 12 janvier présentant la facture du restaurant Laurent situé dans les quartiers huppés du 8ème arrondissement de Paris, à deux pas des Champs Élysées, a fait l'effet d'une bombe dans la ville et sur les réseaux sociaux.

La presse s'est fait l'écho de cette indignation publique si légitime à l'heure où R. Bail et ses conseillers nous rappellent combien il est nécessaire, voire indispensable, pour les Ouistrehamais et les associations  de se serrer la ceinture.



Journal Ouest France du 19/01

Déni ou  mensonge ?


R. Bail, interrogé et jamais à court d'excuses, essaie de nous faire croire que M. l'Ambassadeur de Grande Bretagne a invité 200 personnes pour ce "nébuleux" projet de Centre des Relations Franco-Britanniques alors même qu'il n' a pas l'intention d'y investir un seul penny...! Il pensait que c'était offert par la Couronne ! Quelle belle naïveté ! On a déjà connu cela maintes fois à Ouistreham ! Gratuit les voyages à Nicosie, à Dubrovnik, à Londres, à Bruxelles,... nous a-t-il dit alors même que nous avions les factures payées par la ville ! 


Journal Liberté du 18/01

Un acompte a pourtant été versé pour cette réception ! C'est sans doute à l'insu de son plein gré ! Une fois de plus R. Bail joue l'innocent, le crédule, l'ingénu ! Mais nul n'est dupe !

Le temps des privilèges


 Journal Liberté du 18/01


Citoyen Bail, vous qui dans une autre vie étiez professeur d'histoire, souvenez-vous que plus de deux siècles nous séparent de la royauté et de ses privilèges ! La Révolution Française est passée par là et le temps des privilèges est bel et bien aboli ! Mais il est vrai que vous vous situez au-dessus du citoyen lambda ! Sachez que manants et gueux ouistrehamais sont outrés par ce repas à 1906 € pour 9 couverts ! N'usez pas vos nerfs fragilisés depuis une certaine convocation au Tribunal dans des justifications non crédibles...


 Journal Ouest France du 19/01

Une nouvelle comptine a cours dans la ville. Nous vous la révélons et rien ne vous empêche de la poursuivre !
Le homard de Chauchard
Le ris de veau de Poilpot
Le chablis de Bobby 
Le gibier de Hitier
Le soufflé de Jammet
...

Le  repas chez Laurent ..." Un cadre parfaitement légal et pour la promotion de la ville" ... mais arrêtez de rêver ! Votre projet a déjà les pieds dans l'eau et ne verra certainement jamais le jour. Les faux, les "extras" dans les grands restaurants n'y changeront rien. Monsieur Bruneau, Président de Caen la Mer a suspendu son financement.  Les Ouistrehamais jugeront et apprécieront sans nul doute ce je-m'en-foutisme teinté de mépris.

Journal Liberté du 18/01

22 v'là les complices


Et l'équipe municipale, si muette pour ne pas dire aux abonnés absents depuis quelque temps, n'était-elle pas de cette soirée à l'Ambassade de Grande-Bretagne ? Aura-t-elle plus de dignité que son mentor pour avouer sa participation à ce repas de la honte lors du prochain Conseil Municipal du lundi 29 janvier et, surtout, le remboursera-t-elle aux contribuables ouistrehamais ?


Mais soyons juste et disons plutôt 21 complices, car un conseiller (qui "marche" mais pas dans toutes les combines...) aurait refusé fermement l'invitation. Souhaitons qu'il en tire rapidement les conséquences, ce sera plus clair !
 
Une démission pour les autres, ceux qui n'osent rien depuis bientôt 4 ans tant la pression est forte ? Ils n'ont certes pas le courage d'élus d'une commune voisine ! Quant à M. Fricout, selon certaines rumeurs de plus en plus persistantes, il serait déjà en campagne électorale pour devenir maire de Ouistreham ...



On retiendra à l'avenir la complicité de ces 22 conseillers qui votent, cautionnent aveuglément tous les actes, toutes ses dépenses et études pharaoniques décidées par Bail. N'oublions pas qu'ils sont tous solidaires ET responsables !

17 janvier 2018

#balancetonmusee

Un "nébuleux projet"

Les congés hivernaux sont toujours propices à la lecture et au cours de la période des fêtes quelques publications ont attiré notre attention. Tout d'abord un article consacré à l'avancée du projet de mémorial britannique de Ver sur Mer avec la somme promise de 20 millions de livres de la part du Normandy Mémorial Trust...


Ouest France 3/01/2018.

... avec une phrase lapidaire, mais vacharde: "De quoi faire rêver Ouistreham englué dans un nébuleux projet de centre franco-britannique". Quelle jolie formule de la part d'un journaliste qui visiblement est bien renseigné sur le sujet.

Vœux présomptueux ?


Dans ses vœux le maire annonce l'aboutissement du CRFB en fin 2019... Le mot "fin" nous l'aurions plutôt placé ailleurs, ou plutôt nous l'espérons ...!

7000 cartons de vœux ont été imprimés 
et portés à domicile par les employés municipaux !
Nouvelle gabegie !

Un centre nébuleux les pieds dans l'eau


 
Dans un tweet le 19 décembre la ville annonce la mise en place progressive du Plan de prévention des risques littoraux (PPRL) dont nous vous avions parlé à plusieurs reprises et notamment au mois de mars.(lien). Depuis cet article le site dédié par la mairie au CRFB a été avancé vers la mer pour venir se coller à la limite fixée par la loi littoral !


Les cartes de ce PPRL (lien) présentées sur le site de la préfecture du Calvados pour une élévation de 20 cm du niveau marin montrent la pénétration de la mer à l'aplomb même du terrain prévu pour le fameux centre. Alors que dire pour une élévation de 60 cm du niveau marin... carte oblige !

Lien vers la carte.


Liberté 28/12/2017

Dans le journal "Liberté" du jeudi 28 décembre, un article consacré au "Réseau d'observation du littoral normand et picard(ROLNP) (lien) précise qu' "Avec les phénomènes d'érosion et l'élévation du niveau de la mer estimé à près d'un mètre d'ici à 2100 il n'y a pas d'autre solution selon les scientifiques que de déplacer les biens et les services qui se trouvent dans les zones à risques". Nous adhérerons totalement à cette logique. Rendre ces zones inconstructibles pour ne pas à avoir à réparer les dégâts ! 

Un fameux spectacle en début d'année 


Une tempête hivernale nous a offert de magnifiques images du poste de secours, une fois encore les pieds dans l'eau. 





3/01/2018

Rappelons que la zone prévue pour l'implantation du bijou "bail-lesque" à 15 millions d'euros (au minimum) ne se trouve qu'à quelques mètres de la mer et sans aucune protection.




12 janvier 2018

L'ardoise s'alourdit !


Qui n'a pas entendu parler de la réception à l'Ambassade de Grande Bretagne à Paris le 28 novembre dernier pour la présentation du projet de Centre des Relations Franco Britanniques ?  Personne, bien sûr. Ce fut d'ailleurs un sujet abordé lors d'un conseil municipal ! Rappelons-nous ! 




Une réception à l'Ambassade ...


Cette réception annoncée en Conseil Municipal comme étant une invitation de l'Ambassade ne devait coûter seulement que les heures de travail du chauffeur du car emmenant les participants ! Et rien de plus, selon les propos de Romain Bail lors du conseil municipal:




Elle eut bien lieu, cette réception, et nombre de journaux en ont parlé. Mais quel en fut le coût réel ?  

... aux frais des Ouistrehamais !


Invitation de l’Ambassade ? Peut-être, mais au frais des Ouistrehamais ! Oui c’est vous les amis qui avez payé cette nouvelle "escapade-mascarade" ! Vous savez que nous n’avançons que ce que nous pouvons prouver n’est-ce pas ?  Alors voici les documents (et ils ne sont pas faux, eux !!!)) qui attestent ce que la ville a réellement déboursé : 
  • Bordereau de mandat ordinaire n° 409 émis le 29/11/2017 : il s'agit d'une avance de  2000 € que la ville a déboursée pour que quelques ouailles aillent briller dans les salons de l’Ambassade dans le but de promouvoir un hypothétique Centre des Relations Franco Britanniques ! Somme toute, c'est plutôt raisonnable vous dites-vous...

Oui mais ce n'est qu'une avance et la facture est beaucoup plus salée comme le prouvent les autres pièces du dossier ! 

  • Facture émanant de l'Ambassade : 


         
Vous avez bien lu, 9 600 € de plus ! C'est cher la location des salons de l'Ambassade ainsi que les petits fours surtout pour une petite ville de province soumise à la "baisse drastique des dotations de l'Etat "! (expression en vogue sur la commune et surtout dans les bouches de Romain Bail, Michel Fricout et Robert Pujol)).
  •  Et vous n'avez pas tout vu ! Monsieur Bail est allé ensuite dans un l'un des restaurants parisiens les plus chics (lien : https://www.le-laurent.com/) avec 8 convives. Tout cela a coûté ...  1906 € ! Elle est pas belle la vie de notre maire ? Et le tout réglé par la commune après avoir été validé par le complice Robert PUJOL Maire-Adjoint aux finances comme l'atteste sa signature au bas de la facture !




Eh oui, du homard au vin jaune arrosé de Chablis a titillé quelques palais délicats (756 € de homard et 598 € de Chablis...) ! C'est proprement scandaleux. 
Il faudrait rappeler à Romain Bail qu'il existe une instruction comptable M14 qui peut exiger le nom des convives dans le but d'éviter des avantages en nature déguisés ! Que nul ne l'oublie !  

Tous ces documents sont officiels et peuvent être consultés à la Trésorerie de Ouistreham si vous êtes contribuable sur la ville. 


Coût de l'opération :  13 906 € pour un "événement" qui ne devait rien coûter à la ville ! Monsieur Bail et vos complices Fricout, Hitier, Muller de Shongor, Poilpot, Chauchard, Poubelle, Miralles, Jamet et consorts, cessez de mentir aux Ouistrehamais parce que le syndrome de Pinocchio dont vous souffrez, nous le dénoncerons jusqu'au bout ! Foi de Petit Bédouin !



11 janvier 2018

FLAG !


Et alors qui c'est le menteur?

Le Petit Bédouin restera modeste même si c'est votre blog préféré qui le premier avait levé le lièvre!  Souvenez-vous ! Le bougre avait été pris en flagrant de lire un faux document en pleine séance de conseil municipal le 4 septembre dernier. On ne nous croyait guère, on parlait de mensonge, de manipulation, de coup monté. Quand la presse locale a relayé l'affaire, les doutes avaient germé, serait-ce vrai finalement, la fumée, celle qui ne vient jamais sans le feu, annoncerait-elle l'incendie. Aujourd'hui la maison-mairie brûle, la discrète enquête de gendarmerie a porté ses fruits, le procureur a saisi le tribunal, Romain Bail passe en correctionnelle comme on dit familièrement. La nouvelle est tombée mardi soir, le site web de Liberté de Normandie, puis celui de Ouest-France, un entrefilet dans l'édition papier du quotidien régional aujourd'hui, Tendance Ouest aussi, d'autres médias bientôt, on vous les laissera découvrir.



Rendez-vous le 15 février !


Les audiences pénales sont publiques, et le nouveau palais de justice de la presqu'île est d'accès facile, alors gageons que nous y serons nombreux pour voir justice se faire ! D'ici là retrouvez-nous régulièrement nous avons encore quelques surprises à vous faire partager à propos du projet pharaonique et de plus en plus mal embarqué de notre édile sur la sellette! 

Et dans certains milieux, mardi, la joie était de mise et le champagne au frais ! On raconte que pour les vingt-deux complices à la mairie la potion était un peu plus amère!


Un toast en l'honneur de LPB...et de tous ses amis!

07 janvier 2018

C’est reparti pour un an ?




Exercice toujours un peu difficile le premier article de l’année ! Nous commencerons donc par des vœux chaleureux pour 2018, pour vous amis bédouins et vos proches, santé, bonheur, joie, paix, solidarité.  


Nous souhaitons que 2018 voie les responsables de la commune envisager d'abord le bien commun qui n'est pas, faut-il encore le rappeler, une addition de biens particuliers ni un gaspillage des deniers publics pour des idées utopiques. 


Que la politique municipale ne soit pas faite que de sempiternelles communications émaillées de mensonges. Que la politique économique, sociale de la commune s'inquiète enfin d'une juste répartition du bien-être de tous dans tous les domaines (environnemental, associatif, éducatif, sportif, économique, ... ).


Qu'on n'oppose jamais les pauvretés venues d'ailleurs et celles d'ici car ce sont les mêmes, et elles ne seront réduites que par un même souci du bien commun. 


Que l'on n'oublie jamais de respecter ceux qui transitent chez nous pour chercher refuge en Grande-Bretagne parce qu'ils ont tout perdu chez eux à cause de la guerre ou d'autres misères.


Puisse cette nouvelle année ouvrir les yeux des Ouistrehamais encore dupes d’une équipe municipale accrochée à son leader comme une bernique à son rocher malgré les remous causés par toutes les affaires en cours dont la presse s’est fait l’écho. Puisse la justice nous éclairer en la matière. 


LPB tentera comme les années passées - et dans la limite de ses petits moyens - de décrypter l’action municipale avec son style habituel. Nous allons préserver nos valeurs, notre enthousiasme et l’espoir en des jours meilleurs. 




Bonne année 2018 à tous.

22 décembre 2017

Dans la vitrine de Noël

Semper paratus*

Après une longue promenade sur la plage, en entrant dans la rue de la mer nous découvrîmes dans une jolie vitrine, entre boules et guirlandes dorées, une grande marionnette de Pinocchio qui fort étrangement avait l'air à la fois furieux et très étonné. Difficile de retenir un sourire quand on est autant au fait de l'actualité locale. Juste derrière, était disposée une belle maquette en bois, rouge et blanche, d'un bateau des gardes côtes américains. Les deux semblaient lancés dans une course effrénée. Deux superbes cadeaux qu'on aurait dit avoir été ainsi disposés par le Père Noël en personne. Toute l'actualité de notre petite ville représentée dans cette charmante vitrine grâce à la magie de Noël ! En effet, le grand Pinocchio vous le connaissez bien sûr depuis le temps que l'on vous en parle ! Mais en arrière plan ce joli navire à la proue volontaire et à la coque élancée n'aurait-il pas une allure familière ?

Pinocchio et les gardes-côtes


Filant sur les flots tumultueux à toute vapeur, ne craignant ni la tempête ni l'orage, évitant tous les écueils disposés sur sa route, son courageux équipage déterminé à aller au bout de sa mission coûte que coûte. Un navire insubmersible qui pourrait porter notre nom, Le Petit Bédouin.




Magique et poétique figuration où une petite embarcation fend les eaux troubles à toute allure, veillant sur un port menacé par un Pinocchio géant. Nous n'en demandions pas tant en cette fin d'année que cette scène prémonitoire pour attendre d'un pied ferme la nouvelle année qui se profile avec encore bien des aventures en perspective.

Certes les mauvaises langues diront que nous n'avions pas pris ce jour là qu'un bol d'air mais aussi certainement quelques verres de  vin chaud pour avoir autant d'imagination devant la vitrine d'un modeste magasin. Mais enfin vous avouerez quand même, quelle coïncidence non? En tout cas nous sommes au moins certains d'une chose, c'est que le bateau va plus vite que le Pinocchio ne court.

Bonnes fêtes et à l'année prochaine...très vite!

L'aventure continue!


*La devise des gardes côtes des Etats Unis est "Semper paratus" "Toujours prêt"
https://www.youtube.com/watch?v=ayYZg-JpMqE

19 décembre 2017

WANTED !

Sur la page FACEBOOK de la commune de Ouistreham, dont le directeur de publication n'est autre que le premier magistrat de la ville, un post nous invite, ou plutôt nous incite, à dénoncer les agissements de tel ou tel. 


Notre démarche vous étonnera peut-être mais nous souscrivons totalement à cette incitation à la délation. Aussi et pour vous prouver notre position assumée, nous souhaitons dénoncer les agissements suspects de 23 individus dont neuf arborent une écharpe tricolore (aux glands dorés pour l'un d'entre eux qui semble être leur chef).
Ces individus se réunissent assez régulièrement, pour la plupart, dans l'ancienne école de la commune, place Lemarignier.

Le Petit Bédouin se tient à la disposition des forces de l'ordre et de la justice pour toute explication nécessaire permettant aux Ouistrehamais de retrouver de la quiétude dans leur quotidien.

16 décembre 2017

BMM vu par les bédouins : le budget de fonctionnement

Le Bilan de Mi-Mandat (BMM) de Romain Bail est un chef d’œuvre d'enfumage des Ouistrehamais ! 
Les "bédouins" ont dressé leur propre bilan de ces trois premières années baillesques. Une série d'articles vous permettra de décrypter les mensonges que recouvrent le BMM et vous fera entrevoir la situation dans laquelle se trouvent réellement les finances de la ville. Quant aux promesses de campagne, eh bien ... ce  n'étaient que des promesses ! 

                     Une partie de l'éditorial de R. Bail dans le BMM distribué dans vos boites à lettres 

Nos sources


Nous aborderons différents chapitres pour vous éclairer sur la réalité des finances municipales. Toutes les données comptables de la ville utilisées dans ces dossiers sont issues du site gouvernemental auquel vous avez tous accès (https://www.collectivites-locales.gouv.fr/). Les comptes sont donc totalement officiels et approuvés. Allez-y vous même.



Le budget de fonctionnement communal  


Un petit rappel : Le budget de toute commune comporte deux sections, la section de fonctionnement et la section d'investissement.

La section de fonctionnement d'un budget municipal regroupe :
  • - Toutes les recettes que la collectivité peut percevoir des transferts de charges, de prestations de services, des dotations de l’État, des impôts et taxes, et éventuellement, des reprises sur provisions et amortissement que la collectivité a pu effectuer. Il s’agit notamment du produit des quatre grands impôts directs locaux, la dotation globale de fonctionnement (DGF) et la dotation générale de décentralisation (DGD). 
  • B- toutes les dépenses nécessaires au fonctionnement de la collectivité (charges à caractère général, de personnel, de gestion courante, intérêts de la dette, dotations aux amortissements, provisions) ;
La différence entre les recettes B et les dépenses A de fonctionnement donne le résultat comptable de l'année.

A - B = Résultat comptable   

 

Le résultat comptable de Ouistreham  


Les résultats sont parlants : En 2014 la mandature Bail a commencé par un trou dans le budget de fonctionnement de 208 000 € soit -22 € par habitant ! Comparativement pour des communes dans la même strate que Ouistreham (au sens du Ministère des Finances) le résultat comptable par habitant était en moyenne de 124 € la même année ! Ce déficit aurait été encore plus grand si l'année 2013 n'avait pas apporté un reliquat bénéficiaire de 159 000 € ! Les années suivantes, le résultat a été positif. Oui, mais quelle marge de manœuvre ! En 2016 le résultat comptable était de 3 000 € c'est dire la fragilité de l'équilibre ! 


Impossible de ne pas rappeler la prose du candidat Bail au moment de sa campagne électorale :




Pourquoi un tel résultat, vous demandez-vous ?  Une baisse des impôts promise par le Maire ?  Une baisse des dotations de l’État ? Examinons les choses de plus près.

Recettes du budget de fonctionnement


L'ensemble des recettes perçues par la commune est composé notamment des 4 grands impôts directs locaux (taxe foncière sur les propriétés bâties et propriétés non bâties, taxe d'habitation, contribution économique territoriale (CET) qui a remplacé la taxe professionnelle, cotisation foncière des entreprises (CFE) assise sur les bases foncières et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) assise sur la valeur ajoutée), la dotation globale de fonctionnement (DGF) et la dotation générale de décentralisation (DGD). 

Pour avoir un tel résultat de fonctionnement la commune doit avoir des recettes très en baisse vous dites-vous ? Qu'en est-il ?

Recettes réelles de fonctionnement en montant (milliers d'€) 
et rapportées à la population


Globalement les recettes réelles sont relativement stables. On constate une hausse de près de 300 000 € en 4 ans soit 2% des recettes. Dans ce contexte qu'en est-il des impôts directs ? Eh bien contrairement aux promesses électorales ils ont augmenté globalement de 15 % entre 2013 et 2016 (108 € de plus par habitant) ! 

  Recettes réelles liées aux impôts directs en montant (milliers d'€) 
et rapportées à la population


La part de la taxe d'habitation contribue à l'augmentation des recettes entre 2015 et 2016 : de 457 € par habitant en 2015 elle passe à 485 € en 2016 en raison de la suppression des abattements...  Merci Monsieur Bail ! Rappelons-nous qu'une autre partie de l'augmentation est attribuée à Caen la mer !
La baisse des dotations de l’État, si souvent claironnée par R. Bail, est bien réelle : elle passe de 174 € par habitant en 2013 à  93 € en 2016. Mais ce n'est que 6,7 % des recettes globales en 2016 !  

On le voit les recettes étant globalement stables. Ce sont les dépenses qui obèrent le budget de fonctionnement.  

Dépenses du budget de fonctionnement


Les dépenses nécessaires au fonctionnement de la collectivité (personnel, gestion courante, intérêts de la dette, dotations aux amortissements, provisions) sont les suivantes :

Dépenses en montant (milliers d'€) 
et rapportées à la population


Les dépenses ont augmenté de 3,5 % entre 2013 et 2016. Qu'en est-il des dépenses de personnel dans ces dépenses de fonctionnement ? 


Dépenses de personnel en montant (milliers d'€) 
et rapportées à la population


Et bien elles aussi ont augmenté de 440 000 € entre 2013 et 2016 soit 50 € de plus par habitant. Elles pesaient 55,5 % dans les charges du budget de fonctionnement en 2013 pour atteindre désormais 57 %. Il est loin l'engagement du candidat de faire baisser les dépenses de personnel ! Mais que voulez-vous, directeur de cabinet, chargés de mission Europe, chargés de mission pour le CRFB ....cela a un coût !  

Dans le même temps les subventions allouées aux associations ont baissé de 1 221 000 € en 2013 à 1 099 000 € en 2016 ! 

Voilà chers Ouistrehamais le budget de fonctionnement de la ville à mi mandat ! Bien différent du BMM n'est-ce pas ? Nous aborderons ultérieurement un second chapitre : le budget d'investissement.

12 décembre 2017

Sûvenirs, sûvenirs ...

Ah que Tonton Bédouin raconte...


Juillet 1961, la saison ouistrehamaise s'annonce sous les meilleurs auspices. Il faut dire que la cité est en plein essor, la Reconstruction s'achève, la nouvelle écluse est en passe de recevoir sa porte aval, le nouveau casino est la distraction dans le vent et ses manifestations rassemblent bien au delà de la station balnéaire.

Le casino reconstruit, oeuvre de l'architecte Pierre Dureuil, reçoit dans sa salle de spectacles au début des sixties de nombreux artistes à la mode. 

Johnny Halliday à Ouistreham


Après Pétula Clark, Sacha Distel ou Juliette Gréco en 1960 , avant Charles Aznavour, Dalida, Gilbert Bécaud ou Fernand Raynaud en 1962, c'est Johnny qui est accueilli au dancing du casino pour un tour de chant comme on disait à l'époque. Un lancement de saison plein de promesses en ce 14 juillet 1961. C'est Paris-Normandie alors quotidien régional diffusé dans le Calvados qui relate l'événement. Johnny Halliday a ouvert à Riva-Bella le défilé des grandes vedettes qui passeront cette saison au Casino municipal et cette entrée a été "sensationnelle". Un mot  à la mode que l'on écrit encore entre guillemets. Ce garçon est extraordinaire, poursuit le quotidien, pour le moins dithyrambique, son dynamisme est communicatif et le public nombreux qui garnissait les tables du vaste dancing a pris une part active au spectacle comme il est de tradition pour cette vedette débordante de talent, a magnifiquement été épaulé par ses accompagnateurs. Si l'enthousiasme du chroniqueur lui fait oublier un instant la grammaire, on ne l'arrête pas comme ça; il poursuit: ...rien ne peut arrêter le rythme infernal et prenant et la nouvelle et l'ancienne vague unirent leurs chaleureux applaudissements pour saluer chacune des interprétations...

La soirée relatée par Paris-Normandie dans son édition du 15 juillet.

Petit clown de mon cœur


Avant que la soirée ne se termine par le traditionnel bal animé par l'orchestre habituel, peut-être celui de José Borghesi, l'idole des jeunes interprétera une vingtaine de chansons comme le petit clown de mon coeur sur des paroles de Richard Anthony, 24 000 baisers (où il proclame, là c'est un peu raté et pas prémonitoire, et lorsqu'une fois centenaire, il me faudra quitter la terre sans même une prière...) ou bien encore Kili watch reprise aux paroles (?) lancinantes du groupe belge les Cousin's. L'artiste  d'à peine dix huit ans et qui n'est professionnel que depuis un an remporte un triomphe. Il a déjà enregistré à l'époque trente six chansons et vendu plus de 1,5 millions de disques. Cinq jours après il signera chez Philips, en abandonnant Vogue et en trouvant un nouvel imprésario en la personne de Johnny Stark.

Johnny sur la scène du casino de Riva-Bella il y a 56 ans...

Les portes du pénitencier


Il s'est en est fallu de trois ans pour que Johnny interprète la version française de The house of the rising sun mais il ne la créa sur des paroles d'Hugues Aufray qu'en 1964... ce qui nous évitera de commettre un anachronisme et d'imaginer que ces portes-là ne se referment prochainement sur l'auteur d'un fake...suivez mon regard...

Sources et illustrations: Paris-Normandie, bulletin municipal de Ouistreham, collection personnelle.