15 février 2016

La vérité, si je mens !

Lors du prochain conseil municipal du 22/02/2016, sera présenté le compte administratif de la commune de Ouistreham pour l'année 2015. Ce compte administratif doit être présenté par le maire-adjoint aux finances, en l’occurrence l'inénarrable Bobby, le roi des cabines de plage.

Le vote du budget est un acte essentiel dans une commune. Cet article n'a pas pour ambition de rentrer dans les détails mais de donner les grandes lignes de la préparation, du vote et de l'exécution du budget. Ces bases vous permettront d’assister au Conseil Municipal (CM) à venir et d’en comprendre les enjeux.



Les étapes du budget communal 




           - Le débat d'orientation budgétaire (DOB)

Il a pour but d'engager la discussion au sein du CM sur les grandes orientations de la politique municipale pour l'année à venir et donc du budget y afférant. Ce DOB est obligatoire. Pour l'opposition, c'est l'occasion de faire la critique de la politique municipale et de présenter éventuellement un contre-projet. Par conséquent c'est la séance la plus intéressante pour les citoyens. 


               - Le vote du budget. 



Le vote du budget "primitif" (BP) a lieu après le DOB quand on connaît les ressources de la commune pour l'année à venir. Il est voté au plus tard avant fin mars de l’année en cours. En cours d'année, on peut modifier le budget par des "décisions modificatives" (D.M.). Cela se produit généralement en cas de dépenses imprévues ou de dépenses reportées, etc.... 



             - Le compte administratif (CA) 



Il fait le point sur l'exécution du budget de l’année précédente. Le compte administratif de l'année 2015 doit être voté avant le 31 juillet de l'année 2016. C'est l'occasion d'un nouveau débat, cette fois-ci sur la réalisation du budget voté antérieurement. L'opposition ne doit jamais voter pour le CA car elle serait démunie si des contrôles ultérieurs faisaient apparaître des problèmes.




Les principes 



Chaque budget est divisé en fonctionnement et investissement. Il existe des règles précises pour savoir ce qui relève de ces deux parties. Tous les budgets doivent être en équilibre : les recettes doivent être égales aux dépenses au centime près et que ce soit en fonctionnement ou en investissement. Le budget doit être sincère, c'est à dire qu'il ne doit pas user d'artifices comptables pour masquer un déficit. La commune reste maîtresse de ses choix dans la mesure où le budget respecte les règles. C'est le principe de la souveraineté budgétaire. Il est contrôlé sur le plan formel par la préfecture. Tous les documents budgétaires - sans exception - sont consultables par les citoyens qui peuvent les rendre publics. Y compris le détail des dépenses ou des recettes.

Qu’on se le dise !



Budget 2015, deuxième année de vérité


Après un exercice 2014 où le bilan catastrophique de Romain Bail et de son "ministre des finances" avait mis en évidence un budget de fonctionnement en déficit de 230.282 €,  le remboursement du capital des emprunts non financé, et des dépenses de personnels qui avaient augmenté de 474 000€ (Relire notre article du 21/01/2015: Lien), la publication du compte administratif pour l'exercice 2015 va nous révéler la réalité de la gestion de cette majorité municipale.


Ce 22/02/2015 sera un nouveau grand moment de vérité


Pour aller plus loin :
* Le portail de l'État au services des collectivités : http://www.collectivites-locales.gouv.fr/
* Article de wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Finances_locales_en_France
* Article très simple et précis : http://www.ville-agde.fr/economie/finances/budget-commune




14 février 2016

Bail rouge de honte face à indigo !

Une réunion pour quelques personnes  !


Jeudi 11 février une réunion concernant les stationnements payants a eu lieu à la Grange aux Dîmes. Elle ne concernait que "les riverains des zones payantes, commerçants, entrepreneurs, profession libérale d'une part ou résident d'autre part" mais bizarre, (vous avez dit bizarre ? ... comme c'est bizarre ?) les commerçants n'étaient pas prévenus (UCIA en tête) et nombre de riverains également. Malgré ce cafouillage d'une réunion mal programmée, de surcroît pendant la période des vacances scolaires, un peu moins d'une centaine de Ouistrehamais s'étaient déplacés.  Notons aussi que pour la première fois, les représentants d'Indigo (avant Vinci Park) étaient présents pour exposer le projet d'implantation des zones payantes.



Après avoir exposé rapidement les tarifs de stationnements allant de 0,80€ pour 30 minutes à 6 € pour 10 h, un des représentants de Indigo expliqua les détails de la tarification et de son application :
  • avril, mai juin et septembre constitueront la moyenne saison,
  • juillet et août, ou haute saison, seront les mois où les estivants mais aussi les Ouistrehamais devront payer pour aller à la plage, faire leurs courses, venir travailler ou se garer devant chez eux ne bénéficiant que d'une heure gratuite par jour entre 9h à 19h.
Au préalable les riverains devront être enregistrés soit sur internet ou en mairie à partir du 15 mars pour pouvoir bénéficier d'une place gratuite.

Les questions de l'assemblée... qui fâchent


Le recours de l'Association des "Amis du Petit Bédouin" et d'une vingtaine de Ouistrehamais.


Le ton fut vite donné par le premier intervenant qui demanda calmement aux représentants d'Indigo s'ils étaient au courant du recours déposé au Tribunal Administratif par, d'une part l'association "le Amis du Petit Bédouin" (ALPB) et d'autre part une vingtaine de Ouistrehamais en colère.



Question d'un ouistrehamais


Réponse du représentant de la société INDIGO


Apparemment la surprise fut de taille à voir les visages déconfits des représentants de Indigo. Ne sachant que répondre ils esquivèrent très vite la question pour revenir à la gratuité des stationnements payants à laquelle personne dans la salle ne crut et qui valut à Romain Bail d'être copieusement sifflé.

 

Une seule place par riverain



Beaucoup de personnes, de manière très véhémente, reprochèrent à Romain Bail l'unique place gratuite par famille de riverains alors que bon nombre d'entre eux ont deux, voire trois véhicules qu'ils garent dans la rue de leur domicile n'ayant ni garage, ni jardin adéquat. Romain Bail balbutia que le problème n'avait pas été étudié, le but étant de "faire un roulement" pour que les touristes puissent trouver de la place mais que le sujet allait être évoqué pour qu'une deuxième place soit envisagée par Indigo en moyenne saison uniquement. Les riverains inquiets allèrent même jusqu'à demander à se garer sur leur bateau pour faire quelques économies.



 Payer pour venir travailler

Une dame demeurant à l'année boulevard Aristide Briand, en front de mer, demanda si son aide ménagère venant deux fois par semaine devrait payer pour venir chez elle ? Réponse laconique de R. Bail "est-elle employée de la collectivité ? Non ! Alors cette dame du "privé" paiera ou devra trouver une place gratuite dans d'autres rues...". Une autre jeune femme travaillant en front de mer dans le commerce s'enquit de savoir s'il elle devrait payer tous les jours pour venir à son travail. "Mais oui que voulez vous, ou vous chercherez une place dans les rues adjacentes".

Mais qu'ils sont bêtes et ennuyeux tous ces travailleurs qui indisposent notre Maire avec leurs questions bassement matérielles ! Lui il se garera toujours gratuitement place de la mairie et devant chez lui. Actuellement il a l’habitude de se garer là où il veut sans prendre de « prunes », les zones bleues sont pour tous actuellement, sauf pour lui !

Un commerçant s'est inquiété du sort des véhicules au nom de l’entreprise mais aussi des voitures de ses employés. Le coût de ces stationnements payants équivaut, selon lui, à une hausse d’impôts déguisée alors même que l’implantation de ces parkings était soit disant rendue nécessaire pour ne pas augmenter la pression fiscale locale des habitants ! Pour Indigo la réponse fut très claire, les véhicules des commerçants ou des entreprises ne bénéficieront pas de gratuité complémentaire. La réponse du Maire atteignit des sommets dans le flou artistique : il devra faire une étude complémentaire avec Indigo parce que rien n’avait été effectivement prévu sur le sujet !

 

Payer pour venir se soigner


Des représentants du corps médical ont manifesté leur mécontentement de voir leurs malades lourdement verbalisés s'ils ne sont pas garés sur les places matérialisées lorsqu'ils viennent dans les cabinets médicaux. C'est d'autant plus choquant que ce sont souvent des personnes qui se déplacent difficilement en particulier pour le cabinet de radiologie de la rue Boivin Champeaux. L'installation de parkings payants le long du littoral ne va faire qu'aggraver les choses. Ces professionnels de la santé ont déjà accusé le coup avec le passage des parkings de la gare maritime en zone payante. En effet les clients de la gare stationnent désormais dans les rues adjacentes et bloquent les places dévolues aux malades.  Leçon aurait pu en être tirée par nos édiles ! Mais non...


Des places réservées


Dans un article publié dans le journal Ouest France, Romain Bail avait annoncé la gratuité pour les meilleurs clients du Casino, soit une cinquantaine de places situées entre le Casino et le Centre de Thalasso. La question lui a donc été posée et la réponse fut balbutiante, évasive. Difficile en effet de justifier la privatisation du domaine public au profit d’une entreprise et sans en avoir au préalable averti Indigo d’une part et avoir obtenu une délibération du conseil municipal sur ce thème ! Idem pour la matérialisation de 4 places réservées pour le musée n° 4.

Quel amateurisme ! Gageons qu’Indigo réclamera des places en échange de ces places privatisées si le Conseil municipal vote favorablement ces petits arrangements entre amis ! Nous ne croyons pas à la philanthropie de ce groupe. Donc riverains attendez-vous à voir de nouvelles places, de nouvelles rues devenir payantes !
 



Question d'éthique



L'exposé de Indigo a permis aux personnes présentes de prendre conscience du rôle important que va jouer le délégataire. C'est lui qui enregistrera les habitants de Ouistreham qui demanderont une heure de stationnement et non la mairie. Un jeune homme a contesté ce rôle et dénoncé le fait qu'une société privée enregistre des données individuelles et personnelles. Une nouvelle démission du service public au profit du privé ! La logique, la doctrine, l'idéologie affirmée de Romain Bail !
 

Les réponses de Romain Bail   


Le Maire était un homme dépassé par le dossier, hésitant, ne connaissant pas son sujet. Il a voulu garder le premier rôle dans cette réunion, collé à son pupitre. C’est un homme qui n’a pas compris que la dichotomie gauche-droite, à laquelle nous sommes si habitués, est dépassée dans cette commune. Que ce clivage est remplacé par une opposition à des projets ubuesques. Que c’est un mouvement citoyen de fond qui s’amplifie face à la manière dont la commune est dirigée. Aujourd’hui la cacophonie qui caractérise la communication du Maire crée une dissonance telle que nous avons l’impression d’avoir à faire à municipalité transformée en une armée mexicaine.

C'est un homme qui a fait des promesses irréalistes aux uns et aux autres pour faire aboutir son dossier coûte que coûte. Il va devoir détricoter ce qu'il a maladroitement fait ou promis, ou aller de l'avant en essayant de faire avaler des couleuvres à la population ! Un exemple ? Il a offert 50 places au Casino. Deux solutions : il fait marche arrière ou il revient sur le périmètre de la zone payante. Tout est à l'avenant !

Les réponses de Romain Bail n'ont convaincu personne. Elles ont déclenché la colère, les sifflements, les huées des présents appartenant à toutes les catégories sociales.      


Le climat de cette réunion ? houleux ! 


La Grange aux Dimes n'avait pas vu un tel rassemblement de personnes en colère depuis longtemps ! Romain Bail nous le connaissons bien, il n'admet pas être pris en faute ou contredit. Debout devant son pupitre, il a monopolisé la parole, comme d’habitude, laissant un peu pantois l’intervenant de Indigo.

Pour parler un peu familièrement, " ça pédalait dur dans la semoule …". Aucune réponse précise, on se serait cru aux balbutiements du projet…   

Il y eu des mouvements d’humeur dans la salle quand Indigo a évoqué les tarifs et tenté d’expliquer que 6 € ce n’était pas cher comparé à, par exemple, Deauville ! Le nom à ne pas citer à Ouistreham ! Des « on n'est pas à Deauville » ont été scandés à différentes reprises dans la salle. Pour se défendre le Maire a répété que la convocation était pour les riverains et uniquement les riverains et que les questions portaient sur l’explication de la mise en place et rien d’autre ! Il a menacé également d'écourter la réunion (on s'est laissé dire que la police municipale était positionnée tout à côté... mais chut !). Vive la démocratie ! Il a aussi répondu plusieurs fois que "la question posée était hors sujet"…. Tellement plus simple !

A la fin de la réunion, Romain Bail a perdu tout sang froid et s’est emporté envers une dame qui lui signalait qu’il répondait d’une manière méprisante et qu’il méprisait les Ouistrehamais … Qui pourrait contester cela ? C'est en effet le cas à chaque Conseil Municipal où on assiste à des scènes de mépris caractérisées à l'égard de l'opposition en particulier.

Romain Bail a offert lors de cette réunion une telle image de mépris pour l'assemblée présente, d'amateurisme et de mensonges vis à vis des représentants de Indigo, qu'ils ont dû se demander ce qu'ils étaient venus faire dans ce "souk" et ils se souviendront sans doute longtemps de leur soirée ! Mais ce jeudi 11 février ce qui a marqué tous les Ouistrehamais présents, c'est que le pouvoir était dans la salle, notre édile n'en menait pas large et il vira souvent au rouge de honte devant les délégataires d'indigo.


Prochain rendez-vous en mars (normalement !) pour une réunion publique sur les stationnements payants comme l'a promis Romain Bail ! 




11 février 2016

Romain, député ... non dépité...

Romain Bail rêve d'être député, national ou européen, il rêve d'un grand destin... Il voudrait quitter la mairie, ses ennuis quotidiens, son équipe, pour aller briller ailleurs, pour exister, pour...

Romain Bail essaie de se construire un réseau auprès des élus du parlement européen. On ne sait jamais ! Les prochaines élections européennes auront lieu en 2019, un an avant les élections municipales de 2020. Avec un mandat spécial permanent, voté  par un Conseil municipal aux ordres qui ne mesure pas les conséquences de ses votes (conseil municipal du 14 décembre 2015), pour lui permettre d'aller autant de fois qu'il le veut à Braine L'alleud, la commune belge jumelée avec Ouistreham et qui se situe à 23 km du centre ville de Bruxelles... c'est pratique et pas cher...!


Extrait de la délibération du CM du 14 décembre 2015


Romain B., un candidat maladroit

En 2017, auront lieu les élections législatives en France. Alors Romain Bail, qui comme la grenouille dans la fable de Jean de la Fontaine voulait se faire aussi grosse que le bœuf, se verrait bien député du Calvados. Pour cela, il faut gravir les échelons dans son parti politique. Samedi 30 janvier se tenaient les élections internes chez Les Républicains. A cette occasion, les militants, à jour de leurs cotisations, pouvaient voter pour élire le délégué de la circonscription, les membres du comité de circonscription, les délégués de la fédération 14 au conseil national et enfin le Président de la fédération du Calvados.

Candidat au poste de délégué de circonscription

L'ambitieux Romain a d'abord envisagé de candidater pour être Président de la fédération en remplacement de Joël Bruneau. Mais, constatant le manque d'enthousiasme de l'aréopage d'élus de son parti, il s'est finalement décidé à candidater pour être délégué de sa circonscription (Honfleur - Deauville - Ouistreham).


Extrait des statuts des Républicains


On comprend l'importance d'être délégué de la circonscription. Mais il ne fut pas le seul à comprendre l’intérêt d'une telle candidature. Sophie Gaugain, 1ère Vice-Présidente du Conseil régional, Maire de Dozulé et Présidente de la communauté de commune... était aussi  candidate soutenue par la députée Nicole Ameline. Mais Romain, lui, il fonce, il réfléchit après...

                                     

Le résultat fut sans appel:

Exprimés: 147 voix
    Romain Bail: 24 voix.
            Sophie Gaugain: 123 voix.

Seulement 15,6% des militants de la circonscription (Honfleur - Deauville - Ouistreham) ont voté pour Romain Bail...

Candidat au conseil national


Sans doute rempli de la certitude d'être élu chef de sa circonscription, il a aussi posé sa candidature au Conseil national du parti à Paris. D'après les statuts de 2015, il y a 7 représentants élus par les militants, au conseil national pour l'ensemble du département du Calvados. Il y avait 29 candidats pour 7 postes. Mais à Ouistreham, les places dans l'appareil sont très disputées aussi Romain Bail était-il en concurrence avec plusieurs membres de l'équipe municipale, et notamment Michel Fricout.

(Article du journal Ouest France du 25 janvier 2016)

Sur les 29 candidats, le seul, a avoir eu les honneurs d'un article dans Ouest France, c'est Michel Fricout. La campagne entre les deux rivaux de la Mairie était lancée. Romain a dû trembler à l'idée de se faire humilier par son adjoint ! 

Alors il y a eu du rififi dans la Mairie ! Les murs se souviennent encore de la dispute entre les deux candidats au lendemain des désignations quand Michel Fricout fut largement battu, et Romain élu par les militants...

Romain en campagne pour BLM...

 

Faire oublier ces derniers soubresauts, voilà, la nouvelle obsession de Romain Bail. Alors maintenant il consacre du temps et son restant d'énergie pour organiser la campagne des primaires de Bruno Le Maire dans le Calvados...  ! Tout sauf Ouistreham !



 La campagne des Primaires inondent la page FACEBOOK de Romain Bail...
https://www.facebook.com/romain.bail.9/photos


Juste un mot :  souvenez-vous des promesses lors de la campagne de 2014: "Je serai Maire à plein temps" (sic)!


La colère gronde dans toute ta ville, Monsieur Bail, l'heure n'est pas à la dispersion. Il faut arrêter de rêver à un autre destin inaccessible... Il faut se concentrer sur la tâche de Maire, et laisser les ambitions aux autres... N'est ce pas Monsieur Fricout...?

09 février 2016

Bye Bail 2015, la rétro du Petit Bédouin


Inventaire 2015, une année selon le calendrier ... romain

 

Voici un florilège glané au travers de 147 articles de votre blog préféré. On ne pourra pas dire qu'on ne vous avait pas prévenus ! L'année avait bien mal commencé pour Romain Bail avec le rejet des comptes de campagne des municipales 2014 et l'épée de Damoclès d'une possible inéligibilité. Il s'en est finalement tiré à bon compte (comptes rejetés) ...


A meilleur compte que les Ouistrehamais contraints de financer le fiasco Bourgnon pour 50 000 euros sans compter les faux frais. On en attend toujours les retombées mirifiques promises ! Bon, on a échappé (provisoirement?) au saccage du parc de l'hôtel de ville par un projet immobilier irréaliste et mal étudié. Première victoire d'une jeune association de défense des intérêts des Ouistrehamais.


Heureusement, nous eûmes droit pour nous détendre à l'organisation d'un carnaval mémorable: un unique char mettant en scène un Bobby triomphant suivi de Sa Majesté Romain Ier dans une voiture de pompiers et d'une vingtaine de participants...



On ne s'en lasse pas!

 

Et ça continue encore et encore...

 

On évitera par pudeur et respect pour ceux qui ont risqué leur vie, sacrifié leur jeunesse il y a plus de soixante dix ans d'évoquer plus avant une cérémonie début juin mal préparée, mal anticipée, mal gérée. N'est pas Mitterrand ou Kohl qui veut, en terme de réconciliation...! Mais quand même, après les fastes du 70ème dont notre maire avait bien profité en tirant une couverture, tissée par d'autres, à lui, rater le 71ème "malgré lui" aurait-il dit...ça ne mérite pas une médaille!

A propos de cérémonie, c'est la fanfare Michel Cabieu qui a jeté l'éponge vaincue par le dénigrement systématique et la volonté d'externalisation de certains... Sans doute préfèrent-ils "Super Mamie" et Patrick Juvet invités à grand frais pour un gros flop. 22 000 euros tout de même, sans les à-côtés, quand on pleure misère, ça fait désordre ! Flop aussi devant tout ce que l'agglo compte de promeneurs nocturnes comme spectateurs, les quelques pétards mouillés du pseudo feu d'artifice du 14 juillet. Du jamais vu dans la médiocrité.

 

Et ça continue, toujours, toujours

 

Et puis il y eut cette avalanche de dépôts de plaintes au pénal et au civil contre "Le Petit Bédouin" himself, (pour des sommes faramineuses ponctionnées dans les finances de la ville) pour commencer... mais aussi contre tout contradicteur qui osait la ramener un peu fort, contre d'ex "amis" politiques aussi ; c'est vrai qu'il est parfois imprudent de partager sur facebook des posts pas assez contrôlés. Des plaintes pour "menace de mort" (rien de moins !) contre des manifestants bruyants mais pacifiques en septembre dernier!




N'oublions pas non plus cette grotesque interdiction de fréquenter la plage par grande marée ; et puisqu'on en parle "the plage to be" et son carré VIP, ses bambous fanés et ses chiliennes vides, ça a bien égayé notre été malgré le coût prohibitif de ce "marketing territorial" (comme on dit au château) stupidement pensé et dépensé.

Ce qui est moins drôle, c'est cette explosion de la masse salariale avec la prise en charge en année pleine des emplois de cadres municipaux recrutés pour satisfaire, ego du maire, petits arrangements entre amis et promesses électorales... alors qu'on nous sert sur tous les tons la menace de faillite. Bon, si des gens embauchés au prix fort pouvaient dispenser de recourir à des cabinets extérieurs, on comprendrait presque, mais ce n'est pas le cas, puisqu'on signe à tour de bras des contrats avec des officines privées pour étudier, définir tout et n'importe quoi, aménagement de la plage, hôtel cinq étoiles, musée, j'en passe, et pas des meilleurs, comme le stationnement payant...


 

Et si vous n'êtes pas lassés on continue!!!

 

Ouistreham était connue pour sa plage, son port, son histoire..., la ville est désormais célèbre dans la France entière pour son carrefour des 4 stops qui depuis a fait trois petits, superbe initiative de notre municipalité largement relayée par la presse nationale qui en a fait plusieurs échos savoureux. 

On ne vous parle pas des "mandats spéciaux" généreusement octroyés au maire pour visiter autant qu'il lui plaira ses féaux partenaires du 70ème anniversaire comme la Belgique, aujourd'hui la Grande Bretagne...! Et le "fameux "Kribi gate" ... ça on y a échappé, grâce à qui ? Allez on reste modeste, mais devinez... C'est l'arbre qui cache le Bois du Caprice, vous me direz. Tiens à propos d'arbres, il ne fait pas bon être résineux à Ouistreham, gare à la tronçonneuse. Il paraît que Lego* comme Idéfix pleure quand on abat un arbre, gageons que les fougueux bûcherons vont se calmer...

Nous en tout cas, promis (et ce n'est pas électoral) on continue...

 

Et la bissextile année 2016 est prometteuse, un jour en plus de "bailleries" supplémentaires, c'est bien parti ! Le mois de janvier est un bon cru avec les jeunes, les personnes âgées, sacrifiés pour de mirifiques projets ! Et février va faire grincer des dents avec le budget ! La tempête nous souffle que les associations vont beaucoup souffrir de privations !


Rejoignez le seul contrepouvoir sur la commune, "les amis du petit bédouin", pour nous aider à lutter contre ce démantèlement programmé de la vie ouistrehamaise. 


* la nouvelle coqueluche...à poils de Romain et de la première Dame...

08 février 2016

Monsieur Hitier adepte de Jacques Tati !


Le mercredi 27 janvier dernier une réunion publique avait lieu dans la salle du conseil municipal, avec pour thème principal « la réorganisation des plans de circulation et de stationnement du quartier ». Tout un programme quand on connaît le talent de l'équipe en place pour ce qui touche à la voirie ! Rappelons-nous le carrefour à 4 stops qui a fait des petits puisqu'on en compte désormais 4 dans la ville ! C’est ainsi que les riverains (attention prenez votre souffle) des avenues Boieldieu, Chateaubriand, Malherbe ; des rues Casimir Delavigne, Fontenelle, Segrais, Planquette mais aussi des boulevards Joffre, Briand et de France, se sont vus conviés, par Monsieur Hitier, maire adjoint chargé de l’urbanisme et de l’aménagement à cette réunion. Il s'agissait donc de présenter les projets de circulation de la partie ouest de Riva Bella.




La mise en conformité du plan d'accessibilité ...


En préambule à cette réunion, Monsieur Hitier a expliqué aux habitants présents, en insistant très fortement, que la mairie avait l’obligation d’appliquer la mise en conformité du « plan d’accessibilité ». Pour cela un marquage au sol verrait donc le jour pour que les voitures laissent un libre accès aux trottoirs... Jusque-là pas de problème, tous conviennent qu’il est normal que les piétons et les personnes à mobilité réduite puissent circuler facilement sur les trottoirs.

 Rue Malherbe

Puis assez rapidement Monsieur Hitier annonça à son auditoire médusé qu'il allait complètement revoir le sens de circulation du quartier. Quasiment toutes les rues passeront en sens unique, de la route de Lion jusqu’à la plage (donc les avenues Malherbe, Chateaubriand, Boieldieu, Casimir Delavigne). Ce fût un tollé dans la salle. Les  personnes présentes (une cinquantaine) ont cherché à avoir des explications sur un projet déjà semble-t-il, très abouti. Bon nombre d'entre eux ont pris la parole en expliquant que ce quartier était tranquille, que la paix sociale y régnait, que les rares voitures qui empruntaient les rues étaient bien souvent celles des riverains. De plus les habitants avaient le sentiment d’être les "laissés pour compte" de la commune, pour preuve, durant les deux mois d’été de l'an passé, cette partie ouest de la plage n’était que rarement nettoyée malgré les nombreuses demandes des riverains à la mairie. Les engins assurant le nettoyage de la plage s’arrêtaient à la cale à bateau située rue Casimir Delavigne.

Les personnes présenteont rappelé également que la majorité des trottoirs de ce quartier ne sont pas goudronnés et sont donc pour beaucoup constitués de sable voire de graviers. Dès qu’il pleut les trottoirs sont transformés en ornières, donc quasiment impraticables tant par des fauteuils roulants, que par des piétons avec ou sans poussette. Et lorsqu’il fait beau direz-vous ? Et bien le sable sec reste tout autant impraticable tant par les piétons que par les personnes à mobilité réduite.


Une situation ubuesque digne d’un film de Jacques Tati

Cette réalité, si bien décrite par les habitants n'a semble-t-il pas outre mesure interpelé le discret Monsieur Hitier. Pourtant nombreux étaient les habitants à prendre la parole pour expliquer la situation... mais l’élu n'écoutait déjà plus. La raison ? Il semble que les décisions étaient déjà prises ! Des décisions ubuesques ! Vous voulez des exemples ? En voilà un : La rue Casimir Delavigne, qui est celle d'un centre de vacances appelé « les Marines », se trouvera au 2/3 en sens unique et pour un 1/3 en double sens ! Sacré problème de sécurité lorsque les bus seront maintenant dans l'obligation de déposer les enfants (parfois en bas âge) non plus devant le centre, mais de l’autre côté du trottoir ! Quel est l'intérêt ?

Les habitants devront donc zigzaguer et faire des détours, des boucles dans chaque rue à sens unique. Cela aura pour effet d’augmenter considérablement le trafic routier puisqu''ils n'auront plus d’autre choix que d’emprunter les rues à sens unique et parallèles à la leur pour partir ou rentrer chez eux !





La double peine

 

Les parkings payants qui verront le jour à proximité du quartier, le long du front de mer, vont générer d’autres nuisances. Il est fort à parier que les touristes préféreront trouver, et on ne pourra le leur reprocher, une place de parking gratuite, plutôt que de payer pour étendre leur serviette sur une plage sale car jamais nettoyée. The plage to be deviendra not to be…!

Cette réunion n’avait finalement qu’un seul objectif : informer des décisions déjà prises. Le sieur Hitier fut bien en peine d’expliquer la cohérence du projet. Puis jetant l’éponge face aux très nombreuses questions et à la bronca ambiante, il a finalement lâché, fort énervé, que « la mairie voulait changer Ouistreham » ! Oui mais Ouistreham ne veut pas changer ce qui marche bien, juste ce qui ne marche pas. Les habitants réclament juste une plage propre et des trottoirs faits !

Roulez tambours ! La voici la vérité ! Un faux prétexte que cette volonté annoncée de « libérer les trottoirs ». C’est bien l’aspect de la ville de Ouistreham que le maire veut modifier. Faisons table rase du passé en somme… !  Monsieur Hitier a prévenu que la police municipale pourrait verbaliser tous les véhicules stationnant entièrement ou partiellement sur le trottoir, pour la modique somme de 135 €. Puis se voulant rassurant (sic !), l'adjoint du maire a indiqué que la ville n’avait aucun intérêt financier à prôner une politique de verbalisation, puisque selon lui « une grande part des amendes finissaient dans les poches de l’État et non pas dans celle de la commune ». Sic... et re sic!

Des propos diffamatoires pour terminer


La salle s’est agitée de plus belle. Très clairement en difficulté devant son auditoire, Monsieur Hitier s’est laissé aller, et a eu ces mots malheureux car particulièrement ambigus : « ici les contraventions n’arrivent pas sur le bureau du maire, comme ça pouvait se passer avant… ». Choquées des personnes ont réagi vivement, demandant à l’adjoint au maire de s’expliquer sur ses propos diffamatoires et à peine voilés à l’attention de Monsieur André Ledran. Monsieur Hitier a eu bien de la peine à récupérer sa bourde indigne et fallacieuse.

Quelle honte Monsieur Hitier de colporter des mensonges. Quelle méconnaissance du droit ! Savez-vous que si cette pratique avait existé (tri des PV en fonction de la tête du client)  comme vous l'avez laissé entendre, le maire aurait été mis en examen avec pour chefs d'inculpation, "la soustraction, le détournement ou la destruction de fonds ou d'effets publics par personne dépositaire de l'autorité publique, ainsi qu'immixtion dans une fonction publique, mesures destinées à faire échec à la loi". Sachez aussi que si cette pratique avait existé elle n'aurait pu se faire qu'avec la complicité de policiers municipaux encore en activité sous votre mandature. Gageons que ces derniers apprécieront les soupçons que vous avez portés ! Si l'on peut adresser, selon sa sensibilité politique des reproches à l'ancien maire de Ouistreham, tous les habitants s'accordent sur son honnêteté !

Ce mercredi 27 janvier 2016, le public composé de Ouistrehamais de Riva Bella a vu un maire-adjoint un peu perdu et ne maîtrisant pas grand-chose d’un projet qu’il ne porte manifestement pas et qui n’a qu’un seul sens, un sens unique : réaliser les projets d’un jeune édile, celui qui lui a permis d'arborer son écharpe tricolore, jeune édile épris d’une volonté farouche de réécrire sa carte et son territoire… engendrant incohérence et mécontentement des habitants !


05 février 2016

Une banane entre Caen et Ouistreham

Tonton Bédouin raconte ...


Une éphémère liaison 

 

En 1958, il faut encore au moins trois heures pour relier la Cité de Guillaume à la Porte océane à condition d'emprunter le bac du Hode pour traverser la Seine. Le pont de Tancarville n'est encore qu'en construction. La Société générale des transports départementaux avec ses filiales les "Courriers normands" et la "Compagnie normande d'autobus" se lancent dans un pari risqué mais néanmoins très médiatique, une liaison par hélicoptère de 50 kilomètres entre Caen et Le Havre avec quatre escales Ouistreham, Cabourg, Trouville-Deauville et Honfleur. C'est incontestablement une première en France, c'est également une première au monde avec des escales aussi rapprochées. l'expérience a lieu pendant la saison d'été 1958, du 25 juillet au 31 août.


Le joli prospectus promotionnel édité par la société Transcar,  filiale commune des deux sociétés organisatrices. Il contient les horaires, les tarifs et les conditions générales de ce service original.


Escale à Ouistreham

 

Trois aller et retours quotidiens sont prévus avec départ de Caen, escale à  Ouistreham, vers Le Havre à 8h55, 13h40 et 17h40. Il faut seulement quarante minutes pour relier Caen au Havre et même une demi-heure au départ de notre cité. Les tarifs sont élevés, du moins si l'on compare par exemple avec le SMIG horaire 149 francs (encore anciens...) à l'époque, jugez-en plutôt : l'aller et retour Caen-Le Havre est facturé 9 000 francs, le Caen-Ouistreham, aller simple, est à 2 000 francs pour un Bédouin qui voulait s'envoyer en l'air soit deux beaux billets bien craquants à l'effigie de Richelieu ou près de 14 heures de SMIG... Pas de tarifs réduits, bon, les enfants de moins de quatre ans ne payent pas s'ils sont assis sur les genoux de leurs parents. Mais ils comptent pour la capacité de l'appareil car on considère le poids total embarqué et tout est mesuré, passagers, équipage, marchandises et bagages d'ailleurs limités à 10 kg par passager. En cas de surcharge l'excédent suit par autocar... Il arrive donc qu'en fonction du poids total admissible, certains sièges restent libres. De toute manière la capacité de l'appareil est limitée à dix huit personnes, équipage (deux pilotes et une hôtesse) compris. Transcar compte en fait sur une clientèle d'hommes d'affaires pressés et  de touristes aisés.

L'appareil utilisé, un Vertol 44 de  construction américaine, 
surnommé "la banane", propulsé par un moteur Curtiss-Wright de 1 425 chevaux, 
décoré aux couleurs de  Transcar. (photo collection personnelle)

Une expérience de cinq semaines

 

Inaugurée en grande pompe par les officiels le 24 janvier 1958, encensée par la presse qui salue cette volonté de dynamisme à la pointe de la technologie, la nouvelle liaison a même droit à l'hommage du paquebot "Ile de France", un des fleurons de la Transat, qui se détourne au départ du Havre vers New-York, pour venir saluer la "banane" au large de Trouville. Malgré les tarifs le service connaît un succès certain puisque 3 392 passagers emprunteront la ligne entre le 25 juillet et le 31 août. Ce qui, pour six voyages/jour pendant 39 jours, montre un taux de remplissage quasi maximum! Le succès, peut-être... mais pas la rentabilité puisque, pour que la ligne soit viable économiquement, il aurait fallu pouvoir emmener  quarante passagers par voyage et l'appareil ne peut en contenir que quinze! L'expérience ne sera pas renouvelée l'année suivante, le pont de Tancarville étant d'ailleurs ouvert à la circulation début juillet 1959.




L'hélistation de Caen située dans la prairie près de l'hippodrome. Les hôtesses à l'uniforme très "fifties" posent devant le léger bâtiment.[photo Ouest-France]



Un petit film d'actualités a été tourné en 1958 et a été conservé par l'I.N.A. Il ne montre malheureusement pas l'escale de Ouistreham mais permet de découvrir cette expérience originale






Tonton Bédouin est naturellement preneur, en vue de les reproduire, de toute photographie ou document à propos de l'escale et de l'hélistation de Ouistreham. Il en remercie par avance les éventuels prêteurs...

03 février 2016

Des projets hallucinants !

La vie de notre cité nous réserve depuis quelques mois maintenant nombre d’événements plus ou moins heureux voire étranges. Ainsi, l'article du 17/01/2016 vous révélait le projet de la municipalité de raser la maison du tourisme récemment construite pour y faire ériger par la société Gagneraud (la même qui devait construire la résidence du parc de la mairie) un hôtel 5 étoiles (relire notre article du 17/01/2016: Lien ). Nombre d'entre vous se sont alors légitimement interrogés sur les capacités de discernement des personnes responsables de notre commune. Nous nous sommes alors souvenus d'un conseil municipal au mois de décembre où nous avions été interpellés par un fait... Lequel ? Écoutez !


Les plus fins limiers de LPB ont alors été mis sur le coup et n'ont pas hésité à faire appel à leurs amis d'outre atlantique habitant Miami. Les résultats ne sont pas réjouissants, voire inquiétants.




Oui, vous avez bien entendu « Il y a l'explosion d'un champignon qui s'est démultiplié... à tous les étages » dans le poste de police de notre chère commune. En dehors de l'aspect sanitaire (ce champignon peut causer des maladies) on peut s'interroger sur la présence de champignons pas seulement dans ce lieu mais également dans la mairie. En effet, les spores des champignons peuvent être transportées très facilement par le vent ou sous les semelles des chaussures. 

De quelle nature est ce champignon ? Notre édile et ses conseillers semblent muets sur le sujet. Par contre, les résultats de nos amis de Miami sont formels : nous avons affaire à une présence massive de type hallucinogènes « magic mushroom ». Selon Wikipédia, les effets psychiques peuvent comporter :
  • fou rire, euphorie, relaxation ;
  • chute de la concentration, invalidation des raisonnements logiques ;
  • illusions sensorielles, synesthésie ;
  • distorsions spatio-temporelles;
  • hallucinations ;
  • visions autoscopiques, sensation de mort imminente ;
  • expérience mystique ;
  • réémergence des souvenirs oubliés ;
  • sensation d'omniscience, d'ultra-clairvoyance ;
  • dépersonnalisation, déréalisation ;
  • introspection;
  • peur, angoisse, tristesse, voire paranoïa.
Ce qui expliquerait bon nombre d'attitudes et de projets étranges ou aberrants. Suite à cette enquête, nous invitons les services sanitaires à venir inspecter la mairie pour vérifier la présence de ces champignons hallucinogènes et nous n'aurons aucune objections à ce qu'ils ferment ce lieu quelques temps (quatre ans semblant une durée raisonnable). Ceci bien sûr pour éviter à notre commune de sombrer dans une épidémie hallucinatoire préjudiciable à son développement et surtout à ses finances.


Décidément, le rond point de l'Avenue de la liberté en face des sapeurs pompiers n'a jamais été aussi représentatif de notre ville ! 

Espérons seulement que les spores n'atteignent pas la caserne des pompiers... ni celle des gendarmes ou nous sommes perdus !

01 février 2016

Enfumage sur Ouistreham !

Dans notre article du 29/01/2016 (Relire l'article: Lien), le Petit Bédouin vous informait de la suppression du portage des repas à domicile pour les personnes âgées sur la commune de Ouistreham. Cette nouvelle décision prise par notre édile et sa majorité a été motivée non pas par le manque de moyens financiers mais sur l'autel de l'ultra-libéralisme assumé lors du dernier conseil municipal du 25/01/2016 par Romain Bail et Mme Isabelle Muller de Schongor, maire adjointe en charge des affaires sociales. Depuis cette révélation le maire et sa majorité s'emploient à faire croire à qui veut l'entendre que la municipalité ne supprime pas ce service mais le privatise.

 

Service public ou service au public ?

 

Un service public est un service organisé et pris en charge totalement par l'État ou par une collectivité pour les citoyens ou pour des administrés. Ce service n'est pas payant. Un service au public est un service organisé par l'État ou les collectivités mais non pris en charge financièrement au contraire du service public.

Le portage des repas aux personnes âgées de Ouistreham était organisé par la commune mais était payé par les bénéficiaires de ce service. On le répète et on le met en gras, ce service était PAYE par les bénéficiaires. Donc ce service de portage de repas n'était pas un service public mais un service au public et donc payant par celui-ci ! Première vérité.

Privatisation ou suppression ?


Sur les réseaux sociaux ou même lors de ses vœux, Romain Bail affirme que le portage des repas aux personnes âgées n'est pas supprimé mais privatisé.

La privatisation d'un service au public est, par définition, la prise en charge d'un service jusque là rendu par l'État ou une collectivité par une entreprise privée en sachant que l'État ou cette collectivité est l'intermédiaire entre l'entreprise privée et le bénéficiaire. Un exemple : le ramassage des ordures ménagères. Vos ordures sont ramassées par une entreprise privée mais vous ne payez pas cette prestation à l'entreprise, c'est la collectivité qui paye l'entreprise. Nous autres bénéficiaires de ce service nous payons une taxe d'ordures ménagères au Trésor Public qui la reverse à la collectivité, en l'occurrence la mairie.

Or Romain Bail et sa majorité ne s'inscrivent pas dans cette démarche. Ainsi la ville de Ouistreham supprime ce service de portage et va donner une liste de prestataires de service privé aux bénéficiaires. Ces mêmes bénéficiaires devront directement se lier avec un contrat de prestations de service à une de ces entreprises privées. Et oui, ce ne sera pas la ville de Ouistreham qui sera liée contractuellement avec un prestataire de service privé pour faire le portage des repas à domicile.  Rajoutons que la tarification de ce service par l'entreprise privée ne prendra pas en compte la situation familiale et financière du bénéficiaire. Donc c'est bien une suppression de la part de la ville de Ouistreham sans aucun remplacement de ce service même privé. Deuxième vérité.


Un enfumage des séniors !  

Une nouvelle fois, Romain Bail, Mme Muller de Shonghor et l'ensemble de la majorité municipale n'assument pas leur décision contestée par la population en enfumant les Ouistrehamais. Il s'agit dans ce cas d'un camouflage de la vérité. Le portage de repas en tant que service de la municipalité est supprimé. Plus besoin de personnel pour ce service, plus besoin de camion pour le transport ! Fini le lien social avec la mairie et la mise en alerte des services sociaux municipaux et surtout du service municipal des aides à domicile. De plus sachant que la ville n'a pas le droit de recommander une entreprise plutôt qu'une autre, une liste sera donnée aux personnes âgées ou malades et cela s'arrêtera là. Chacun se débrouille pour choisir.
Citoyens adressez vous aux entreprises privées avec lesquelles vous signerez un contrat ! La ville ne rendra plus ce service ! Point final ! Ultime vérité.