18 novembre 2016

Le port de l'écharpe tricolore et autres règles

Des conseils plus que jamais nécessaires au maire de Ouistreham !


Le port de l'écharpe tricolore

 

Romain Bail, bien qu'historien, ignore ou bafoue les règles des élus de notre République laïque. Certes ce n'est pas une première, tout le monde se souvient du changement de nom de la commune sans que la procédure administrative n'ait été engagée, mais récemment, le 11 novembre dernier il a assisté à la messe des anciens combattants avec son écharpe tricolore comme l'année précédente. Bien évidemment nous ne contestons pas sa présence à une cérémonie religieuse, bien au contraire, mais il est illégal d'y assister avec son écharpe en vertu de la loi de 1905 de séparation de l'église et de l’État. 

Petit rappel à ceux qui ne sauraient pas ou auraient oublié : le port par un maire, de son écharpe tricolore dans une église est illégal parce qu'il ne s'agit pas d'une cérémonie publique: "Le maire porte l'écharpe tricolore avec glands et franges d'or dans les cérémonies publiques et toutes les fois que l'exercice de ses fonctions rend nécessaire ce signe distinctif de son autorité" (quand il agit dans le cadre de sa délégation d'officier d'état-civil, ou dans celle d'officier de police judiciaire). Rappelons qu'une cérémonie publique est une cérémonie organisée sur ordre du gouvernement où à l'initiative d'une autorité publique. Non seulement, le maire n'avait pas le droit de porter l'écharpe tricolore à l'église mais, de plus, le respect de la laïcité, vertu républicaine cardinale, a été bafoué; la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État, a été violée ! Il en va de même dans toutes les activités récréatives, associatives (comme les comités de jumelages...) où Romain Bail se pare de son écharpe hors des cérémonies officielles.

De grâce vous qui êtes des amis du maire conseillez lui de respecter la loi !

Organisation de primaires : les obligations des maires

 

Pour les primaires en vue de l’élection présidentielle de 2017 le ministre de l’Intérieur vient de publier une circulaire à destination des préfectures pour rappeler les règles du jeu, en particulier les obligations des maires.  Notre champion des règles fantaisistes ferait bien de relire ces règles et nous allons l'aider !


 Bureaux de votes pour les primaires de la droite   


La communication des listes électorales. Pour organiser une primaire, un parti politique peut souhaiter se faire communiquer la liste électorale d’une ou plusieurs communes. Le Code électoral donne obligation (art. L.28) de communiquer la liste électorale à «tout électeur, tout candidat, tout parti ou groupement politique» qui en fait la demande. La préfecture détient toutes les listes électorales mises à jour pour tout le département et est tenue de les fournir aux demandeurs.

L’organisation du scrutin. Les maires sont libres de répondre, ou non, aux demandes de mise à disposition de locaux, de personnel communal ou de matériel, avec certaines exceptions toutefois. 

Les locaux communaux peuvent être mis à disposition «selon le droit commun», prêtés ou loués selon les cas. En revanche, il est interdit au parti organisant les primaires, à l’intérieur des bâtiments publics, « de mettre à disposition des dépliants ou des affiches relatifs à l’élection primaire », afin d’éviter « de donner un caractère officiel à l’élection ».

Des personnels communaux peuvent aussi être mis à disposition, notamment pour installer ou démonter les isoloirs, ouvrir et fermer les bureaux de vote, nettoyer, etc. Il appartient aux mairies de «fixer les conditions de rémunération de ces services». 

Les urnes et les isoloirs peuvent être prêtés pour l’organisation du scrutin, mais à deux conditions : ils devront être remboursés en cas de détérioration, et ils ne pourront «en aucun cas être immobilisés» si « des élections générales ou partielles » devaient être organisées in extremis pendant la même période.

Les enveloppes de scrutin ne peuvent en aucun cas être prêtées. Elles sont en effet acquises dans le cadre « d’un marché public de l’État » qui concerne uniquement les élections officielles. 

Les panneaux d’affichage réservés aux campagnes électorales officielles ne peuvent être mis à disposition des organisateurs par les communes, afin de ne pas « créer une confusion sur la nature de l’élection ». Pour ce qui concerne les panneaux municipaux, en revanche, leur mise à disposition est « laissée à l’appréciation des maires ». Ouistreham dans ce cas a bien répondu présent .... mais pour du vent, il n'est qu'à voir l'état des panneaux ! 



Un affichage "baillesque" !

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.maire-info.com/upload/files/cir_primaires.pdf 
http://www.amf.asso.fr/upload/fichiers/documents/Le_statut_de_l_elu.pdf (P. 64)
   

15 novembre 2016

A la caisse !

Dans son édition du 12/11/2016 le quotidien Ouest-France a publié un article sur l'affluence constatée des contribuables au Centre des Finances Publiques de Caen-Délivrande venue pour présenter des réclamations ou demander des délais de paiement concernant leur taxe d'habitation.

(Edition Ouest-France du 12/11/2016)

Taxe d'habitation, un impôt injuste surtout à Ouistreham...


En lisant cet article nous pouvons que constater une nouvelle fois que la taxe d'habitation est un impôt non équitable au regard des situations des personnes en difficulté et qui n'ont pas la chance d'habiter dans une commune à la fiscalité locale "tolérante" et où la gestion des élus est irréprochable. Comme Le Petit Bédouin a pu l’écrire à maintes reprises dans des articles allant au-delà du simple constat le législateur et les élus devraient avoir le courage politique de faire une réforme d'ampleur de la fiscalité locale en France, réforme déjà entamée mais qui reste bien planquée dans les tiroirs des ministres des finances qui se sont succédés depuis plus de vingt ans.

L'article de Ouest-France constate qu'il y a foule dans le hall d'accueil du Centre des Finances Publiques de Caen-Délivrande.  Mais cette année des avis autorisés nous apprennent que l'explosion des réclamations contentieuses et des demandes de remises gracieuses partielles ou totales de la taxe d'habitation que doivent payer les contribuables proviennent... de Ouistreham !!!

Nous ne vous ferons pas l'affront de vous expliquer pourquoi cette explosion de demandes provient en grande partie des administrés de notre commune qui ont vu leur taxe d'habitation augmentée de 5% à plus de 100% en 2016. Depuis plus d'un an, Le Petit Bédouin avait alerté des conséquences de la décision voulue et assumée de Romain Bail et ses disciples de supprimer les abattements facultatifs pour les habitants chargés de famille, infirmes ou de conditions très modestes. A un impôt injuste, Romain Bail et ses complices ont rajouté des mesures inéquitables. Alors oui, les contribuables de Ouistreham se ruent à la Trésorerie principale de Ouistreham ou vont directement au centre des finances publiques de Caen - Délivrande.



....à l'origine de nombreuses réclamations 


Ce n'est pas trahir de secrets que de dire que les demandes de remises gracieuses sont quasi automatiquement rejetées par les services de l'administration bien que celles-ci soient motivées. Nos investigations nous ont montré que les demandes d'étalement de la dette obtiennent généralement des décisions plus favorables. Cependant sachez que cette taxe consécutive aux décisions aberrantes de Romain Bail  est à régler au final !

Un espoir d'annuler cette explosion de la taxe d'habitation était né lorsque Le Petit Bédouin vous avait informés que deux élus de l'opposition, Mme Sophie BÖRNER et M. Denis JOSQUIN, avait introduit une requête en annulation auprès du Tribunal Administratif de Caen. Mais cet espoir fut éteint par la décision en date du 10/11/2016 du juge qui les débouta et les condamna à verser 1000 € de dédommagements au profit de la Mairie de Ouistreham.

Nous ne pouvons que déplorer cette conclusion. Nous sommes convaincus que face au racket fiscal ou autres absurdités de Bail il faut faire cause commune avec les autres élus de la minorité et avec les associations citoyennes de la ville. Notre adversaire et maire peut plonger les mains dans la caisse de la commune pour payer des conseillers juridiques. En effet cela ne lui coûte rien. Il n'en est pas de même pour les opposants !


L'action collective et citoyenne, la seule réaliste !


Que nos élus le veuillent ou non, les pratiques de la démocratie sont en train d’évoluer : des réseaux de mobilisation citoyenne émergent alors que les partis politiques se vident de leurs militants. Des initiatives comme celles de l’association des "amis du petit bédouin" bousculent les politiques. De plus en plus de personnes saisissent le potentiel d’une société devenue hyper-connectée grâce au numérique, pour s’engager dans la cité, sans attendre qu’on le fasse pour eux : ils témoignent, lancent des alertes, marquent leur adhésion à une cause et créent un mouvement. Faire cavalier seul à des fins de petits calculs personnels en vue d'une hypothétique candidature aux prochaines élections municipales en 2020 est voué à l'échec et révèle beaucoup d'amateurisme !
 
En l’occurrence un recours collectif aurait permis, peut-être, avec l'aide d'un avocat dont les frais auraient été partagés, de tenter de faire annuler la délibération du conseil municipal qui a supprimé les abattements facultatifs à la taxe d'habitation sur la commune. Le droit administratif ne tolère pas l'improvisation et le manque de professionnalisme.

13 novembre 2016

Le maire et LE MAIRE

Le Petit Bédouin fidèle à ses valeurs et sa déontologie n'envisage pas de prendre part aux primaires de la droite et du centre pour la présidentielle 2017, de même pour les futures primaires de la gauche.

Mais un courrier propagandiste de Romain Bail ...


Mais ... mais, voilà comme bon nombre de Ouistrehamais nous avons eu la mauvaise surprise de trouver dans notre boîte aux lettres une invitation à venir à une réunion publique le samedi 12 novembre 2016 à l'occasion de la venue de Bruno Le Maire " le chantre du renouveau" de la droite. En bref le maire reçoit Le Maire.




Nous ne nous prononcerons pas sur ce tract mais sur le message d’amitié que nous envoie notre édile. En effet notre Romano souhaite nous inclure dans le micro-club privilégié de ses amis. Si si lisez ou relisez bien ...




...en recherche de nouveaux amis !


Cumulant les casseroles et les échecs associés à un comportement méprisant et égocentrique, notre édile a créé un véritable désert autour de lui, dernière preuve lors du rassemblement des Républicains à Courseulles avec, en "guest star", Laurent Wauqiez, président du parti "Les Républicains",  Mme Nicole Ameline, députée de la 4ème circonscription du Calvados et Cédric Nouvelot, secrétaire général des Républicains du Calvados. Au cours de ce rassemblement les militants présents ont constaté l'absence de Romain Bail, parti lorsqu'il constata qu'il n'était à la table d'honneur sans doute ! Il n'a donc pas présenté son candidat lorsque la parole lui a été donnée !

Lâché par la plupart de celles et ceux qui l'ont élu en 2014, lâché par 3 élues de sa liste, dont sa 1ère adjointe, qui ont démissionné depuis le début de sa mandature, et maintenant lâché par ses proches amis politiques, Romain Bail est en quête de nouveaux amis. Alors il lance son cri " SOS en recherche d'amis".

La seule chose qui lui reste pour exister c'est Bruno Le Maire. Mais ce dernier n'a probablement pas pris la peine de se renseigner sur Romain Bail et c'est une énorme faute quand, comme lui, on revendique une forte volonté de changer le système politique en s'entourant d'élus irréprochables ! Notre édile ne répond pas à ses critères, la vertu n'étant pas sa principale qualité.

Maintenant Le Petit Bédouin se retire des primaires de la droite et du centre en vous priant de l'excuser pour cette petite incartade à sa ligne de conduite.

12 novembre 2016

Des hommes et des femmes sous influence?

La récente décision du tribunal administratif de Caen d'invalider le vote du conseil municipal concernant le partenariat public/privé, outre faire les gros titres de la presse en ville, a encore donné lieu à quelques débordements épistoliers de Romain Bail.

Les titres du liberté dans nos rues à deux semaines d'intervalle.

Une mise en cause des autorités par Bail and co

Dans une lettre qu'il adresse aux Ouistrehamais fin octobre, Romain Bail interprète à sa façon le rejet du contrat de partenariat public privé par un jugement du tribunal administratif : « C'est ce que d'un trait de plume, certaines administrations, sous influence n'en doutons pas, ont rayé sans aucun état d'âme », accusation lourde et irresponsable destinée au préfet et au tribunal administratif qui traduit les relations problématiques de Romain Bail à l'égard de toute forme d'autorité ou d'opposition !

Cet élu n'assume pas les décisions de justice oubliant que le tribunal administratif composé de 12 magistrats est là pour « Dire le droit, protéger les libertés et les droits fondamentaux des personnes et défendre l'intérêt général » (lien). C'est pourtant ce même tribunal administratif qui avait suivi les réquisitions du rapporteur public et qui avait permis à notre jeune maire de le rester malgré l'invalidation de ses comptes de campagne... Le voila soudainement bien ingrat.

En ce qui concerne le préfet lui aussi directement mis en cause, rappelons-nous quelques unes des relations de Bail avec la Préfecture. Tout d'abord l'affaire des grandes marées (lien) qui avait vu notre édile prendre un arrêté pour interdire l’accès aux plages... Une première ! Face au tollé provoqué par cette décision, Romain Bail, fidèle à son habitude, avait reporté cette décision sur le dos du préfet de l'époque en justifiant que cet arrêté "avait été pris par précaution sur invitation de la préfecture", ce qui évidement avait dû plaire en haut lieu... car c'était évidemment faux ! On imagine également l'argumentaire développé quand il dut informer le préfet de la manifestation du 28 septembre 2015 et de sa conséquence, un conseil municipal tenu à huis clos dans la paisible bourgade de Ouistreham ! Enfin tout le monde se souvient des récents événements de l'After Bac. Nous imaginons l'appréciation qu'a dû en faire ce haut fonctionnaire chargé, en autre, de l'ordre public et de la sécurité ! Rappelons-nous que R. Bail avait relayé la publicité sur les consommations alcoolisées auprès des jeunes (mineurs pour beaucoup) pour cet AFTER BAC ! Conséquence indirecte, les gendarmes de Caen ont dû intervenir au milieu de la nuit parce que les forces de l'ordre locales étaient débordées sur place ! Évidemment prétendre ensuite assurer la sécurité des habitants est difficilement concevable pour ce maire dans l'irresponsabilité la plus totale. Il est facile d'imaginer au regard de ces évènements l'image de sérieux que renvoie notre municipalité.


Bref entre M. Fricout (conseiller départemental) qui déclare dans la presse «On discute avec le préfet» alors que celui-ci l'avait envoyé au tribunal administratif compte tenu de la teneur du dossier et Romain bail qui accuse de hauts représentants de l'état de magouilles c'est tout simplement grotesque et indigne quand on est élu.


Le rôle du Préfet, pour les nuls ! 




"Le préfet reste le "dépositaire de l’autorité de l’État dans le département". Il demeure responsable de l’ordre public : il détient des pouvoirs de police qui font de lui une "autorité de police administrative". Il est le représentant direct du Premier ministre et de chaque ministre dans le département. Il met en œuvre les politiques gouvernementales de développement et d’aménagement du territoire l’échelle du département.


Le préfet est chargé de contrôler les actes des collectivités territoriales. Le préfet exerçait auparavant un contrôle "a priori" sur les actes des collectivités, qui a été supprimé par la loi du 2 mars 1982. Désormais, il exerce un contrôle « a posteriori » et ne peut que déférer les actes concernés au tribunal administratif, qui apprécie s’il doit en prononcer l’annulation en tant qu’actes « contraires à la légalité». Dans la pratique, le nombre de saisines de la justice administrative est faible (environ mille cinq cents déférés préfectoraux chaque année pour plus de 6 millions d’actes transmis)."

source:lien


PhotographieWikipédia.

La situation exceptionnelle que vit notre ville



On réalise la situation exceptionnelle que vit notre ville, non seulement par le fait que le préfet saisisse le tribunal administratif et obtienne gain de cause mais aussi par la réaction de son maire qui au lieu de faire profil bas, attaque un haut représentant de l'état sur son intégrité et sa déontologie en laissant sous entendre que celui-ci a agi sur ordre et de même pour le tribunal administratif. Un coup d’œil au C.V du Préfet, Monsieur Fiscus (lien), aurait permis une vision plus intelligente et impartiale des choses. Il est vrai que le partenariat public privé retoqué a été voté par les membres du conseil municipal dont il faut avouer qu'ils ont levé le bras avec une très grande légèreté sans calculer les conséquences financières pour les administrés (700 000 € minimum de remboursement annuel pendant 18 ans auquel il faut ajouter 110 000 euros d'études déjà dépensées selon la presse, chiffre non démenti.


Nous ajouterons que c'est une réaction stupide et puérile quand on prétend vouloir exercer des fonctions de député européen ... On ne peut que rire jaune par ailleurs à la formule « sous influence » utilisée par Romain Bail quand on se rappelle l'affaire de la mutation miraculeuse de sa compagne qui avait très rapidement obtenu un poste de manière fort surprenante dans notre ville, l’Éducation nationale (sous influence sans doute !) ayant fini par reconnaître que c'était pour des «raisons politiques»...(lien). On n'oubliera pas non plus d'évoquer la façon dont Romain Bail s'est imposé localement pour les élections en tant que représentant de l'UMP (lien) ! Il semblerait que notre bon maire pense que tout le monde agit comme lui pour arriver à ses fins, à savoir faire pression ou se faire pistonner. Il y a heureusement des personnes qui ont une éthique dans les rouages de l’État face à certains hommes politiques dénués de toute morale.

Le "sauveur" de Ouistreham !!!


Le "sauveur" de Ouistreham vient encore d'ajouter des lignes à son curriculum vitae déjà bien chargé. Les membres du conseil municipal, quant à eux, viennent d'afficher publiquement la méconnaissance des dossiers qu'ils votent (« sous influence » ? mais là c'est sûr ! sous la pression du maire comme l'avouent certains en douce !). Ceci nous le savions déjà mais ceux qui nous lisaient de loin doivent bien admettre que sur ce point nous avions raison de vouloir nous battre. Avec une telle attitude ce n'est pas à « quelques turbulences » pour reprendre les termes de la lettre reçue par les Ouistrehamais que risquent de se heurter l'édile et ses acolytes, mais plutôt à de grosses tempêtes !

En tout cas ces "bras levés" nous engagent à un bras de fer contre eux-mêmes, bien peu regardants sur les conséquences de leurs actes. La balance au bras de la justice a penché ce jour là en notre faveur. C'est un beau bras d'honneur de la démocratie envers ceux qui la méprisent non ?   LPB est satisfait que l’État impose ses vues à un conseil municipal irresponsable.



10 novembre 2016

Rue du 11 novembre

La grande guerre...



Il existe des dates où le devoir de mémoire prend un sens particulier. Si le 11 novembre célèbre bien sûr l'armistice de la première guerre mondiale (1914-1918), cette année 2016 marque aussi le centenaire de la bataille de Verdun qui se déroula du 21 février 1916 au mois de décembre 1916. (lien) 
Il n'y a pas de hiérarchie dans l'horreur de la première guerre mondiale mais cette bataille de Verdun a impacté très profondément notre histoire par sa durée et son atrocité. Ce nom de Verdun figure d'ailleurs sur le monument aux morts du bourg du Ouistreham, près de l'église, aux côtés d'autres lieux emblématiques tels que la Marne, l'Yser, l'Artois, la Somme ou encore la Champagne. Ce monument, puisque nous en parlons, se singularise aussi par la présence de deux statues, celle d'un fantassin et celle d'un marin.




.... a laissé son empreinte sur la ville... 


Cette période tragique a marqué notre ville, comme il est vrai beaucoup d'autres, car plusieurs rues ont pour nom des  noms symboliques de cette période. Le triangle composé par l'Avenue de la Liberté, la rue de la Victoire, la rue du 11 Novembre ainsi que la rue Alsace-Lorraine est très significatif. On peut relever également que l'avenue Georges Clémenceau, surnommé affectueusement  "Le tigre" (lien) débouche sur la rue de la Victoire... Étonnante et peu commune disposition des noms de rues qui démontre une volonté affichée de gommer un éventuel oubli des générations suivantes, d'exprimer une reconnaissance à travers la géographie d'une ville.



Googlemap

Vers la mer, à Riva, l'avenue de Verdun débouche sur le boulevard Aristide Briand après avoir croisé le boulevard maréchal Joffre. Drôle de "coïncidence" quand on sait qu'en décembre 1916 Aristide Briand, alors président du conseil, informe Joffre qu'il doit renoncer à toute fonction au sein du gouvernement. Le général controversé de Verdun sera alors fait "Maréchal de France" en compensation.(lien)

Googlemap

Notons par ailleurs qu'il existe également dans notre commune une avenue du Maréchal Foch, lui aussi grand acteur de la première guerre mondiale  (lien)   dont l'une des citations est restée dans l'histoire :"C’est dur de voir tomber tant d’hommes, sacrifices sanglants et cruels. Plus ils sont cruels, plus ils créent ce devoir impérieux de ne pas être vains".  


 




... pour que l'on n'oublie pas !


Libre à chacun de se recueillir en ce jour de commémorations. Mais si vous passez par une de ces rues (ou si vous y habitez d'ailleurs) n'oubliez pas que derrière des noms de rues se cachent les noms de centaines de milliers d'hommes sacrifiés, brisés, mutilés au cours de « la der des der », des anonymes massacrés sur les champs de batailles, "des gueules cassées", dans le nord de la France. 

Certains d'entre eux figurent sur le monument aux morts de notre petite ville, beaucoup de noms de famille identiques (parfois trois)... autant de fils, de frères ou de pères qui ne sont jamais revenus. Peut-être sont-ils vos grands-pères ou arrières grands-pères, vos  grands oncles, inscrits là ou ailleurs, disparus à jamais dans la boue d'un champ de bataille. Ils sont et demeurent à jamais « ceux de 14 »#.



Pour en savoir plus 


« Ceux de 14 » : livre de Maurice Genevoix, témoignage historique majeur sur la première guerre mondiale.

http://verdun2016.centenaire.org/fr/


07 novembre 2016

Bien vivre ensemble

Notre maire, Romain Bail, a commis un nouveau bulletin municipal, le n° 8, qui a l’heur de nous ravir une nouvelle fois. Son éditorial d’une page (les temps doivent être durs car nous avons connu des délires verbeux de 5 pages !) dans lequel il nous déclare sa flamme fut un bon et grand moment dans toutes les chaumières ouistrehamaises. On ne résiste pas à vous redonner la dernière phrase de son édito, page 4, qui est un ravissement pour tous, tant dans les idées et leur enchainement, que dans le style et le fond !  « Comptant sur votre soutien et une vision d’avenir, je vous réitère ici tout mon amour » !  On ne s’en lasse pas ! Cela va devenir culte ! On en fera pas l’exégèse de la phrase mais avouez que peu d’hommes politiques ont ce style… comment dire ? … particulier, non baillesque ! 

Bien vivre ensemble


Nous connaissons tous Romain Bail maniant la carotte et le bâton, ou le gâteau et la verge (« de koek of de gard » comme on dit aux Pays-Bas) ! Eh bien une nouvelle fois il nous le prouve car, avant de nous déclarer son amour, il nous met en garde vertement par un rappel aux règles du bien vivre ensemble sur un ton toujours aussi baillesque ! « La ville n’est pas une foire à ciel ouvert », « Gare aux nuisances sonores », « sanctionner ceux qui ne respectent pas les règles … ». Nombre de municipalités expliquent avec pédagogie ces règles du savoir-vivre mais à Ouistreham le style est comminatoire comme le montre la page qui suit.


Bien sûr les "bédouins" enregistrent vos consignes Monsieur le maire! Ce ne sont pas des inconscients ! Mais ils souhaiteraient que vous-même et votre Conseil respectiez les règles qui s’imposent aux élus ! Signez par exemple la charte déontologique élaborée pour les élus ! Vous doperez ainsi, vous aussi, le moral de vos administrés et ils en ont bien besoin 

Une charte déontologique des élus 




La charte déontologique de l’élu a pour objectif de porter à la connaissance des élus, municipaux et communautaires, un certain nombre de règles de comportement et de fonctionnement à observer dans des situations concrètes de la vie d’élu pour le bien commun. Cette charte s’appuie sur une triple exigence :
  • s’inscrire localement dans l’action de moralisation de la vie politique,
  • la volonté citoyenne de rapprocher l’élu de l’administré dont il est le représentant,
  • le souci politique de clarifier les principes d’éthique et de bonne conduite pour une action collective.
Cette charte de 2015 signée par de nombreux élus comporte sept articles qui prévoient que : 
1. L'élu local exerce ses fonctions avec impartialité, diligence, dignité, probité et intégrité.
2. Dans l'exercice de son mandat, l'élu local poursuit le seul intérêt général, à l'exclusion de tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier.
3. L'élu local veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d'intérêts. Lorsque ses intérêts personnels sont en cause dans les affaires soumises à l'organe délibérant dont il est membre, l'élu local s'engage à les faire connaître avant le débat et le vote.
4. L'élu local s'engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l'exercice de son mandat ou de ses fonctions à d'autres fins.
5. Dans l'exercice de ses fonctions, l'élu local s'abstient de prendre des mesures lui accordant un avantage personnel ou professionnel futur après la cessation de son mandat et de ses fonctions.
6. L'élu local participe avec assiduité aux réunions de l'organe délibérant et des instances au sein desquelles il a été désigné.
7. Issu du suffrage universel, l'élu local est et reste responsable de ses actes pour la durée de son mandat devant l'ensemble des citoyens de la collectivité territoriale, à qui il rend compte des actes et décisions pris dans le cadre de ses fonctions

Cette charte est un rappel du droit en vigueur et des principes démocratiques que doivent respecter les élus investis de la confiance de leurs électeurs.


Pour que nous ayons confiance...


Probité et intégrité :

Nous vous réclamons Monsieur Bail d’exercer vos fonctions avec dignité, probité et intégrité, de refuser toute rétribution, avantage ou cadeau émanant d’une personne physique ou morale en relation financière et/ou d’intérêts avec la ville. C'est dans la charte 

Nous pouvons vous conseiller dans ce domaine. Commencez par nous donner des précisions sur vos voyages, pas des réponses par voie de presse nous disant qu’ils coûtent à la ville 600 € par an alors que nous avons les preuves de dépenses beaucoup plus somptuaires ! Précisez-nous ce voyage en Finlande Messieurs Bail ou Hitier ! C'est votre devoir !


Une réponse fausse Monsieur Bail par voie de presse ! 

Assiduité

Il nous conviendrait Monsieur le Maire que vous soyez assidu pour exercer votre mandat plus qu’au printemps dernier qui vous a vu voyager au travers de l’Europe aux frais du contribuable. Dans cette charte les élus s’engagent à participer pleinement et régulièrement aux séances du Conseil municipal et des commissions auxquelles ils appartiennent ainsi qu’aux réunions des instances au sein desquelles ils ont été élus ou nommés. Vous, Romain Bail, vous êtes parti six semaines sur les deux mois d’été alors que vous étiez en charge pour Caen la mer du tourisme et du littoral… C'est cela votre assiduité ?

Confidentialité et solidarité

L’élu s’interdit d’utiliser à d’autres fins que l’intérêt général municipal toute information dont il aurait eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions. Il s’engage à préserver le caractère confidentiel des informations obtenues dans l’accomplissement de son mandat. Il n’utilise pas par exemple les listes d’adhérents des associations pour des fins personnelles. Rappelons-nous la lettre envoyée par la mairie à tous les membres des Ateliers de danse en 2014 pour détruire la réputation d'une présidente qui avait œuvré 30 ans dans cette association ! Un vrai scandale qui faisait fi des règles de la CNIL ! 


Écoute, respect et transparence


L’élu(e) est à l’écoute de toute personne habitant ou ayant une activité sur la commune ! Il s’attache à prendre en compte l’opinion de chaque citoyen dans sa singularité, sans distinction de quelque nature que ce soit, en toute loyauté et dans le respect des valeurs républicaines. Il assure son mandat dans le respect de tous ses interlocuteurs : habitants, professionnels, personnel municipal et collègues élus. Il pratique et favorise les échanges courtois et respectueux des personnes.

Alors là vous avez des leçons à prendre, vous et vos adjoints incapables de discuter sereinement avec la population. Nous avons assisté à des propos injurieux ou méprisants en conseil municipal à l'encontre de certains de vos opposants, les vidéos en témoignent et vous accusent. Vos adjoints photographient les groupes qui se parlent sur les terrasses des cafés comme aux heures les plus sombres de notre histoire récente ! Ces documents sont envoyés ensuite aux responsables politiques locaux... Il suffit aussi de contester pour se retrouver au commissariat ou en justice ! Honte à vous ! Vous travestissez la vérité avant d'être acculé à révéler la réalité : devons-nous vous rappeler les parkings payants qui devaient rapporter 50 000€ la première année et qui en réalité sont déficitaires avec une image dégradée pour la ville ! Devons nous vous rappeler les nombreux passe-droits ? Des exemples ? "L'After bac" pour frérot et ses amis ? La balade sur la plage avec l'équipe de France de foot  avec frérot et "papounet" pendant que les petits footeux regardaient cela avec envie ? ... Nombreux sont les exemples qui ne vous grandissent pas !

En conclusion


Dans l’exercice de votre mandat, engagez-vous Monsieur Bail avec vos co-listiers 
  • à poursuivre le seul intérêt général, 
  • à exercer vos fonctions avec impartialité, dignité, probité et intégrité, 
  • à un exercice diligent et transparent de vos fonctions, 
  • à participer avec assiduité aux réunions de l’organe délibérant et des instances au sein desquelles vous avez été élu ou désigné,
  • à respecter la réglementation budgétaire et financière, gage de la bonne gestion des deniers publics.
  • à rendre compte aux citoyens des actes et décisions prises dans le cadre de vos fonctions,
devant l’ensemble des citoyens. Hélas hormis vos groupies inconditionnelles ... nous n'y croyons plus !

04 novembre 2016

Qui dois-je croire ?

Libre parole d'un Ouistrehamais 



Qui dois-je croire ? Notre « bon » maire  qui dit nous aimer (!) et se flatte de la réussite des parkings payants ! Dois-je le croire lui, ou ceux qui les ont dénoncés.  Je suis un voisin du grand parking place Alfred Thomas et, étrangement à l’exception de quelques dates, il n’y avait guère qu’une dizaine de véhicules garés sur ce parking au grand dam des commerçants de la rue de la Mer qui tous avouent à demi-mot que les parkings payants n’ont pas arrangé une conjoncture difficile liée surtout aux conditions climatiques. Cela est si vrai,  les habitudes étant prises qu’au 1er Octobre, le  grand parking de Colleville-Montgomery était encore rempli tandis que les parkings gratuits entre le casino et Colleville quasi déserts. Si ces parkings étaient une réussite pourquoi préciser dans un encart publicitaire qu’il y a le retour à la gratuité depuis le début Octobre! Pire même puisqu’au dernier conseil municipal il a été dit, par le maire lui-même, que les « bénéfices » partagés entre Vinci  et la municipalité créaient un déficit de la ville… Donc non seulement ces parkings n’ont rien rapporté mais, en plus, ils ont coûté et c’est effectivement au-delà des espérances de la municipalité… !


Qui dois-je croire ? Notre maire vénéré qui, selon Ouest-France affirmait qu’un accord avait été passé avec les associations caritatives pour ne pas nourrir les migrants ? Dois-je lui faire confiance ou dois-je écouter au contraire le président du Secours Libre qui, dans un autre article de Ouest-France, disait que son association était prête à fournir de la nourriture à toute personne dans le besoin quelle qu’elle soit ?


Qui dois-je croire ? Dois-je encore croire à cette « non hausse » d’impôts (s’il y a hausse ce sont encore les méchants Socialistes du gouvernement qui spolient les habitants ! ) alors que ma taxe d’habitation a augmenté. Monsieur le maire n’avait-il pas promis lors de son programme électoral qu’il y aurait 1% de baisse par an pendant cinq ans pour les impôts. Quelle valeur peut-on donner à  cette argutie d’un retour à une égalité fiscale, l’inégalité existante était le fait d’abattements facultatifs (!), quand on sait, comme il est claironné partout  par la majorité municipale, qu’il faut de l’argent suite aux baisses des dotations de l’État. Je signale, à tout hasard, que pour les impôts sur le revenu, il y a des parts et que les couples, avec par exemple trois enfants, paient proportionnellement moins avec des revenus identiques qu’un couple sans enfant. Faudrait-il supprimer cette « inégalité » fiscale nationale !

Qui dois-je croire Dois-je encore croire notre édile quand il se vante d’avoir décidé de bloquer le projet de Calvados Habitat à la Cité jardin. Il me semble, mais ce doit être encore une erreur, que des citoyens ouistrehamais avaient fait part de leurs inquiétudes à ce sujet et avaient alerté le Petit Bédouin qui avait dénoncé ce projet bien avant que le maire s’en attribue les mérites car à cette époque la majorité municipale était, pour le moins silencieuse…

Qui dois-je croire ? En revanche, je suis prêt à croire le maire lorsqu’il met toute sa détermination  à accompagner le départ du bureau de poste dans le bourg… Peut-être aurait-il mieux valu se battre pour l’empêcher de partir et tenir compte des pétitions qui demandaient le retrait de ce projet mais finalement, ce départ annoncé qui n‘est pas de son fait, il faut le reconnaître, ne l’arrange-t-il pas ? Il pourra ainsi se vanter de la mise en place de cette "Maison des Services" avec un fonctionnaire municipal tenu ou non au secret professionnel ?


Ce que je crois. Je ne suis ni mage ni voyant simplement un observateur, voire parfois un témoin, qui essaie d’être le plus honnête possible et qui constate… que dire la vérité n’est pas chose facile dans une commune où les intérêts personnels ou les ambitions sont plus importants que l’intérêt général.

02 novembre 2016

Un soir, su l'banc des menteux



Il m'arrive parfois le soir venu de trainer du côté du port, sur la place des retraités. J'hésite alors toujours un peu à m'asseoir sur "l'banc des menteux". En tant que rédacteur du Petit Bédouin, j'ai quand même une éthique ! Mais porté par un sentiment frondeur et par un doux soleil d'octobre je me suis décidé un soir à poser mon séant sur ce banc qui avait l'air très accueillant. Personne autour, juste quelques malouins venus pêcher la Saint-Jacques. Le panorama est magnifique mais quelque chose cloche dans le paysage. Une ravissante jeune fille vient à passer, dégaine son smartphone et visant le panorama lâche un "P.....n c'est moche les poubelles". Il est vrai qu'habitué, on finit par ne plus les remarquer ces boîtes en plastique grises à roulettes avec pour certaines le logo de la ville.









Situées à un endroit emblématique et très fréquenté par les touristes et tous ceux qui aiment se délecter des produits de la mer que les pêcheurs nous offrent chaque jour, elles sont une verrue visuelle à côté du très beau marché aux poissons au toit tout en courbes océanes. Pas grand chose à faire me direz-vous. Pourtant en face de l'accostage, à "the plage to be" il y a un local à poubelle qui n'est certes pas extraordinaire mais qui a le mérite de bien faire son office non ? Pourquoi n'y en aurait-il pas un aussi à "The port to be"?


En levant mon séant du banc, je regarde un peu la mer et je réfléchis à ce qui se passe depuis deux ans et demi dans notre petite ville et puis je me dis au fond, qu'à Ouistreham, ce n'est ni un local à poubelles, ni un "banc des menteux" qu'il nous faut mais "des gradins...des menteux" !