09 septembre 2016

Les deux érections du monument signal

Tonton Bédouin raconte...

 

Les tribulations des rostres de pierre

 

C'est en 1949 que le Comité du Débarquement présidé par Raymond Triboulet, le premier sous-préfet de la France libérée, décide de commémorer le souvenir du "Jour J" en faisant édifier neuf bornes commémoratives sur les côtes de la Manche et du Calvados de Utah Beach à Sword Beach. La conception des monuments fut confiée à Yves-Marie Froidevaux, architecte en chef des Monuments historiques. Le financement, un fonds de dix millions de francs géré par le service des Monuments historiques, sera assuré par la vente de la ferraille provenant des épaves des navires américains que l' ancien propriétaire a gracieusement cédées...à Raymond Triboulet qui les remettra au gouvernement français. ( R Triboulet un gaulliste de la IVe Plon 1985)
La forme des monuments situés sur le littoral, même si tous présentent de légères différences symbolisent des proues de navires, d'autres y voient des cheminées et ceux situés dans les terres comme à Bénouville, Carentan ou Isigny sont en forme de bornes circulaires. Chacun est complété d'une inscription en relief en français et en anglais, oeuvre du sculpteur Chiquet fréquent partenaire de Froidevaux dans les chantiers de  la Reconstruction. Les blocs supportant les inscriptions forment, à l'antique, une manière de colonne rostrale. Les emplacements choisis,tous symboliques et l'absence volontaire de tout décor ou équipement même destinés à faciliter les commémorations à proximité immédiate devaient renforcer la majesté des édifices.
Le premier monument réalisé fut celui de Bernières sur mer dont la pose de la première pierre eut lieu à l'occasion du cinquième anniversaire du Débarquement le 6 juin 1949. C'est en effet le site choisi pour célébrer cette année-là les fêtes de la commémoration. Et c'est le maréchal Montgomery, himself, qui préside! L'inauguration n'aura lieu que le 19 novembre 1950 en présence d'Antoine Pinay ministre des Transports et du Tourisme et du général Vannier ambassadeur du Canada.



Le monument-signal de Bernières
 construit de 1949 à 50 en granit brun
a servi de prototype aux autres monuments qui ponctuent de Sainte Marie du Mont à Ouistreham les plages du Débarquement.

Acte 1, Ouistreham, 6 juin 1957

C'est la date choisie pour l'inauguration du monument-signal de Ouistreham, comme celui d'Omaha, à Saint Laurent sur mer, d'ailleurs. Le Comité du Débarquement a choisi un emplacement symbolique, l'extrémité est de Sword beach et de la zone de débarquement maritime alliée en 1944. C'est l'architecte ordinaire des Monuments historiques comme on disait alors, Paul Leroy qui surveilla les travaux en suivant les plans de Froidevaux. Le monument prenait appui sur un ancien blockhaus situé sur l'emprise actuelle de la gare maritime, près de l'ancien camping. Les deux photographies (ci-dessous) de la construction sont issues de la collection de Paul Leroy, aujourd'hui déposée aux Archives départementales du Calvados.
























On distingue sur la photographie de droite le blockhaus servant de support. Le monument était situé au sommet d'une petite dune qui permettait une bonne visibilité de l'édifice que l'on vienne de terre ou de mer.



Sur cette carte postale de la fin des années 50, le monument semble défier les siècles.

Acte 2, en route pour le rond-point de la liberté...

On aurait pu penser que le monument comme ses frères était destiné à une immobilité majestueuse et séculaire. C'était sans compter sur les nécessités du développement économique et de l'essor de la région. Le projet de passerelle transmanche allait bouleverser ce secteur de Ouistreham un peu abandonné, camping peu esthétique, terrains vagues, carrière de sable de mer...Le chantier mené en un temps record exigeait entre autres le déplacement du monument signal; tâche ardue au moins sur le plan psychologique, rappelait récemment (cf Ouest France 20/04/2016) André Ledran, maire à l'époque et acteur essentiel de la passerelle transmanche. (NDLR il y a des maires qui réalisent des passerelles, d'autres qui ne font que les emprunter ou les démolir...). Il fallut en effet convaincre Raymond Triboulet président du Comité du Débarquement d'accepter le transfert du géant de granit sur le rond-point d'entrée de ville. Et ce ne fut pas facile...


Le monument à son nouvel emplacement accueille désormais depuis trente ans les milliers d'automobilistes qui empruntent chaque jour ce giratoire en leur rappelant de manière subliminale le sacrifice de ceux qui ont débarqué pour la reconquête de notre liberté. Certes il n'est plus tout à fait en bord de mer comme l'avaient souhaité ses concepteurs, mais c'est sans doute le plus vu aujourd'hui. Son emplacement inusité lui épargne également les quelques pollutions visuelles auxquelles n'ont pas échappé certains de ses frères de pierre.


Pour celles et ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet, Tonton Bédouin suggère la lecture instructive de l'article "un territoire pour le souvenir, le débarquement et la bataille de Normandie" de Patrice Gourbin in Actes du colloque franco-allemand "Reconstruction de la Normandie et de la Basse Saxe après la Seconde guerre mondiale" Université de Rouen 21-22/10/2010http://archibaz.weebly.com/monuments-du-deacutebarquement.html

07 septembre 2016

Abandon de « Poste »

Son avis de décès figurait noir sur blanc  à l’ordre du jour du conseil municipal, qui s’est tenu le lundi 29 août dernier : « Point 12 – Service de Proximité – Création d’un agence postale communale ». Petite explication de texte, cependant : ladite agence postale communale, dont la création a été entérinée, n’est que la réponse à ce qui sera, très bientôt - un problème majeur pour tous les Ouistrehamais : la fermeture prochaine du bureau de poste du bourg !

Dura lex, sed lex


Certes, soyons impartial avec notre maire : cette fermeture prochaine n’est pas (directement) le fait de notre édile : elle entre dans le long processus du changement de statut de la Poste (loi du 9 février 2010, la faisant passer du statut d'entreprise publique à celui de société anonyme à capitaux publics).  Précisons également que l’une des missions de service public de « La Poste » (qui sont inscrites dans la loi) consiste en l’aménagement du territoire et est définie par le texte suivant : "Il faut qu'au moins 90 % de la population ait accès à un point de contact de La Poste à moins de 5 km et à moins de 20 minutes de trajet automobile de son domicile." Ce qui fait que, textuellement et légalement parlant, l’autre  bureau de poste de la ville, situé route de Lion sur Mer et récemment rénové, suffirait à assurer le service postal que chaque citoyen ouistrehamais est en droit d’attendre. Mais…


Encore une promesse électorale non tenue


Mais… Qu’en est t’il, de fait, de l’une des promesses martelée par Romain BAIL, lors de sa campagne électorale de 2014 ? 
Car dans la (longue…) série des promesses électorales non tenues par notre jeune maire (une de plus, certes, mais là n’est pas  - pour l’instant - la question), figurait bien sa volonté de « Redynamiser le cœur de bourg ».  
Encore une fois, loin de nous l’idée de vouloir reprocher à notre maire un état de fait qui semble lui être imposé. Mais projetez vous avec nous, chers lecteurs, dans ce futur proche où le bureau de poste aura disparu du bourg de Ouistreham : finies les opérations bancaires et postales et impossibles, également, les retraits bancaires au distributeur de billets (le seul situé à cet endroit de la ville, comme vous le savez)  amené à disparaître, lui aussi. Avec, automatiquement, un impact négatif direct sur les habitants et les commerçants du bourg, les cabinets médicaux, les marchés, etc… Bref, pour dynamiser un cœur de bourg, difficile de faire pire !


Un maire qui refuse de se battre et qui laisse faire



Alors qu’ailleurs en France les exemples où le maire, le conseil municipal et les citoyens font bloc, tous ensemble, contre La Poste pour éviter ce type de fermeture imposée sont nombreux (un exemple parmi tant d’autres : http://www.leprogres.fr/ain/2016/05/06/fermeture-du-bureau-de-poste-la-mairie-dit-non-une-petition-circule).
Qu’en est-il à Ouistreham ? Rien, aucune réaction, aucun communiqué, aucune discussion, aucune tentative de trouver une solution, si ce n’est celle imposée par La Poste elle-même, à savoir la création d’une « agence postale communale ».  Ce qui entraîne, inévitablement, une série de questions dont nous attendons impatiemment, Monsieur le Maire, les réponses : quel sera le coût, pour la commune, de cette création ? Où sera située cette nouvelle agence communale ? Par qui sera t’elle tenue ? Quels seront les services proposés ? Quid de l’absence d’un distributeur de billets dans le bourg ? Et que deviendra le beau bâtiment, à l’architecture si pittoresque,  qui abritait le bureau de poste du bourg ? Mais finissons ce triste constat sur une note optimiste : heureusement que nous avons à la tête de notre mairie un édile dont la passion pour les timbres est notoirement connue : http://lepetitbedouin.blogspot.fr/2016/07/quand-romain-bail-aimait-lecu.html C’est aujourd’hui notre seul espoir pour sauver le bureau de poste du bourg de sa fermeture programmée ! 

En attendant, Le Petit Bédouin a mis en ligne une pétition pour dire "NON" à la fermeture de la Poste dans le bourg de Ouistreham. Merci de la signer et de la partager dans vos réseaux démontrant ainsi votre attachement à un maintien du service public de proximité. 

Lien vers la pétition : ICI

05 septembre 2016

Ouistreham : en route pour une balade en vélo !

Le 31 août 2016 le journal Liberté interrogeait Romain Bail, maire de Ouistreham, chantre des parkings payants. Ce dernier se félicitait des rentrées financières escomptées suite à la saison estivale qui a vu des hordes de touristes avec leurs véhicules envahir les parkings de notre commune. Il s'est fait également le porte-parole de la société VINCI-INDIGO qui promet des résultats financiers au-delà des projections les plus optimistes.

Lire l'article de LIBERTE:
http://www.libertebonhomme.fr/2016/09/04/parkings-payants-romain-bail-on-espere-a-minima-50-000-EUR-de-rentrees-pour-la-ville/

Un des rédacteurs du Petit Bédouin, adepte de la petite reine, étonné par cet article et les dires de notre édile a enfourché son VTT après avoir fixé sa caméra "GO PRO", cadeau de Noël inespéré, sur son cadre pour faire le parcours de la place LOFI jusqu'à Colleville-Montgomery. Voici ce qu'il a vu !


* ASVP: Agent de Surveillance de la Voie Publique. Ces agents recrutés pour la saison estivale coûtent entre 45 et 50 000€ à la commune.


Les faits rien que les faits ! Une nouvelle démonstration du Petit Bédouin de la gestion municipale calamiteuse de Romain Bail.

04 septembre 2016

Judas ou Sainte Nitouche ?

L'Assomption de Romain Bail



En juillet de l'année passée, nous avions eu droit à la messe à Saint Samson retransmise par France 2 dans l'émission "Le jour du Seigneur". Certains avaient peu apprécié la présence ostentatoire du premier magistrat de la commune faisant complaisamment assaut de pieuses mimiques lorsque la caméra se posait sur lui. Les lecteurs du Petit bédouin avaient échappé ce jour là à une bien sentie "épitre au Romain" (rejetée par l'équipe de rédaction !) lui rappelant les vertus de l'humilité et les leçons de la parabole du pharisien et du publicain...! Ce n'était pas, bien sûr, les convictions de l'individu qui étaient visées mais l'utilisation qu'il en faisait. Un point positif cependant c'était à Ouistreham ; pour le maire d'une commune balnéaire, c'est un minimum d'être présent une grande partie de l'été dans sa ville.

Cette année c'est Var Matin, respectable organe de la presse régionale ensoleillée, peu lu sous nos latitudes, mais qui n'échappe pas aux Bédouins qui nous donne des nouvelles de notre enfant de chœur honoraire. Cette fois ce n'est pas la messe à Ouistreham que notre Romain sert, c'est la soupe au ci-devant président. A l'entendre on le croyait supporter de Bruno Le Maire (http://www.tendanceouest.com/actualite-191791-sarkozy-presidentielle-2017-a-ouistreham-romain-bail-restera-fidele-a-bruno-maire.html) et ce sont les pompes (à talonnettes)  du de l'ex-président qu'il cire soigneusement... Ce qui s'appelle ménager ses arrières ou bouffer à tous les râteliers...





Regardez bien qui voilà derrière Carla à la sortie de la messe du 15 août 
au Lavandou!
(Lien vers l'article de VAR MATIN: Lien)



C'est mieux que Ouistreham l'été, avouons le et ça peut toujours servir ! Allons, pour nous ça fait un moment qu'il n'est plus en odeur de sainteté et que la messe est dite ! Même si les 22 bras levés, goupillon ou pas en main, continuent de l'encenser.

03 septembre 2016

Bail et l'église...

L’Église n’a pas de modèle de société à proposer.”  
De Jean-Paul II / Le Monde de Jean-Paul II

"C'est parce que des gens n'ont pas entretenu nos églises depuis longtemps et ne les fréquentent plus que le monde judéo-chrétien de l'Europe est en train de mourir", ce sont bien les propos de Romain Bail pendant le conseil municipal dernier ! Une solide confusion des idées et un piètre historien !

Un conseil un lundi à 9h30!


Le dernier conseil municipal a été  convoqué lundi 29 août à 9h30. L'opposition a donc demandé les raisons qui ont poussé Romain Bail à mettre un conseil à cette heure matinale. Notre édile a alors répondu: "à 18h, le conseil peut être agité..."! Dans l'opposition la moitié des conseillers travaillent et peuvent donc être absents alors que dans la majorité une grande partie les conseillers municipaux sont inactifs : honorables retraités ou actifs sans activités productives... !

Lors de ce conseil soporifique, tenu dans une ambiance feutrée, Romain Bail, au bout de 2 heures a craqué... Oui, c'est comme ça avec Romain depuis le début de son mandat. Tout devrait bien se passer et puis il s'affole... il s’affole, il éructe ! Dans les services au sein de l’hôtel de ville, l'habitude est prise... "Le maire peut arriver en criant, vociférer, insulter, on a l'habitude, on fait avec..." témoigne un agent de la  mairie. L'équipe municipale le sait bien aussi et subit l'ire du maire quand il arrive perturbé. Dans l'équipe municipale on dit s'y habituer aussi... et puis, comme le dit un conseiller municipal délégué écœuré,  "il est comme ça, on le sait, on a notre indemnité, ça compense" ! C'est vrai que sur les 22 conseillers municipaux de la majorité, 16 d'entre eux perçoivent une indemnité mensuelle... ! Une aubaine quand on sait que, sur les 22, seulement 3 élus exercent une activité professionnelle.

De plus en plus sous pression...


Bail, après 2 ans de pression, ne supporte plus les conseils municipaux, alors il craque à chaque fois. Ce fut le cas quand, débattant de la suppression du bureau de poste, le maire a évoqué.... l'église :

"Les infiltrations d'eau tout autour de l’église sont en train de faire pourrir les murs, la toiture est en train de s'enfoncer, et je ne serai pas le maire qui sera convoqué parce qu’il y aura 200 personnes qui seront dessous. Et donc, les travaux seront faits et c'est parce que c'est notre patrimoine et c'est parce que des gens n'ont pas entretenu nos églises depuis longtemps et ne les fréquentent plus que le monde judéo-chrétien de l'Europe est en train de mourir... Alors ça suffit  !  Merci !".  Un grand moment dans la démocratie locale ! 

Quelle ânerie ! Évoquer la baisse de fréquentation des offices religieux pour cause de gouttière qui fuit c'est donner à la civilisation judéo-chrétienne une signification tout à fait matérialiste qui n'est pas la sienne. Au demeurant des centaines de communes gérées par des hommes de gauche respectent le patrimoine et, de ce fait, entretiennent les églises.



L'opposition a bien essayé de le calmer sans y parvenir. Maintenant à chaque conseil, il y a un dérapage.

"je m'énerve parce que j'en ai marre d'entendre dire n'importe quoi avec des gens qui en ont rien à faire de notre église pendant des années parce qu’ils sont des "laïcards jusqu'au-boutistes" ! 

Monsieur Bail a toujours un complot à évoquer pour se tirer d'affaires ! C'est d'autant plus stupide que personne dans cette ville ne s'oppose à l'entretien de l'église Saint Samsonmonument historique symbole de Ouistreham !  




Romain Bail, en vacance de son mandat du 10 juillet au 22 août, soit six semaines,  revient et essaie de colmater les brèches de la coque du navire municipal qui prend l'eau, mais il perd ses moyens dés qu'il essaie de conduire un débat.  Triste majorité ! On se croirait à Lion sur mer ... en fin règne.

01 septembre 2016

Amende sociale pour Ouistreham

Lors du Conseil municipal du 29/08/2016 qui s'est tenu à 9H30, Romain Bail a informé les élus qu'une amende de 105 127 € serait infligée à la commune de Ouistreham par l’État pour non respect de la réglementation en vigueur en matière de logement social. En effet, la commune compte actuellement 16 % de logements sociaux au lieu de 25 % comme l'impose la loi.

Romain Bail, dans le rôle de Caliméro que nous connaissons bien désormais, a fait la déclaration suivante au journal Tendance Ouest (article du 29/08/2016 (
Lien)) : « Alors même qu'on lance un certain nombre de programmes, on nous dit vous n'allez pas assez vite et on nous astreint à une double peine. Je me suis posé la question s'il n'y avait pas des raisons politiques en pensant que mon appartenance politique pouvait avoir une conséquence. »


Le logement social


La politique du logement social a fait l'objet de multiples interventions de l’État, menées le plus souvent en partenariat avec les collectivités locales et les organismes de logement social.

En 2000, la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU) impose aux communes de disposer d’au moins 20% de logements sociaux. Dans le cadre de cette loi, le logement social est considéré à la fois comme un service d’intérêt général et un instrument efficace de la mixité sociale. Pourtant, nombre de communes, redoutant une dégradation de leur image avec l’arrivée de populations à faibles revenus, ont préféré payer une amende plutôt que de construire des logements sociaux.

Pour répondre à cette obstruction, la loi du 5 mars 2007 institue le droit au logement opposable et désigne l’État comme le garant du droit au logement. Néanmoins, toujours face au fort de déficit de logements en France et toujours face à la réticence de certaines communes, la mise en application de ce nouveau droit rencontre de nombreuses difficultés.

En 2013, la loi dite « Duflot » institue, par deux décrets, de nouvelles dispositions. Parmi ses mesures phares, la
loi « Duflot » n° 2013-61 du 18 janvier 2013 a relevé de 20 à 25% la part exigible de logements locatifs sociaux sur le territoire de certaines communes soumises à l’article 55 de la loi SRU. Elle prévoit toutefois le maintien du taux de 20 % lorsque le parc de logements existant ne justifie pas un effort de production supplémentaire. Parallèlement, des exemptions de seuil sont prévues pour les communes s’inscrivant dans un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) en décroissance démographique, à condition que celui-ci soit doté d’un programme local de l’habitat (PLH). Deux décrets du 24 juillet 2013 précisent les modalités d’application de ces dispositions législatives.

Pour consulter le décret n° 2013-671 du 24 juillet 2013,
cliquez ici
Pour consulter le décret n° 2013-671 du 24 juillet 2013, cliquez ici

Ouistreham et le logement social


Au cours de la deuxième partie du vingtième siècle, la commune de Ouistreham a connu une expansion démographique significative passant de 3 500 habitants en 1955 à 9 500 habitants au dernier recensement de 2015. Plus significatif, la population a augmenté de plus de 3 000 habitants de 1982 à 2015.


Cette forte augmentation démographique est le fruit d'une politique immobilière volontaire et assumée, associée à la mise en place de nouvelles infrastructures de la part des précédentes municipalités (Réfection de l'école primaire existante et création d'un nouveau groupe scolaire et d'un collège, équipements sportifs, salle culturelle et associatives, gymnase, …) .

La politique sociale des équipes municipales sur cette période d'expansion démographique était axée sur la mixité sociale. Ainsi, de nouveaux quartiers de logements sociaux sont sortis de terre (exemple le quartier de la « Reine Mathilde »).

Certes en avril 2014, le parc de logement social de Ouistreham n'était que de 17 % au lieu des 20 % requis par les dispositions la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU). Sans aucune complaisance ou attitude nostalgique de la part du Petit Bédouin, car tout n'a pas été parfait sur la période, le constat s'impose à nous tous, l'essor de Ouistreham a été significatif sur cette période avec une volonté politique affirmée de mixité sociale et du bien vivre ensemble.


Ouistreham nouveau Cabourg


Conséquence de l'intégration de Ouistreham dans l'agglomération de Caen la mer, notre commune ne pouvait plus désormais se prévaloir des 20 % de logement social mais de 25 % comme prévu dorénavant par la loi « Duflot ». Reniant ses origines, Romain Bail, depuis son élection comme maire, a pour objectif de transformer Ouistreham en nouveau Cabourg ignorant superbement la loi qui lui imposait de faire des logements sociaux prioritairement ! Insouciance, incompétence, ignorance de la loi ? Oui et priorité à ses fantasmes !
  • On change le nom de la commune sans autorisation en Ouistreham Riva-Bella. C'est mieux que Ouistreham « la bouseuse »
  • On communique sur « Ouistreham, The Plage to be », ça claque plus.
  • On organise des vœux de nouvelle année à la mode « Show à l'américaine » en invitant des milliers de personnes. Mieux que ces pince-fesses d'avant ou encore que ce qui se fait avec simplicité dans d'autres communes.
  • On organise des réceptions grandioses à la foire de Caen avec buffet du meilleur traiteur de la place.
  • On créé une ligne d'objets commerciaux (serviettes de plage, mugs, tee-shirts, bavoirs, …) avec la mention « The Plage to be » vendus à l'Office du Tourisme ou en mairie, derniers magasins de gadgets ! 
  • Sans prendre la peine d'obtenir des autorisations, on instaure une plage privée VIP avec location de parasol et chilienne. Un avantage, ce carré de plage restant désert, aucun nettoyage à supporter pour la collectivité sauf le coût d'un ou deux emplois d'un saisonnier comme plagistes.
  • On construit une allée de planche en bois de la place Lofi au poste de secours n°1 pour renouer avec le passé comme à Deauville.
  • On met des parkings payants, pour que les personnes de conditions modestes soient moins tentées de venir sur nos plages et ainsi permettre aux plus aisés de retrouver leur quiétude bien méritée !
  • On organise des soirées sur la plage avec carré VIP (After Bac, Riva Festival, Euro)....
Bref on fait du « Bling-Bling » pour tenter de transformer notre ville en Cabourg voire Deauville, bien loin d'une politique sociale. Par ces décisions il est certain que le logement social est bien loin des préoccupations de notre édile et de son adjointe au CCAS Mme Muller de Shongor !

En réponse à l'amende infligée à la ville pour non respect de la loi, Romain Bail se plaint qu'on ne lui laisse pas de temps ! Alors Le Petit Bédouin lui pose des questions.



Les questions du Petit Bédouin



Monsieur Bail vous avez l'habitude de décider sans attendre alors pourquoi vous faudrait-il, dans le cas du logement social, du temps ?
  • avez-vous attendu les autorisations nécessaires pour changer le nom de la commune ?
  • avez-vous attendu pour mettre vos planches sur la plage ?
  • avez-vous attendu pour supprimer les séjours de ski des enfants ?
  • avez-vous attendu pour baisser les subventions des associations ?
  • avez-vous attendu pour augmenter la taxe d'habitation des foyers ayant des enfants ou des personnes modestes ?
  • avez-vous attendu pour vous lancer dans votre projet de construction d'un musée pour plus de 14 millions d'euros ?
  • avez-vous attendu pour endetter la commune pour les 18 prochaines années pour un montant de plus de 10 millions d'euros avec le projet de partenariat public privé ?
  • avez-vous attendu pour créer des postes fictifs comme le service Europe ou autre service événementiel ?

Et puis bien sûr, Romain Bail, comme vous même qui vous posez des questions (« Je me suis posé la question s'il n'y avait pas des raisons politiques en pensant que mon appartenance politique pouvait avoir une conséquence.») nous nous interrogeons ainsi que tous les Ouistrehamais. Vous voulez les connaître nos interrogations ? Même si vous répondez non on va vous les dire (Comme le dirait un ancien Président).

  • Est-ce pour des raisons politiques qu'une jeune enseignante devenue votre épouse a réussi à obtenir une mutation dans le Calvados déjouant toutes les règles d'affectation ?
  • Est-ce pour des raisons politiques que votre élection n'a pas été invalidée, malgré des comptes de campagne rejetés par le Tribunal administratif de Caen ?
  • Est-ce pour des raisons politiques que les services de l’État tolèrent que le nom de notre commune ait été modifié sans un jugement du Conseil d’État ?
  • Est-ce pour des raisons politiques que la Chambre Régionale des Comptes ne met pas un œil dans la gestion des finances communales depuis votre élection ?
  • Est-ce pour des raisons politiques internes à votre parti politique que vous n'avez pas été intégré à la liste régionale malgré vos supplications ? Même choses pour des élections à venir ?
  • ....
Il serait temps que Romain Bail et sa clique se posent les bonnes questions. Assumez vos actes, c'est aussi une des qualités que réclament les Ouistrehamais à leur édile ! Le scrutin démocratique de 2014 nous a imposé un maire qui n'assume pas et n'assure pas sa fonction. Les pots cassés devront être payés dans l'avenir par les Ouistrehamais.

Une seule espérance pour les habitants .... que le temps passe vite pour tourner la page passant ainsi de l’obscurantisme à un avenir plus serein.

29 août 2016

Libre parole : la bulle ouistrehamaise

Le mot français, BULLE, dans le sens de « bulle financière ou boursière " est une métaphore indiquant que les prix sur un marché spécifique augmentent rapidement et sans raison solide rendant ces marchés vulnérables et les exposant à une chute instantanée, à l'image d'une bulle qui s'élève et qui éclate. Qui n'a pas entendu parler de la bulle Internet ou de bulle immobilière américaine, espagnole... !



Dans l’histoire politique, il existe également des bulles spéculatives fondées sur de beaux discours et des promesses démagogiques. Rappelons-nous du « Nanard » des années 80 qui passa de spécialiste en rachat d’entreprise en faillite à ministre de la ville avant de tout perdre (enfin tout ???). Même chose pour un ex-directeur de FMI qui termina sa carrière politique menottes aux poignets à New York loin des ors élyséens...!

Le paysage politique local ouistrehamais n’a pas échappé, hélas, à ce phénomène de bulle politique spéculative. Le 30/03/2014, sorti d’une primaire contestée par les militants de son propre parti, le jeune Romain Bail est élu maire de Ouistreham. S'en suit, une période faste pour son égo et pour ses acolytes revanchards, avec les commémorations du 70ème anniversaire du débarquement où ils côtoient les plus grands de ce monde. Mais ... force est de constater que le même principe que celui de la bulle financière (lorsque le niveau affiché est excessif par rapport à la valeur réelle de l’élu) la bulle politique explose avec le même fracas.

Un comportement despotique et arrogant, une ambition personnelle égotique, une gestion financière de la commune dramatique pour l’avenir et le pouvoir d’achat des administrés ou le chiffre d'affaires des professionnels, des décisions unilatérales imposées avec la complaisance ou la passivité d'autres acteurs du même parti politique, ont brisé l’image d’une ville où il faisait bon vivre, laissant les Ouistrehamais incrédules et désappointés.

Les incidences de l’explosion de cette bulle « baillesque » sont incommensurables.


Incidences sur les administrés


Les révélations que vous pouvez lire dans nos colonnes depuis des mois font qu’il n’est plus nécessaire de démontrer les conséquences de la gestion de la commune sur le quotidien des Ouistrehamais. Romain Bail et sa clique ont brisé le Ouistreham que nous aimions. Baisse drastique des subventions aux associations, suppression des livraisons de repas à domicile pour les personnes âgées remplacées par des prestations de sociétés privées au coût prohibitif, suppression des subventions pour les classes de neige pour les enfants des écoles publiques, racket fiscal pour les familles et les personnes modestes, dépenses somptuaires en déplacements et festivités (voyages dans les capitales européennes, Yvan Bourgon, After Bac, élection Super Mamie, …), mise en place de parkings payants associée à une chasse drastique et revendiquée aux infractions entrainant des PV faciles à 135€, emprunts « déguisés » plombant les finances communales pour le 18 prochaines années (enfin c'est ce qu'a voté le conseil municipal avec le PPP (?) !)...

Incidences sur les professionnels


La mise en place des parkings payants depuis le 1er avril 2016 et de « zones bleues » associée à une course folle, parfois ciblée sur certains, aux PV de 135€ pour stationnements dits « gênants ou dangereux », ont eu pour conséquence immédiate une chute de la fréquentation touristique de notre commune sur la période. Les propos rassurants dans la presse de notre édile sur le sujet sont contredits par la chute démontrée du chiffre d’affaires de certains commerçants (près de 40% pour certains) et autres professionnels du tourisme avec pour conséquence collatérale la suppression d'emplois au sein de ces établissements.


De plus, l’image de notre ville au regard des agissements de notre édile révélées dans nos colonnes et parfois reprises par la presse locale, font réfléchir à deux fois les investisseurs potentiels susceptibles de s’installer sur le territoire de notre commune.




Incidences sur l’immobilier

L’explosion de la fiscalité locale avec la suppression des abattements facultatifs pour les foyers ayant des enfants à compter de l’année 2016, cumulée avec la mise en place des parkings payants et surtout avec l’image que donne notre édile de notre commune à l’extérieur impacte directement le marché immobilier de Ouistreham. Les transactions sont en baisse alors que l’offre est en augmentation. Démonstration que les gens veulent partir et que personne ne veut venir.


Incidence sur la démocratie locale


Des conseils municipaux convoqués le matin à 9H30 ou qui se déroulent à huis clos, un règlement intérieur de conseil municipal modifié réduisant le rôle et la voix des élus de l’opposition, des dépôts de plaintes multiples et infondés à l'égard de celles et ceux qui osent s’opposer publiquement, des manifestations de la population sur le parvis de la mairie, révèlent, entre autre, que la démocratie locale à Ouistreham est bafouée de façon cynique. 
A Caen la mer, le comportement et les agissements de Romain Bail font que la voix de Ouistreham n’est plus écoutée car non crédible auprès des élus des autres communes avec, en première ligne, son Président, le maire de Caen.



Plus de 50% des Ouistrehamais ont cru sincèrement en ce jeune loup pour donner un nouveau souffle à Ouistreham après le règne de trente ans du vieux lion de la Côte de Nacre. A l’aune de deux ans et demi de mandat de Romain Bail, nombreux sont ceux qui regrettent leur vote car ils ont été floués par des promesses pour un avenir différent claironnées par un démagogue beau parleur !

Cet enfumage de la part d’un homme briguant un mandat n’est pas le premier et ne sera pas le dernier. La tristesse de ces bulles dues à ces beaux parleurs, au-delà des conséquences de leur mandat sur l’avenir d’une commune, c’est la méfiance qu’ils provoquent chez de nombreuses personnes à l'égard de la politique.

La ville de Ouistreham et ses habitants vivent un véritable krak politique avec pour conséquence un maire désavoué, une ambiance délétère, un lien social rompu et des finances exsangues. Un seul espoir, un avenir différent du présent ! C’est le rôle des observateurs comme le "Petit Bédouin" qui ne veulent pas laisser les hommes politiques s’en tirer par des formules creuses, des actions irresponsables mais de les ramener aux faits, et à leurs conséquences.



26 août 2016

L'International Visitor Leadership Program (IVLP)

Un article de Liberté paru le 4 août faisait le point sur le voyage du maire, Romain Bail, aux USA. On a retenu les propos d'un gosse parti en voyage scolaire alors qu'il est maire d'une commune du littoral, littoral qu'il déserte pendant la saison pour aller se promener comme il l'a d'ailleurs fait pendant deux mois au printemps ! Que du rêve !

(Article de Liberté du 4/08/2016)

Trois semaines aux États Unis 


Du 12/07 au 30/07, Romain Bail était absent du territoire français, absent pendant une période cruciale d'accueil des touristes, des résidents secondaires, des gens du voyages (!), des forains (!), et même pendant la fête nationale ! Non Romain Bail n’était pas en vacances mais en voyage dit «officiel» aux États-Unis. Vous avez bien lu, Romain Bail était en voyage «officiel» aux États-Unis.



Voyage officiel pour la commune ? Pour Caen la mer ? Rien de tout cela. Romain Bail a participé, à titre personnel, sous couvert de son mandat de maire, à l’International Visitor Leadership Program (IVLP)  avec M. Yannick LLORET, directeur de cabinet du maire du 1er et 7ème arrondissement de Marseille, de M. Laurent MARCANGELI député-maire (LR) d’Ajaccio et M. Joan TARIS, conseiller régional Aquitaine et maire-adjoint d’Alain Juppé à Bordeaux. C'était donc un voyage d'études !




International visitors leadership program (IVLP)


L'International Visitor Leadership Program (IVLP) est un programme d'échange financé par le département d’État américain et du Bureau des affaires éducatives et culturelles.

Ce programme envoie chaque année des participants venant du monde entier aux États-Unis d’Amérique afin qu’ils rencontrent leurs homologues américains et découvrent le pays au travers de thématiques professionnelles durant un séjour de trois semaines : visite de 5 états différents, entrevues dans différentes organisations publiques et privées liées à leurs intérêts professionnels et participation à des activités sociales et culturelles.

Ces visiteurs sont cooptés et non sélectionnés par un jury ou concours. Il s’agit de représentants de divers secteurs (économique, politique, social, et autre). Ils appréhendent la diversité de la vie politique, économique, sociale et culturelle américaine à travers des échanges soigneusement conçus qui reflètent les intérêts professionnels des participants et les objectifs de diplomatie publique du gouvernement des États-Unis. Ces relations permettront ensuite aux participants, sensibilisés aux problématiques américaines, de soutenir les objectifs de politique étrangère des États-Unis.





Programme de ce ILVP



Washington DC, Chicago et la Nouvelle-Orléans furent les étapes de notre cher maire ! Il a pu visiter le Congrès, la Cour Suprême, avoir une entrevue collective avec le sénateur Bill CASSIDY (Sénateur Républicain de Louisiane depuis 2015), participer à des réunions sur la sécurité intérieure, l’énergie et les transports, le monde rural dans l’Illinois … En bref, Romain Bail a pu faire valoir toutes ses compétences dans ces domaines qu’il maitrise parfaitement, lui un des leaderships  émergeant !!! 

Un bref retour à Ouistreham pour assister aux obsèques de l'agent de la police municipale décédé sur son lieu de travail le et notre homme d’État, dès la cérémonie terminée, reprenait un avion pour retraverser l’Atlantique et reprendre le cours de l’International Visitor Leadership Program.



Ce voyage a été marqué par une grande discrétion peu habituelle chez Mister Bail ! Pas de récit au jour le jour de ce voyage que l'on pouvait suivre par ailleurs sur d'autres murs. Mais au retour ... les grands moyens avec la presse locale .... avant les vacances ! Oui oui les  vacances ont suivi !

 

Convention démocrate !




Et oui cher lecteur l’apothéose est la fin de ce voyage. Invité personnellement par Barack OBAMA, Romain Bail a eu l’honneur de participer à la convention démocrate qui devait élire son candidat pour l’élection présidentielle de Novembre 2016. Si, si, si … Nous l'aurions plutôt vu chez les Républicains mais il ne devait pas avoir les bonnes entrées ! 



Évidemment quand on recoupe les informations on s'aperçoit que cette étape de la convention démocrate était dans le programme de ce voyage d'études ! L'invitation personnelle de Romain Bail par Barack OBAMA ? Du bluff, du vent comme d'habitude ! A vous de décider de votre vérité! En tout état de cause le récit de ce voyage fait par les autres participants a plus de grandeur et d'intelligence que celle de notre Romain dans le journal Liberté ! Lisez l'analyse de Monsieur Joan Taris, élu centriste girondin, dans le journal Sud Ouest !

lien : http://www.sudouest.fr/2016/08/04/la-presidentielle-americaine-vue-sur-place-par-un-elu-centriste-girondin-2457481-2942.php 

En conclusion la ville doit compter avec les rêves égocentriques du maire plus que sur son travail pour notre commune ! Ceci n'est pas un rêve, mais la réalité !


23 août 2016