08 octobre 2016

Opération "Ridiculous"

Le spectacle qui s'offre à nous depuis des mois maintenant est souvent affligeant et burlesque. Un nouvel exemple ? Vous avez dit oui ? Alors voilà ! Quelques jours après que Michel Fricout maire-adjoint et conseiller départemental se soit épanché joyeusement dans la presse pour parler de l'avancée du partenariat public/privé il y a eu du tragi-comique place de la mairie. Jugez vous même !

Tout d'abord rappelons-nous l'interview de Michel Fricout dans Ouest France le 23 septembre dernier.


 Ah Monsieur Fricout !  
Un sens de l'humour très particulier !
ou l'art de prendre les gens pour des imbéciles ! 


Puis jeudi dernier le titre du journal Liberté  affiché devant "Le commerce" était, lui, sans équivoque, franc et direct ! Aïe aïe le Monsieur Fricout ! Dans quel guêpier êtes-vous tombé ! On vous imagine maintenant en train de réfléchir à une réponse moins ridicule que celle que vous avez commise dans la presse ci-dessus. On peut même vous aider dans cet exercice difficile ! On vous suggère de dire "Il semblerait que mes propos aient été mal interprétés"...ou "Il y a eu un problème de communication entre les services de la préfecture et les nôtres..." (Excuse utilisée pour l'interdiction de la plage aux grandes marées rappelez-vous ). Ou encore le devenu célèbre "J'ai mal à ma démocratie", encore faut-il savoir où se trouve cet organe...! En dernier recours enfin et pris d'un mouvement de colère vous pourriez dire : "M. le Préfet vous salissez l'image de notre ville! Hou! Hou! Démissionnez! Démissionnez!". Vous connaissez cette réplique désormais célèbre dans la ville n'est-ce pas ?





Nous les bédouins nous nous disions que la mairie allait devoir déminer ces événements !  Nous en étions là de nos réflexions quand nous avons vu apparaître devant la mairie les camions ci-dessous ! Vous nous connaissez ... après le fou rire, les photos ! Bref opération déminage... !






photos prises au même instant et non truquées
Un mélange de choses sérieuses et de choses comiques comme on les aime ! 

Bon, le mauvais côté des choses c'est que nous avons dû payer une tournée aux copains...!

06 octobre 2016

Cynisme et incompétence démontrée

L'Université d'automne de l'association "Les Amis du Petit Bédouin - ALPB" a eu lieu mardi 4/10/2016 à la Grange aux Dîmes de Ouistreham.


Une réunion publique pour expliquer la TH



Cette réunion publique avait pour objet de vous expliquer tout ce que vous vouliez savoir sur la taxe d'habitation (TH) payée en 2016 par tous les habitants, sans jamais oser le demander ! C'est sur cette taxe en effet que Romain Bail s'est acharné pour provoquer un véritable matraquage fiscal dont sont victimes une grande partie des Ouistrehamais.
Devant plus de 150 personnes attentives et captivées par ce sujet qui touche directement leur porte-monnaie, un de nos spécialistes de la fiscalité a démontré de façon implacable que Romain Bail et sa majorité ont considérablement accru la pression fiscale des habitants en commençant par les plus modestes et ceux qui ont des personnes à charge (enfants ou handicapés...). Il a démontré également que l'Etat n'a rien à voir dans cette augmentation de la taxe d'habitation 2016 comme le maire le laisse entendre. C'est la suppression des abattements facultatifs décidée par délibération du conseil municipal du 21/09/2015 qui en est l'unique cause !

> Terminé l'abattement facultatif général à la base !
> Terminé l'abattement maximal pour les enfants à charge !
> Terminé l'abattement pour les foyers de condition modeste !
> Terminé l'abattement pour les personnes atteinte d'invalidité ou d'infirmité !


...avec des exemples concrets



Après un exposé technique sur la composition de la taxe d'habitation (valeur locative brute et moyenne, abattements obligatoires, abattements facultatifs, plafonnement) place fut donnée à la méthode Bail en terme d'imposition !  

La taxe d’habitation à la mode Bail, en 2016, a été vue au travers de cas réels. Certains bédouins, non mensualisés (les personnes mensualisées ne recevront leur avis d'imposition de la TH que vers le 18 octobre prochain), ont accepté de transmettre leur avis d'imposition permettant à l'animateur de montrer avec des éléments concrets l'ampleur des augmentations de cette taxe. En résumé : 

· Résidents secondaires : Pas d’augmentation

· Couple, sans enfants à charge, avec des revenus supérieurs : Augmentation de 5,57 %
· Famille avec 2 enfants occupant une maison de type 6 pièces, revenus niveau moyen :
Augmentation de 40,19 %

· Famille avec 3 enfants occupant une maison de type 4 pièces et 2 parkings, revenus niveau moyen :
Augmentation de 99,52 %

 · Famille avec 2 enfants occupant une maison de type 3 pièces, revenus très modestes, exonérés antérieurement de taxe d’habitation :
taxe d’habitation 2016 = 148€ donc suppression de l'exonération


... peanuts pour la commune !


Notre expert a ensuite démontré la part qui reviendra à la ville dans cette opération d'augmentation de la taxe d'habitation concoctée par Bail and co ! Eh bien on vous le donne en mille ! Si l'augmentation atteint la prévision de 400 000 à 450 000€ de recettes supplémentaires, seuls 120 000€ iront dans les caisses de la commune ! Bravo Romain Bail ! Les livres d'histoire ne vous ont pas appris à gérer des finances locales ! Retournez sur les bancs des universités où venez suivre nos universités d'automne avec nos experts !






Une nouvelle fois les mensonges de Romain Bail s'étalent au grand jour ! Amis lecteurs reprenez ce que notre maire disait dans le journal Ouest France il y a quelques mois et faites-vous votre opinion ! Lien vers l'article: http://www.ouest-france.fr/normandie/ouistreham-14150/nous-naugmenterons-pas-les-impots-locaux-3671331


(Photo Ouest-France)
"nous n'augmenterons pas les impôts locaux " dixit Romain Bail

 

Que veut le maire et ses amis


Une ville de retraités ?
Une ville où les familles sont malmenées et exsangues ?
Une ville où les handicapés sont de plus en plus taxés ?
Une ville où les familles pauvres vont de plus en plus se serrer la ceinture !
... 
Une chose est sûre la fiscalité n'est pas le fort de ce conseil municipal ! Bobby n'a pas su expliquer les enjeux (Rien d'étonnant, vous nous direz). A ce niveau on peut parler d'incompétence !
Mais maintenant les Ouistrehamais savent et ont compris le système démoniaque mis en place par Romain Bail.

Allez pour celles et ceux qui n'ont pas venir à notre réunion, voici un petit reportage de notre université d'Automne du 4/10/2016


05 octobre 2016

Romain Bail tombe dans le panneau !


Dans la série « J’accumule les erreurs et je me couvre de ridicule », notre jeune maire était, depuis longtemps déjà, passé maître. Mais, avec ces nouvelles bourdes que vous dévoile aujourd’hui votre blog préféré, c’est un statut d’expert que Romain Bail est en train d’acquérir. Venons-en aux faits : peut-être avez-vous remarqué, chers lecteurs, les nouveaux panneaux qui ont récemment fleuri le long de la promenade, non loin de la gare maritime ? L’un de ces panneaux est consacré à la biodiversité de la zone dunaire, un autre célébrant le 30ème anniversaire (1986-2016) de la « Passerelle Transmanche », autrement dit la liaison en ferry entre Ouistreham et Portsmouth. Si le premier de ces panneaux n’appelle aucun commentaire de notre part - même si la propension de notre édile à coller son nom sur la moindre de ses réalisations nous semble (pour le moins) relever d’un problème d’égo surdimensionné, mais passons - le deuxième panneau, lui, pèse son poids en… ferries ! Mais jugez-en vous-même.

Une faute d’orthographe incroyable …


Pour un maire qui est, est-ce besoin de le rappeler, un ancien professeur de lycée qui vantait d’assurer une partie de ses cours dans la langue de Shakespeare, l’erreur est à peine croyable ! Car la compagnie maritime bretonne qui assure, depuis 30 ans donc, la rotation A/R en car-ferry entre Ouistreham et l’Angleterre se nomme bien entendu la « Brittany Ferries », comme tout un chacun le sait (« Brittany » signifiant « Bretagne », en anglais, CQFD). Il n’y guère que notre maire pour valider (et signer !)  la pose d’un panneau, sur son territoire communal, sur lequel le nom de la dite compagnie est littéralement massacré (et à 2 reprises, tant qu’à faire), en étant orthographié « BritaNNY Ferries », avec deux « N » au lieu des 2 « T » de rigueur !!!! Bel hommage à une société qui, depuis 3 décennies, s’est investie dans notre commune, en y créant des centaines d’emplois, avec les retombées financières que l’on sait. Bien entendu, nous imaginons déjà les protestations innocentes de notre élu,  prétextant certainement que cette erreur grotesque n’est pas de son fait. Car, certes, ces panneaux ont été conçus par « Caen-la-Mer », reconnaissons le, et non pas par la Mairie de Ouistreham. Mais… mais… Rappelez-nous, juste pour le plaisir, le nom du vice-président de Caen-la-Mer, chargé du tourisme et du littoral (ça ne s’invente pas… !) ? Oui, oui, c’est bien lui : un certain... Romain Bail, bien entendu ! Mais il est vrai aussi que, depuis la plage de St Tropez, on voit moins bien passer les ferries vers l'Angleterre, c'est une évidence...


…et une belle erreur de géopolitique ! 


Et ce n’est pas tout : non content de se ridiculiser une première fois,  Romain Bail en rajoute une couche, en précisant sur ledit panneau que « Le 22 janvier 2016, la liaison transmanche a fêté ses 30 ans d’existence en présence de Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Grande-Bretagne ». L’erreur, ici, n’est plus orthographique, mais géopolitique. Car la Grande-Bretagne n’est pas un pays ni un état en soit : il s’agit du nom de l’île, qui comprend l’Angleterre, l’Écosse et le Pays de Galles. Il aurait donc fallu, dans ce cas précis, parler de « Royaume-Uni », comme le prouve le lien ci-après : http://www.ambafrance-uk.org/-L-Ambassadeur-1397- et qui nous confirme bel et bien  que « Son Excellence Sylvie Bermann est Ambassadeur de France auprès du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord ». Pour une commune qui s’enorgueillit de posséder un service « Europe et International » (http://ouistreham-rivabella.fr/mairie/services-municipaux/europe-et-international/), dont chaque Ouistrehamais est en droit de se poser la question quant à son utilité exacte, au vu du coût de fonctionnement qu’il représente, c’est à se cogner la tête contre les murs devant tant de bêtise, d’approximation !



Conclusion 


En bon donneur de leçons qu’il est, et en tant que spécialiste reconnu du « C’est pas de ma faute, c’est celle des autres », nul doute que Romain Bail trouvera certainement à se défausser, une fois de plus. N’empêche qu’il faudra à présent corriger et/ou remplacer ces dits panneaux aux écritures et aux informations faussées, et le coût de ces erreurs sera pris en charge par nous autres, braves contribuables. Certes, gabegie et incompétence sont aujourd’hui les deux mamelles de Ouistreham, mais même si cela dure depuis mars 2014, il nous est toujours impossible de nous y habituer. 




04 octobre 2016

Venez nombreux ce soir !



Université d'Automne
de l'association "Les Amis du Petit Bédouin - ALPB"


Sujet :"RACKET FISCAL à Ouistreham"

Mardi 4 Octobre 2016
à la Grange aux Dîmes de Ouistreham
à partir de 18H45
(Entrée Libre)


Lien vers l'évènement : ICI

02 octobre 2016

STOP ou Encore ?

Par une délibération du Conseil, municipal en date du 09/03/2016, Romain Bail avec la complicité de sa majorité et surtout celle de Michel FRICOUT maire adjoint et conseiller départemental, avait fait voté le principe d'un Partenariat Public Privé (PPP) engageant la commune pour les 18 prochaines années pour un montant de plus de 10 millions d'euros ! Le Petit Bédouin dans son article du 14/03/2016 intitulé "Chaos budgétaire à Ouistreham" (Relire l'article: Lien), vous avait expliqué en quoi consistait le Partenariat Public Privé et surtout le risque majeur pour les finances communales si le maire et ses acolytes s’engageaient dans cette voie. Pour la réfection de la voirie, de la rue de la mer entre autre, la rénovation des éclairages publics, ... le contrat susceptible d'être mis en place endettera la ville pendant 18 ans alors même que les travaux en question seront du ressort de Caen la mer en 2017. En somme une banqueroute programmée !




Une procédure très observée


Depuis, cette publication et surtout depuis la délibération du Conseil municipal du 09/03/2016, Le Petit Bédouin et l'Association les Amis du Petit Bédouin suivent de très près la procédure de mise en place de ce partenariat (rencontres des acteurs de la vie politique locale afin d'informer et relayer cette délibération et ses conséquences y compris sur Caen la meralerte des services de l’État au regard de la situation financière et des besoins de la commune de Ouistreham). Ce fut une défense discrète des intérêts de la ville de Ouistreham et de ses administrés de la part du "Petit Bédouin". 

Mais dans un article de Ouest-France en date du 23/09/2016, Michel Fricout maire-adjoint et Conseiller départemental, dont l'action communale se limite à suivre "Bail", a eu les propos suivants en réponse à des rumeurs d'un rejet de ce partenariat de la part du Préfet.



Les propos de Michel Fricout


[Ouest-France du 23/09/2016]


"Les préfets sont toujours plutôt opposés à ce type de financement. En ce qui nous concerne, des discussions sont en cours. Le PPP n'est pas retiré, il continue et avance. Nous pensons qu'il va aboutir. Il n'y a pas de problèmes avec CAEN-LA-MER, le poids des remboursements sera intégré dans les échéances avec la communauté urbaine.tels sont les propos de Michel Fricout 



Ce que LPB sait sur le PPP de Ouistreham 


A la lecture de cet article et des propos du maire adjoint de Ouistreham (ancien dirigeant d'une société de bâtiment et travaux publics et ancien président du MEDEF Calvados) et en fonction de ses investigations Le Petit Bédouin répond:

  • Les préfets ne s'opposent pas systématiquement à ce type de contrats dès lors que ceux-ci sont motivés et surtout si leur objet reste dans le cadre prévu par la loi. Les préfets connaissent aussi les difficultés de ce type de contrat :
  • "Un tel dispositif s'apparente à bien des égards à une véritable bombe à retardement pour nos finances publiques. En effet, s'il permet certes de réaliser des économies à court terme, en revanche, sur la durée, le coût final pour les contribuables se révèle beaucoup plus élevé que celui généré par un emprunt classique. En Grande-Bretagne et au Canada, où le recours à ce type de partenariats a été extrêmement conséquent ces vingt dernières années, les gouvernements font aujourd'hui machine arrière et en limitent délibérément l'usage, constatant une augmentation des prix allant jusqu'à 70 % par rapport au budget initialement prévu. De même, le rapport de la mission Peylet (octobre 2012) sur l'opération campus souligne que les PPP ont pour conséquence de doubler, parfois de quadrupler le coût initial des projets ! Au final, il s'agit donc d'une solution de facilité dont il résulte une aggravation considérable de la dette publique, dans un contexte où celle-ci, en raison de son montant exorbitant, devrait justement faire l'objet d'une attention toute particulière. " (Réponse ministérielle N° : 20733 de M. Jean-Jacques Urvoas publiée au JO du 12/03/2013...
    ...Ce n'est pas, au demeurant, l'unique défaut du dispositif. Nous savons que, depuis 2006, trois grandes firmes de BTP se sont partagé 90 % des plus gros contrats. De fait, ce type de procédures exclut largement les PME, condamnées à la sous-traitance. L'égalité d'accès à la commande publique est donc, en substance, clairement bafouée. Enfin le recours à ce mécanisme entraîne une marginalisation de l'architecte, qui n'a plus l'indépendance nécessaire pour concevoir le meilleur projet. Le concours n'est plus obligatoire et l'anonymat n'est plus respecté. Le choix de l'équipe se fait principalement sur des critères techniques et financiers. Il risque à terme d'en résulter un substantiel appauvrissement de la qualité architecturale dans notre pays. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures il envisage afin de renforcer le contrôle sur les PPP, qui peuvent sans conteste être utiles en certaines circonstances mais dont l'actuelle généralisation apparaît clairement contraire à l'intérêt général."
  • Plus aucune discussion n'est en cours avec la Préfecture depuis que Romain Bail en sa qualité de Maire a fait la sourde oreille aux injonctions de Monsieur le Préfet depuis le mois de juin 2016 sur ce sujet. La seule discussion engagée dorénavant est le recours en référé pour annuler ce contrat. En effet Monsieur le Préfet a déposé un référé devant le Tribunal Administratif de Caen contre la ville de Ouistreham et Romain Bail. Aussi, le 6/10/2016 le Tribunal Administratif de Caen se prononcera sur la validité du Partenariat Public Privé pour un montant de 10 millions d'euros voté par le Conseil municipal du 09/03/2016. Messieurs BAIL et FRICOUT ne semblent pas faire de publicité de cette action en justice.
  • Le Président de Caen la Mer, Joël BRUNEAU, dans un premier temps furieux contre cette délibération de Romain Bail qui allait à l'encontre de ses directives auprès de l'ensemble des maires de l'agglomération leur demandant de ne pas engager de travaux d'investissement d'ampleur en 2016, semble avoir mis les pouces sur le sujet. Ne serait-ce l'approche de prochaines échéances électorales qui figent l'attitude politique de certaines et certains au plan local ?




Le Petit Bédouin est dans l'attente du jugement du Tribunal Administratif de Caen qui, nous l'espérons pour l'avenir de Ouistreham, annulera ce Partenariat Public Privé pour un montant de plus de 10 millions d'euros et corrigera (espoir!) la "myopie aggravée" de notre édile comme aurait pu le qualifier Philippe Seguin ancien Président de la Cour des comptes en parlant de ces responsables politiques qui utilisent ce type de contrat pour financer des investissements publics. Si tel n'est le cas la commune de Ouistreham sera engagée vers une voie bien hasardeuse compromettant définitivement son avenir financier..



Prière d'un "laïcard attardé" : Que la décision du Tribunal Administratif de Caen suite au référé de Monsieur le Préfet désamorce la bombe à retardement posée par Romain Bail et son complice Michel FRICOUT, des artificiers d'opérette.


Pour en savoir plus :

Famille, vous avez dit famille !

Loin de nous l'idée de vouloir accabler aussi bien nos lecteurs que les Ouistrehamais sous un flot de nouvelles peu reluisantes mais il faut bien avouer qu'en ce moment c'est un flot ininterrompu. Nous aimons et nous aimerions écrire des belles histoires, malheureusement ce qui se passe en ce moment ne nous en laisse pas l'opportunité. 
 
Les avis d'imposition tombent et les témoignages de personnes révoltées et désemparées également. Atterrées, les familles de tout niveau social reçoivent leur feuille d'impôt (avis de taxe d'habitation) et se retrouvent à devoir payer la note après avoir assisté au retournement des promesses de l'équipe municipale faites avant les élections puis à la gabegie financière de la municipalité dénoncée sans complaisance dans les colonnes du Petit Bédouin ...
Désormais vous connaissez le contenu de l'addition que vous devez régler et nous sommes tous d'accord: le repas est indigeste ! Pour celles et ceux qui croyaient encore que Le Petit Bédouin n'écrivait que des choses et des faits infondés, ces rôles de taxe d'habitation que vous recevez en ce moment démontrent sans discussion ce que nous dénonçons depuis septembre 2015, date à laquelle Romain Bail et sa majorité ont décidé unilatéralement de supprimer les abattements facultatifs à la taxe d'habitation pour les ouistrehamais en épargnant les propriétaires des résidences secondaires !

Et oui, Romain Bail fait morfler les familles et les personnes de condition modeste de Ouistreham. Pourtant ... regardez cette vidéo et écoutez bien surtout ... !!!


Il semblerait qu'il y ait eu confusion sémantique entre le mot famille et le mot clan. Rappelez vous Romain Bail déguisé en d'Artagnan dans les rues de notre ville lors du carnaval affichant ainsi publiquement sa devise : "Un pour tous et tous pour un" ! Mais cela s'adressait tout simplement à son clan, dont visiblement beaucoup d'habitants ne font pas partie surtout les familles ! ... La bonne nouvelle c'est que d'Artagnan et ses trois mousquetaires ne nous font pas peur du tout.


Pour toutes ces raisons, nous vous invitons à assister à notre université :

Université d'Automne
de l'association "Les Amis du Petit Bédouin - ALPB"


Sujet :"RACKET FISCAL à Ouistreham"

Mardi 4 Octobre 2016

à la Grange aux Dîmes de Ouistreham
à partir de 18H45
(Entrée Libre)

Lien vers l'évènement : ICI


Cette réunion est ouverte à toutes et tous. Nous vous expliquerons votre taxe d'habitation 2016 et le racket fiscal "ciblé" sur les familles et les personnes de condition modeste de la part de Romain Bail et de ses complices.

Donc n'oubliez pas, pour tout savoir ...
rendez-vous mardi à 18H45 à la Grange aux Dîmes de Ouistreham.

30 septembre 2016

La révolte des médecins

Depuis le 1er avril 2016 Ouistreham, ville paisible où il faisait si bon vivre, vit des jours difficiles depuis le vote des stationnements payants par M. Bail et ses 22 complices. La colère ne cesse de croître chez les habitants verbalisés à tout va quand ils parviennent encore à se garer ! Mais cette colère bien légitime tourne à la révolte chez les médecins et les professions paramédicales très inquiets pour leurs patients et leurs conditions de travail.


La colère des médecins ...


Un médecin généraliste dont le cabinet est situé près de la place Alfred Thomas voit depuis six mois sa clientèle dans l'impossibilité de pouvoir stationner facilement à proximité de son cabinet pour venir en consultation. Les places devant le cabinet sont en permanence occupées par des voitures de riverains, des camping-cars depuis la belle saison fuyant le stationnement payant 24 h / 24.


Conséquence directe de ce casse-tête pour les patients handicapés où ayant du mal à ce déplacer ? Eh bien ils font venir leur médecin à domicile ! Visite facturée dix euros de plus et qui va totalement à l'encontre de la politique d'économie de la Sécurité Sociale. Ce praticien est tout autant révolté que chagriné de la colère de sa patientèle opposée à ce stationnement payant. Ce stationnement  payant se retourne aussi contre lui quand il cherche une place pour se rendre en urgence au chevet de ses malades avec le risque de se faire verbaliser.

Autre incident notable, des médecins appelés en consultation aux Amphitrites, immeuble situé place Alfred Thomas, ont eu la désagréable surprise d'être dans l'obligation de payer le parking pour pouvoir en sortir puisqu'il est payant 24 h / 24 ! Est ce normal que les professions de santé paient le parking pour venir aider des malades ? Pourquoi Romain Bail  n'a t-il pas envisagé ces cas avec Indigo ? Indifférence ? Incompétence ?

... et des radiologues ...

Autre colère tout aussi légitime, celle des radiologues du centre de radiologie et d'échographie situé boulevard Boivin Champeaux. Qui n'est jamais venu passer une radio ou une échographie dans ce centre très fréquenté ? Depuis des années, les patients se garaient dans la rue même du cabinet et dans la rue des Dunes longeant la gare maritime sans qu'il n'y ait de problèmes notables.


Le cabinet de radiologie

Mais voilà la politique Bail et la logique à la mode de M. Hitier sont passées par là, et il a été décidé que quatre places suffisaient pour ce cabinet  …. En conséquence, les patients handicapés ou se déplaçant difficilement se garent au plus près du cabinet où ils se voient littéralement épiés par la police municipale qui, sans aucune empathie, dégaine du PV plus vite que des cow-boys, leur revolver!



Le Cabinet en est réduit à avertir les patients véritablement rackettés.


La résidence de retraite et de convalescence Korian Thalatta, située aussi boulevard Boivin Champeaux, connait également le même casse-tête de stationnement. Aux visiteurs venant voir les résidents et convalescents et qui ont le plus grand mal à se garer, s'ajoutent les 55 personnes travaillant quotidiennement dans ce centre et qui n'ont plus de places de stationnement (défaut de marquage et zone bleue limitant la durée de stationnement)  et sont régulièrement verbalisées pendant leurs heures de travail.

... traités par le mépris !


Cette situation étant devenue invivable, les dirigeants des deux établissements ont demandé un rendez vous au maire en juin. Ils avaient demandé des places le long de la rue des Dunes pour une partie du personnel, qui munie d'un badge, aurait pu travailler plus sereinement. Après avoir écouté et répondu qu'il n'avait guère de solutions la réponse de la mairie ne tarda pas à arriver comme le montre le panneau ci-dessous !






Puis réalisant sans doute  le casse-tête du personnel des deux établissements,  la zone bleue passa d'une à trois heures, ce qui représente une bien maigre amélioration pour le personnel qui doit, toutes les trois heures, quitter  patients et seniors pour venir changer les fameux disques et échapper chaque jour au zèle de la police municipale. 

Les problèmes quotidiens des médecins, du personnel de santé et de leurs patients ne se sont pas arrangés cet été avec le flot des touristes. On peut se demander ce que veut Romain Bail ? La fermeture des cabinets médicaux ?

En un mot le stationnement est source de stress pour les ouistrehamais et il risque de faire fuir les estivants vers des villes comme Colleville et Hermanville ....beaucoup plus accueillantes.


29 septembre 2016

Ardoise fiscale pour les ouistrehamais !

Les avis de taxe d'habitation pour l'année 2016 ont été remis aux service de la Poste ce jour pour les personnes qui ne sont pas mensualisées. Toutefois, en vous connectant sur votre espace personnel sur le portail de l'administration fiscale www.impots.gouv.fr (Lien direct : ICI), vous pourrez prendre connaissance de votre avis d'imposition à la taxe d'habitation. 

Attention aux cœurs fragiles ! Une augmentation de 5,5 % pour les foyers sans charge de famille, entre 33% et 98 % de hausse pour les familles ayant des enfants à charge et ... 1400 % de hausse pour des personnes de condition très modeste ou invalides ! Que les propriétaires de résidences secondaires soient rassurés, aucune augmentation !

Depuis des mois, Le Petit Bédouin vous a alerté sur ces hausses prévues depuis la suppression des abattements facultatifs voté lors du conseil municipal du 21/09/2015. Romain Bail n'a cessé, et encore dernièrement dans un article de Ouest-France, de dire haut et fort : "Aucune hausse des impôts à Ouistreham en 2016".
Des promesses de Romain Bail à la réalité... un an plus tard... qui est le menteur ?

Pour vous expliquer ce matraquage fiscal voulu par Romain Bail et sa majorité, rendez-vous à l'Université d'Automne organisée par les "Amis du Petit Bédouin" à la Grange aux Dîmes de Ouistreham le mardi 4/10/2016 à partir de 18h45. Entrée libre (Lien vers l’événement)

Pour vous mettre en condition, visionnez cette vidéo.


27 septembre 2016

Jour anniversaire !

28 septembre, rappelez-vous :
il y a un an jour pour jour, notre ville connaissait son "Lundi Noir".

 
September 28th, remember :
 exactly one year ago, Ouistreham underwent her fateful "Black Monday".




« Il est inutile de revenir sur les tristes événements du lundi 28 septembre tant les médias et moyens de communication de tous bords s'en sont fait l'écho (...) S'il est inutile de relater de nouveau ces faits, il semble important de réfléchir à la suite de cette abominable soirée, car incontestablement il y aura un avant et un après 28 septembre 2015 (1)... » - Bulletin Municipal, octobre 2015, Le Mot de la Majorité. À quel tragique événement ces lignes de la Majorité peuvent-elles bien faire référence ? Un krach boursier ? Une prise d'otages ? Une catastrophe naturelle ?

« Je me dois dans cette situation d'éclairer tous les Ouistrehamais. Nous allons connaître une période difficile dans laquelle des choix devront être faits. Nous devrons agir avec courage et force.(2) » Un ton d'une telle solennité, empreint d'un tel alarmisme,
on ne peut en faire usage que pour des faits d'une extrême gravité... Alors ? Un accident nucléaire ? Une attaque terroriste ? Une nouvelle guerre mondiale ?

« Le maire et l'équipe municipale ont été bousculés et insultés ; des menaces de mort ont été proférées à l'encontre du maire ; l'Hôtel de Ville a été dégradé : ce sont des méthodes d'un autre temps. Au-delà des poursuites judiciaires que nous engageons, il convient de mettre en exergue la responsabilité morale des instigateurs au point d'entrainer avec eux des enfants, des syndicalistes radicaux et des gens extérieurs à Ouistreham Riva-Bella venus pour casser. L'irresponsabilité à son comble ! (2)»  


Des Ouistrehamais mécontents

 

Une manifestation d'opposants à la politique de l'équipe municipale en place, en fait. Une manifestation bruyante, c'est vrai. Et donc des manifestants bruyants – bruyants comme le sont parfois les gens en colère, par exemple lorsqu'ils défendent leur point de vue par rapport au monde judéo-chrétien qui s'effondre à cause de laïcards jusqu'au-boutistes ! Des « casseurs » ? Un « groupuscule haineux » ? Une « bande d'incontrôlables (1)» ? Non, Monsieur le Maire. Ceux qui manifestaient n'étaient pas là pour « bafouer la démocratie, insulter et menacer, casser et intimider » mais bien plutôt pour faire entendre leur voix. Non, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux de la Majorité, ceux qui manifestaient n'étaient – et ne sont toujours pas – « des irresponsables qui hurlent dans leurs mégaphones ou qui cassent les vitres de la salle du Conseil et des mariages ». Ils étaient – et sont encore – des Ouistrehamais mécontents. Ils vous l'ont fait savoir, et bruyamment pourtant, ce soir du 28 septembre, mais vous n'entendiez pas. Vous êtes restés sourds.



Nous ne sommes pas des « syndicalistes radicaux ». Nous ne comptons pas parmi ces «gens extérieurs à Ouistreham Riva-Bella». Nous sommes racachis ou bédouins. Nous sommes ces « casseurs ». Nous appartenons à ce « groupuscule haineux ». Nous faisons partie de « cette bande d'incontrôlables ». Nous étions là le lundi 28 septembre, sur le parvis de l'Hôtel de Ville. Avec nos enfants – sans doute à mettre au rang des « casseurs (2)» puisque armés, qui d'un sifflet-serpentin, qui d'une spatule en bois et d'une casserole. Pas une seconde nous n'avons eu peur. Pas une seconde nous n'avons craint pour la sécurité de qui que ce soit. Pas une seconde nous n'avons senti la démocratie bafouée. Nous dirions même que l'ambiance était plutôt bon enfant. Il y avait des sourires. Des gens déterminés, sans doute, mais de bonne humeur. Oui nous avons poussé ou entendu des cris qui disaient « Bail démission ». Oui nous avons donné ou entendu des coups contre les murs voire les vitres de la salle du Conseil Municipal. Oui nous avons perçu la tension qui vous animait quand vous avez fait évacuer la salle par les policiers municipaux pour que la séance ait lieu à huis clos. Ce n'était pas ce que nous attendions. Nous attendions l'apparition d'un Maire, notre courageux Maire, celui qui, au vu de ses ambitions pour l'avenir, ne pouvait manquer une si belle occasion d'intervenir auprès de ses administrés pour apaiser leur colère et entamer avec eux un dialogue si cher à sa vision de la démocratie. Mais ce Maire n'apparut pas pour mettre fin au « risque de dérapage (1)» qui n'aurait soi-disant « pas eu lieu grâce au calme affiché par les élus de la majorité (2) ». Nous attendions que vous vinssiez (visez un peu le subjonctif imparfait !) à notre rencontre mais notre attente était à la mesure de votre poltronnerie, à savoir trop grande. Vous êtes resté muet.

Un maire aveugle et sourd 

 

 



En notre nom – puisque vous avez pris l'habitude de parler au nom de vos administrés, ignorant chaque jour un peu plus ceux d'entre eux qui vous défient – vous avez écrit dans une énième publication distribuée dans les boîtes aux lettres, que « nous avons tous vécu avec émotion les tristes événements (2)» « cette abominable soirée (1) » du 28 septembre. Mais de quelle abominable soirée parlez-vous ? Et à quels tristes événements faites-vous allusion, au juste ? À une boîte aux lettres abîmée ? À un carreau brisé accidentellement ? À des menaces de mort que seuls vous et quelques-uns de vos supporters avez entendues ? Et quand bien même ces débordements auraient eu lieu, mériteraient-ils d'être comparés à de violentes émeutes comme vous avez eu l'audace et l'inconvenance de le faire ? Vous êtes semble-t-il pourtant bien placé pour savoir que lors de tels rassemblements, il est impossible de tout maîtriser et que si dérapages il y a, ils sont le plus souvent isolés, et ne concernent que quelques individus minoritaires, très minoritaires, archi-minoritaires. Ils sont l'exception. Un peu comme l'étaient ces jeunes qui, par un soir d'After Bac, ont pu causer quelques dommages aux riverains de leur fête ou occasionner quelques dégradations matérielles…(enfin c'est la version officielle) ! 
Mais une fois de plus, vous et votre équipe avez choisi de ne voir que ce qui pourrait par la suite servir votre cause, jouer un rôle politique en votre faveur : quelques insultes peut-être, de prétendues menaces, une vitre brisée ! Qui pourrait faire passer ceci pour une manifestation de casseurs irresponsables ? Vous. Quoi qu'il en soit – et si regrettable ce que vous avez choisi de voir ait-il été – vous n'avez cependant pas vu l'essentiel. Des Ouistrehamais, par dizaines – par centaines – qui manifestaient leur désaccord avec votre politique pour leur ville. Des Ouistrehamais inquiets pour leur avenir et venus à ce titre vous demander de leur rendre des comptes. Des Ouistrehamais fatigués de n'être pas écoutés, lassés d'être méprisés. Mais, ça vous ne l'avez pas vu. Vous êtes restés aveugles.



Un alarmisme déplacé 

 

Ce soir-là, et les jours qui suivirent, pâle copie d'un Roger Gicquel et de sa « France a peur », vous avez fait preuve d'un alarmisme totalement déplacé, utilisant à dessein des termes inappropriés.
Un an plus tard, le ridicule de votre grandiloquence dans le catastrophisme se mesure à l'aune du contexte d'état d'urgence dans lequel le pays est actuellement plongé. 

Un an plus tard, vos manœuvres d'alors pour tenter de discréditer vos opposants, vous ne pouvez qu'en constater l'échec. Non seulement les rangs de ceux que vous avez calomniés ont grossi – et ce, malgré vos tentatives d'intimidation et la propagande, dont vous avez accablé les Ouistrehamais – mais en plus rien n'a changé : vous n'êtes pas, aujourd'hui pas plus qu'hier, à l'écoute de ceux qui ne comptent pas parmi vos partisans. 
- Un an a passé et pas plus qu'hier vous n'assumez aujourd'hui les mauvais choix que vous avez faits, allant même jusqu'à tenter, avec cynisme, comme ce fut récemment le cas pour la Cité Jardin, d'en travestir la réalité pour en récupérer les éventuels bénéfices. Rivé sur le fameux cap que vous prétendez maintenir, vous avancez, seul maître à bord d'un vaisseau fantôme dont on ne sait où il finira sa course, ni s'il sera accueilli par davantage de spectateurs que ne le fut en notre port un autre navigateur, bien plus célèbre que vous… 
 - Un an a passé et nous aussi sommes restés inflexibles. Non, vous ne nous avez pas réduits au silence. Non, vous ne nous avez pas affaiblis.

- Un an a passé et, soyez-en assuré, vous nous trouverez encore sur votre chemin chaque fois que nous le jugerons nécessaire. Par intérêt pour notre ville, et pour que les mots « démocratie » et « liberté d'expression » gardent tout leur sens.

 
(1) « Chronique de la Majorité », Bulletin Municipal N°4, octobre 2015

(2) « Éditorial » de M. le Maire, Bulletin Municipal N°4 octobre 2015

(3) Message de M. Le Maire posté dans les boîtes aux lettres des Ouistrehamais, en date du 29 septembre 2015

25 septembre 2016

Ecoute, écoute...c'est ma redoute !

Tonton Bédouin raconte

 

Une redoute pas très redoutable

 

Louis XVI, que l'on connait surtout pour son goût pour la serrurerie et le funeste 21 janvier (jour de son exécution!), s'intéressait aussi à la Marine. Dès son accession au trône, il préconise un renforcement de la défense côtière face à l'Angleterre. Les ouvrages militaires à cette époque sont en fort mauvais état. Pour Ouistreham, il s'agit du petit poste de garde la Pointe du Siège, du fortin de la Butte Saint Martin (l"ancien "camp romain") et de la plate forme d'artillerie de l'église.
En 1778, le maréchal de camp (équivalent de général de brigade) de Caux aîné directeur du Corps Royal du génie pour la région de Cherbourg, préconise la construction de trois redoutes destinées à protéger la fosse de Colleville et l'embouchure de l'Orne. A Merville, Ouistreham et Colleville. La technique de fortification et les plans s'inspirent des théories de Vauban décédé 70 ans plus tôt. Après en avoir établi le devis- murailles en pierres de Ranville, charpente de chêne, couverture d'ardoises, contrescarpe côté mer, logement pour trente hommes et un officier, poste de garde, magasins -, les travaux sont mis en adjudication et attribués au sieur Besson. La livraison des ouvrages a lieu semble-t-il courant 1780.


Le plan de la redoute de Ouistreham tel qu'il est déposé aux archives départementales; 
l'ouvrage était armé de trois pièces de 24 livres destinées à tirets des boulets de fonte rougis sur un gril à boulets. 
(On a depuis trouvé une autre technique au Petit Bédouin pour "tirer à boulets rouges" ) 


                                                                               


Louis XVI eu rapidement d'autres soucis que la guerre avec la perfide Albion; les troupes de la jeune République  occupèrent les redoutes pendant toute la période révolutionnaire tout autant pour protéger la côte que veiller sur les navires corsaires se réfugiant dans l'embouchure de l'Orne. Napoléon obsédé par la conquête de l'île d'en face tint à visiter les redoutes de Ouistreham et de Colleville lors de sa matinée d'inspection du 24 mai 1811 que Tonton Bédouin vous a déjà contée. La chute de l'Empire et les nouvelles relations avec l'Angleterre ôtèrent beaucoup d'intérêt à ces fortifications côtières peu à peu désertées, ensablées et parfois pillées. Un rapport de 1840 d'une commission d'inspection militaire en dresse un état des lieux plus qu'alarmant. Celle de Merville est restaurée et sert un temps de poste de douane. La redoute de Ouistreham est déclassée du domaine militaire en 1848. Les trois redoutes sont ensuite vendues à des particuliers.

La villa du comte de Milhau

 

Le comte de Milhau achète à l'Etat le terrain de la redoute en 1880 et y édifie sa résidence secondaire. La propriété est ceinte de mur de pierres calcaires et de briques et flanquée d'un charmant pavillon de chasse crénelé à la mode romantico-médiévale d'alors et d'une tour d'angle façon poivrière.


Sur cette carte postale de la fin du XIXème siècle
on découvre la propriété du comte de Milhau. 
On distingue sur la gauche en sombre au dessus du mur d'enceinte et devant la villa l'ancien rempart et la contrescarpe de la redoute recouverts de végétation.


Le comte de Milhau avec famille, chauffeur et bolide
devant le portail d'entrée de la villa La Redoute. 
La partie sombre au dessus du groupe est la contrescarpe de la redoute. La scène se situe dans l'actuelle avenue Boivin-Champeaux.


La redoute aujourd'hui

 

Si la redoute de Merville, acquise par le Conservatoire du littoral, restaurée et reconstituée opiniâtrement par une association de bénévoles retrouve peu à peu son aspect ancien, si celle de Colleville, acquise par la commune et qui a subit les combats de 1944  a été coupée en deux et transformée en équipement culturel (on aime moins les portes en PVC de l'ancien casernement...) le site  de celle de Ouistreham est occupé par la résidence Thalata, maison de retraite et de repos. Le corps de bâtiment de l'ancienne villa du comte de Milhau est transformé en hébergement pour les résidents; le charmant pavillon de chasse qui a gagné son indépendance abrite aujourd'hui des chambres d'hôtes. On peut encore voir les écuries face à la gare maritime et ça et là des vestiges du mur de clôture. Quant au bâtiment militaire initial, un intelligent parti-pris architectural a permis d'en conserver quelques vestiges habilement intégrés à la construction moderne. Et la nouvelle façade en briques a repris la forme semi circulaire de l'ancienne contrescarpe démolie en 1984.


Muraille, poterne d'entrée et galerie conservées.