14 septembre 2015

La Croisière s'amuse... à la Pointe du Siège

Dans Ouest France Romain Bail a donné une interview (une de plus direz-vous ! ),  comme tous les maires de la région, pour y exposer ses futurs projets communaux.  Pêle-mêle il passe en revue le développement économique, l'immigration, les Régionales ... Certains points ont plus particulièrement retenu l'attention de LPB : l'urbanisme changeant à la mode Bail.



161 logements en projet d'ici deux ans


Rue Emile Herbline, rue Gambetta, avenue Pasteur, avenue Andry, route de Colleville... les logements en accession à la propriété et en HLM collectif vont pousser comme des champignons à l'automne.

Trente logements devraient voir le jour sur le terrain appartenant pour moitié à la ville et pour une autre partie à Maison Familiale. Dans le bourg, après les deux immeubles du jardin de l'Abbaye, derrière le Cabieu et apparemment retirés de la programmation ... des constructions dans l'ancien cimetière près du Centre socio culturel verront-elles le jour  ?   A l'entrée de la rue de Mer, une résidence avec des commerces pourra accueillir quatre vingt logements en résidence service pour des seniors. Ce projet, fortement combattu pendant des années par des riverains des rues environnantes, et qui est monté jusqu'à la Cour Européenne avait été finalement abandonné... mais il resurgit. Pourquoi pas ? Il faut bien boucher les dents creuses ... s'il y a des acheteurs ! Rien de tel que des racachis pour augmenter la population de Ouistreham à moins que ce ne soit des "parachutés" comme on dit dans certains milieux ! 








Un seul commentaire : Ouistreham a perdu 400 à 500 habitants en 5 ans  et nombre de maisons sont à vendre avec difficulté !


Un hôtel 5 étoiles à la Pointe du Siège




Jusqu'à présent sur la côte normande, seules les villes de Cabourg, Deauville ou Honfleur affichaient des hôtels 5 *****. Eh bien à l'avenir il faudra ajouter Ouistreham avec un cinq étoiles qui sera implanté à la Pointe du Siège d'où la vue sera imprenable comme le montre les photos ci dessous !

A ce sujet il est à noter qu'un projet d'hôtel 5 étoiles accompagné d'une salle de congrès gigantesque entre le Casino et l'office du tourisme avait fait l'objet d'une étude fort coûteuse... Mais ce beau projet est tombé à l'eau !  

A propos de ces deux projets on retrouve évidemment là l'obsession de Romain Bail : faire de Ouistreham un nouveau Deauville ! S'il déclare de temps en temps du bout des lèvres que Ouistreham est une station familiale et populaire, en réalité il veut absolument changer la fréquentation de la commune ! Il faut attirer une clientèle plus huppée capable de payer des parkings... qui verront le jour malgré certaines dénégations, foi de petit bédouin ! 




         
Vue des suites et chambres côté jardin         Vue imprenable du restaurant gastronomique


A quand les bateaux de croisière ?


Pour concrétiser ce rêve éveillé, les croisiéristes auront-ils le privilège de faire escale à la Pointe du Siège, pour les changer de la monotonie des croisières en Méditerranée ou en Floride ?



Lors de leur escale pour visiter Ouistreham, ils profiteront des nombreuses attractivités et animations de notre ville : feu d'artifice low cost, fête foraine et marchés nocturnes toniques... Ils rapporteront des souvenirs  griffés de la prestigieuse marque "The plage to be". Ils pourront se laisser aller sous notre soleil de plomb et bronzer allongés dans des chiliennes neuves entre quatre pots de bambous desséchés mais... en dehors des périodes de grandes marées car la plage risque d'être interdite d'accès à cause des erreurs des services de communication de la mairie (comme se plait à le dire notre maire) !


                                  Quai de débarquement des paquebots de croisière


Un environnement propice aux hôtels cinq étoiles 


La Pointe du Siège est une zone naturelle délimitée, en rive gauche, par le canal maritime de Caen à la mer et, en rive droite, par l'estuaire de l'Orne. Le secteur naturel de cette zone présente une grande diversité d'espèces végétales rares et protégées. C'est aussi une zone où la richesse  ornithologique a motivé la préservation de l'ensemble par deux directives européennes (zone de protection spéciale et Natura 2000).




Protégé au titre de l'environnement et du paysage, ce secteur est en partie classé "zone naturelle écologique, faunistique et floristique" (en abrégé ZNIEFF), l'autre partie de ce territoire, à l'ouest est constructible. En effet le POS prévoit qu'une partie seulement de cette zone, à l'ouest le long du canal, pourrait être constructible dans les secteurs 1NAL et 1NALO mais ces deux derniers, par nature, ne sont destinés qu' à recevoir des activités de sport, de loisirs et de tourisme.


POS de la Pointe du Siège


Ajoutons que cette zone estuarienne est exposée aux crues et que l'accessibilité n'y est pas des plus faciles : Les voitures peuvent passer les écluses depuis le centre de Ouistreham (hors poids lourds évidemment) ou passer par Pegasus Bridge au niveau de Bénouville et rejoindre ainsi la route de la Pointe du siège. La construction d'un pont routier en amont du port de plaisance complétera l'addition relative à ce projet !


Un rappel cinglant au roi de l'esbroufe

 


Tract  de Romain Bail pendant sa campagne électorale de 2014

Un peu de sérieux,  Monsieur Bail ! Avant de vouloir en permanence  faire le buzz dans la presse, informez vous auprès de personnes compétentes et relisez vos promesses de campagne car on est très loin avec ce projet de "sanctuariser l'espace naturel de la Pointe du Siège"comme vous le promettiez.
Ne veut-on laisser que du béton à nos enfants ? Avez-vous, élus de Ouistreham, entendu parler du réchauffement climatique (la dernière étude estime que l'augmentation de 2° va être largement dépassée d'où une augmentation du niveau de la mer...) et de ses conséquences ?



12 septembre 2015

De la ligne Maginot à Ouistreham

Tonton Bédouin raconte...

Les cloches Saint-Chamond ou comment faire du neuf avec du vieux...

Printemps 1943 à Ouistreham, ce n'est vraiment pas "the plage to be" mais plutôt "der Strand an den man nicht sein soll", la plage où il ne faut pas être...D'autant plus que l'Organisation Todt y avait entrepris à la demande du Reich un grand programme de "petits" travaux si l'on ose paraphraser un slogan actuel bien connu ici. Le Mur de l'Atlantique était en effet en construction et notre commune en avait sa part. comme l'ensemble de la façade maritime européenne du Cap Nord, à l'extrémité septentrionale de la  Norvège jusqu'à la Bidassoa à la frontière franco-espagnole.


rare photo prise sur la plage de Riva-Bella,
...les touristes étaient d'un type particulier cette année là!

Récup'

Bon nombres d'ouvrages de défense du Mur de l'Atlantique furent dotés d'armements de récupération comme des tourelles ou des canons de chars capturés pendant les combats de 1939-40 mais aussi de matériels provenant de la Ligne Maginot, cette ligne de fortifications construite par la France à partir de 1928 pour protéger (!) les frontières de l'est. C'est le cas des deux cloches blindées encore visibles à Ouistreham aujourd'hui. Ce sont vraisemblablement des cloches dites GFM (pour Guetteur et Fusil-Mitrailleur), fabriquées au début des années trente par la Compagnie des forges et aciéries de la marine et d'Homécourt (F.A.M.H) à Saint-Chamond dans le département de la Loire, une entreprise célèbre pour avoir conçu et fabriqué un des premiers chars d'assaut français en 1917. Récupérées et fixées sur des bunkers de béton, elles furent équipées chacune de deux mitrailleuses MG 34 qui pouvaient ainsi balayer de leurs feux, la plage, le chenal et la Pointe du Siège. Des abris modèle H 634 dans le "catalogue" de l'Organisation Todt...


Cloches blindées encore en place (ouvrage Maginot du Hackenberg, Moselle)

Les cloches aujourd'hui

Les deux cloches et les bunkers qui les supportent défient le temps et ont trouvé une ultime utilisation bien pacifique. Avec son curieux conduit d'aération, celle de l'est surplombe l'ancien blockhaus reconverti en abri pour le club Caen plongée, celle de l'ouest dont la fortification support est désormais dissimulée sous le square réalisé en l'honneur des commandos français et anglais qui débarquèrent le 6 juin 1944 et qui se rendirent maître de l'ouvrage, sert de piédestal au monument "La Flamme", oeuvre d'Yvonne Guégan qui symbolise le Débarquement et qui fut inaugurée par le Président François Mitterrand le 6 juin 1984.




Les deux cloches Saint Chamond de Ouistreham dans leur état actuel

10 septembre 2015

Ouistreham, "The Tax to be" *

Un conseil municipal doit se tenir le 21/09/2015 à 20 h. C'est un événement en soi étant donné la pénurie de ces réunions institutionnelles qui normalement sont là pour acter et débattre démocratiquement de la gestion d'une commune. Mais sur Ouistreham « the ville to be » depuis l'élection de Romain Bail, la démocratie n'existe que dans les grands discours. Rappelons qu'un règlement intérieur des conseils municipaux en limite, le nombre et la durée (Relire notre notre article du 22/09/2014 intitulé "Après le népotisme ... le despotisme " : Lien) et par là même, le dialogue entre majorité et opposition et l'information des administrés. Mais heureusement « Le Petit Bédouin » est là pour jouer ce rôle d'information et de lanceur d'alertes.



L'ordre du jour des débats de ce conseil municipal n'est pas encore connu à ce jour. Toutefois les bases d’imposition et les exonérations accordées dans le cadre de l’aménagement du territoire servant à asseoir la fiscalité directe locale (taxe d'habitation, taxes foncières) doivent être adoptées par les conseils municipaux des communes, sauf cas particuliers, avant le 1er octobre 2015 pour être applicables au 1er janvier 2016. Quant au  vote des taux d'imposition devant être appliqués aux impôts locaux de l'année 2016, les délibérations et le vote du Conseil municipal doivent intervenir avant le 15 avril 2016 avec un report possible au 30 avril ou 31 mai 2016 car 2016 sera une année de renouvellement des conseils régionaux.

Aussi ce conseil municipal du 21/09/2015 devra aborder ce sujet sensible de la base d'imposition locale ! Et là, remémorons-nous la campagne électorale de Romain Bail qui s'est engagé à baisser les impôts des habitants de 5 % durant son mandat soit encore 1663 jours ! 


Comment les impôts locaux sont-ils calculés ?



Sans vous assommer avec le code général des impôts, les impôts locaux des particuliers, que sont, la taxe d'habitation pour tout occupant d'un local, et la taxe foncière pour les propriétaires, sont calculés en prenant en compte trois éléments :
  • la valeur locative de l'habitation (appelée base d'imposition),
  • des taux d'imposition votés par la commune, le syndicat de commune, l'intercommunalité, le département, la région et divers, 
  • les charges de famille (enfants, …) exclusivement pour la taxe d'habitation.


Valeurs locatives ou base d'imposition


C’est la notion fondamentale de la fiscalité directe locale. En effet, cette valeur locative est utilisée pour le calcul de la base de chacun des impôts directs locaux. Tant en matière de foncier bâti que de foncier non bâti, l’évaluation des propriétés est assurée par le centre des finances publiques avec le concours des commissions communales et départementales des impôts directs auxquelles participent des élus locaux et des contribuables.

La valeur locative « devrait » correspondre au loyer annuel théorique que pourrait produire un immeuble bâti ou non bâti, s’il était loué dans des conditions normales. Elle est calculée forfaitairement à partir des conditions du marché locatif de 1970 (!), pour les propriétés bâties, et de celui de 1961 (!) pour les propriétés non bâties.

La loi prévoit que les valeurs locatives cadastrales, fixées à la date de référence du 1 er janvier 1970 [propriétés bâties] ou du 1er janvier 1961 [propriétés non bâties] sont actualisées tous les 3 ans et revalorisées chaque année entre deux actualisations pour tenir compte de l’évolution des loyers depuis ces deux dates. Mais par manque de courage politique des gouvernements qui se sont succédés jusqu'à ce jour, cette actualisation n’est intervenue qu’une seule fois en 1980 sous le gouvernement de Raymond Barre, premier ministre. Les actualisations à partir de cette date ont été remplacées par une majoration forfaitaire totalement déconnectée du marché immobilier. C’est donc une valeur locative actualisée au 1/1/1978 qui est retenue pour les impositions établies à compter de 1980... soit il y a 37 ans !

Donc, plus votre habitation est ancienne plus elle est sous-évaluée fiscalement par rapport au marché immobilier, alors qu'une construction récente voit son évaluation par le centre des impôts fonciers relativement en adéquation avec le marché immobilier actuel. Aussi, avec les taux différents votés par les communes et la disparité des valeurs locatives des habitations d'une même commune, démonstration est faite que les impôts locaux sont en contradiction avec la justice fiscale ! 

Des abattements possibles


Des abattements obligatoires et facultatifs existent pour minorer cette valeur locative ou base d'imposition :
  • Concernant la taxe foncière
Il existe des abattements prévus par la loi mais Ouistreham n'est pas concernée par ces dispositifs. Donc on passe !

  • Concernant la taxe d'habitation
Pour la part de la taxe d’habitation revenant à la commune, les abattements se calculent sur la valeur locative moyenne des habitations. Deux catégories d’abattements peuvent réduire la valeur locative des logements affectés à l’habitation principale du redevable. Il s’agit :
  • d’un abattement obligatoire pour charges de famille (10 % de la valeur locative moyenne pour les 2 premières personnes à charge et 15 % de cette même valeur locative moyenne pour chacune des autres personnes à charge suivantes) ;
  • de trois abattements à la base facultatifs : le premier général, le second en faveur des personnes dont le «revenu fiscal de référence» n’excède pas certaines limites et le troisième en faveur des personnes handicapées ou invalides.
A Ouistreham la municipalité précédente a toujours voté l'application maximale des abattements facultatifs autorisés par la loi (Le coût estimé de ces dispositions familiales et sociales votées par la commune est de 800.000 €). En 2014, le conseil municipal avait voté le maintien de ces dispositions en faveur des familles ayant des enfants à charge et/ou des foyers de condition modeste et/ou touchés par un handicap ou une infirmité.


Rendez-vous le 21/09/2015 à 20H ...



Romain Bail s'était engagé à réduire la fiscalité locale des habitants en baissant de 5 % celle-ci au cours de son mandat. En 2015, aucune baisse d'impôt n'a été enregistrée par les contribuables. Donc en 2016, les promesses du candidat Bail devraient normalement être engagées. Une promesse est une promesse où alors on est un menteur.

Étant donné que tous les habitants de Ouistreham ne sont pas propriétaires et ne sont donc pas redevables de la taxe foncière, cet engagement de baisser la fiscalité locale ne peut être appliqué que sur la taxe d'habitation payée par l'ensemble des foyers fiscaux de notre commune. Si tel n'était le cas, ce serait une nouvelle promesse en l'air et cela « Le Petit Bédouin » ne peut l'imaginer !

Autrement dit, sachant que Romain Bail va tenir sa promesse, il ne peut diminuer la fiscalité qu'avec le levier du taux d'imposition de la part communale  qui pour rappel est actuellement à 5,42 % en 2015 soit déjà le plus bas de toutes les communes de l'ouest de la France appartenant à la strate de Ouistreham. Il ne peut pas se permettre de revoir à la baisse les abattements facultatifs expliqués plus haut car cela serait une hausse des impôts locaux pour tous les habitants ayant des enfants, et/ou de conditions modestes et/ou infirmes ou invalides....!  Wait and see !

Bien évidemment, même s'il n'habite plus le bourg (mais plus près de la sortie de Ouistreham), Romain Bail ne peut se permettre de demander aux services de l’État et encore moins à un cabinet conseil privé de revoir les valeurs locatives des habitations du bourg par exemple pour que celles-ci soient évaluées comme ayant le confort de maisons récentes. Cette réactualisation potentielle des valeurs locatives des maisons du quartier du bourg aurait pour conséquence une augmentation sensible des impôts locaux des occupants... contraire aux promesses de campagne!

Donc pour ne rien imaginer, rendez-vous le 21/09/2015 à 20 h pour le Conseil municipal et découvrir les "pots aux roses" de Romain Bail et sa majorité.


08 septembre 2015

Esprit "Charlie" à Ouistreham ?

Cet article sera le seul publié à propos de la procédure engagée par Romain Bail et son conseil municipal à l'encontre du « Petit Bédouin » et de ses deux fondateurs, et ce, pour préserver le contre-argumentaire en défense qui sera présenté au juge. Mais cet article se doit de répondre aux nombreuses demandes de renseignements des lecteurs qui veulent comprendre ce qui est reproché au « Petit Bédouin ».

Assignation


L'assignation devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) concerne la procédure «la plus formaliste» des procédures de droit privé (régissant les relations entre les personnes privées !). L'avocat y est obligatoire. Ainsi, la partie défenderesse doit obligatoirement  missionner un avocat qui va assurer la défense.


Par l'assignation au Tribunal de Grande Instance de Caen reçue par les deux fondateurs du « Petit Bédouin », le maire de Ouistreham, sa majorité soutenue par 3 élus de l'opposition (Ces 3 élus s'étant abstenus sur le vote sur la protection juridique demandé par le Maire pour lui et ses conseillers lors du conseil municipal du 30/03/2015) se sont délibérément engagés sur un chemin dont l'issue sera fixée par un juge. Il décidera en effet si la liberté d'expression de tout citoyen doit être conditionnée à la publication « essentielle » sur son site Internet des mentions que sont l'adresse postale et le numéro de téléphone du siège du « Petit Bédouin »... Et oui, Romain Bail n'a trouvé que ce chef d'accusation pour tenter de faire taire ce « torche-cul » comme il nomme publiquement le site.
Ce n'est donc pas une nouvelle tentative d'assignation au pénal pour propos diffamatoires voire calomnieux de la part des rédacteurs du « Petit Bédouin», c'est une procédure au civil pour des motifs que nous ne nous permettrons pas de qualifier laissant l'autorité judiciaire dans sa totale indépendance le faire.

Contenu

A la lecture de l'assignation de 576 pages envoyée aux deux fondateurs du « Petit Bédouin » et à l'association des rédacteurs on constate que la partie adverse essaie de démontrer que le « Le Petit Bédouin » est :

  • un site édité à titre professionnel ;
  • un site qui doit être qualifié de commerce électronique ;
  • un site qui doit être qualifié de « publication de presse » ;
  • un site qui doit être qualifié d'entreprise éditrice ;
  • un site qui doit être comparé à « Minute », « L’Humanité » et « Charlie Hebdo »! 
lui imposant, à ces titres, un certain nombre de modalités comme nom, adresse, numéros de téléphone ... des auteurs !  
Romain Bail reconnait donc que « Le Petit Bédouin » est un acteur central de la vie de notre commune par son audience et son rayonnement ! Renforcés par ce constat les rédacteurs continueront donc à publier avec les principes généraux sur lesquels leur travail s'appuie : 
  • la liberté d'expression,
  • la communication des faits relatifs à la gestion de la commune,
  • la connaissance de la ville et de son histoire,
  • l'amélioration de notre histoire commune et le droit de chaque personne à y participer.

Conséquences


Les auteurs tiennent à remercier les centaines de personnes qui leur ont envoyé des messages chaleureux de soutien (lettres, courriels, messages personnels ou posts FACEBOOK). Leur interpellation dans la rue, les appels de phares, en voiture, avec le pouce levé vers haut, démontrent, si nécessaire, que la voie empruntée par « Le Petit Bédouin » depuis sa création est citoyenne et par conséquent au-delà de toutes opinions politiques, ou personnelles.

Très touchés par les propositions de contributions financières qu'ils ont reçues pour les aider à assumer les frais de conseils juridiques engagés pour contrer les multiples attaques faites à titre personnel et professionnel à leur encontre par Romain Bail, les fondateurs souhaitent assumer ces charges. Ils ne souhaitent pas faire payer la collectivité à l'instar de Romain Bail et de son conseil qui plongent sans retenue dans les finances de la ville pour s'opposer à leurs opposants ! Pour information, à ce jour, au nom de la commune de Ouistreham, 35 164,40 € de frais de conseils juridiques et d'huissiers de justice ont déjà été engagés par Romain Bail pour tenter de faire taire « Le Petit Bédouin », tout cela en manifestant, en janvier dernier, avec des trémolos dans la voix pour la liberté d'expression !

06 septembre 2015

Lettre d'amour à Ouistreham ...


Un dimanche matin du coté du stade, il y en a du monde, les footballeurs se déchaînent autour du ballon, les parents encouragent leurs enfants, le coup de sifflet final retentit, magistral. Sourires des bambins le match gagné, le maillot maculé et des souvenirs plein la tête. Nous sommes au stade du Petit Bonheur.

Drôle de nom pour un stade vous ne trouvez pas ? Un stade qui se la joue modeste en fait, qui fait son office vaille que vaille en semaine et tous les dimanches aussi, voyant des milliers de crampons labourer sa pelouse toute l'année, semant de l'émotion et de la vie.

Le petit bonheur sied bien à Ouistreham. Pas prétentieuse au fond notre ville, on pourrait même dire que c'est un grand village. Ici, pas de grands hôtels hautains en front de mer, de cabines alignées au cordeau, pas de granit, d'îles à l'horizon ou encore de grands caps.

Le petit bonheur c'est beaucoup et pas grand chose en même temps. Des après-midi sur la plage avec les enfants, des rires qui s'envolent dans les vagues, des châteaux de sable à n'en plus finir, l'odeur de la mer sur la peau après la baignade.

On pourrait y ajouter les glaces qui fondent trop vite assis sur les vagues bleues et blanches de la rue de la mer, aller marcher un peu en rentrant du travail, de l’hôpital, ou parce qu’il faut réfléchir. C'est encore le chocolat chaud les après-midi d'hiver quand à peine rentré de la pointe du siège la nuit s'installe, étrangement on se sent fier du devoir accompli. Franchir les portes du Cabieu , pour être ému, pour rêver ou pour rire encore une fois. Les arbres au printemps dans le parc de la Mairie quand le feuillage s'embrase, ou à l'automne quand les feuilles s'envolent, libérant la vue vers le phare. La sortie de l'école, les parents qui papotent et le pain au chocolat engloutit. Plus tard ce sera le plaisir des enfants à rentrer seul, la clé autour du cou ou serré dans le poing au fond de la poche. La diversité des associations, leurs bénévoles et leur énergie qui font rayonner les visages à tous les âges et tous les étages.

Le marché au poisson et sa foule bigarrée l'été, les pêcheurs à la ligne, le banc des retraités. Tout cela surveillé gentiment par le phare blanc et rouge qui veille sur les bateaux  rentrant au port ou l'église saint Samson et sa tour lanterne si vivante le dimanche matin. Les plus anciens se souviendront des baignades dans le canal du coté des écluses ou les bandes de gamins dans les dunes quand le ferry n'était pas encore là. Il y a ceux qui y sont nés , ceux qui s'y sont installé, ceux qui ne viennent que l'été ou la journée faire le plein d'air iodé et de soirées entre cousins, entre amis. D'autres plus âgés qui décident de s'y établir pour y chercher des instants de paix et de repos après une vie laborieuse.
Il en faudrait des lignes et des pages pour tout mettre sur le papier...Chacun ses souvenirs parfois un peu effacés, en noir et blanc, parfois si vivaces que les couleurs en semblent décuplées. Tous ces petits moments accumulés dans notre existence et qui la rendent supportable malgré les malheurs du monde et les épreuves de la vie.
Et si on allait voir la mer encore, juste quelques instants, le sable qui vole et l'écume rageuse puis on fera demi-tour, les pensées lavées à grand coup d'embruns iodés. On reviendra demain.
Non définitivement nous ne sommes pas Ouistreham Riva-Bella, nous sommes Ouistreham Petit Bonheur ...et vous ?

2F - Un amoureux anonyme

05 septembre 2015

Monsieur le Maire persiste et signe... dans l’absurde !

S’il est coutume de dire que le ridicule ne tue pas, force est néanmoins de constater que notre maire possède une capacité naturelle à se fourvoyer dans d’improbables chantiers, qui confine presque au génie ! Car, après s’être couvert de honte au printemps dernier, en affublant la ville de Ouistreham d’un incongru carrefour, puis en déboisant sauvagement une magnifique haie de résineux, notre édile persiste et signe dans l’absurde. Jugez-en plutôt !
 

Un nouveau carrefour à 4 stops

 
Nous pensions, naïfs que nous sommes, que le « buzz médiatique » provoqué par l’installation d’un carrefour à 4 stops, au cœur du bourg de Ouistreham (http://lepetitbedouin.blogspot.fr/2015/05/les-4-stops-de-ouistreham-font-le-buzz.html) avait calmé les velléités de notre jeune maire en matière d’urbanisme sauvage et ridicule. Reconnaissons publiquement que nous nous étions trompés car, depuis quelques semaines, le célébrissime carrefour - qui avait même eu droit aux honneurs du « Petit Journal » de Canal Plus (http://lepetitbedouin.blogspot.fr/2015/05/le-petit-journal-sinvite-ouistreham.html) - possède désormais un frère jumeau, situé à Riva-Bella, celui-ci, aux angles du boulevard de France et de la rue Casimir Delavigne :
 
 

Un nouveau déboisage sauvage en vue

 
Nos fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, le savent bien : le côté « Attila » de Romain Bail n’est plus à démontrer : partout où il passe, la nature, les arbres et les espaces verts trépassent ! Ce ne sont pas les malheureux cyprès du stade Kieffer, lamentablement abattus sur ordre de notre maire alors qu’ils ne gênaient personne, qui pourront prétendre le contraire (http://lepetitbedouin.blogspot.fr/2015/05/massacre-la-tronconneuse-ouistreham.html). Mais là aussi, la leçon n’aura pas été retenue par notre bon maire, puisqu’un autre espace de verdure, certes moins étendu, mais tout aussi inoffensif, va prochainement être voué à la destruction et être remplacé par quelques places de parking. Alertés par une lectrice, nous nous sommes donc rendus sur le lieu du futur massacre à la tronçonneuse, situé au carrefour de la rue de la Victoire et celle du 11 novembre, annoncé fièrement par un panneau municipal du plus bel effet :



Enfin, triste cerise sur le piteux gâteau de notre Attila municipal, d'autres lecteurs nous ont signalé un récent abattage d'arbres, qui paraissaient pourtant en parfaite santé et qui ne semblaient en aucun cas troubler l'ordre public, à l'angle de l'avenue Clémenceau et de la route de Lion sur Mer :


 

Pourquoi ces lubies ?

 
Une fois de plus, loin de nous l’idée de vouloir critiquer à tout prix chaque décision municipale. Encore faudrait-il nous expliquer la raison de ces bouleversements anarchiques et incohérents du paysage urbain ouistrehamais ! Une demande des riverains, peut-être, seriez-vous tentés de penser ? La lecture du message de notre lectrice, mentionné plus haut, permet d’éliminer radicalement cette hypothèse :

« … j'ai découvert, début août, que l'équipe de notre maire allait encore s'en prendre à un petit coin de verdure. Situé à l'angle de la rue de la Victoire et de la rue du 11 novembre, le panneau indique que 8 places de parking vont être créees. Actuellement un massif apporte un peu de verdure devant la nouvelle résidence. J'ai parlé avec des propriétaires qui ne sont pas du tout satisfaits … »

Alors, pourquoi ces lubies ? Pourquoi ces décisions incohérentes et non-concertées ? La volonté de marquer son territoire ? De laisser une trace ? Dans ce cas, oui, le pari est d’ores-et-déjà gagné, monsieur le Maire : nous sommes certains que, dans un avenir proche, les Ouistrehamais se souviendront de vous comme étant celui qui aura réussi le tour de force de transformer, en peu de temps, notre station balnéaire en « The plage to rire ». Il sera alors grand temps de panser les plaies du bref passage de Romain Bail à la tête de la ville, et d’envisager un avenir serein et radieux pour notre cité.

02 septembre 2015

C'est la rentrée des classes !


L'histoire veut que ce soit Charlemagne qui ait inventé l'école mais la Gaule disposait vraisemblablement d'écoles.

Pendant des siècles, seuls les enfants, surtout des garçons dits «bien nés» purent s'instruire, les autres travaillaient très tôt avec leurs parents pour survivre. Mais cette injustice commença à s'inverser avec l'arrivée, dans le gouvernement du Président de la République, Jules Grévy, d'un homme providentiel pour l'éducation des enfants en la personne de M. Jules Ferry. Il restaura le 28 mars 1882 la loi (déjà instituée en 1793) de «l'école gratuite, laïque et obligatoire» en tant que Ministre de l'Instruction Publique et des Beaux Arts.



L'éducation à Ouistreham



A Ouistreham, tout comme dans toute la Normandie, c'est sous le règne de Louis XIV que fut officiellement institué et répandu l'enseignement dans les paroisses rurales. C'était le curé ou le vicaire qui faisait la classe. Elle se limitait à la lecture et au catéchisme. Mais les illettrés restaient encore très nombreux. Le besoin de gagner leur vie très tôt enlevait aux enfants la chance de s'instruire en fréquentant l'école.

En 1765 la première école destinée aux garçons fut installée dans les bâtiments entre les écuries de l'Abbaye, près de l'église, à l'entrée du cimetière. Elle fut restaurée en 1835, mais en 1872 le Conseil Municipal décida la construction d'un nouveau bâtiment, le précédent étant devenu trop vétuste. En 1875 la construction fut terminée. Elle coûtera 32000 francs y compris le prix du terrain. L'état contribua à hauteur de 8000 francs. C'est ce bâtiment qui deviendra la mairie actuelle.

Cette nouvelle bâtisse, qui accueillait la mairie et l'école, prévoyait une chambre pour l'instituteur, deux pièces à usage de classe pour les garçons. La salle des mariages recevait le cours moyen, l'accueil et le certificat d'études. Plus tard le logement du directeur sera installé au premier étage. Un appartement fut réservé à l'entreposage des archives de la mairie jusqu'alors déposées dans l'ancienne école de garçons. En 1877, une cour fut créée grâce à la construction d'un petit mur surélevé d'une grille. Cette cour était fermée par deux portes à claire-voie.



En 1923 une troisième classe fut ouverte dans une nouvelle construction sur le côté rue Gambetta. Les filles quant à elles, après avoir été scolarisées dans des locaux situés rue Carnot, dans l'ancienne caserne de pompiers, de 1859 à 1933, intégrèrent des locaux de style normand rue Lefoulon Hebert (actuel groupe Charcot). A leur tour les garçons quittèrent la mairie pour aller rue Carnot dans la villa des Marronniers

Puis survinrent les années de guerre. Les élèves devaient se réfugier dans un abri quand une alerte retentissait. Les fournitures scolaires étaient rares et distribuées avec des tickets de rationnement.

                     Une classe de garçons de Ouistreham pendant la 2ème guerre mondiale

Le 6 juin 1944, le débarquement eut lieu et Ouistreham fut lourdement bombardé comme l'école des filles. A la rentrée 1944, elles furent scolarisées à la Pommeraie (à l'angle de la rue Froide et de la rue Gambetta). Elles y restèrent jusqu'en 1951 tandis que les garçons restèrent rue Carnot jusqu'en 1956.




Les écoles maternelles et primaires


En 1951 la municipalité décida la construction d'une école rue Lefoulon Hebert pour les garçons, le Groupe Charcot, tandis que les filles s'installèrent dans le Groupe Briand. Les deux nouveaux établissements scolaires seront inaugurés en 1956.

De nos jours, le Groupe Briand, avec six classes sous la direction de M. Chapalain, accueille les élèves du CP et CE1 et Groupe Charcot, avec son directeur, M. Darrigrand reçoit les élèves du CE2 au CM2, dans neuf classes, ainsi que la CLIS (Classe pour l'inclusion scolaire) dans laquelle onze enfants sont scolarisés.

Le Groupe Charcot 


Le Groupe Briand


Les touts petits auront une nouvelle école en 1964 sous le nom de Mme René Coty. Elle accueille les enfants à partir de trois ans dans neuf classes. Sa directrice est Mme Chazalviel.

L'école Maternelle Mme René Coty



C'est donc 650 élèves qui ont leur rentrée dans les trois groupes du primaire.

Des extensions et travaux permanents



Dans les années 1990, une grande série d'extensions et de travaux eurent lieu dans les trois écoles.

En 1990 le groupe Charcot s'élargit dans un souci d'aménager de nouvelles classes en remplacement des classes préfabriquées qui se trouvaient dans la cour. La même année, la municipalité décida la construction d'un nouveau restaurant scolaire pour agrandir l'ancien devenu trop petit. La nouvelle salle a une capacité de 200 couverts, l'ancienne cuisine est aménagée en self-service. S'y ajoutent une entrée, des vestiaires et des sanitaires.



En 1992 et 1993 c'est au tour du groupe Coty de s'agrandir en supprimant les classes mobiles et vétustes, créées en 1970 pour pallier l'augmentation des effectifs. Sept classes sont agrandies. On y aménage une classe de motricité, une bibliothèque, une salle d'audiovisuel, des salles de services, deux salles de repos, des sanitaires, un hall d'entrée et enfin la création de deux classes supplémentaires. 

Puis en 1998 et 1999 la maternelle passe de neuf à onze classes. Ainsi les plus petits ont de meilleures conditions de confort.



En 1995 et 1996 l'étage du groupe Briand est aménagé avec une classe supplémentaire, une bibliothèque, une salle informatique et un escalier pour y accéder.



Le Collège Jean Monnet



Le collège actuel fut construit en 1969. On l'appelait  alors le CES !

                                                   Photo du Collège dans les années 70


Rapidement devenu trop exigu,  neuf baraquements y furent ajoutés. La décentralisation au 1er janvier 1986 confia aux départements la construction et l'entretien des collèges, ce qui permit un vaste programme de remise à jour des locaux des 62 établissements du Calvados dont le Collège de Ouistreham.

Couleurs claires, matériel sonore pour les classes de langue, espace et lumière... c'est le choix fait par le cabinet d'architecture de M. de Sèze. M. Ledran, marie de Ouistreham depuis 1983 se félicita dans son discours  "du nouveau bâtiment beau et fonctionnel agréable et confortable". 
                                                                     
                                                Le nouveau bâtiment inauguré en 1988

                                    L'inauguration en 1988 par le recteur Mr Lostis 
                                        et Mr Ledran, Maire de l'époque



                                          Et le CES  devint le Collège Jean Monnet en 1988


Le Collège Jean Monnet à l'ère 2000 



Le Collège Jean Monnet aujourd'hui

Le 22 avril 2011, M. Jean Léonce Dupont,  Président du Conseil Général est venu inaugurer le Collège Jean Monnet, reconstruit et modernisé avec un self-service et un CDI. M.  André Ledran, Maire de la ville et Conseiller Général, M. Raphael Chauvois, Maire-Adjoint aux Ecoles et M. Jean-Charles Huchet, inspecteur d'Académie étaient également présents. Cette inauguration est venue clôturer trois ans de travaux, dont le coût global s'est élevé à 6,77 millions d'euros avec les équipements. La visite inaugurale a été effectuée par M. Blaise Leblanc, Principal du Collège.

MM Ledran, Dupont et Leblanc


Le nouveau self-service

                                                              Une salle informatique

                                                                  La cour du Collège


                                          La salle de vie  et le self-service

                                                                   Le hangar à vélos


Mardi 2 septembre 2015, ce sont 640 collégiens qui ont été accueillis par le Principal, M. Ganzitti et la principale Adjointe, Mme Sophie Roullé.


L'Ecole du Sacré Cœur



L'école privée mixte du Sacré Cœur fut construite en 1901. Pendant la 1ère guerre mondiale, elle fut démolie et reconstruite au même endroit en 1947/1948.

Mme Lelong, sa directrice, y accueille les enfants de la maternelle au CM2 dans sept classes. L'école est équipée d'une garderie, d'une classe de motricité, d'une salle informatique, d'une bibliothèque.







Pour la rentrée des classes, tous les rédacteurs de LPB souhaitent une très bonne année scolaire pleine de réussite à tous les élèves et collégiens de Ouistreham ainsi qu'à leurs enseignants.




Sources :
- Histoire de Ouistreham des origines à 1939 Mr Jean Provot  1981
- Livre de l'Office Municipal d'Action Culturelle OMAC 1994
- Bulletin Municipal extrait : "Mes écoles.... au fil des jours"
- Collections privées du Collège Jean Monnet.
Un merci tout particulier à M. Ganzitti, Principal